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"Procédé et dispositif pour le fonctionnement des turbines à combustion à explosion".
Eu égard au fait que les procèdes pour le fonctionnement des turbines à combustion,particulièrement des turbines à com- busti on à explosion marchent parfois avec refroidissement des aubes balayées par des gaz de combustion sous une tension éle- vée et très chauds, on a déjà proposé lesprocédés de refroidis- sement les plus divers pour refroidir les aubes des turbines.Ce refroidissement présente,pour les aubes des rotors des difficul- tés spéciales parce que l'arrivée et l'évacuation du produit réfrigérant doivent se faire sur une partie de machine en mouvement.
On a essayé de réaliser de refroidissement,de la manière la plus simple en arrosant la couronne du rotor par un réfrigérant.
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Mais un procédé de refroidissement de l'espèce présente l'in- convénient d'exiger que les calories du réfrigérant que l'on doit évaouer soient éliminées indirectement du pied de l'auba- ge par,la couronne du rotor,de sorte que pour éviter une saute de température entre le pied de l'aube et la couronne du rotor il est nécessaire que les flanos du pied de l'aube se posent à demeure et de toutes parts sur les parois correspondantes de la gorge d'aube de la couronne du rotor.
Comme le pied de l'au- be et la couronne du rot or sont emprisonnésentièrement à la façon d'une denture,les flancssupérieurs et inférieursdes pieds des aubes doivent,tout au moins.reposer fermement sur les parois correspondantes des rainures annulaires de la couronne du rotor, Si l'on veut que l'assemblage de corps de la couronne du rotor'avec le pied de l'aube joue également le rôle de véhi oule calorifique, il faut prévoir toute une série de points de rempli$sage sur le pourtour de la couronne du rotor;
en effet, quand on fait passer une aube exactement rapportée d'un seul point sur la plus grande partie de la périphérie du rotor, flancs des dents s'usent sur la plus grande partie de la péri- phérie du rotor dans une mesure telle que l'ajustement antérieu. rement faitene convient plus.
Or,il faut un nombre supplémen- taire d'aubes de fermeture égal à celui du nombre supplémen- taire de points de remplissage.de sorte que le dispositif ré- frigérant devient relativement compliqué et coûteux. Si.d'autre Part.dans un dispositif de l'espèce, l'assemblage conducteur de la chaleur n'est pas réalisé entre le pied de l'aube et la cou.. ronne, l'aube prend très rapidement des tempéatures auxquelles les efforts qui s'y font sentira trouvent dans le voisinage et même au delà de la limite de grimpage de la matière dont est faite l'aube. La sécurité de marohe de la turbine se trouve ainsi compromise.
On connaît en suite des aubes creuses dans lesquelles on fait arriver par le creux de l'aube du réfrigérant pour,de
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cette façon,refroidir l'aube t oute entière. Enfin, on a prévu des passages dans le noyau de l'aube et l'on a fait arriver dans ceux-ci du réfrigérant. Mais on a constaté que par ces procédés, on pousse la réfrigération au delà de la mesure qui est requise pour assurer la résistance de la matière, tan- dis que d'autre part,!.évacuation de la chaleur atteint des proportions qui font tort à la rentabilité de la marche de la turbine.
En outre,les dispositifs de refroidissement connus ne procurent pas la simplicité et la sécurité de construction et de fonctionnement qui sont recherchés conformément à l'in- vention,
L'invention part de ce principe caractéristique et nouveau que quand on refroidit directement uniquement le pied de l'aube il n'est évacué de la partie de l'aube qui est frappée par les gaz qu'une quantité de chaleur telle que la résistance de la matière dont sont faites les aubes n'est pas compromise ;
les pertes de chaleur restent donc réduites dans une mesura qui ne compromet nullement l'économie du fonctionnement de la turbine,
Le procédé de refroidissement proposé conformément à l'inven- tion se caractérise par conséquent par le fait que l'on établit un échange thermique entre le pied de l'aube et un réfrigérant fluide par l'intermédiaire d'une paroi disposée dans la roue de la turbina.
