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Alexandre clément Jules HUMBERSOT
L'utilisation du tracteur agricole a rencontré jus- qu'à ce jour de sérieuses difficultés dues pour la plupart à sa conception qui ne lui permet guère de s'adapter aux divers travaux d'une exploitation agricole.
Etudié spécialement pour les travaux de culture où l'adhérence 'joue un rôle capital et conduit à une réalisation spéciale, il est, en général, d'un prLx d'achat élevé par sui- te de son poids, donc de sa puissance, et par conséquent de consommation horaire coûteuse. Dans ces conditions, son utili- sation aux divers travaux de la ferme devient si onéreuse que son emploi est limité presqu'exclusivement aux travaux de cul- ture ; de ce fait, seules les grandes exploitations peuvent y prétendre, alors que la petite et moyenne culture s'en trou- vent privées.
Cependant, outre les lourds travaux de préparation du sol, quantité d'autre s,comme : a) le remorquage des machines de récolte; faucheuses, moisson-
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neuses-lisiises, arracheuses de tubercules, pulvôrisa tours etc., b) le transport des engrais, de fumier, de bois, en un mot les charrois les plus variés. c) les travaux d'intérieur comme les battages, les concassa - ges et broyages, le sciage, etc.. justifient amplement l'emploi d'un tracteur.. spécialement étudié, pouvant s'adapter rapidement et très facilement sur toute machine ou véhicule de ferme, et apte à servir aussi bien en traction qu'en moteur fixe.
En d'autres termes, il conviendraitque cetengin puisse constituer un attelage mécanique auxiliaire dont le but principal serait d'apporter à la ferme une force motrice nouvelle réduisant conàidérablement les animaux de trait tout en étant plus maniable. La réalisation d'un tel engin consti- tue l'objet de la présente invention.
Le type envisagé est un avant-train tracteur à une seule roue motrice et directrice, pouvant s'adapter sans modi- fication sur toute machine ou véhicule de ferme, et réalisant les avantages suivants : a) d'être simple, (donc d'un prix d'achat modique b) de consommation horaire réduite, donc d'utilisation écono- mique tout en restant l'équivalent de quatre animaux de trait environ. c) de ne dépenser qu'au moment du travail d) de supprimer tous risques de maladie ou mortalité e) de constituer par lui-même un capital conservant très long- temps une valeur d'estimation appréciable. fl) de permettre à l'usager do conserver son outillage existant sans aucun changement;
donc sans dépense nouvelle. g) de ne nécessiter qu'un seul conducteur et par là de réduire les frais de main d'oeuvre, ce qui est intéressant, en ' particulier, pour une moissonneuse-lieuse.
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h) d'être parfaitement stable puisqu'on général un véhicule à deux roues se trouvera ainsi transformé de façon rigide en véhicule à trois roues. i) d'augmenter en particulier la rapidité des.travaux de ré- colte qui ne souffrent aucun retard, tant par sa vitesse propre que par la faculté de pouvoir travailler à tout mo- ment de la journée.
j) d'être peu encombrant et par suite de pouvoir approcher de très près les haies, clôtures, arbres, etc.. k) de permettre les virages à angle droit, ce qui est néces- saire pour les machines de récolte, 1) de ne comporter qu'une seule roue qui, bien disposée sur une faucheuse par exemple, ne foulera pas la récolte déjà coupée.
Sur les dessins annexés et à titre d'exemple :
La fig.l représente en vue de face une forme de réali- sation de l'avant-train attelé sur une faucheuse.
La fig.2 est une vue en coupe horizontale du réduc- teur de vitesse.
La fig.3 est une vue de face représentant la comman- de du mécanisme d'embrayage.
La fig.4 est une vue en plan du même mécanisme.
Le tracteur, objet de l'invention, ne comporte qu'une seule roue 1 qui est motrice et directrice. Elle reçoit son mouvement d'un moteur 2 situé à l'avant et à refroidissement par air de préférence, par l'intermédiaire d'un réducteur de vitesse qui peut être réalisé de la façon suivante : un pignon de commande 3, calé en bout d'arbre moteur, donne son mouve- ment à un engrenage 4 solidaire d'un autre pignon 5 ; actionne à son tour un engrenage 6 qui entraine dans son mouvement un arbre intermédiaire 7 ; moyen de deux crabots d'embrayage 8 at 9 dont ce dernier est solidaire d'une vis
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sans fin 10, le mouvement est transmis à cette dernière qui actionne à son tour une roue hélicoïdale faisant corps avec la roue motrice 1.
