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système et installation y relative pour la réalisation de cinématographie lumineuse spécialement publicitaire.
La présente invention a pour objet un système et l'ins- tallation y relative pour la réalisation de cinématographie , lumineuse, spécialement publicitaire.
La publicité lumineuse au moyen de lampes électriques a été jusqu'ici pratiquée principalement dans les diverses formes suivantes :
A) système à cadre, à caractère individuel fixe. Dans oe système on a une série de lampes disposées sur un échafau- dage et réalisant, par leur position stable, une figuration publicitaire déterminée (une devise, une figure, le nom de la Maison etc.) Afin de mieux attirer l'attention, presque toujours on allume et on éteint le cadre par intermittence moyennant un interrupteur rotatif actionné par un moteur.
B) Cadre de caractère individuel, à figures mobiles.
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Au moyen de dispositifs spéciaux, mais très compliqués, qui varient convenablement et périodiquement les contacts de tou- tes ou d'une partie des lampes, on peut réaliser une figure ayant, du moins, une partie en mouvement apparent. Il s'agit de mouvements rudimentaires (un liquide qui coule, un chien agitant sa queue, une main qui se déplace etc.) : mais pour réaliser ces mouvements apparents par des mouvements vifs successifs, il faut des machines coûteuses, extrêmement com- pliquées, délicates dans leur fonctionnement et d'un entre- tien difficile. Pour ce qui a trait à l'effet publicitaire, on peut observer que la répétition constante d'un même phéno- mène visuel finit par devenir monotone et par perdre, consé- quemment, toute efficacité pour la maison qui a supporté les lourds frais d' installation.
C) Cadre à libellés mobiles. A première vue ce système semble devoir atteindre un meilleur succès, grâce à la possi- bilité de transmettre au public des nouvelles, des indications de maisons ou autre, avec un caractère de variété qui peut exciter la curiosité et retenir l'attention du public.
Cepen- dant ce système de publicité lumineuse finit par lasser le public à cause d'une certaine fatigue nécessaire pour épeler les mots qui se suivent dans le cadre. ce système nécessite en outre une installation coûteuse, compliquée et fort peu sûre dans son fonctionnement : le grand nombre de contacts, généralement à ressort, l'imperfection des contacts eux-mêmes, l'énorme frottement qui s'oppose à. l'avan- cement du ruban actionnant les contacts sont la source d'in - convénients très graves, tels que imperfections, défaillances, arrêts pour rupture du ruban etc. Ces faits, ensemble avec le coût élevé des machines et le sens de fatigue provoqué dans le public, ont fait écarter presque partout cette forme de publicité lumineuse.
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D) cadre à type fixe intermittent. Un grand cadre de lampes, ordinairement disposées sur un réseau rectangulaire complet, à mailles serrées, peut permettre l'insertion inter- mittente de plusieurs figures, devises, noms de maisons, etc. toujours fixes.
La machine réalisant ce système comporte un réseau de contacts disposés comme les lampes et sur lesquels on applique à la main, par intermittence, un carton isolant poinçonné sui- vant un réseau correspondant exactement au réseau des contacts, de façon à réaliser un mot, une phrase ou une figure.
Ce système est le plus efficace parmi tous les systèmes connus, bien qu'il nécessite beaucoup de précautions dans la réalisation des moyens d'installation. Cependant il ne permet qu'une représentation fixe, pour la durée voulue,
Le but de l'invention est d'assurer la possibilité, avec un cadre d'organes lumineux disposés de toutes façons désirées, d'effectuer les représentations lumineuses et à caractère ciné- matographique de n'importe quel sujet.
Le système d'après l'invention se distingue essentielle - ment en ce que les circuits des diverses sources lumineuses montées sur le cadre sont excités en dispositions successives, à des intervalles de temps comparables avec le phénomène phy- siologique de la superposition des images sur la rétine de l'oeil et en relation a,vec les divers étages cinématographiques de la représentation d'une figuration mobile, en sorte que l'allumage de certaines sources lumineuses et l'extinction d'autres sources lumineuses puisse produire chez l'observateur la perception de figurations lumineuses en mouvement.