A cette fin, on ménage, conformément à l'invention, dans la cour onne de l'aube un creux ocncentrique, done annulaire qui arrive aussi prèe que possible du pied de l'aube et qui est .parcouru par un réfrigérant,
Une des dispositions possibles pour réaliser le procédé consiste à faire usage d'un oorps tubulaire qui forme le creux et qui se trouve dans une gorge correspondante de la couronne de l'aube. le réfrigérant agit alors à travers la paroi du corps tubulaire, sur la couronne de l'aube et ainsi sur l'aube. Dans une autre forme de réalisation du prooédé,dont il sera question .Plus loin, on forme un creux entièrement fermé dans la matière
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de la 0 our onn e de l' aub a ' e11 e-omEim e et on la f ait para ouri r par le réfrigérant.
Il est avantageux dans les deux cas de disposer le creux annulaire paroouru par le réfrigérant dans l'espace intermédiaire formé par la fourche du pied de l'aube.
Dans la forme d'exécution mentionnée en premier lieu et qui consiste en un corps tubulaire se trouvant dans une gorge de la couronne de l'aube et qui sert d'organe réfrigérant, il est important d'accorder son attention à un bon assemblage conducteur de la chaleur entre cet organe réfrigérant et la matière dont est faite le pied de l'aube. L'assemblage conduc- teur de la chaleur entre l'organe réfrigérant et la matière du pied de l'aube peut être réalisé de façons le s plus diver- ses.
Si par exemple les parois de l'organe réfrigérant sont, grâce à l'utilisation d'une section qui n'est pas ronde et d'une
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matière suffisamment souple,conçuee de telle manière que l'or- gane réfrigérant vienne se placer,sous 1'action de la pression automatiquement sur les pattes du pied de l'aube, on établit et on assure de la sorte l'assemblage conducteur de la chaleur* On peut toutefois aussi établir entre l'organe réfrigérant et les pattes du pied de l'aube, un assemblage faible métallique, par exemple par introduction de soudure dans l'espace compris entre les deux parties. On orée ainsi l'avantage d'un écoulement calorifique parfaitement libre et régulier entre les pattes du pied de l'aube et le réfrigérant.
Les organes parcourus par le réfrigérant peuvent âtre avantageusement réunis p our toutes les aubes ou tout au moins pour certains groupes être rassemblés en forme de segments dans un tube de réfrigérant opportunément aplati et de préférence en cuivre. Quand on réunit lesorganes parcourus par le réfrigérant en un tube de réfrigérant commun
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à toutes les aubes, l'arrivée et le départ d:I1 réfriglltr t se font opportunément dans deux aubes voisines,tandis que quand les aubes sont séparées en groupes réfrigérants on prévoit plusieurs arrivées et départs de réfrigérant répartis sur le corps du ro-
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tous les groupes réfrigérants ou encore se servir pour chaque groupe réfrigérant d'un segment de tuyau réfrigérant indépen- dent des autres. Dans le premier cas,le tuyau réfrigérant com- mun est parcouru par plusieurs circuits réfrigérants.
Les dessins montrent des réalisations de l'invention à titre d'exemples.
La figure 1 est une coupe à travers la couronne de l'aube, perpendioulairement à l'axe de la roue, suivant la ligne I-I de la figure 3. Dans une partie spéciale de la figure 1, en a représenté une coupe pratiquée suivant la ligne I-I de la figure 2, La figure 2 montre une coupe pratiquée suivant le rayon et qui passe par l'axe du rotor,suivant la ligne II-II de la figure 1; la figure 3 est une coupe radiale qui passe par l'axe du rotor, suivant la ligne III-III de la figure 1.
La figure 4 est une coupe perpendiculaire à l'axe du rotor à travers la couronne du rotor suivant la ligne IV-IV de la fi- gure 3. La figure 5 est la même coupe que celle de la figure 2 avec cette différence que les cales ont une inclinaison op- posée dans le sens de l'axe. Les figures 6 à 8 montrent d'au.. très perfectionnements encore du dispositif de refroidissement représenté par la figure 2. Les figures 9 et 10 sont des ooupes suivant IX-XI de la figure 6 et XX de la figure 7.
Les figures 11 et 12 montrent une coupe verticale à travers une couronne d'aubes dans laquelle le canal réfrigérant est formé dans la matière de la couronne elle-même; la figure 11 montre le dispo- sitif avant la formation du canal et la figura 12 après la for- mation du oanal. La figure 13 est une coupe verticale et longie tudinale dans la plan central de la roue, à travers la couronne d'aubes avec aubes incorporées. La figure 14 est una coupe horizontale à travers la couronne d'aubes suivent la ligne XIV-XIV de la figure 13. Les figures 15 et 16 sont des repré. sentations schématiques des conditions de résistance de la cou- ronne d'aubes.
