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"Appareil à monter les chaussures"
La présente invention est relative aux machines servant à étirer une matière flexible en feuille et à la réunir à d'autres pièces, l'exemple particulier représenté étant constitué par une machine à monter les chaussures, l'invention ayant pour objet un perfectionnement à celle décrite dans la demande de brevet belge déposée ce jour par le même Demandeur, intitulée : Machine à monter les chaussures*.
L'invention vise principalement des moyens simples
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let et sûrs pour tendre et étirer une matière flexible/pour conformer et mettre en place des organes de fixation qui réunissent la matière étirée à une autre pièce et; par exemple, pour relever et rabattre l'empeigne d'une chaus-
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sure sur une forme, pour faire des agrafes dans un fil et les introduire à travers le bord de l'empeigne et dans une semelle, notamment la première.
L'invention vise encore une machine à monter les chaussures, apte à monter des chaussures (y compris celles à cambrures profondes) du type Me Kay, à organes de fixation métalliques, non seu- lement à l'endroit de la cambrure et de la partie anté- rieure, mais encore sur les deux parties extrêmes de la chaussure, avec une grande rapidité et avec des résultats très satisfaisants, mais sans nécessiter une grande habi- leté de la part de l'ouvrier. D'autres-avantages et parti- cularités de l'invention ressortiront de la description plus détaillée ci-dessous, en référence aux dessins annexés dans lesquels :
La fig. 1 est une élévation partielle, représentant le côté gauche d'une machine à monter les chaussures, selon l'invention.
La fig. 2 est une vue de face partielle, correspon- dante.
La fig. 3 est une vue de face (avec rotation par- tielle à partir de la position normale et à plus grande échelle), certaines parties étant enlevées, représentant des détails du système de conformation et d'enfoncement des agrafes.
La fig. 4 est une coupe, en principe suivant la ligne 4-4 de la fig. 3.
La fig. 5 est une vue de face, partielle, analogue à la fig. 3 mais représentant les pièces dans une autre position.
La fig. 6 est une coupe en principe suivant la ligne 6-6 de la figure 4, mais sans le chasse-agrafe.
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La fig. 7 est une coupe, en principe suivant la ligne 7-7 de la fig. 4.
La fig. 8 est une coupe, en principe suivant la ligne 8-8 de la fig. 3, mais à plus grande échelle
La fig. 9 est une vue de face, partielle, représen- tant les pièces dans la position de la fig. 8.
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La fig. 10 est une coupe verticale partielle, par le ai8 même plan que la fig.4,/reprsentant les pièces dans une autre position.
.La fig. 11 est une vue de face partielle, analogue à la fig. 9, mais représentant l'agrafe formée.
La fig. 12 est une vue en élévation analogue à la fig. 11, représentant l'agrafe formée, poussée au-delà du tas.
La fig. 13 est une coupe suivant la ligne 13-13 de la fig. 11.
La fig. 14 est une élévation partielle, avec la chaussure en coupe verticale, dans le plan des axes des galets de montage, montrant le montage d'une chaussure avec l'appareil selon l'invention.
La fig. 15 est une coupe, en principe suivant la ligne 15-15 de la fig. 14.
L'appareil comporte un socle creux rigide 1, par exemple du type décrit dans la demande de brevet précitée.
Ce socle peut être coulé ou fait de tôles, ou autres, assemblées; il comporte un dessus la formant support pour le bâti 3 qui porte la plus grande partie du mécanisme opératoire. Le bâti 3 est de préférence coulé et il est en une matière rigide et robuste. Comme on le voit sur la fig. l, ce bâti comporte une partie 3a, faisant saillie à l'avant et surplombant la face verticale antérieure 1b
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du socle 1, de manière à ménager une place importante pour manipuler la chaussure pendant le montage, sans que cette chaussure vienne au contact du socle.
Le bâti 3 est pourvu de paliers appropriés pour un arbre principal 4, qui porte, à son extrémité postérieure, une poulie 5 qui reçoit une courroie 6, passant sur une autre poulie 7 de plus petit diamètre calée sur l'arbre 8 d'un moteur 9 qui est monté sur le dessus la du socle. De préférence, un embrayage (non représenté) est interposé entre l'arbre 4 et la poulie 5 et commandé, à la façon habituelle, par une pé- dale (non représentée) à portée de l'ouvrier, à l'avant de la machine.
