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Perfectionnements à la fabrication des fermetures à coulant.
La présente invention concerne un procédé et une machine pour fabriquer les bandes d'agrafes des fermetures à coulant bien connues, en triant, amenant et assemblant des éléments (appelés "agrafes" ci-après) achevés ou mi- ouvrés de ces fermetures, et en les fixant à des bandes flexibles.
Un des procédés généralement utilisés pour fabri- quer des bandes d'agrafes de fermetures à coulant consiste à sectionner ces agrafes d'un fil métallique de profil con- venable,et à les pincer immédiatement, à l'état mi-ouvré, sur les lisières des bandes. Les fermetures produites de
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cette façon sont insuffisamment polies pour beaucoup d'ap- plications, et leur utilité est donc restreinte.
D'autre part, on a fabriqué des fermetures achevées à l'état poli en cisail- lant, découpant ou estampant des agrafes d'un fil métallique, en les agitant dans un tambour rotatif avec une substance de polissage appropriée, en galvanisant éventuellement les agrafes ainsi doucies, et en les assemblant enfin dans des gabarits en forme de peigne, destinés à les espacer, lesquels gabarits s'emboîtent sur les lisières des bandes, de manière qu'il soit possible de pincer sur la lisière, en une seule opération, toutes les agrafes d'un même gabarit. Ce procédé laisse toutefois beaucoup à désirer, en ce qu'il n'est pas entièrement continu et nécessite une surveillance constante.
La présente invention a pour objet essentiel un pro- cédé parfaitement continu pour la fabrication de bandes d'a- grafes en employant des agrafes détachées, traitées au pré- alable pour en ébarber les arêtes, les polir, les galvaniser ou pour en embellir l'aspect par d'autres moyens. L'inven- tion a également pour objet une machine pour l'exécution de ce procédé, dont le fonctionnement entièrement automatique permette à un seul ouvrier non spécialisé de desservir plu- sieurs de ces machines, qui soit capable de travailler avec un rendement élevé et de produire pendant de longues périodes et sans mises au point mécaniques un article parfaitement uniforme et façonné avec précision.
Le procédé perfectionné consiste, suivant l'inven- tion, à manipuler un lot d'agrafes détachées, du type dont la tête possède d'un c8té un évidement et de l'autre côté une saillie, munies de deux pointes ou jambes destinées à être pincées sur la lisière de la bande de support, à dispo- ser ces agrafes en succession et suivant une même oreinta-
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tion, à les amener ensuite une par une sur la lisière de la bande de support animée d'un mouvement de progression intermittent,et à les pincer sur cette lisière pendant que la bande est immobilisée.
L'invention s'étend en outre à une machine à fa- briquer les bandes d'agrafes pour fermetures à coulant, com- prenant un dispositif destiné à déplacer une bande de support de manière intermittente ou par degrés, un dispositif capable de manipuler un lot d'agrafes détachées du genre en question,, de manière à les disposer en succession et suivant une même orientation, un dispositif destiné à amener ces agrafes une par une à la lisière de la bande, et un dispositif suscep- tible de les pincer sur cette lisière. Les agrafes étant pin- cées sur la lisière pendant les arrêts de la bande, il est préférable de prévoir un dispositif capable de les mettre en position correcte sur celle-ci avant le pinçage et de les y maintenir pendant cette opération.
De préférence, on main- tient sous tension la partie de la bande sur laquelle les agrafes doivent être pincées, et on la déplace à l'aide d'un dispositif comportant des encoches susceptibles de venir en prise avec les agrafes déjà montées sur sa lisière, de ma- nière que la bande ne glisse pas lorsqu'on la fait avancer par degrés. On peut amener les agrafes vers la lisière à l'aide d'un couloir incliné ou vertical, comportant à son extrémité un dispositif capable de les expulser hors de son embouchure une par une, et on pince chaque agrafe sur la lisière au moment où elle sort de cette embouchure, avant que la bande n'avance d'un degré, pour recevoir l'agrafe suivante.
La machine comporte des dispositifs permettant de régler avec précision l'avancement de la bande par degrés, et d'autres dispositifs de réglage, grâce auxquels on peut l'uti-
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liser pour des agrafes de formes différentes. Elle comprend en outre un dispositif destiné à interrompre de manière in- termittente l'écoulement des agrafes vers l'endroit où le pinçage \s'effectue, pendant que l'avancement de la bande se poursuit par degrés, et par conséquent à laisser subsister un espace entre les groupes successifs d'agrafes, un réglage convenable permettant de déterminer, avant la mise en marche de la machine, la longueur de chaque groupe et la longueur de lisière non garnie d'agrafes, située à chaque extrémité de ce groupe.