Dans une forme d'exécution préférée, les excitations suc- cessives simultanées des circuits des sources lumineuses sont provoquées par des actions successives simultanées sur un cer tain nombre de contacts dont un, au moins, correspond à une source lumineuse de l'échafaudage du cadre d'exposition, de
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telle sorte que, si l'on agit dans l'intervalle de temps approprié sur un groupe de contacte ou -sur une combinaison variable de ces contacta, il se produit ur: nombre égal d'allu mages simultanés des sources lumineuses.
L'installation pour la réalisation du système et qui for- me partie de l'invention, se distingue par le faitqu'elle comporte des moyens capables d'exciter simultanément un croups (variable à des intervalles de temps compatibles avec le phe nomène physiologique de la superposition ou compensation de-, images)de circuits montés sur le cadre, les dits moyens cor,;- portant préférablement une série de contacta correspondant aux diverses lampes du cadre et commandés avec l'intervalle de temps approprié -par un organe à. ruban continu qui est obligé de frotter contre les contacts et présente des zone:: isolantes alternées avec des zores conductrices préalablement disposées en vue du butvoulu.
Dans une forme préférée, l'installation comporte une rérie de contacts plongeant dans une nasse de mercure électriquement corncctée à l'un des pôles d'alimentation, les dits contacts sont isolés et on les plonge dans le nercure suivant la suc- cession de temps voulue correspondant aux combinaisons succes- sives des allumages moyennant une zone isolante continue, pour- vue de perforations qui correspondent aux contacts.
Dans le cas d'un cadre avec de nombreuses lampes, par exemple 3600 (ou 7200) disposées sur 40 range horizontaux et 90 rangs verticaux, puisqu'il faut un seul rang de 3600 contacts afin d'agir simultanément sur ceux qui, seuls, intéressent une certaine figuration lumineuse instantanée, on dispose les contacts sur le même nombre de range horizontaux et verticaux que les lampes, et on réalise la zone de commande en des traits distincts, dont chacun est destiné à agir sur un rang vertical de contacts, de façon que les séries des éléments servant à insérer et désinsérer les contacts et correspondant à un même
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allumage simultané viennent correspondre au même instant aux divers traits.
Eventuellement les sources lumineuses du cadre d'expo- sition pourront être à deux ou plus de couleurs, de façon à permettre l'obtention de figurations lumineuses colorées.
Dans ce cas on pourra utiliser des lampes à plusieurs fila - ments correspondant à des parties de l'ampoule différemment colorées.
L'invention est décrite en détail ci-dessous, en réfé- rence au dessin annexé qui représente, à titre d'exemple seu- lement, une forme d'exécution du dispositif de commande du cadre à sources lumineuses (ces dernières n'étant pas repré- sentées dans les dessins et pouvant être de tout type facile à concevoir). Au dessin : Fig.l est une projection partielle longitudinale du dispositif de commande à ruban continu,
Fig 2 est une figure de détail du dispositif de contact et du dispositif de commande mécanique.
Fig.3 est une coupe partielle suivant la ligne 3-3 de la fig.l montrant le dispositif de suspension par câbles des cuvettes à mercure.
Figs.4 et 5 sont les parties conjuguées d'une coupe verticale suivant la ligne 4-5 à la fig.l.
Fig.6 est une projection d'en bas de l'organe servant à porter les contacts et à guider le glissement de la zone.
Fig.7 représente un trait de la zone continue de commande.
Fige.8 et 9 montrent un type de lampe à plusieurs fila- ments pour la réalisation d'une cinématographie lumineuse en couleurs.
L'exemple d'exécution représenté au dessin concerne une installation cinématographique lumineuse dans laquelle les lampes sont montées sur de nombreux rangs horizontaux et ver- ticaux dans le cadre.
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Les contacts 1 (fig.2) correspondant au cadre sont dispo- sés, comme les sources lumineuses (lampes ou analogues) en des rangs correspondant aux rangs verticaux (ou horizontaux) des lampes. Par exemple la série la correspond a.u premier rang vertical, la série 1b correspond au second, la série 1c au troisième rang vertical de lampes et ainsi de suite.