Comme dans la demande de brevet précitée, le méca- nisme représenté dans la présente demande comprend un coulisseau 117a du même type et guidé en principe de la même façon que le coulisseau correspondant dans la demande précitée. La présente machine, comme celle de cette demande, comporte deux galets de montage tournant en sens contraire, 113 et 114, représentés comme pourvus de ner- vures hélicoïdales de pas opposés, le galet 113 étant por- té par un arbre vertical (non représenté) monté dans des paliers du bâti principal, tandis que le galet 114 est monté sur un arbre parallèle 115 dont les parties sont dans le coulisseau 117a. L'arbre principal 4 est pourvu d'une vis sans fin allongée (non représentée) engrenant constamment avec des roues dentées de commande des arbres des galets 113 et 114.
Le coulisseau 112 a est rappelé vers l'arriére par des ressorts (non représentée) et il peut être ramené vers l'avant pour écarter les galets 113 et 114, au moyen de liaisons appropriées, comportant une autre pédale (non représentée). On se reportera à la demande connexe pour les détails qui ne sont pas spédalement
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représentés dans la présente demande.
Un galet guide-ouvrage 11, en principe en forme de disque, avec une face supérieure sensiblement plate et son bord périphérique 10 en contact avec l'ouvrage, arrondi, est monté fou sur un arbre porté par un bras rigide 12, qui s'étend vers l'avant à partir d'une console 13 fixée. sur la face antérieure 1b du socle. Alors que, dans l'appareil de la demande connexe précitée, le bord de l'empeigne est tire vers l'intérieur, sur la première, par un rabatteur à mouvement alternatif, dans l'appareil selon la présente invention, on utilise une lame rabatteuse, mince, 14, fixe en hauteur (fig. 15), ce rabatteur pré- sente un bord extérieur arrondi et lisse pour venir en contact avec l'empeigne.
Cette lame se tient très près en dessous de l'extrémité inférieure du galet 113 et elle est interposée entre la face inférieure de ce galet et la face supérieure du galet de guidage 11. Ce rabatteur est porté par une console 15 ou fait corps avec cette console fixée rigidement sur le socle 1.
Sur son côté gauche, le bâti 3 porte des paliers 16 et 17 pour un arbre 18 incliné vers le haut et vers l'avant et entraîne, à partir de l'arbre 4 par une courroie 120 et des poulies 119 et 121. Le bâti comporte aussi les guides rigides inclinés et allongés 19 et 19a, qui portent le système de formation et d'enfoncement des agrafes, les guides 19 et 19a étant inclinés (fig. 2) par rapport au plan vertical de l'arbre moteur 4, suivant un angle d'en- viron 10 degrés par rapport à la face avant verticale 1b du socle (fig. 1), suivant un angle d'environ 10 degrés, également.
La pièce 19 (fig. 8) est pourvue, sur sa face anté- rieure, d'une rainure de guidage allongée 20 disposée pour
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pour recevoir un coulisseau 22 (fig. 9) dont l'extrémité inférieure est conformée pour participer au découpage et à la conformation de l'agrafe. La surface antérieure du coulisseau 22 est sensiblement de niveau avec la face avant du guide 19 et ce coulisseau est maintenu en place dans la rainure 20 à l'aide de plaquettes de recouvrement amovibles 21 et 21a (fig. 4 et 10) fixées sur la pièce 19 à l'aide de vis ou de boulons. Sur son côté gauche, le coulisseau 22 est pourvu d'une oreille en saillie 23 (fig.
3) qui traverse une fente allongée 23a de la pièce 19 et qui est reliée, par un tourillon 24, à l'extrémité infé- rieure d'une barre d'excentrique 26, un manchon-entretoise 24a (fig. 4) étant, de préférence, interposé entre l'oreille 23 et l'extrémité inférieure de la barre 25. Cette barre est reliée à un collier 26 qui entoure un excentrique 27 calé sur l'extrémité antérieure de l'arbre 18. De cette fagon, lorsque l'arbre 18 tourne, le coulisseau 22 monte et descend dans la rainure 20.
A la partie supérieure de la rainure 20 est monté un deuxième coulisseau 28 (fig. 3 et 4), maintenu dans la rainure par la plaquette de recouvrement 21 et pourvu, à son extrémité supérieure, d'une tige montante 29 (fig. 1 et 2) qui coulisse librement dans un guidage pratiqué dans un bossage 30 qui fait corps avec la pièce 19a. L'ex- trémité supérieure d'un ressort en hélice 31 s'appuie contre la face inférieure du bossage 30 et son extrémité
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7-J*Me inférieure s'appuie contre un collier 32 fixé sur la tige Sus us> e7brx 1'"'j" 29, ce ressort entourant celle-ci et tendant constamment 33, rrasee a. la rappeler, ainsi que le coulisseau 28, vers le bas.
