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1 : @ : PROCEDE DE CONSTRUCTION DE PLANCHERS ET ANALOGUES EN BETON ARME La présente invention a pour objet un procédé de construction de planchers, ou ouvrages analogues, en béton armé, du type suivant lequel les éléments de 1'.ouvrage sont formée à terre et mis ensuite en place.
Suivant l'invention, les éléments du plancher ou analogues, en béton coulé à terre, sont constitués par deux dalles minces réunies par des barres verticales ou obliques. La dalle inférieure, travaillant à la traction, est armée longitudi- nalement de fers ronds ayant, de préférence, un petitdiamètre et qui sont répartis de façon convenable. La dalle supérieure, travaillait à la compression, est armée longitudinalement lorsque le béton ne peut résister de lui-même à la composanten normale.
Conformément à l'invention, on peut opérer de la @ façon qui va être décrite ci-dessous pour établir à terre les
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éléments du plancher.
Ce plancher est d'.une grande légèreté,les armatures de tension étant très rapprochés.La flexion se produit également dans tous les points situés sur une parallèle quelconque à la ligne d'appui : d'oÙ disparition des fissures longitudinales dans le plafond.
Les éléments peuvent être armés en continuité, ou semi-continuité, par laprésence de barres noyées dans la delle supérieure, près des appuis.Les aciers étant de petit diamètre offrent une adhérence parfaite au béton d'enrobement.
L'un des principaux avantages du procédé suivant l'invention est sa grande souplesse d'exécution, les éléments pouvant présenter, en plan, une forme absolument quelconque et ce, sans avoir recours à d'autre matériel que celui employé pour les éléments rectangulaires. En outre, les éléments-peuvent être @ coulés suivant la surface sur laquelle se projette verticalement le plancher à construire, de façon à, obtenir immédiatement les éléments ayant la longueur requise et qu'il suffit de mettre en- suite en place dans l'ordre voulu.
Ce procédé conduit également à un gain de temps résul- tant de la suppression du lattis armé qui se trouve remplacé par la dalle inférieure.
Le plancher obtenu étant absolument creux,le matelas dtair formé assure l'insonorité de la construction et une venti- lation très simple qui évite toute condensation,surtout dans les terrasses où l'emploi du procédé suivant l'invention est tout indiqué. Ce vide peut également servir à dissimuler les canalisa,- tions électriques ou autres.
De plus, ce plancher contient pour toutes portées et surcharges : il suffit de faire varier la distance entre dalles et d'agir, s'il y a lieu, sur l'épaisseur de celles-ci. Le aciers verticaux doivent varier en nombre et en diamètre suivant l'in- portance des portées.Il est également très facile d'agri sur la largeur des éléments, et cela, sans apporter aucune modification
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au matériel initialement employé.
Des avantages signalés , il résulteune grosse économie, qui est surtout le but visé par la présent invention.
On a déorit ci-après une forme d'exécution de l'objet de l'invention, en référence aux dessins annexés qui montrent :
Fig. 1 : une vue en élévation ...entrant la façon dont sont obtenus les éléments de la construction ; fig.2 : une vue de profil relative à la fig. 1 ; fig.3 : une vue en élévation du plancher obtenu ; fig.4: une vue schématique montrant une des possibi- lités d'application du procédé dans le cas d'une surface de orme quelconque ; fig.5 :
une vue en élévation montrant l'accrochage des éléments sur les poutres maitresses en béton
Pour utiliser rationnellement le procédé suivant l'invention, on décompose la surface à couvrir en bandes de largeur telle que le poids mort de celles-ci ne soit pas un obs- taole à leur manipulation par des ouvriers. C'est ainsi que pour des planchers normaux d'habitation, les deux dalles lé et 2 ont chacune trois centimètres environ d'épaisseur, pour une larf,enr élémentaire voisine de 25 cm ; l'épaisseur totale du plancher pour des portées maxima de six mètres, est de l'ordre de 18 cm.
L'exécution de ces éléments se fait à terre en quatre phases principales :
1 - On réalise une aire plane horizontale au moyen d'un plancher 3 en bois, ou autre matériau, lorsqu'on ne dispose pas d'un sol suffisamment dressé. Sur cette aire; on coule, en emprisonnant des fers de tension 6, les dalles 1 dont les di- mensions sont déterminées par la présence de lattes longitudinales 4 et transversales 5 de longueur et de hauteur convenables,, qui -Iles séparent.
2.- On dispose, à la cote de niveau déterminée par l'épaisseur du plancher-, des pièces 7 de bois ou d'autres maté- riaux laissant entre elles des intervalles 8 dans lesquels on
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introduit, jusque dans l'épaisseur des dalles inférieures 1 franchement coulées, les aciers 9 servant, de montants dont les extrémités peuvent être agencées de façon à obternir une adhérence suffisante dans le béton.
3 - Sur l'aire obtenue par les pièces de bois 7 ci-dessus, formant coffrage, on coule les dalles supérieures 2 dont les .côtés, formés par des lattes 10 et 11, se trouvent placés dans les mêmes plans verticaux quec ceux des dalles inférieures.
4 - Après la prise du béton, on retire les pièces de bois 7 formant coffrage, et les éléments de la construction,alors libres, peuvent être manipulés pour prendre leur position défini- tive dans le plancher. Ces éléments ont, en section,la forme re- présentée fig.3.
Comme représenté fig.4, on peut réaliser le procédé pour couvrir, au moyen d'un plancher, une surface quelconque elle que A B 0 D. Les lattes, déterminant les dimensions des éléments, ont les longueurs a b c.etc... qui peuvent être déterminées très simplement en établissant les dits éléments sur la surface suivant laquelle se projette verticalement le plancher à établir.
La fig .5 montre la façon dont on peut réaliser des peutres maîtresses en béton soutenant les extrémités de deux éléments successifs.Sur le coffrage en bois 12, on fait porter les extrémités des éléments qui sont termtés par des plaquettes 13 d'obturation. En outre, des dalles 1 et 2 dépassent les fers 14 et 15 destinés à l'accrochage.Il suffitensuite de couler le béton dans la capacité16 pour obtenir une poutre maîtresse dans laquelle sont accrochés les éléments du plancher.
Il est bien évident que l'invention n'est nullement limitée à la forme d'exécution décrite, mais qu'elle peut être réalisée suivant différentes variantes basées sur le même - principe.