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Le refroidissement direct du pied de l'aube de la turbine propose conformément à l'invention est réalisé conformément aux figures 1 à 5 de la façon suivante. Ainsi que le montre la figure 2 les aubes 1 ou 2 sont pourvues d'un pied 3, Ces pieds d'aubes sont fourchus de manière à former des pattes 4 et 5. Dans l'espace compris entre ces dernières est incorporé le tuyau 6, dans lequel circule le réfrigérant. Suivant une conception connue,le pattes 4 et 5 ont des dents 7,qui vien- nent se placer dans des rainures annulaires correspondantes de la couronne de rotor 8.
Comme, grâce à la disposition du tuyau réfrigérant 6, on aèsure le refroidissement direct des pieds d'aubes et partant des aubes elles-mêmes, conformément à l'invention, il suffit d'un seul assemblage, de corps entre les aubes et le rotor par l'intermédiaire des dents 7 et des rainures correspondantes du rotor, Il en résulte qu'il suffit d'une assise ferme des flanos supérieurs des dents d'aubes sur les flancs inférieurs des rainures de la roue. Oette assise ferme est établie par des cales 9 qui se trouvent'entre les pattes 4 et 5 et le fond 10 de la gorge du pied de l'aube.
Ces cales 10 possèdent en plus l'obliquité dans le sens de l'intro- duction (voir figure 1) une inclinaison du centre de la cou- ronne vers l'extérieur (voir figures 2 et 3),qui empêche que les pattes 4 et 5 ne s'infléchissent vers le centre de la cou- ronne et partant que le tuyau réfrigérant 6 ne soit écrasé ou endommagé. Les cales 9 portent opportunément,:pour la même raison, des épaulements 23 sur leurs faces inférieures qui vien.. nent se poser sur une surface correspondante de la oour onne de rotor 8.
Sous l'influence de la force centrifuge, il se orée dans le tuyau réfrigérant 6, pendant la marche de la turbina,par exemple dans le cas 'où l'on se sert d'eau comme réfrigérant,des pressions qui atteignent jusqu'à 200 atmosphères.
Dans les cas 'de l'espèce,la conception des calas 9 @onfor-
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mément à la figure 5 peut être plus avantageuse.Dans ce cas, les cales9 présentent en plus l'obliquité dans'le sens de l'entrée (voir figure 1) une inclinaison de l'extérieur vers le oentre de la oouronne (voir figure 5). Dans ce cas,la trans- missi on des grandes pressions exercées par le tuyau réfrigérant 6 sur le pattes 4 et 5 ne se fait plus directement par l'in- termédiaire des pattes 4 et 5 sur les flancs de la couronne du rotor,mais bien indirectement par l'intermédiaire des oales 9.
Il en résulte que les efforts sur les flancs 8 se font avec un bras de levier beaucoup plus petit,de manière que l'on met dans une mesure considérable, les flancs 8 à l'abri des tensions de flexion.
Bous l'influence de la pression élevée qui règne dans le réfrigérant, le tuyau réfrigérant,dont les parois doivent âtre élastiques en conséquence, s'étale et vient se poser fermement sur les patte s 4 et 5. De oette manière,le refroidissement di- reot du pied de l'aube 3 et partant des aubes elles-mêmes est assure. On peut toutefois se servir,pour assurer un écoulement calorifique parfaitement sans encombre,d'un assemblage métal- lique entre le pied de l'aube 3 ou les pattes du pied d'aube
4 et 5 d'une part et le tuyau réfrigérant 6 d'autre part en coulant de la soudure dans l'espace comprisentre ces parties.
Du fait,que oonformément à l'invention,il existe un assemblage conducteur de la ohaleur direct entre le pied de l'aube et le tuyau réfrigérant 6, l'ajustement requis jusque présent par suite de l'arrosage de la couronne du rotor par le réfrigérant, desflancs des dents d'aubessupérieurs et inférieurs aux flancs de rainures c orrespondantes de la gorge de l'aube, devient inutile,de sorte que, sans faire tort à cet ajustement, on peut faire usage d'un seul point de remplissage et d'une seule aube terminale. Ceci simplifie considérablement la oonstruotion et la sûreté de marohe du nouveau dispositif réfrigérant.