Chaque série de contacts est montée dans un support isolant 2, avantageusement à surface recourbée, contre laquelle frotte le ruban continu 3 commandant les contacts. Chaque série de contacts plonge dans un bain 4 de mercure relié à un pôle de la source électrique alimentatrice, de sorte que lorsque le contact est établi entre les contacts 1 et le mercure, les lampes s' allument.
Dans l'exemple, la zone isolante 3 (fig.l) est une zone continue (fig.l) se déroulant de la bobine 5 et allant s'enrou- ler sur la bobine 6. Avantageusement la zone 3 forme des brins montants et descendants 7 en passant sur des rouleaux 8 qui facilitent son mouvement.
Comme déjà mentionné, le ruban (fig.7) est pourvu d'une série de perforations la' - 1a 1a etc. destinées à agir sur la première série de contacts la correspondant au premier rang vertical de lampes ;d'une seconde série de perforations lb' - 1b 1b etc. destinées à agir successivement sur la seconde série de contacts lb correspondant a.u second rang ver- tical de lampe, et ainsi de suite. A un moment déterminé, par exemple les perforations se présentent contre les contacts 1a les perforations 1b doivent se présenter contre les contacts 1b les perforations lc' contre les contacts le' etc., c'est- à-dire qu'au même instant les perforations la" se présenteront contre les contacts la, les perforations lb" contre les con - tacts lb, les perforations 1c contre les contacts lc etc.
Il est donc évident que l'allumage simultané sur le cadre d'un groupe de lampes; correspondant à une figuration instanta-
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née dépend des -n- séries de perforations présentées par le ruban (si -n- est le nombre de rangs verticaux de lampes dans le cadre) qui occupent la même place dans les diverses rangées de perforations correspondant chacune à un rang de contacts, chaque série de rangs verticaux de lampes occupant une certaine partie A du ruban de commande. Il va de soi que la longueur de chaque partie A peut varier en conformité avec le nombre des allumages simultanés se succédant les uns les autres destinés à représenter un ou plusieurs sujets cinéma- tographiqueo lumineux.
Le mouvement du ruban sans fin 3 peut être obtenu par des moyens mécaniques ou autres appropriés capables d'assu- rer le synchronisme dans la prise de position des rangées de perforations correspondantes.
Dans la forme d'exécution représentée, la commande mécanique comporte une poulie 9 actionnée par une courroie 10. sur l'axe 11 de la poulie est calé un pignon 12 qui, moyennant la courroie 13, actionne la roue 14 montée à une extrémité du châssis 15 de la machine. A l'autre extrémité de ce châssis est prévue une autre roue 16 égale à la roue 14. Sur les axes 28 et 29 de ces roues sont calées deux roues dentées 17 et 18: sur lesquelles s'enroule un ruban d'acier 19 pourvu de perfo- rations (voir aussi fig. 4) qui engagent les dents des roues 17 et 18 ainsi que les dents des pignons 21 solidaires des arbres 22 qui tournent librement dans leurs supports isolants 2.
Les arbres 22 présentent, à l'extrémité des supports respectifs 2, des pignons 23 pourvus de dentures 24 destinées à entraîner la zone 3 qui, à cet effet, présente vers ses bords les perforations 25 (une seule ou plusieurs séries de perforations pour chaque bord de la zone) engageant les dites dentures 24.
Grâce à la transmission par ruban d'acier 19, tous les
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arbres 22 sont commandés simultanément ; l'effort d'entraîne- ment de la, zone isolante 3, qui pratiquement a une longueur considérable, est donc réparti sur de nombreux traits.
Toujours en vue de répartir l'effort d'entraînement sans préjudice du synchronisme, deux gros pignons 26 et 27 (fig.l) sont montés sur le brin de déroulement, respectivement sur le brin d'enroulement de la zone. ces pignons sont commandés en synchronisme par les arbres 28 et 29 des roues 14 et 16. Le rouleau 6 sur lequel la zone 3 s'enroule est commandé moyennant une chaîne 30 par l'axe 29.
Avantageusement, la cuvette pour le bain 4 de mercure est mobile, afin de mettre hors de fonction le dispositif d'al lumage, et pour le contrôle du liquide.
Dans l'exemple, la dite cuvette consiste en une boîte métallique 31 supportant une série de canaux 32. La boîte 31 est suspendue à des câbles 33 (figs.l et 3) qui passent sur des poulies 34 pour aller à des rouleaux d'enroulement 35.