Sur les dessins annexés, représentant un mode de réalisation de l'invention:
Fig. 1 est une vue de côté de la machine entière, moins le tambour d'alimentation,
Fig. 2 est une élévation partielle de la machine suivant la fig. 1, vue de face,
Fig. 3 est une élévation de face d'une agrafe, avant qu'elle ne soit pincée sur la lisière,
Fig. 4 est une coupe de la bande, montrant une agra- fe pincée sur sa lisière,
Fig. 5 est une élévation de côté de la bande, mon- trant plusieurs agrafes pincées et convenablement espacées sur sa lisière,
Fig. 6 est une vue de la machine en coupe, montrant le mécanisme d'amenée de la bande,le mécanisme pour¯,pincer les agrafes, le mécanisme destiné à guider la bande, et celui servant à interrompre l'écoulement des agrafes vers l'endroit où s'effectue le pinçage,
Fig.
7 montre en perspective un des organes de pinçage représentés sur la fig. 6,
Fig. 8 est une coupe verticale suivant la ligne 13-13 de la fig. 6, h
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Fig. 9 est une vue en perspective d'un des organes de guidage réglables de la bande, représenté sur la fig. 8,
Fig. 10 est une coupe verticale suivant la ligne 8-8 de la fig. 6,
Fig. Il est une coupe verticale suivant la ligne 9-9 de la fig. 6,
Fig. 12 représente en coupe verticale une variante de la machine, correspondant à la fig. Il,
Fig. 13 montre en coupe et à plus grande échelle le mécanisme de réglage de l'alimentation, représenté sur la fig. 11 ou 12,'
Fig. 14 est une coupe, à plus grande échelle, d'une partie de la rampe d'alimentation représentée sur la fig. Il,
Fig. 15 est une coupe verticale de la partie du cou- loir d'amenée représenté sur la fig. 12.
Fig. 16 est une élévation de face, correspondant en partie à la fig. 15,
Fig. 17 est une coupe verticale du mécanisme desti- né¯à placer les agrafes sur la bande sans les pincer,
Fig. 18 est une vue en plan d'une partie du couloir d'amenée montrant le dispositif destiné à rebuter les agra- fes mal orientées,
Fig. 19 est une vue en perspective d'une partie du couloir d'amenée, dont une partie du couvercle est enlevé, montrant la trappe pour les agrafes rebutées,
Fig. 20 est une élévation de coté de la jonction en- tre le sélecteur et le couloir d'amenée,
Fig. 21 est une coupe verticale du tambour et du mécanisme d'amenée, ainsi que d'une partie du sélecteur,
Fig. 22 est une vue en bout, correspondant à la¯fige 21
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Fig.
23 est une coupe verticale d'une variante du tambour d'amenée, du mécanisme d'amenée et du sélecteur,
Fig. 24 est une vue en bout, correspondant à la fig. 23,
Fig. 25 est une vue en plan d'une partie du sélec- teur, montrant la trappe de rebut pour les agrafes mal orien- tées, ainsi que les racloirs destinés à écarter les agrafes glissant dans le couloir,
Fig. 26 représente en perspective un des racloirs de la fig. 25 et
Fig. 27 montre en plan une partie d'un sélecteur simplifié, ainsi que la trappe pour les agrafes rebutées.
Sur la fig. 1 des dessins annexés, 15 désigne le bâti de la machine, supportant une table 16 sur laquelle sont montés un plateau horizontal en surplomb 17 et deux montants 18 servant à supporter, de manière qu'il puisse tourner, un arbre 19 à l'une des extrémités duquel une roue ou poulie de commande 20 est fixée. Une partie de cet arbre est en forme de manivelle à laquelle une bielle 21 est re- liée de manière à pouvoir osciller, l'autre extrémité de la bielle étant fixée à une traverse mobile 22, montée de ma- nière à pouvoir aller et venir dans des guides 23, assujettis aux montants 18.
Afin de permettre de commander le travail de la ma- chine de manière efficace,la roue ou poulie de commande 20 est fixée à un embrayage 24 (Fig. 2), lequel vient en prise avec un organe coopérant 25 lorsqu'on agit sur la pédale 26 ou le levier 27, tous deux supportés par le bâti de la machine et reliés aux organes d'embrayage par une tringle 28. Le plateau horizontal surplombant 17 (Fig. 6) est associé à deux
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paires de voies de glissement alignées 29, disposées de part et d'autre du centre de la machine, entre lesquelles des blocs 30 (Fig. 7) sont montés de façon à pouvoir cou- lisser. Un outil ou mâchoire de serrage 33 est fixé à chacun des blocs 30 par un collet 31 et une vis de réglage 32.
Deux bras 34, s'étendant obliquement (Figs. 8, 10) vers le bas, sont fixés chacun à une des faces latérales de la traverse mobile 22 afin d'assurer le mouvement alternatif des blocs 30. Ces bras portent à leur extrémité inférieure des élé- mentde guidage 35 dont les faces latérales présentent des gorges verticales 36 (Fig. 8) destinées à loger les parties stationnaires saillantes 37 (Fig. 6) des blocs de pinçage 38, lesquels sont attachés au plateau 17. Le mouvement alternatif de la traverse mobile 22 a donc pour effet d'imprimer un mouvement analogue aux bras 34, dont les extrémités sont guidées afin d'éviter que des efforts excessifs s'y dévelop- pent.
