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Caractères décomposables et à parties interchangeables ¯pour textes de réclame.
@ On sait que les textes de réclame, peints sur les façades des maisons et endroits semblables n'ont d'effet que pendant peu de temps. Le passant s'y habitue et par suite de l'uniformité, l'effet produit diminue et se perd avec le temps.
Il en est de même pour les panneaux suspendus dans les hôtels, stations ou autres endroits, panneaux sur lesquels les textes sont imprimés.
Le changement de ces panneaux est relativement difficile lorsqu'ils sont suspendus à l'extérieur; en outre, il est surtout nécessaire d'en posséder une grande provision, laquelle doit être chaque fois complétée pour tout nouvel article à signaler à l'attention. Il est enfin à noter que la préparation de quelques exemplaires seulement n'est pas profitable.
D'après l'expérience, des réclames qui se rapportent à une spécialité ou à une occasion d'achat particulièrement favorable, etc. stimulent beaucoup la vente, de sorte que les transactions augmentent essentiellement au moyen des réclames de ce genre. Ceci s'applique à toute espèce de commerce.
Pour les cinémas et les théâtres, un changement de l'enseigne est nécessaire à chaque variation du programme.
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Pour tous ces motifs, l'invention présente un grand avantage.
Suivant celle-ci, on obtient un écriteau dont le texte peut être changé en tout temps. De la même manière, des esquisses de tableaux peuvent être disposées dans les écriteaux, de sorte qu'il est facile de changer l'aspect de ces derniers et par conséquent d'attirer à nouveau l'attention.
Des enseignes à lettres interchangeables sont déjà connues.
La nouveauté de l'invention se caractérise spécialement en ce qu'on ne doit pas employer des lettres entières, mais en ce que les lettres et les formes de dessin sont constituées par l'assemblage des parties communes.
Il en résulte l'avantage que, pour donner le même résultat, il suffit de posséder une quantité beaucoup plus petite de ces parties que de lettres lorsqu'on emploie celles-ci entières. Il s'agit ici principalement des enseignes d'une seule pièce et faites avec les grandes lettres d'usage; l'invention s'applique toutefois aussi à d'autres signes.
Un mode de réalisation de l'invention est représenté, à titre d'exemple, au dessin annexé.
Fig.l montre un écriteau.
Fig. 2 montre, isolées, les parties communes à plusieurs lettres, dont
Fig. 3 montre trois assemblages.
Fig.4 est un détail.
Le dessin se rapporte à une enseigne établie sur un mur de façade d'une maison. Ce mur est représenté par a. L'enseigne consiste en un châssis b, lequel est fixé avec un certain écartement au mur a, de manière à permettre en tout temps un accès facile par derrière ce cadre lorsqu'on désire changer le texte. La forme de ce dispositif est entièrement laissée au choix de l'usager ou du constructeur ; ledessin ne la représente donc pas. Un treillis métallique c est tendu dans le châssis. Au lieu de ce treillis, on peut employer une plaque pourvue de trous,
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de chevilles, de fentes ou une autre construction appropriée.
Comme il a déjà été dit, les lettres employées ne sont pas constituées par des signes complets; elles sont formées par des parties détachées communes à plusieurs de celles-ci. En général, il suffit d'avoir, par exemple, six parties communes, c'est-à- dire, comme montré en fig.2:
Trois pièces droites, de longueurs différentes, de d, e, f et
Trois pièces courbes de g, h, i.
Au moyen de ces parties de lettres assemblées, tous les signes d'écriture peuvent être formés, de sorte qu'avec une provision relativement petite de parties de lettres, on peut établir le texte correspondant à chaque cas. Les lettres représentées à la fig.3 ont été formées au moyen des pièces communes suivantes assemblées:
La lettre G, au moyen de deux pièces g, de deux pièces h et d'une pièce f.
La lettre E, au moyen d'une pièce d et de trois pièces e.
La lettre P, au moyen d'une pièce d et de deux pièces i.
La fixation des parties de lettres ainsi constituées sur le treillis métallique se fait par accrochage ou par suspension de ces parties, au moyen des oeillets k dont elles sont pourvues, dans les trous du treillis métallique susdit. Pour empêcher qu'elles tombent, ou pour les garantir à l'extérieur des coups de vent, etc. on les fixe à l'aide de goupilles 1. Le placement peut se faire de même sur du verre au moyen des caoutchoucs suceurs à vide connus ou par collage. Les parties communes des . lettres peuvent être constituées en bois, tôle, carton, étoffe ou autre matière appropriée.
Au lieu de lettres en bois ou en métal, l'invention prévoit encore l'emploi des lettres lumineuses connues. Dans ce but, les tubes éclairants habituels sont construits suivant la forme des parties communes susmentionnées et, comme d'habitude, munis, à leurs extrémités, des contacts positifs et négatifs. Ces contacts
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peuvent être reliés à des conducteurs séparés ou bien il peut être fait emploi de deux plaques l'une derrière l'autre avec des trous correspondants, mais de grandeurs différentes.
Ces plaques sont rendues conductrices et les contacts, qui correspondent au genre de courant utilisé sont appropriés à l'ouverture des trous; les contacts négatifs, par exemple, sont plus long et ont un diamètre moindre, de façon à pouvoir traverser les trous de la première plaque sans toucher celle-ci et arriver en contact avec la deuxième plaque.
REVENDICATIONS.
----------------- l.- Caractères décomposables et à parties interchangeables pour textes de réclame, caractérisé en ce que les signes ou caractères ne sont pas constitués par des lettres,complètes, mais par des parties communes détachées.