Les rouleaux 35 sont montés sur un axe 36 commandé à, la main avec une manivelle 37. Le système de suspension par câbles précédemment décrit sert seulement pour la manoeuvre de soulèvement et d'abaissement, tandis que pour maintenir la cuvette 32 en position soulevée, respectivement en position abaissée, il est prévu des supports 38- 39. ces supports (fig. 5) consistent en de petites consoles décalées d'un angle de 90 , solidaires de tubes 40 qui sont susceptibles de tourner avec des pivots verticaux 41. A chaque coin de la cuvette 32 est disposé un dispositif d'appui comme celui qu'on peut voir à la fig.5. Sur les pivots 41 sont montés en bas les poulies 42 reliées entre elles par un câble 43.
En manoeuvrant une manette 44 solidaire d'un des pivots, on provoque la rotation simultanée des pivots 41 et partant, tandis que les consoles supérieures 38 se portent hors d'aplomb des têtes 45 de la cuvette, les consoles 39 arrivent dans la
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position pointillée 39' où elles sont prêtes à recevoir les dites têtes (45' en pointillé). Les jambes 46, solidaires de la cuvette et enfilées dans les guides 47, servent à régler le mouvement d'abaissement et de soulèvement.
Il a été dit plus haut qu'avec le système d'après l'inven- tion on a la possibilité de réaliser une cinématographie lumi- neuse en couleurs. Les figs.8 et 9 montrent, à titre d'exemple seulement, une lampe appropriée à ce but.
Comme on le voit dans les dites fibures, l'ampoule 48 de la lampe est divisée en un certain nombre de compartiments (quatre dans l'exemple) 48'- 48"- 48"' ..... dont chacun con- tient son propre filament 49' - 49"- 49"' .......
Les parois en verre de chaque compartiment sont différem- ment colorées, par exemple des couleurs fondamentales de la trichromie. Une coupe commune 50 appliquée à une couronne 51 sert à diffuser, avec une bonne uniformité, la lumière colorée et à corriger le défaut de déplacement et de division du fila- ment. Le culot 52 de lampe est fixé à la structure du cadre 53 de toute manière préférée, par exemple à baïonnette.
Naturellement dans ce cas le nombre des contacts sera multiplié par quatre.
Eventuellement, en lieu d'un seul ruban, on pourra pré- voir plusieurs rubans intéressant un ou plusieurs rangs de contacts. En outre, au lieu d'établir les contacts électriques d'allumage à l'aide du mercure, on pourra prévoir d'autres systèmes de contacts.
Dans la projection des images d'après l'invention, on pour- ra alterner des représentations cinématographiques avec des représentations de cadres lumineux à caractère fixe.
On pourra réaliser ces cadres moyennant une installation complémentaire semblable à celle qui a été illustrée et telle que la variation des combinaisons d'allumage se fait, non à de courts intervalles de temps, mais à des intervalles plus longs en relation avec le temps d'exposition désiré ; ou bien
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les cadres fixes pourront être réalisés parun autre dispositif déjà connu. De mène, entre des représentations cinématographiques on pourra faire paraître des libellés à caractère mobile, moyen- na.nt uneinstallation complémentaire.
Le procédé et l'installation suivant l'invention pourront être susceptibles en pratique de toutes les variantes compati- bles avec l'idée fondamentale de l'invention ; par conséquent ces variantes rentrent dans les limites de l'invention et dans le domaine du brevet demandé.
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R E V E t D I C A T I 0 1! S .
1. système pour la réalisation de cinématographic lun,i- neuse spécialement publicitaire, caractérisé par le fait que les circuits des différentes sources lumineuses disposées dans le cadre d'exposition sont alimentés ou excités en dispositions successives, à intervalles de temps compatibles avec le phénomè ne physiologique de la, superposition des images sur la rétine de l'oeil et en relation avec les divers étages de la présen - tation d'une figuration mobile de forme indépendante de la dis- tribution des sources lumineuses, de sorte que dans le passage d'une disposition à la successive, l'allumage de certaines sour ces lumineuses et l'extinction de certaines autres puisse déter- miner dans le spectateur la perception de figures en mouvement.