<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
"PROCED& ET APPAREIL POUR L'ECHâ,'iDON1,TAGE DE LAINE PROVENANT DE LA TONTE D'ANIMAUX VIVANTS ,OU DU PELAGE DE PEAUX".
La présente invention concerne les moyens et appareils pour le traitement de laine en suint ,ou pour le traitement de laine ,provenant de la tonte d'animaux vivants ou du pelage de peaux après dessuintage ou pour le traitement de laine dessuintée au cours du car- dage , dans le but d'en séparer les gratterons et autres débris végétaux qui y sont mêlés.
Dans la pratique actuelle l'échardonnage de laine provenant de la .tonte et du pelage est effectué
<Desc/Clms Page number 2>
dans l'opération de cardage qui suit le dessuintage et le séchage intermédiaire. Durant le dessuintage , opération dans laquelle la laine reste immergée dans la lessive de dégraissage pendant un temps considérable ,.,les gratterons s'imbibent d'eau et sont rendus mous et spongieux. Ils ne sont pas ramenés à leur état friable originel par le scha- ge partiel qui est effectué entre le dessuintage et le cardage et ,par conséquent , les gratterons sont plus tenaces, durant le cardage , qu'ils ne l'étaient dans leur état naturel.
L'appareil dont on fait le plus com- munément usage ,dans le cardage , pour effectuer l'échar- donnage de laine dessuintée consiste en le dispositif é- chardonneur" Morel" bien connu ,ou en quelque variante méc@nique de celui-ci.
La laine es t ouverte en passant sur un cylindre qui est garni d'un habillage de carde à grosses aiguilles et elle est transférée de ce cylindre à un utre arni d'un habillage de carde serré à fines aiguillas Carnet, les fibres de laine peuvent s'enfoncer entre les fines aiguilles Garnet ; nais les gratterons sont incapables de s'enfoncer ainsi entre ces aiguilles et ils res tent , en conséquence , sur la surface de la laise mais adhèrent à celle-ci ;
ils sont enlevés , par battage, par un cylindre garni de lames et tournant dont les lames sont disposées avec un très petit dégagement, de sorte qu'elles frappent les grat- terons fondant excroissances , les brisent et les arra- chent de la laine Les lames du batteur n'effectuent pas , n@anmoins, la séparation d'une façon parfaite étant donné qu'elles frappent des coups de broyage d'une façon intermittente , avec ce résultat qu'une grande partie des .'raflerons sont brisés par le choc et que les fragments de gratterons sont chassés dans la masse de la laine. La rétention de gratterons par la laine est plus élevée quand
<Desc/Clms Page number 3>
la laine est humide que lorsqu'elle est presque sèche.
La. présente invention a été conçue en vue de séparer plus efficacement les gratterons de la laine dessuintée , durant le cardage , et elle consiste eu des caractéristiques nouvelles dans la structure du cylindre batteur caractéristiques grâce auxquelles on obtient un enlevèrent plus complet des tracterons 'CI, l'état non brises ou seulement partiellement brises.
Au lieu d'un cylindre batteur de gratterons , on fait usage d'un cylindre peigneur de gratterons. Ce cylin- dre est armé de doigts en forme de cuillerons qui viennent en prise avec les gratterons formant excroissances et les arrachent de la laine.
Les doigts du cylindre agissent par une sorte d'action de balayage et de pelletage pour tirer et arra- cher les gratterons qui adhèrent à la nappe de laine du cylindre à garniture de carde fine et ils enlèvent la liasse des gratterons à l'état entier ; le bris de gratterons est par conséquent réduit au minimum.
Il est désirable , dans la plupart des cas , de séparer les gratterons de la laine provenant de la tonte d'animaux vivants , ou du pelage de peaux, pendant qu'elle est en suint ; dans d'autres cas , il vaut mieux effectuer l'échardonnage entre le dessuintage et le cardage de la laine. L'échardonnage de la laine avant caradage, qu'il s'agisse de laine en suint ou de laine à l'état par- tiellement sec , après dessuintage , est effectué sur une machine qui est structuralement indépendante de la machine à carder mais est constituée , en fait , par un cylindre pourvu d'une fine garniture de carde et par un cylinare peigneur de gratterons.
La laine est ouverte et livrée sur le cylindre à fine garniture de carde dont l'habil- lage d'aiguilles est très serré de sorte que les fibres
<Desc/Clms Page number 4>
ce laine peuvent s'enfoncer entre les aiguilles tandis que les gratterons, en raison de leur forme et de leur grosseur, sont empêches de s'enfoncer ainsi et restent collés sur la surface de la laine sur laquelle ils foraient des exeroissan- ces plus ou :.:oins prononcées. Le cylindre peigneur de grat- terons est disposé tout près du cylindre à fine garniture de carde et agit pour enlever , par une sorte de pelletage, et chasser les chardons formant excroissances.