Au <t]r'e M/ M - ,e, z &. voisinage de son extrémité supérieure, la tige 29 porte eP1'e Tonalle une rondelle élastique. 33a/amortit le choc a la descente se1$s9eee p 3Éi au coulisseau 28 lorsque ce dernier est poussé vers le bas
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par le ressort 31. Le coulisseau 28 est pourvu d'un galet 34 (fig. 1 et 2) qui s'appuie sur le bord d'une came 35 montée sur l'arbre 18, juste à l'arrière de l'excentrique 27. Cette came présente une partie 36, sensiblement radiale (fig. 3), à l'extrémité de sa partie active 36a, de sorte que, lorsque le galet 34 arrive à la fin de cette partie active 36a, il tombe radialement, le long de la surface 36, ce qui permet au ressort 31 de faire descendre brus- quement le coulisseau 28.
Le coulisseau 22 est pourvu d'une rainure 37 (fig. 6), à section transversale cruciforme, dont les bras transver- saux apposés 38 ont chacun la dimension voulue pour rece- voir une branche de l'agrafe qui est formée et pour guider étroitement cette branche tout en lui permettant de glisser.
Dans la rainure 37 est disposé un coulisseau-poussoir 39 (fig. 7) pourvu d'ailettes latérales 40, qui coulissent dans les bras transversaux 38. L'extrémité inférieure de ce coulisseau-poussoir 39 constitue l'élément d'avancement et d'enfoncement de l'agrafe. Il comporte sa partie supérieure (fig. 3) une tête allongée 39a, présentant une rainure 41 dans laquelle passent des vis 42a qui servent à fixer, de façon retable, la tête 39a sur le coulisseau 28.
L'extrémité inférieure (fig. 4) de la rainure de guidage 20 de la pièce 19 est délimitée par une tablette sensiblement horizontale 20a qui forme le dessus d'un prolongement 19a, dirigé vers le bas de la pièce 19. Des guides amovibles 42 et 43 (fig. 3) sont fixés respective- ment sur les côtés opposés du prolongement 19x, à l'aide de vis ou de boulons, les pièces 42 et 43 comportant respectivement des rainures de guidage verticales 44 et 44a
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sur leurs faces opposées, formant, en fait, des prolonge- ments des branches 38 de la rainure 37 du coulisseau 22.
Les pièces 42 et 43 se terminent par des extrémités arron- dies et lisses 45 et 46, respectivement, disposées pour s'appuyer sur le bord de l'empeigne, lorsque cette der- nière est poussée intérieurement sur le bord de la première, par le rabatteur. Comme le montre la figure 3, les pièces 42 et 43 ont des longueurs différentes de sorte que les extrémités 45 et 46 peuvent toutes deux toucher le bord de l'empeigne avec sensiblement la même pression, et bien que la pièce 19 soit inclinée comme le montre la figure 1.
La pièce 19 présente un bossage 47 dirigé vers l'arriére (fig. 4) et pourvu d'un alésage horizontal 48 dans lequel coulisse un porte-tas 49. Dans ce porte-tas, est pratiquée une fente*allongée 50 dans laquelle passe une goupille 51 disposée en travers du bossage 47, pour empêcher le porte-tas de tourner autour de son axe propre.
Le porte-tas est creux et contient un ressort en hélice 52 dont une extrémité s'appuie contre la goupille 51. Ce ressort tend constamment à faire avancer le tas, c'est-à- dire à l'amener en position active, son mouvement dans ce sens étant limité par la plaquette 21a. La partie antérieure du porte-tas, est conformée pour présenter une partie étroite plus basse 53 (fig. 3) et constituer le tas lui-même 54, dont la section transversale est analogue à la forme de l'agrafe à former.
Sur les côtés opposés de la partie 53, le porte-tas présente des surfaces 55 incli- nées vers l'avant et vers le bas, et disposées pour être attaquées par des surfaces-cames 56 de la partie posté- rieure du coulisseau 22, de sorte que, lorsque ce dernier descend pour venir en position basse, ces surfaces cames agissent sur les surfaces inclinées 55 pour faire reculer
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le porte-tas 49 et dégager le tas de l'agrafe formée.
Sur son côté gauche, la pièce 19 comporte un bossage 57 (fig. 5) qui porte le guide-fil tubulaire 58. Ce guide- fil s'étend vers l'intérieur, dans la cavité 20 et se termine en biseau 59 (fig. 8). Le coulisseau 22 présente, sur son côté gauche, une surface biseautée 60 (fig. 9) qui coulisse en contact étroit avec la surface 59 du guide-fil lorsque le coulisseau 22 descend, le bord infé- rieur de la surface biseautée 60 coopérant avec la surface 59 pour couper le fil obliquement en donnant à l'agrafe une pointe aiguë.
