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" PROCEDE DE NETTOYAGE DE LA LAINE "
La présente invention concerne un procédé permettant"d'enlever les matières étrangères telles que glouterons, brins de paille, substances végétales ou animales, peinture, goudron, etc.. , de la laine ou d'au- tres fibres animales, opération difficile à mener à bien par les procédés actuellement connus.
La.laine, prise sur le mouton, renferme,plus ou moins de matières étrangères solides, végétales et autres, telles que glouterons, brins de paille et fumier,
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et quelquefois de la peinture, du goudron, etc..., suspen- dus à cette laine, matières étrangères difficiles et coûteuses à faire disparaître par les procédés connus jusqu'ici.
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,.,...... Suivant 1,,a pré sente ''':lnv:ent10n:, la laine, après avoir été humidifiée, et pendant que les matières étran- gères qu'elle renferme sont humides, est soumise à une température suffisamment basse pour congeler l'humidité se trouvant dans ou sur ces matières étrangères, végétales ou autres, de la laine, mais sans congeler ni détériorer la laine, ce qui a pour effet de rendre ces matières dures et de faciliter leur enlèvement de la laine,non congelée au moyen d'un "cueilleur", ou d'un autre appareil méca- nique convenable.
La congélation durcit, renforce et rend plus solides les matières étrangères suspendues à la laine, em- pêchant ainsi, dans toute la menure du possible, la désin- tégration de la structure naturelle des diverses matières étrangères sans rapport entre elles telles que fibres de laine, glouterons, particules de goudron, etc.., et assu- rant leur séparation plus complète de la laine. Grâce au procédé suivant l'invention, les fibres de laine ne sont pas congelées et restent souples et flexibles, mais chaque élément séparé de matière étrangère est devenu si dur qu'il peut être facilement détaché de la laine. Cette congélation diminue l'adhérence des matières étrangères à la laine et permet au cueilleur d'enlever intactes ces matières étrangères durcies par la congélation.
Habituellement, la laine de tonte est triée et d'ordinaire passés dasn une machine à dépoussiérer la laine brute pour la débarrasser des saletés non adhérentes,
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sable, et autres impuretés faciles à enlever. La laine est alors habituellement lavée dans des bains d'eau savonneuse, rincée à l'eau claire et essorée, donnant de la laine lavée et renfermant des matières étrangères humides,
Jusqu'à ce jour, cette laine lavée a été traitée par l'un des procédés suivants : - a) Séchage et cueillage des impuretés en la passant dans un cueilleur mécanique de glouterons.
(b) Lorsque la laine humide renferme un pourcentage élevé de matières étrangères telles que glou- terons, etc..., on la traite dans un bain chimique ou acide et on la soumet ensuite à une chaleur suffisante pour carboniser ces matières étrangères ;toutefois, ce procédé de carbonisation détériore la laine et lui fait perdre de sa valeur. (c) En certains cas, la laine est traitée par les deux procédés (a) et (b) ci-dessus, enlèvement des impuretés et carbonisation.
Suivant l'invention, on n'utilise aucun de ces procédés (a) , (b) ou (c) . Pour les remplacer, la laine lavée et les matières étrangères humides sont soumises à une température qui congèle l'humidité se trouvant dans ou sur ces matières étrangères de la laine mais sans con- geler les fibres de cette dernière, et les matières étran- gères ainsi congelées sont enlevées. Dans ce procédé sui- vant l'invention, les fibres de la laine , point important, ne sont pas congelées et conservent leur solidité primitive et l'huile de leur intérieur et de leur extérieur ainsi que la moelle qu'elles renferment.
La congélation durcit les matières étrangères, empêche leur désintégration lors- qu'elles sont frappées par les cueilleurs au cours de leur extraction mécanique, et facilite leur séparation de la laine....
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Dans le procédé suivant l'invention, la fibre de la laine demeuretoujours flexible ; la plus grande partie de l'eau extraite est sous forme de glace se détachant facilement des fibres de laine lorsqu'on les agite. L'hu- midité se trouvant dans ou sur les matières étranères telles que glouterons, brindilles, goudron, etc... est congelée et rend ces matières dures et sans souplesse de sorte que, lorsque la laine passe avec elles dans le cueilleur, elles sont détachées de la laine par les chocs sans se désintégrer ainsi qu'elles le feraient d'ordinaire si elles n'étaient pas congelées.
Ce procédé permet de détacher facilement de la laine les matières étrangères congelées tandis que, si on essayait de les séparer sans qu'elles soient dans cet état, elles resteraient adhérentes à la laine, se brise- raient et se désintégreraient, et ne seraient qu'en partie détachées de la laine, les glouterons eux-mêmes ayant tendance à se déchiqueter et à s'étirer en fibres qu'il serait impossible de détacher pour les séparer de la laine.