La laine échardonnée est arrachée ou dépouillée du cylindre de la même façon que dans la machine à carder de disposition courante. Dans le cas de laine graisseuse , le suint risque de remplir les dégagements existant entre les ai- guilles du cylindre à. fine garniture de carde et de l'en- gorger, insi que d'engorger les doigts du cylindre pei- gneur. Pour obvier à cet engorger.lent de la carde ,la laine est soumise , à mesure qu'elle pénètre dans la machine, à l'action d'un fin 'brouillard d'eau pulvérisée qui agit pour retenir le suint dans la laine et l'empêcher de coller sur le cylindre à garniture de carde , ou de gommer les doigts du cylindre peigneur.
Cette humectation ,le laine graisseuse a en outre pour effet de ramollir les gratterons dans une certaine mesure et de faciliter leur enlèvement par peignage.
Le cylindre peigneur ,qu'il soit structuralement incorporé dans une machine à carder ou qu'il soit disposé comme une machine indépendante pour traiter de la laine qui est en suint ou à l'état dessuintée , avant cardage, consiste en un arbre sur lequel sont étroitement assemblés un certain nombre d'anneaux armés de doigts creux qui sont disposés en hélice. Ce cylindre peigneur a environ 15 à 20 centimètres de diamètre et tourne à une vitesse de 1000 tcurs , ou davantage , par minute ; le cylindre habillé d'une fine garniture de carde , qui porte la laine ouverte
<Desc/Clms Page number 5>
n'est actionné qu'à une vitesse d'entraînement.
Chaque particule de la laine exposée sur la surface du cylindre à garniture de carde est , en consé- quence , soumise d'une façon répétée à l'action des doigts du cylindre peigneur qui la balayent.
Chaque anneau ou couronne du cylindre peigneur est armé d'un , deux , trois ou quatre doigts échardon- neurs. La forme de ces doigts , du côté qui est présenté aux gratterons , est tubulaire , semi-circulaire, tronquée, conique , ou d'une autre disposition appropriée , pour leur permettre d'enlever , par une sorte de pelletage , et d'ar- racher les gratterons formant excroissances au lieu de les briser et de les enlever par battage. les,,parties périphé- riques des doigts sont taillées d'avant en arrière à partir de leurs bords avançants , pour offrir un dégagement et ob- vier au frottement de la laine par les extrémités des doigts ainsi que pour éviter que les morceaux de gratterons brisés soient refoulés dans la fine garniture de carde de l'autre cylindre.
Dans la pratique , les doigts sont en forme de cuillerons , ou constitués par des tubes en forme d'augets ; une latitude considérable peut être laissée dans la déter- mination de leur forme ,la condition nécessaire de leur efficacité étant leur forme tubiforme ,avec la partie périphérique taillée en dépouille.
Pour que les aoigts puissent balayer toute la surface à découvert de la laine sur le cylindre à fine garniture de carde , les doigts situés de deux en deux sont déviés latéralement de façon que les doigts respectifs agissent dans des chemins se recouvrant. Les doigts peuvent être montés de façon à pouvoir en être détachés sur les agneaux ou couronnes qui sont enfilés sur l'arbre ; ou bien ils peuvent faire partie intégrante de ces anneaux ou y être fixés d'une façon permanente.
<Desc/Clms Page number 6>
Sur la fig. 1 du dessin ci-joint: désigne le cylindre habillé d'une fine garniture de carde Garnet ;
B ,le cylindre extracteur de gratterons ;C, l'auge col- lectrice de gratterons , de laquelle les gratterons sont enlevés par une vis d'Archimède; D , les doigts extracteurs de gratterons et ! , l'ensemble de couronnes ou a@neaux sur les membres ou éléments duquel les doigts D sont fixés.
Cet ensemble d'anneaux est assujetti sur l'arbre F par une longue clavetteo G désigne la dépouille au sommet des doigts.
Fig.3 représente , en vues de face , trois formes différentes H, J et K, de doigts D à tête tubulaire.
On pourrait faire usage d'autres formes pouvu ,toujours, que la caractéristique tubulaire soit conservée de façon que les gratterons soient frappés par le bord supérieur avançant, ou "ongle" , du doigt et arrachés de la laine, à la distinction de ce qui se passe avec la disposition connue dans laquelle ils sont frappés et broyés par des faces mousses des)lames du batteur.
Fig. 2 est une vue à grande échelle représen- tant la disposition à recouvrement des doigts D.
En Résumé , l'invention comprend :
1 . Un procédé d'échardonnage de laine essen- tiellement caractérisé par le[fait que la laine à échardon- ner, au lieu d'être battue par un cylindre bateur tour- mant rapidement et pourvu de lames qui frappent les grat- terons formant excroissances ,les brisent et les arra- chent de la laine ,est soumise à l'action d'un cylindre extracteur armé de doigts tubiformes , ou en forme de cuil- lerons , qui viennent en prise avec les gratterons formant excroissances et les retirent de la laine sans les briser dans une mesure importante.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.