Sur la face extérieure du bossage 67 est fixé un conduit tubulaire rigide qui aboutit à un bloc d'alimenta- @ tion fixe 62 monté sur la plaquette la. Ce bloc d'alimen- tation comporte des glissières pour un distributeur cou- lissant 63 (fig. 1) qui porte deux cliquets pendulaires 64, d'avancement du fil, que des ressorts 65 poussent vers le bas, en prise avec le fil. Le bloc 62 est pourvu d'une console fixe 66 qui porte un troisième cliquet 67 qui pivote sous l'action d'un ressort, pour empêcher le fil de reculer lorsque le coulisseau 63 est ramené en arrière.
Ce coulisseau-distributeur comporte un bras 68. dirigé vers l'arrière, qui porte un galet 69 en contact avec une came 70 de l'arbre 18. De préférence, on prévoit un galet 71 de guidage et de tension de fil. Ce galet est monté sur un bras pivotant 72, sollicité dans le sens conve- nable par un ressort (non représenté), pour tendre le fil et reprendre le mou lorsque le fil passe de la bobine au bloc d'alimentation 62. Lorsque le coulisseau 63 se déplace d'un mouvement alternatif sous l'action de la came 70, le fil est avancé par les cliquets 64, dans le conduit
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tubulaire 61 et le guide tubulaire 58, jusqu'à ce que son extrémité touche la surface intérieure 20a (fig. 8) de la cavité 20. La longueur de fil ainsi fournie et qui s'étend en travers de la cavité 20 est suffisante pour faire une agrafe.
En supposant que le mécanisme d'avance ait fait avan- cer cette longueur de fil, comme on le voit sur les figures 8 et 9, que le tas 54 soit dans sa position avancée et que les coulisseaux 22 et 23 soient dans leur position haute, le cycle des mouvements est le suivant : Le coulis- seau 22 est d'abord abaissé par l'excentrique 27 et, en descendant, son bord inférieur biseauté coopère avec la surface biseautée 59 du guide-fil 58 pour couper le tron- õn de fil qui reste soutenu, dans sa partie médiane, par le tas 54.
Toutefois, en principe, au moment où le fil est coupé, l'extrémité inférieure du coulisseau 22 s'appuie sur le fil et, le coulisseau continuant à descendre, il pousse vers le bas les extrémités de droite et de gauche du fil, autour du tas 54, de manière à former une agrafe qui présente une partie centrale transversale w' (fig. 12) et des branches parallèles w2, disposées sur les côtés opposés du tas et logées dans les parties transversales 38 de la cavité 37 du coulisseau 22. Dés que l'agrafe a été ainsi formée, le tas recule sous l'attaque par la surface-came 56 du coulisseau 2± de la surface 55 du porte-tas. La came 35 libère alors brusquement le galet 34 et le chasse-agrafe est projeté vers le bas par le ressort comprimé 31.
L'extrémité inférieure du chasse- agrafe frappe brusquement la partie transversale w' de l'agrafe qu'il force le long des rainures de guidage 44 et 44a, et qu'il fait pénétrer à travers le bord de l'empei- gne et la semelle première. La came 35 commence immédia- tement à faire reculer le chasse-agrafe et, en même temps,
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à comprimer le ressort 31, le coulisseau 22 remonte et libère le tas, et le ressort 52 fait avancer celui-ci pour le préparer à former une nouvelle agrafe.
Pendant l'opération ci-dessus, de conformation et de pose de l'agrafe, l'empeigne U (fig. 14) de la chaussure est prise entre les galets 113 et 114 et elle est soumise à une traction dirigée vers le haut de manière à tirer l'empeigne en la serrant sur la forme L. En même temps, l'opérateur pousse la chaussure vers l'arriére, contre le galet 11, et le rabatteur fixe 14 rabat la matière étirée de l'empeigne vers l'intérieur, par dessus le bord de la première S. Lorsque l'empeigne est ainsi rabattue contre la face inférieure de la première, elle est saisie par les extrémités 45 et 46 des pièces 42 et 43 qui la main- tiennent en place pendant que les agrafes sont chassées.
Le montage progresse ainsi sur le pourtour du dessous de la chaussure, l'empeigne étant étirée, rabattue et agrafée sans autre interruption que celle voulue par l'opérateur.
Si on le désire, on peut ainsi monter la chaussure en commençant en un point donné et en continuant progressive- ment sur tout son pourtour. On peut aussi effectuer le montage d'un côté de la chaussure, puis de l'autre, et enfin au bout, ou bien on peut effectuer le montage au bout d'abord, puis aux autres endroits, à volonté.
La forme de réalisation décrite et représentée n'est qu'un exemple auquel ne se limite évidemment pas l'inven- tion qui comprend dans son cadre toutes les variantes de mise en oeuvre de ses dispositions caractéristiques.