Chacun des blocs saillants 30 comporte une cavité dans son bord postérieur, une languette ou des parties 38' fai- sant saillie derrière cette cavité de manière à embrasser partiellement le bras 34 dans chaque cas, et chacune des pièces de guidage 35 comporte dans ses faces latérales (Fig. 8) des rainures additionnelles 39, destinées à loger ces parties saillantes ou languettes 38'. En conséquence, lorsque les bras 34 se déplacent par suite du mouvement de la traverse mobile 22, les blocs 30 non seulement sont dépla- cés simultanément l'un vers l'autre pendant que la traverse s'abaisse, mais ils se déplacent en s'écartant l'un de l'autre lorsque la traverse remonte.
Un couloir 40 (Fig. 1) s'étend de haut en bas vers un point situé en contrebas de la traverse mobile 22 et un peu en arrière des mâchoires de serrage 33. On décrira plus
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en détail par la suite le mode de construction de ce cou- loir, mais il est à noter dès maintenant qu'il sert à guider les agrafes 41 (Fig. 3) destinées à être montées sur labande 42 (Figs. 4, 5). Une paire d'organes 43, en forme d'oeillet, sont fixés à la traverse mobile 22 et servent à supporter une barre 44 (Figs. 10,17). De préférence, cette barre est soumise à l'effet de ressorts 45, disposés de manière à la pousser ou la tirer vers le bas.
Un bloc de guidage 46 (Fig. 17), fixé au plateau 17, est formé de manière à pré- senter une gorge ou cavité permettant d'y monter une' tige plongeante 47, et comporte en outre une ouverture transver- sale 48 dans le chemin de l'extrémité de la tige 47, le plan dans lequel s'effectue le mouvement alternatif de cette ex- trémité étant un peu au delà de l'extrémité de la rampe 40.
On peut monter sur un support, à proximité de la machine, une bobine-magasin 49 (Fig. 1) portant une réserve de bande 42, laquelle est guidée de manière à passer dans un plan horizontal entre des plaques 50 (Fig. 6) suffisam- ment écartées l'une de l'autre pour permettre à cette bande de passer, et comportant des rainures indiquées en 52 (Fig.9), pour permettre le passage de la lisière supérieure ourlée 51 (Figs. 4, 5) de cette bande, dans le cas où elle en pos- sède une. Chacune de ces plaques 50 est montée sur une des saillies 53, lesquelles sont fixées de manière réglable à des consoles, et sont guidées par celles-ci par l'intermé- diaire d'un assemblage à patte, rainure et boulon de serrage, ceux-ci étant représentés en 53', 54' et 55' respectivement (Figs. 8, 9).
On peut régler chacune de ces saillies partiel- lement à l'aide d'une vis de serrage 56'. Les consoles 54 sontfixées rigidement au banc de la machine par des boulons
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55. Toutefois, après desserrage de ceux-ci on peut régler la position des consoles ainsi que celle des plaques qu'elles portent, à l'aide des boulons filetés 57 dont les tiges tra- versent des blocs ou collets taraudés 58 et prennent appui contre la partie postérieure 56 des consoles. On peut effec- tuer ce réglage en faisant simplement tourner les têtes mole, tées de ces boulons jusqu'à ce que les plaques ou éléments de la voie se trouvent dans leur position relative convena- ble, et portent contre la bande avec la pression appropriée.
On maintient ensuite les consoles fermement en position, en serrant les boulons 55, 55'. Il est à remarquer qu'unressort 59 est intercalé entre les extrémités intérieures des consoles, de manière que les plaques 50 se séparent vivement lorsqu'on desserre les pièces. On introduit la bande destinée à rece- voir les agrafes entre les plaques de guidage 50 (Fig. 6) et un autre guide 60, lequel est disposé devant les blocs ou mâchoires de-serrage 33 et séparé des plaques 50, l'ex- trémité de ces dernières n'atteignant pas ces blocs 33, comme c'est représenté.
A mesure donc que les agrafes 41 descendent par le couloir 40, elles tombent à cheval sur la bande, le plongeur 47 (fig. 17) les plaçant dans cette position. Les mouvements des différents organes étant convenablement synchronisés, les mâchoires de serrage 33 ferment alors les jambes des agrafes, de manière à les pincer solidement sur la lisière 51 de la bande.