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Dans l'exemple de réalisation donné, on a prévu pour cha- que aube du rotor 1 ou un seul tuyau réfrigérant 6, Il est toutefois entendu conformément au prinoipe de l'invnetion, que les organes réfrigérants 6 prévus pour ohaque aube et qui sont parcourus par le réfrigérant ,peuvent être rassemblés pour des groupes d'aubes séparés pour former ainsi un seul tuyau réfrigérant ou un segment de tuyau réfrigérant; dans ce cas, ces segments, en vue d'assurer l'arrivée et la sortie du ré- frigérant,peuvent être montés en parallèle, en série ou encore partie en parallèle et partie en série. De même, on peut pré- voir pour un seul tuyau réfrigérant allant de part en part com- mun à toutes les aubes, une seule arrivée et une seule évacua- tien du réfrigérant.
On peut toutefois aussi prévoir plusieurs arrivées et plusieurs évacuations de réfrigérant; dans ce oas, le tuyau réfrigérant commun est parcouru par plusieurs circuits de réfrigérant.
Le dessin montre une réalisation du principe de l'inven- tion dans laquelle le tuyau réfrigérant commun à toutes les aubes ne possède qu'une seule arrivée et une seule sortie de réfrigérant. L'arrivée ou la sortie du réfrigérant se fait par l'intermédiaire de boulons coniques 12 conçus à la façon de noix de robinets et qui sont disposés dans des passages trans- versaux 11 du corps du rotor 8 (voir figure 3). L'alésage 13 de ces coulons communique d'une part avec des passages radiaux 14 et 15, qui font arriver ou évacuent le réfrigérant et sont prévus dans le o orps du rotor 8 et d' autre part avec les orga- -ne@ réfrigérants dans lesquels circule le réfrigérant,qui se trouvent dans le pied de l'aube et qui sont réunis pour former un tuyau réfrigérant 6.
Les boulons coniques 12 se trouvant dans des moyeux 16 dès-sections terminales 18 du tuyau réfrigé- rant 6; des via creuses19 poussent les moyeux 16 sur le corps de la rous pour que ceux-ci fassent joint et des bouchons 20 qui se trouvent dans les vis creuses 19 forment sûreté pour les
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boulons coniques 12. Des encoches 21 du corps du rotor servent à admettre les moyeux 16. Les passages radiaux 15 et 16 sont bouchés par des bouchons 22.
Quand les aubes sont subdivisées en plusieurs groupes de réfrigération, on prévoit en conséquence plusieurs arrivées et départs de réfrigérant sur le corps du rotor.Dans te cas, on peut disposer pour tous les groupes réfrigérants d'un tuyau réfrigérant commun ou bien encore pour chaque groupe réfrigé- rant d'un segment de tuyau réfrigérant indépendant des autre s,
Des dispositions spéciales sont,pour le procédé de réfrigéra-' tion icireprésenté,avantageuses ou nécessaires quand les aubes ont une longueur qui dépasse une certaine limite, En effet,comme l'écoulement calorifique qui part de l'extrémité de l'aube doit aller à travers l'aube jusqu'au pied de celle-ci qui est refroidi,
la transmission de la chaleur exige une cer- taine chute de température depuis la tête de l'aube jusqu' à son pied, chute de température évidemment qui est plus importan- te pour les langues aubes que pour les oourtes. Mais le refroi- dissement d'une partie d'aube ne donne qu'une àhute de tempéra- ture limitée,de sorte qu'on fait usage de ceci pour assurer la limite dans l'application au procédé prop osé, La longueur des aubes qui restent encore à refroidir avec le'procédé conforme à l'invention, est d'autant plus limitée que la matière de l'au- be conduit plus mal la chaleur.
Dans cet ordre d'idées,les aciers au nickel-chrome qui ont fait leur preuve comme matière ;première à aubes, sont particulièrement défavorables parce qu'ils condui- sent la chaleur encore plue mal que le fer ordinaire.