La même disposition existe de l'autre côté de la roue 1, mais avec une vis 10 àpas contraire de la première.
La commande de l'embrayage est telle que lorsqu'un côté est embrayé, l'autre est débrayé automatiquement, et qu'une posi- tion de point mort entre ces positions extrêmes permet l'ar- rêt du mouvement, le moteur 2 continuant à fonctionner.
Il est dès lors facile de comprendre que lorsqu'une vis 10 donnera la marche avant, celle conjuguée donnera la marche arrière.
Le moteur 2 et les mécanismes de transmission de mouvement sont portés par un bâti d'une ou plusieurs pièces qui assemblées 11/forme chape support pour ce moteur/ La partie arrière de ce même bâti comporte un axe 12 qui servira de pivot à une petite roue équilibréuse extensible 13 dont le rôle sera d'éviter le renversement de l'appareil d'avant en arriéra nous l'influence d'un rorto résistance. L'axo de cette roue est monté sur un levier pivotant soumis à l'action d'un ressort pour suivre toutes les ondulations du terrain en formant constamment appui sur le sol.
Une ceinture 14, reliant l'avant et l'arrière du bâti en épousant la forme de la roue motrice 1, porte un pi- vot 15 solidaire d'un axe de traction 16 autour duquel se feront les braquâmes pour virer.
Un col de cygne 17 portant deux têtes de tourillon- nement 18 et 19 est branché sur la barre d'accouplement 20 de forme appropriée à l'appareil sur lequel le tracteur est atte- lé. Sur l'axe du pivot est calée une roue conique de direction
21, mise en mouvement par le pignon de direction 22 solidaire du volant. Ce dernier est mis en place par une chaudelle- support 23 rendue rigide par un tirant 24.
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L'embrayage est commandé par une tige 25 à manette 27' qui entraine à la volonté de l'opérateur et au moyen du tournevis 25', le pignon de commande 26, et qui aussitôt après est rappelée en position par le ressort 27.
Comme l'embrayage et la direction ne doivent rien avoir de commun, qu'en outre la position d'embrayage doit se conserver dans les virages, la roue 28 qui commande l'embraya- ge, est solidaire de la roue de direction 21 par l'intérmé- diaire du manchon à griffes 29 actionné par la fourchette 30.
Sur la tige d'embrayage 25, se trouve calé un doigt 31 qui libère, en agissant sur la fourchette 30, la roue de commande 28, tandis que le pignon 26 est embrayé. Il est faci- le de concevoir que dans ces conditions, en poussant sur la manette de la tige 25, on embraye le pignon 26, on débraye la roue 28 en la rendant indépendante, et en tournant la ma- nette 27' à droite ou à gauche dans cette position, on fait tourner la roue 28 à droite ou à gauche également; de plus, ce mouvement est indépendant de la direction, la roue 28 étant, à ce moment, folle sur l'arbre.
Cette roue 28 porte en deux points diamétralament opposés deux leviers de comman- de 32 qui agissent, chacun, sur deux fourchettes articulées 33; ces dernières poussent ou tirent sur des broches 34 solidaires des deux tiges droite et gauche d'embrayage 35 qui portent les fourchettes principales 36 commandant les crabots droit et gauche d'embrayage 8.
Cette disposition permet de commander l'embrayage quelle que soit la position de la roue motrice 1.
La disposition générale de l'appareil ainsi consti- tué permet de choisir à son gré la position du volant (l'em- placement du pignon de direction par rapport à la roue pou- vant être quelconque) et, par là, de supprimer les cardans toujours onéreux.
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La direction se faisant dans l'axe vertical de la roue motrice, celle-ci pivote sur elle-même, ce qui a permis la suppression de tout différentiel en simplifiant d'autant l'appareil.
- REVENDICATIONS et @
1- Avant-train tracteur à une seule roue motrice et directrice constituant un attelage mécanique auxiliaire de ferme, caractérisé en ce que la roue possède sur son axe et latéralement des roues hélicoldales engrenant avec des vis, de pas inverses; ces vis pouvant être, à l'exclusion l'une de l'autre, embrayées avec un renvoi de mouvemonb qu'actionne le moteur ; ce dernier, ainsi que les transmissions de mouvement précitées étant portés par un carter commun reposant : d'une part, sur l'axe de la roue et, d'autre part, sur une roue porteuse arrière, formant béquille élastique.