Il est à noter que grâce à la manière dont le plon- geur 47 est monté, chaque fois que la traverse mobile 22 s'élève et que les oeillets 43 viennent en prise avec la barre 44 pour soulever celle-ci, ainsi que le plongeur, contre l'opposition des ressorts 45, le plongeur 47 se dé- A
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place dans le même sens, et que chaque fois que la traverse mobile s'abaisse,ce plongeur heurte une agrafe amenée par le couloir 40 et reste en contact avec elle pendant la par- tie de la descente de la traverse correspondant à ce qu'on peut nommer le "mouvement perdu", existant entre la barre transversale et la traverse. Chaque agrafe est donc mainte- nue en position sur la bande pendant que les mâchoires de serrage 33 se déplacent l'une vers'l'autre pour l'y fixer, et le plongeur ne lache l'agrafe qu'après la fixation de celle-ci.
La Fig. 6 représente un mécanisme pour faire pro- gresser la bande à travers la machine par degrés. Un arbre 64 porte un disque 61, de manière que celui-ci puisse tour- ner au-dessus de la partie surplombante du banc de la machine, la périphérie de ce disque se trouvant, de préférence, en alignement avec la rainure de l'organe de guidage 60. A pro- ximité du disque 61 se trouve une pièce 62, laquelle constitue, avec la périphérie du disque, la continuation de l'organe de guidage 60. Cette pièce 62 est maintenue en position par une plaque 65, supportée sur l'arbre 64 et fixée à la pièce 62 par des bandes 65' (Fig. 1). Pour empêcher que la pièce 62 ne se déplace par rapport au disque 61, on peut utiliser un verrou dé-blocable 62'.
Il est clair que quoique les élé- ments soient normalement maintenus dans la position repré- sentée, lorsqu'on débloque le verrou 62' on peut déplacer la pièce 62, de manière à découvrir des parties de la péri- phérie du disque 61, dans le but qui sera expliqué ci-après.
La périphérie du disque 61 comporte une série d'encoches 61' (Fig. 6) espacées les unes des autres d'une distance égale à celle dont les agrafes doivent être séparées sur la lisière
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de la bande, et suffisamment grandes pour loger chacune une partie d'agrafe. On voit que la plaque 65 protège les organes, empêche que des corps étrangers ne s'y introduisent, et met également les doigts du desservant à l'abri des acci- dents. Une roue à rochet 64' (Fig. Il), qui peut être fer- mement fixée au disque à encoches 61 ou former partie inté- grante de celui-ci, est située sous lui, à une certaine dis- tance. Entre la roue à rochet 64' et le disque à encoches 61 se trouve un organe 63 monté de manière à pouvoir osciller sur l'arbre 64, et possédant un bras 66 sur lequel est monté à son tour un cliquet à ressort 67.
Ce cliquet coopère avec un certain nombre de dents 68 formées dans la périphérie de la roue à rochet 64', et le bras et le cliquet 67 sont dé- placés vers la gauche (suivant la fig. 6) par un ressort 69.
Naturellement, il se produit un certain jeu ou mouvement perdu pendant ce mouvement du mécanisme à rochet et cliquet.
Lorsque le bras 66 se déplace en sens inverse, l'effet de ce mouvement est évidemment de faire tourner légèrement la roue à rochet 64' et le disque à encoches 61 dans le même sens. On a prévu une barre 70, dont l'extrémité inférieure comporte une partie en forme de came, susceptible de coopé- rer avec un galet 71 monté à l'extrémité extérieure du bras 66. Il est clair qu'il se produit un mouvement perdu dans le mécanisme d'encliquetage lorsque la barre 70 s'abaisse, et que pendant ce mouvement la butée à ressort 72 enraye toute tendance que la roue à rochet pourrait avoir à se dé- placer à gauche avec le disque à encoches.
Lorsque toutefois la barre 70 s'élève, et que sa partie en forme de came coopère avec le galet 71 du bras 66 pour faire tourner celui-ci à droite, la roue à rochet 64' et le disque à encoches 61 sont déplacés desmodromiquement, et la bande est entraînée à tra-
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vers la machine. Afin de pouvoir actionner la barre 70 de cette façon, on la fixe de manière réglable à une console
74,comme c'est indiqué en 73 (Fig. 10), cette console étant fixée à son tour à la traverse mobile de la machine. Il est clair que ce dispositif de réglage permet de faire effectuer exactement au moment voulu la course où t'avancement d'un degré, et que le disque à encoches tourne d'un degré chaque fois que la traverse mobile effectue un mouvement alternatif.
Du fait que ce disque à encoches 61 vient positivement en prise avec la bande sur laquelle les agrafes sont fixées, cette bande est également entraînée d'un degré, au delà du point où la fixation a lieu, à chaque course montante de la traverse, mais reste immobile pendant que la traverse et les organes qui y sont associés s'abaissent.
En examinant le mécanisme destiné à commander l'ame- née des agrafes 41 du couloir 40 vers le point où s'effectue leur fixation ou pinçage, on remarquera (Figs. 15,16) qu'un doigt de retenue à ressort 75 est monté sur le couloir, son extrémité s'étendant dans la trajectoire des saillies médianes des agrafes et empêchant ainsi la colonne d'agrafes d'avancer.