Le mode préféré de mise en oeuvre du procédé est le suivant
Après triage et lavage de la manière habituelle, la laine humide est mise dans un appareil distributeur automatique qui, de façon continue et uniforme , la dépose on une couche dépolyée ou minoo, sur un tablier transportour qui l'introduit dans une chambre où,elle se trouve soumise à une température d'environ - 18 C; cette température pro- voque rapidement la congélation voulue de toutes les matières étrangères de la laine, tandis que les fibres de cette der- nière sont libérées et se séparent à l'état de bourre, au cours de cette opération de congélation.
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La laine, renfermant les matières étrangères durcies par la congélation, est alors soumise à un cueillage mécanique qui peigne ses fibres et les dispose parallèlement à leur ligne d'avancement dans la machine en formant une couche continue mince et déployée qui est soumise à des peignes ou batteurs, tournant à grande vitesse, dont les chocs détachent de la laine les glouterons et les autres particules étrangères congelées. Dans le cas où ces der- nières forment des blocs ou masses ayant des dimensions trop grandes pour être traités par le cueilleur, on peut concasser ces masses par tous moyens convenables avant leur passage dans cette machine. Toute l'humidité adhérant aux fibres de la laine se trouve congelée et peut être séparée de ces'dernières par l'agitation à laquelle elles sont soumises en passant sous le cueilleur.
L'humidité se trouvant dans'ou sur les matières étrangères est congelée et ces dernières sont enrobées dans la glace ou remplies de glace, partiellement ou com- plètement, et devenues raides et dures de sorte que, lorsque les dents du cueilleur les frappent, elles sont arrachées de la laine et expulsées ; comme elles se sépa- rent sans se désintégrer, la laine reste propre et débar- rassée de ses impuretés d'une manière exceptionnelle lors- que l'opération de cueillage est terminée. La laine netto'- yée peut, après son passage dans le cueilleur, être faci- lement séchée à l'air à la température normale ambiante.
Les matières végétales non congelées se désin- tègrent facilement et, désintégrées., sont 'très difficiles à séparer de la laine. Jusqu'à ce jour, il a été impossible d'enlever les glouterons en spirale sauf par le procédé
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.,,de carbonisation, ou à la main, car les cueilleur s bri- sent les glouterons en fragments ; par contre, le procédé suivant l'invention permet d'extraire ces glouterons , lorsqu'ils, sont congelés, avec un, minimum, .de;, détérioration pour la laine.
Ces glouterons absorbent et.retiennent l'eau et, lorsqu'ils sont congelés, ils deviennent durs et leur tendance à se dérouler ou à se désintégrer en pièces en forme de fibres est pratiquement éliminée ; lorsqu'ils sont frappés par un cueilleur , ces glouterons congelés sont expulsés de la laine. Si les matières étrangères n'étaient pas congelées, les cueilleurs ou dispositifs mécaniques ne pourraient pas les extraire convenablement du fait que les glouterons non congelés, au lieu d'être expulsés de la laine, se briseraient ou se dérouleraient en fibres barbelées mélangées , d'une manière qui les rende plus ou moins impossibles à séparer des fibres de la laine, et traverseraient le cueilleur avec la laine.
Il est également difficile d'extraire de la laine ,par les procédés actuels, les brindilles et les menus de paille, du fait qu'ils sont petits, légers et se comportent c.omme des plumes ; par contre, dans le procédé suivant l'invention, ces brindilles et menus lorsqu'ils sont humides et congelés, augmentent en dimen- sions et en poids et forment sensiblement un corps massif du fait de la glace qui les recouvre et réunit leurs four- ches ; dans cet état, ils peuvent être facilement détachés et expulsés de la laine par le cueilleur.
Dans le procédé suivant l'invention, les gloute- rons et les autres matières étrangères peuvent être extraits intacts car, congelées, les particules ont leur
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force naturelle de cohésion multipliée bien des fois et supportent facilement le traitement mécanique nécessaire pour les extraire, De plus, elles peuvent être plus facilement séparées de la laine et ont moins de tendance à s'attacher à nouveau à la laine après en avoir été détachées.
Le procédé peut être utilisé pour nettoyer d'au- tres fibres animales que la laine, et probablement la soie et des fibres végétales qui ne seraient pas congelées ou
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duruiac par lu t0ll1p61'uLul'(} llúco;:Jr;rÙ).'Q pour oone;oJ.G) les matières étrangères, et permettraient par suite d'extraire des fibres ces matières étrangères congelées de la manière décrite plus haut.