Conformément au procédé illustré par les figures 6 à 10, le problème du refroidissement des aubes particulièment lon- gues et des aubes en matière qui conduisent mal la chaleur se résout en évacuant la chaleur des parties de l'aube qui ne sont pas refroidies/par le réfrigérant et qui sont frappées par les
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gaz moteur,par l'intermédiaire de bono conducteurs de la oha- leur incorporés à la matière de l'aube non refroidie,qui sont fixée à demeure dans celle-ci et qui se trouvent en relation de conductivité thermique avec les pieds des aubes refroidis, C'est ainsi notamment que les bons conducteurs de la chaleur mis montés à demeure dans l'aube,
peuvent être/en relation de con- duotivité thermique aveo des parties de l'aube parcourues par le réfrigérant et de préférence avec le tuyau réfrigérant in- corporé. On a oonstaté qu'un conducteur à base da cuivre con- venait particulièrement à cette fin. En effet, le cuivre oon- duit la chaleur environ sept fois mieux que le fer. Oeoi signifie donc que la chute de température du noyau de l'aube bon conducteur de la ohaleur ne doit être pour la morne évacua- tion de calories que le septième de la chute de température qui sera nécessaire pour une aube entièrement en fer.
La tem- pérature de l'extrémité de l'aube diminue donc pour une aube à noyau en cuivre en conséquence et la diminution est encore plus forte pour les aubes en acier au nickel-chrome réputé .
La température des parties restantes de l'aube qui environnent le noyau de l'aube diminue aussi considérablement,de sorte que pour une marne température de l'extrémité de l'aube, on peut don- ner aux aubes à noyau conducteru de la chaleur une longueur beaucoup plus considérable.
Le nouveau procédé n'exige pas nécessairement que le bon conducteur de la chaleur soit en cuivre, tout autre bon con- ducteur de la chaleur peut être employé avec des résultats aus- si favorables. De plus, le procédé n'est pas restreint à l'em- ploi de bons conducters solides, On peut se servir aussi par exemple comme bon conducteur,de mercure qui se vaporise alors dans la tête de l'aube en absorbant la chaleur dégagée par le réfrigérant; puis la vapeur de mercure se condense de nouveau sur les parties de l'aube qui sont refroidies.de sorte qu'il
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s'établit à l'intérieur du bon conducteur monté à demeure un. circuit qui assure l'effet visé.
Si le bon conducteur est en métal,si par exemple il a un noyau en ouivre, on le met en relation avec les parties de l'aube refroidies,opportunément par soudage; le soudage se fait de préférence aveo le tuyau dans lequel circule le réfrigérant, par l'intermédiaire des parties de l'aube qui sont refroidies par le réfrigérant en circulation.
Conformément à la réalisa- tion des figures 6 à 9, il se trouve dans le pied d'aube 5 des aubes 1 un tuyau en cuivre 6, danslequel circule un réfrigérant qui se trouve en relation de conductivité thermique avec les pattes du pied d'aube,, Des cales 9 assurent la fixation de l'aube de la manière usuelle. Conformément à l'invention, l'éva- cuation de la ohaleur des parties d'aubes 2 frappées par les gaz moteurs et qui ne sont pas refroidies par le réfrigérant, se fait par l'intermédiaire de noyaux en cuivre 24,25,montés dans la matière première de l'aube et qui sont assemblées avec les parties de l'aube refroidies (1 ou 2) en relation de con- duotivité thermique par exemple par soudage.
Il ne doit pas nécessairement être établi une relation de conductivité calori- fique avec les parties refroidies des aubes (b) et avec l'or- gane dans lequel circule le réfrigérant. 11 suffit que,d'une façon quelconque, la chaleur absorbée par le noyau en cuivre dé la tête de l'aube ou dans les parties 1 de l'aube qui sont frappées par legaz moteurs,ait une ohute de température suf- fi sante pour assurer l'évacuation.
Les garnituresen cuivre sont, conformément aux figures 6 et 9 doubles,tandis que dans l'exemple des figures 7 et 10, on n'a prévu qu'un unique noyau en cuivre, Ce noyau en ouivre chevauche directement le tuyau à réfrigérant 6, de sorte que l'on forme de grandes surfaces de portée refroidies ,qui assurent une transmission favorable de la chaleur. Même s'il n'existait pas de soudure ou autre as-
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semblage métallique,le tuyau à réfrigérant b se poserait sous l'influença de la force centrifuge, sous une pression très éle- vée .sur le noyau en cuivre 26, de sorte que grâce à ce seul fait,l'assemblage conducteur de la ohaleur serait réalisé.