Un doigt d'avancement 77 possède une extrémité effilée 78, susceptible d'accomplir un mouvement alternatif de faible amplitude dans la rainure du couloir d'amenée, et de s'intro- duire, pendant ce mouvement alternatif, derrière l'agrafe extrême de la colonne que retient le doigt à ressort 75, pour la pousser contre la résistance élastique de celui-ci dans une position où le plongeur 47 (Fig. 17) peut immédiatement venir en prise avec elle. Le doigt d'avancement 77, monté sur une plaque ou un levier coudé 76, est normalement pres- sé contre le couloir par un ressort 79. L'extrémité de ce doigt comporte des saillies 80, destinées à glisser sur la
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surface extérieure du couloir d'amenée.
La plaque 76, pivo- tée en 81, est normalement maintenue en position par un res- sort 82 (Fig. 12) de manière à rétracter le doigt d'avance- ment 77. Lorsque la plaque ou le levier coudé 76 oscille ra- pidement le doigt d'avancement 77 dégage successivement les agrafes du doigt de retenue à ressort 75, et les pousse dans l'extrémité inférieure du couloir, où le plongeur 47 vient en prise avec elles.
Pour rendre possible l'oscillation de la plaque ou du levier 76, on a prévu un cliquet 83 (Fig. 12) en matière élastique, susceptible de glisser, et de s'engager dans l'en- coche 84 de la plaque 76 pendant la course descendante de la traverse mobile. Ce cliquet 83, pivotant sur une broche 85 portée par la traverse à mouvement alternatif 22, peut être mis en prise avec l'encoche 84 ou en être dégagé à l'aide d'un bras vertical 86, normalement maintenu vers l'intérieur par un ressort 87, de manière à permettre à ce cliquet de s'engager dans l'encoche 84. Lorsque toutefois le bras 86 est déplacé vers l'extérieur, le cliquet 83 sort de l'encoche 84.
Ce mécanisme sert à interrompre périodiquement l'avancement des agrafes et, en conséquence, à arrêter le mouvement alter- natif du doigt d'avancement 77 pendant ces interruptions.
L'a.ctionnement périodique du bras 86 est assuré- par une peti- te roue à rochet 88, montée de manière à pouvoir tourner sur une plaque de support 89, fixée au socle de la machine, cette roue à rochet possédant une partie 90 en forme de came, destinée à venir en prise avec un bras d'un levier 91, monté de manière pivotante sur la plaque de support 89, dont l'autre bras est adjacent au levier 86 (Fig. 6), de sorte que lorsque
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la came 90 heurte le bras le plus avancé de ce levier, il fait basculer le cliquet 83 vers l'extérieur, et interrompt ainsi l'avancement des agrafes.
Un cliquet 92 (Fig. 13), soumis à la pression d'un ressort et porté par un levier pivotant 93, fixé à la plaque de support 89, fait tourner la roue à rochet 88. Une tige de poussée 94 fixée à la traverse mobile de la machine, se dé- place en mouvement alternatif dans un plan tel qu'elle heurte le bord supérieur du levier 93. Ce dernier est maintenu en position par un montant 95 (Figs. Il, 12), à l'extrémité su- périeureduquel est attaché un ressort 95' dont le bout infé- rieur est relié à ce levier. Une goupille d'arrêt 96, située à proximité du bord supérieur du levier 93, est fixée à la plaque de support 89. Cette goupille d'arrêt maintient donc normalement le levier 93 dans la position représentée sur les figs. 12, 13 et l'empêche de se soulever.
Toutefois, lorsque la traverse mobile 22 descend, la tige de poussée 94 heurte le sommet du levier 93 et déplace celui-ci, ainsi que le cliquet 92, d'une distance égale à une dent de la roue à rochet 88. La roue à rochet 88 accomplit donc un mouvement saccadé, ayant pour effet de faire venir la came 90 périodi- quement en prise avec l'extrémité extérieure du levier 91, pour mettre le cliquet 83 dans sa position inopérante, et d'interrompre ainsi l'avancement des agrafes.
En résumé, on voit donc que lorsqu'on embraye la poulie de commande 20 pour faire tourner l'arbre 19, la tra- verse mobile 22 accomplit un mouvement alternatif sous l'ac- tion de la bielle 21. La bobine 49 dévide la bande ou ruban de support, qui passe à travers la machine du fait qu'il vient en prise avec le disque 61, cette bande pouvant ensuite
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être dirigée vers un mécanisme ou lieu d'emmagasinage vou- lus (non représentés). Les agrafes se déplacent de haut en bas dans le couloir 40 de la manière qu'on expliquera-ci- dessous, et si on utilise un mécanisme de propulsion, elles sont en quelque sorte projetées vers l'endroit où le pinçage s'effectue,de manière à se placer à cheval sur la bande.
Il est à noter que le mécanisme propulseur réalisé comme c'est représenté sur les dessins, sert également à régler l'écar- tement entre les agrafes, du fait que les mouvements des dif- férents organes sont coordonnés de manière que la bande soit immobilisée pendant l'avancement d'une agrafe vers l'endroit où elle doit être pincée, ainsi que pendant cette opération.
La bande se remet seulement en mouvement lorsque l'agrafe y est fixée. La came constituée par la barre 70 (Fig. 8) com- mande le mouvement de la bande, la tige 47 (Fig. 17) pousse les agrafes sur la bande et immobilise celle-ci pendant leur fixation, et les mâchoires 33 les pincent. Le déplacement du cliquet 83 a pour effet d'interrompre périodiquement le mon- tage des agrafes sur la lisière de la bande, et elles sont donc distribuées sur celle-ci en groupes espacés les uns des autres. On obtient ce résultat à l'aide de la came 90, du levier 91 et du bras d'actionnement 86, comme c'est expliqué ci-dessus. On peut régler la longueur des groupes d'agrafes ainsi que celle des intervalles non garnis que la bande pré- sente entre ces groupes, au moyen de dispositifs de réglage (non représentés), associés à la came et à la roue à rochet.
En examinant le mécanisme destiné à alimenter le couloir 40 en agrafes, on voit qu'un tambour rotatif 97 (Fig.
21) monté sur des colonnes 98, est aetionné par une poulie 99
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et un câble 100, lequel s'enroule autour d'une poulie 101 fixée à un arbre 102, actionné par la roue 20. L'enveloppe du tambour 97 est de section décroissante, comme c'est indi- qué en 103, et l'extrémité de section plus faible est ouverte, afin de pouvoir loger le sélecteur. On place dans le tambour une certaine quantité d'agrafes détachées, et on le fait en- suite tourner lentement dans le sens de la flèche de la fig. 22. Les plaques de soulèvement 104 ramassent les agra- fes et les font retomber en pluie sur une plaque de guidage 105, laquelle est inclinée vers la rainure 106 du sélecteur 107.
On monte sur la plaque 105 une chicane plane 108, et à proximité de la voie de guidage à rainure on dispose une pla- que 109 dont la partie inférieure est échancrée, de manière à former un passage 110 destiné à régler l'écoulement des agrafes le long de la plaque de guidage, vers la rainure 106.
Du fait que la hauteur du passage 110 ne permet qu'à une mince couche d'agrafes de passer, celles-ci sont empêchées de s'entasser à l'entrée de la rainure. On peut également monter une plaque déflectrice 111 au-delà de la rainure 106, afin de faire dévier dans celle-ci les agrafes qui pourraient tomber sur cette plaque. Les plaques 105, 108,109 et 111 sont supportées par l'extrémité du sélecteur 107. Les plaques latérales 112, situées à la sortie du tambour, servent à empêcher que les agrafes ne s'épanchent au dehors.
La plupart des agrafes passant au-dessus de la rainure 106, retombent dans le tambour. Toutefois, un cer- tain pourcentage d'agrafes tombent dans la rainure, de ma- nière que leurs jambes pénètrent dans celle-ci, entre les barreaux 107 du sélecteur. La largeur de cette rainure ne permettant qu'aux jambes des agrafes d'y pénétrer, mais non à leurs têtes, ces dernières reposent sur l'un des barreaux 107, dont l'inclinaison assure la descente des agrafes dans
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la rainure en une file ininterrompue. Afin de faciliter le glissement des agrafes le long des barreaux du sélecteur, on donne à ces derniers une très faible épaisseur, comme c'est indiqué en 113 (Fig. 25) et on les polit pour réduire le frot- tement. On fait également vibrer tout le dispositif,comme ce sera décrit par la suite.
Une partie des agrafes ne pénètrant dans la rainure que par une jambe, tandis que l'autre pend au-dessus du bord d'un des barreaux du sélecteur, il est né- cessaire d'enlever ces agrafes mal placées, ce qui s'effectue à l'aide de doigts effilés 114 (Fig. 26) fixés aux bords des barreaux, et s'étendant parallèlement à la rainure 106, très près de celle-ci. Ces doigts effilés 114 viennent en prise avec les jambes en porte-à-faux des agrafes, soulèvent celles- ci hors de la rainure, et les laissent tomber dans le bac 128, . d'où on les remet dans le tambour. Le dispositif comporte plusieurs doigts de ce genre, afin d'assurer le rebutage de toutes les agrafes dont les deux jambes ne sont pas dans la rainure.
On voit que dans le cas de la disposition en question, la tête de certaines agrafes repose sur le bord d'un barreau, tandis que d'autres ont leur tête sur le bord de l'autre bar- reau. Il faut donc sélectionner exclusivement les agrafes dont les têtes sont inclinées dans le même sens et, dans ce but, on forme une ou plusieurs encoches 106' (Fig. 25) dans un des barreaux 107, afin que toutes les agrafes mal placées, dont la tête repose sur le barreau comportant ces encoches, tom- bent hors de la rainure dès que leur tête atteint une de celles-ci. On remet ces agrafes dans le tambour.