Tandis que les figures 6 et 7 montrent des noyaux en cuivre cylindriques, la figure 8 montre un noyau conique ; la forme du noyau en ouivre n'est déterminée que par des raisons d'op- portunité.
Conformément à l'expérience, la température maxima des turbines à combustion règne à la pointe de l'aube. Si l'on forme un noyau en ouivre conforme à la figure 7, à gauche, de telle manière que celui-ci soit assemblé à conduction thermi- que uniquement à l'extrémité de la tête et au pied de la par- tie active avec la matière constitutive de l'aube,tandis que dans la partie centrale, il se orée .grâce à l'existence d'en- coches ou d'autre manière (garnitures d'asbeste ou analogues) des interruptions isolant la chaleur 27 dans l'assemblage con- duoteur de la chaleur;
on obtient ainsi une répartition de tem- pérature à peu près uniforme sur tout le corps de l'aube,
L'expérience a ensuite montré qu'à l'intérieur d'une aube de turbine à gaz,le rapport entre les efforts et la résistance au grimpage est le plus défavorable dans les parties centrales de l'aube. Bien que dans la pointe de l'aube,la température soit maxima et partant la résistance au grjmpage la plus fai- ble, il ne se produit pas d'effort en oet endroit.
Au pied de l'aube,l'effort exercé est au maximum,mais la température,par suite du refroidissement, est minima et par conséquent la résis- tance au grimpage la plus grande.Dans la région médiane de l'aube,les températures et les efforts exeroés sont grands, de sorte qu'en cet endroit les efforts exercés et la résistan ce au grimpage arrivent au plus près; 0' est donc en cet end@oit que la sécurité est la plus faible.
Dans l'esprit de l'inven- tion,l'évidement ou encore les Interruptions calorifuges 27 se trouvent prévues sur le noyau en cuivre, de telle manière que le point qui présente le rapport le plus défavorable entre les efforts exercés et .la résistance au grimpage soit le plus fortemant refroidi.
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Les figures 11 à 14 qui suivent montrent la forme de réa- lisation de l'invention signalée au début, dans laquelle aucun corps tubulaire spécial pour recevoir le produit réfrigérant ne se trouve dans la oouronne de l'aubage; c'est cette der- nière qui est conçue de manière à admettre directement le réfri- gérant. En plus d'une importante simplification, cette disposi- tion présente l'avantage que l'arrivée du réfrigérant se fait sans emploi d'assemblages amovibles, assemblages amovibles qui présentent toujours un certain danger de flite.
Dans toutes les réalisations, la référence 8 désigne la couronne du rotor dans la matière de laquelle on forme les cou- ronnes annulaires 88 de la gorge 89 de l'aube. Ainsi que le montre la figure 12 les parties libres des deux couronnes an- nulaires sont cintrées vers le plan médian de la roue et assem- blées réciproquement à joint par une seule couture de soudure ou de brasage 30. On introduit et on met ensuite en place, de la manière usuelle, par un ou plusieurs points de remplissage non représentés. les aubes 1. Les pattes des pieds d'aube 15 entourent ainsi l'organe 28,30 dans lequel circule le réfri- gérant, étroitement'; sur les flancs extérieurs; elles remplis- sent l'espace restant de la gorge de l'aube 29 existant entre les joues de la couronne de l'aube 31 de la couronne du rotor 8 entièrement.
Les pattes des pieds d'aubes 5 portent des é- paulements 32 sur lesquels elles se posent pour former corps par l'intermédiaire d'épaulements de même conception 33 de la couronne du rotor pour supporter les forces centrifuges. Pour la même fin, on peut aussi se servir d'autres dispositifs, par exemple, faire appel à la conception dentée bien connue des pieds d'aubes.
Après le placement des aubes, on comble les joints qui existent entraxes pattes 5 et les joues 31, entre les pattes 5
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et les flancs extérieurs des organes 28.30 dans laquela oir- cule le réfrigérant ainsi que les jointe 34 existant entre les diverses aubes par soudage ou brasage; on forme ainsi un tout de la couronne 8, des pattes 5 et des parties 28 et 31. Il va de soi que dans le principe de l'invention l'on peut aussi uniquement souder ou braser certains de ces joints', quand on n'a affaire qu'à des efforts peu importants.