A l'extrémité inférieure de la voie de guidage à rai- nure, on monte un bloc de butée 116 (Fig. 20), que des vis 117, 118 permettent de placer dans la position voulue.Lorsque les agrafes atteignent l'extrémité inférieure des barreaux du
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sélecteur, elles heurtent cette butée, qui les dévie dans la voie de guidage inclinée 119 et elles suivent celle-ci la tête en haut et les jambes en bas. De cette voie de guidage 119, elles passent dans le couloir d'amenée 40, comportant un fond 120 et des plaques de recouvrement 121 espacées l'une de l'autre, de ma- nière à laisser subsister entre elles une rainure susceptible de supporter la tête de l'agrafe et de centrer cette dernière.
Afin d'assurer que les agrafes avancent rapidement, on fait vibrer les barreaux 107 du sélecteur ainsi que le couloir d'amenée 40, à l'aide d'une roue rochet 123 (Fig. 20) fixée à un arbre 124 et coopérant avec un galet 125, lequel est fixé à la console 126 supportant le couloir d'amenée 40 et est poussé en prise avec les dents de la roue à rochet par un ressort. Une courroie 127, actionnée par une poulie montée sur l'arbre 102, fait'tourner la roue à rochet 123. On a constaté en pratique qu'on obtient les meilleurs résultats en imprimant au disposi- tif 7000 à 10.000 vibrations par minute, mais des vibrations de l'ordre de fréquence de 5000 à 15. 000 vibrations par minute pourraient également convenir.
Les agrafes qui pourraient descendre dans le couloir 40 la tête en avant sont rebutées par la trappe représentée sur les figs. 18, 19, consistant en un bloc 130 comportant un orifice 131 dont la configuration correspond à celle d'une agrafe dispo- sée la tête en avant(indiquée en "A" sur la fig. 18) mais qui est un peu plus grande qu'une agrafe. Les agrafes ainsi placées tom- bent donc par l'orifice 131 dans le bac 128. La partie relative- ment horizontale 129 (Figs.l, 19) du couloir'd'amenée 40 sert à ralentir appréciablement la progression des agrafes, et permet donc d'éliminer toute agrafe mal placée dans le couloir.
En ou- tre, cette partie horizontale sert à empêcher que tout le poids de la colonne d'agrafes ne pèse sur le mécanisme d'avancement disposé à la sortie du couloir.Elle constitue également, en quelque sorte, un réservoir-d'agrafes et assure une réserve adé- quate de celle-ci, même dans le cas où il se produirait de cour-
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tes interruptions d'écoulement, soit dans le couloir soit dans le mécanisme sélecteur placé devant celui-ci.
Avant de commencer le travail, on place un lot d'agrafes dans le tambour en ayant soin de les trier au préa- lable, afin de n'utiliser que des agrafes parfaitement formées.
Lorsque l'arbre 19 tourne, le tambour ainsi rempli tourne également, et les agrafes passent le long des barreaux 107 du sélecteur pour pénétrer dans le couloir d'amenée sous l'action du mécanisme vibratoire, les agrafes mal placées dans l'un ou l'autre de ces dispositifs étant éliminées automatiquement, comme on l'a expliqué. Le desservant tire alors l'extrémité de la bande 42 entre les plaques 50 jus- qu'au delà du point où le pinçage s'effectue, et y attache une faible longueur de bande déjà garnie d'agrafes. Il place cette dernière dans les guides 60, l'enroule autour du disque à encoches 61, en ayant soin de placer les agrafes fixées à cette bande dans les encoches du disque 61.
Il accouple en- suite l'embrayage 24, 25 pour mettre la machine en marche, ce qui a pour résultat de mettre en position et de pincer des agrafes sur la lisière supérieure de la bande. Après un certain temps, le premier groupe d'agrafes ainsi pincées sur la bande atteignent le disque 61 et s'emboîtent dans ses encoches 61'. A partir de ce moment, la machine fonctionne de manière continue, sans nécessiter de surveillance jusqu'à ce que la bande ou les agrafes soient épuisées. Pour placer l'extrémité de la bande en position autour du disque 61, on re- tire l'organe de verrouillage 62' et on tourne la plaque 65, en même temps que la pièce 62, vers un point où la périphé- rie du disque 61 est découverte.On remet ensuite la pièce 62 dans sa position normale (celle représentée sur,la Fig. 6) et on l'y fixe.
Un seul ouvrier non spécialisé peut aisément desser-
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vir plusieurs machines de ce genre, tout ce qu'il doit faire étant de veiller à ce que les trémies, les couloirs et les bandes soient convenablement alimentés. Il est à noter que lorsque le dispositif comprenant le chemin de-guidage et le couloir est complètement rempli d'agrafes, ces organes ne peu- vent être endommagés par la rotation continue du tambour, car la plaque 105 fait simplement dévier vers le fond de tambour les agrafes qui viennent en contact avec elle.
Les explications suivantes feront ressortir claire- ment le synchronisme des différents organes. Il est clair que lorsque la traverse mobile 22 monte, le disque 61 tourne d'une distance égale à celle séparant le milieu de deux agrafes.
Simultanément, le mécanisme plus spécialement représenté sur les figs. 15, 16, 17 pousse une agrafe par l'extrémité infé- rieure du couloir d'amenée,cette agrafe se plaçant à cheval sur la bande lorsque celle-ci s'immobilise. Le plongeur 47 pousse alors l'agrafe en position correcte sur la bande, pen- dant que la traverse mobile accomplit sa course descendante.
Ensuite, et pendant que cette-course descendante de la traverse se poursuit, les mâchoires 33 se referment et pincent les jam- bes de l'agrafe sur la lisière de la bande. La traverse s'élève ensuite, ce qui a pour effet de dégager l'agrafe des mâchoires de serrage 33, et simultanément de soulever le plongeur 47 hors de contact d'avec elle. Le disque à encoches 61 fait alors avancer la bande d'une distance égale à l'écartement entre deux agrafes successives, et ces opérations se répètent aussi longtemps qu'on maintient l'embrayage en prise, sans au- tre interruption dans l'amenée des agrafes que celle provoquée par le déplacement du cliquet 83.
Ainsi qu'on l'a expliqué précédemment, le mouvement de ce cliquet 83 est commandé par la came 90 et la roue à rochet 88, cette dernière tournant à
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chaque course de la traverse mobile.
Dans le cas des variantes de certains organes repré- sentées sur les Figs. 11 et 14, le mécanisme destiné à comman- der l'avancement des agrafes 41 de l'extrémité inférieure du couloir 40 vers l'endroit où elles sont pincées sur la bande comprend un pignon 176, monté de manière que ses dents fas- sent saillie dans le couloir d'amenée et viennent en prise avec le corps des agrafes. Ce pignon est monté sur un arbre 181, dont une extrémité comporte une roue à rochet 179 et l'autre un frein à friction 180 (Fig. 8). Lorsque le pignon est maintenu immobile, les agrafes ne peuvent descendre dans le couloir 40, leur voie étant bloquée par ses dents. Par con- tre, lorsqu'on fait tourner ce pignon les agrafes descendent le couloir en se suivant.
De plus, si la vitesse de rotation du pignon est suffisante, il pousse les agrafes de haut en bas du couloir vers l'endroit où elles doivent être pincées, et si on le fait tourner par intermittence à une vitesse relativement grande, il libère les agrafes de manière inter- mittente et les lance de haut en bas dans le couloir, vers cet endroit. Pour actionner le pignon de cette façon, on mon- te un cliquet élastique 183 sur le pivot 85, de manière qu'il ' glisse sur les dents de la roue à rochet 179 pendant que la traverse mobile 22 descend et que cette roue est immobilisée par le frein 180. On voit donc qu'à chaque mouvement alterna- tif de la traverse, le pignon tourne suffisamment pour dégager une agrafe. Un mécanisme analogue à celui décrit avec réfé- rence à la Fig. 12 dégage périodiquement ce cliquet 183 de la roue à rochet 179.
Sur la Fig. 11 on a également représenté, comme va- riante,des éléments 43 en forme de crochet, susceptibles de remplacer les pièces à oeillet 43 de la Fig. 12, et reliés avec jeu à la barre 44, reliée à son tour au plongeur 47.
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Les Figs. 23, 24 et 27 représentent un mode de réa- lisation simplifié du tambour et du dispositif d'amenée. Dans cette variante, le tambour 197, monté de manière à pouvoir tourner sur des colonnes, est actionné par un mécanisme analo- gue à celui qu'on a décrit avec référence à la Fig. 21.
L'extrémité antérieure du tambour est munie d'une bride 203 laissant subsister une ouverture dans laquelle s'étend un tube sélecteur 207., destiné à guider les agrafes hors du tambour.
Lorsqu'on charge le tambour d'agrafes et qu'on le fait tourner à une vitesse relativement faible, les agrafes soulevées par des plaques de soulèvement 204 retombent en pluie sur une plaque 205, destinée à les faire dévier vers la rainure 206 du tube 207. La plupart des agrafes tombent sur cette plaque de telle manière qu'elles retombent dans le tambour, mais les jambes d'un certain nombre d'entre elles se logent dans la rainure du tube, et elles avancent dans celle-ci. On ménage uneencoche 215 dans un bord de la rainure 206, de façon que les agrafes mal placées retombent du tube par le trou 216.
Le fonctionnement du dispositif est sensiblement le même que celui de l'autre forme de réalisation.
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