Le soudage se fait opportunément dans une atmosphère d'hydrogène, dans la- quelle ', ainsi que l'on sait'; quand on chauffe suffisamment les pièces qui doivent être soudées, il se produit automatiquement une pénétration de la soudure entre les joints; par action capillaire. La figure 13 montre l'arrivée et l'évacuation du réfrigérant par le support d'aubes 8. Avant le cintrage des couronnes annulaires 28 on introduit dans le creux 6 de +'or- gane parcouru par le réfrigérant des cloisons séparatives 35; on les fixe par exemple par soudage ou. brasse. Ces c@isons transversales 35 subdivisent le creux 6 en plusieurs comparti- ments', ou encore ne le subdivisent pas.
Un passage 36 et un passage 37 quand il n'y a qu'un seul compartiment ou plusieurs de ces passages 36 et 37, dans le support d'aubes, quand il y a plusieurs compartiments', permettent le passage du réfri- gérant dans le creux 6 ou dans ses diverses subdivisions. On produit ainsi un circuit de réfrigérant ou plusieurs circuits de réfrigérant par l'intermédiaire desquels l'évacuation de la chaleur des pieds d'aubes et partant des aubes elles-mêmes est assurée.D'une façon connue en sci les passages 36 et 35 peuvent donner dans un passage central du support d'aubes,ce qui permet de les approvisionner en réfrigérant et aussi d'é- vaouer le réfrigérant dont la température s'est élevée à la suite de l'opération du. refroidissement.
La figure 15 montre schématiquement les conditions qui se présentent quand les aubes sont réunies pour former un tout
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rigide, entra elles et avec les joues de la couronnes du rotor
31 ou avec l' organe 28,30 parcouru par le réfrigérant. La figure 16 montre les conditions, qui se présentent dans le cas où ces parties ne sont pas assemblées. On voit que dans le cas de la figure 12, la couronne du rotor avec les aubes peut - être imaginée sous forme de tube à parois épaisses influencé par la pression intérieure de la paroi réfrigérante et qui pour s'adapter à la forme des parties et légèrement courbé en cercle.
Par contre, les conditions dans le cas d'un non assem- blage des parties se rapprochent de celles présentéas par un tube sectionné dans le sens de la longueur ainsi que le mon- tre la figure 16, Le rapport des propriétés de résistance d'une oouronne de rotor non soudée ou non brasée avec celles d'une couronne de rotor soudée ou. brasée pour former Corps sera donc à peu près du même ordre que le rapport existant entre les propriétés de résistance des tubes choisis Comme élément de comparaison.
Le calcul si l'on prend comme rayon intérieur v = 2 oms, comme rayon extérieur R = 6 cms et comme pression intérieure
200 atmosphères de pression effective, donne pour la section fermée de la figure 15 une tension tangentielle de 376 kilos/ om2 et une tension tangentielle de 1200 Kilos /cm2 pour la section ouverte conforme à la figure 16. l'effort maximum est donc pour le tube sectionné 3,5 fois plus grand que pour la tube intact. Il en résulte que les ef- forts des joues de la couronne du rotor diminuent dans une mesure égale pour le cas d'assemblage des aubes et des joues et éventuellement de l'organe parcouru par le réfrigérant, comparativement aux efforts subis par les jues de la cou- ronne dans le cas d'un non assemblage de ces pièces.
Comme l'épaisseur du plateau du rotor est fonction des dimensions
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de la oouronne) on peut/diminuer le rotor tout entier et avec lui également l'arbre du rotor, en admettant les mêmes efforts, relativement à la conception dans laquelle les aubes, les joues et l'organe parcouru par le réfrigérant ne forment pas un tout d'une pièce. L'assemblage présente cet antre avantage de supprimer le danger des petits manques d'étanchéité de la couture de soudage 13, grâce à la présence des coutures de soudage existant entre les aubes et les joute de la cou- ronne qui forment joint et aussurent l'obturation vers l'ex- térieur.
REVENDICATIONS.
I. Procédé pour le refroidissement des aubes des tur- bines , combustion, particulièrement des turbines à explosion, caractérisé par le fait que les pieds d'aubes sont mis en rapport d'échange thermique avec un réfrigérant s'écoulant , par une paroi incorporée dans la roue de la turbine.