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Perfectionnements au pavage des chaussées, chemins et autres
La présente invention concerne le pavage des chaussées, chemins, planchers et autres surfaces.
Dans le pavage des chaussées et surfaces analogues, on tend à présent à utiliser, de préférence, un revêtement superficiel flexible, en caoutchouc ou matière de ce genre, mais quoique les expériences fa.ites aient porté sur des pro- cédés aussi nombreux que variés, la plupart de celles-ci ont visé le soi-disant "bloc de caoutchouc" consistant en une masse composite en béton ou matière analogue, revêtue d'une couche de caoutchouc ou matière équivalente.
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La plupart des expériences effectuées jusqu'à pré- sent étaient relatives à l'adhérence entre l'infrastructure et son revêtement de caoutchouc ou matière analogue, pour le motif que l'absence d'affinité entre les parties constituan- tès du bloc nécessitait, pour obtenir une adhérence convena- ble, l'emploi de corps étrangers, par exemple un adhésif utilisé seul ou en combinaison avec d'autres moyens de fixation tels que des crampons métalliques, ou pièces analogues.
Toutefois, les dures épreuves auxquelles ces blocs sont exposés en service et la facilité avec laquelle leurs éléments se séparent ont conduit à la fabrication d'un pro- duit qui, tout en ayant une durée effective plus ou moins in- définie, est de construction compliquée, exige pour sa fabri- cation une main d'oeuvre experte, et dont le prix de revient, incomparablement, plus élevé que celui des matériaux de pavage ordinaires, l'exclut de toute application industrielle.
La présente invention a pour but, tout en tenant compte des inconvénients précités, de réaliser un bloc ou une dalle de pavage à surface élastique, du genre en question, ne nécessitant ni adhésif ni autres moyens pour unir ses éléments entre eux, ni main d'oeuvre spécialisée pour sa fabrication.
Elle vise en outre un élément élastique pour blocs ou dalles de pavage pouvant être fourni à pied d'oeuvre indépendamment de son infrastructure, de manière à réduire les frais de transport et à permettre, par cette économie, un pavage moins coûteux.
Suivant l'invention on utilise pour le pavage ou le dallage, éventuellement avec une matière de remplissage, une pièce creuse et élastique en caoutchouc ou substance analogue, comportant une couronne ou tête, et une ou plusieurs brides ou rebords verticaux, formés d'une pièce avec un ou plusieurs abords de la couronne.
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Les rebords, qui peuvent constituer l'épaisseur effective du pavage ou dallage, possèdent comme partie in- tégrante de leur surface interne des parties nettement délimi- tées, formées de manière à servir de complément au remplissa- ge, disposées angulairement par rapport au plan des rebords, et servant à ancrer ces dernières de façon détachable aux masses de remplissage.
Afin de bien faire comprendre l'invention, on la décrira maintenant avec référence aux dessins annexés, sur lesquels:
Fig. 1 montre, vu de dessous en perspective, le mode de réalisation sensiblement le plus simple d'un bloc de pa- va.ge élastique suivant l'invention..
Fig. 2 est une coupe transversale de la fig. l, re- présentant le bloc avec sa masse de remplissage.
Fig. 3 est une coupe transversale représentant dif- férentes variantes,
Fig. 4 montre d'autres variantes en coupe transver- sale,
Fig. 5 est une vue en perspective d'un bloc élasti- que suivant l'invention, réunissant plusieurs autres caracté- ristiques,
Fig. 6 est une coupe schématique, montrant une ma- nière de poser les blocs élastiques sur des routes, chemins et autres surfaces.
Fig. 7 montre en coupe schématique une autre manière de poser les blocs de pavage, et certains moyens de les emboî- ter les uns dans les autres,
Fig. 8 représente en coupe un bloc comportant un bouchon destiné à obturer un orifice susceptible soit de fa-
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ciliter l'introduction de la masse de remplissage, ou de re- cevoir des signes indicateurs pour la circulation.
Fig. 9 est une autre coupe transversale d'un bloc combiné avec un remplissage métallique , ce dernier étant re- présenté comme étant creux, pour plus de simplicité,
Fig. 10 est une vue de dessous, en perspective d'une autre variante de bloc polygonal.
Avec référence au mode de réalisation le plus simple, représenté sur les figs. 1 et 2, le bloc comporte une partie
1 constituant une couronne de contour angulaire, ayant environ
30 cm de longueur sur 15 cm de largeur. Bien entendu, cette couronne peut être de toutes autres dimensions convenables.
Des brides ou rebords 2, faisant corps avec le bloc et solidaires de sa couronne, peuvent ou non avoir une hau- teur égale à toute la hauteur du bloc (Fig. 6).
La hauteur des rebords dépend toutefois de considéra- tions pouvant être indépendantes du bloc lui-même, et peut être influencée, par exemple, par le mode d'utilisation de ce dernier.
Une caractéristique spéciale de l'invention réside en ce que les extrémités des rebords 2 peuvent s'étendre vers l'intérieur en 3, parallèlement à la surface de la couronne, pour former des parties saillantes dont les surfa.ces 4 forment un certain angle avec le plan des rebords, et réalisent ainsi avec la masse de remplissage un ancrage capable d'empêcher tout mouvement vertical des rebords par rapport à cette masse.
La couronne peut éventuellement être plus;épaisse que les rebords, de façon à assurer une union intime avec le rem- plissage, et on peut rainurer sa surface inférieure ou la rendre rugueuse de toute autre manière.
La caractéristique de l'invention consiste à unir si intimement les rebords et la masse de remplissage, que ces
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éléments ne puissent se séparer dans les conditions de ser- vice. En effet, lorsqu'on utilise les blocs pour paver des chaussées, la circulation les soumet à des efforts considé- rables, et pour obtenir l'adhérence voulue on a généralement dû, jusqu'à présent, avoir recours à des méthodes très com- pliquées.
Selon l'invention toutefois, en munissant les re- bords de saillies vers l'intérieur, ou en prévoyant de ma- nière générale des surfaces disposées angulairement par rap- port au plan de ces rebords, on ancre dans la. masse de remplis- sage la partie angulaire de la surface interne de ceux-ci, et lorsqu'on utilise un grand nombre de blocs et que leurs re- bords sont pressés fermement dans la masse de remplissage, ces rebords ne peuvent s'en séparer dans le sens vertical.
Dans le cas de la variante représentée sur la fig.3, au lieu de considérer que les parties 3 constituent les ex- trémités des rebords 2, on peut les décrire plus technique- ment comme formant des saillies intérieures, et il n'est donc pas essentiel qu'elles occupent un emplacement spécial. De même, ces saillies ou parties rentrantes peuvent être en nombre quelconque.
Par exemple, comme on le voit dans la moitié gauche de la fig. 3, on peut ménager, entre la couronne et l'extré- mité des rebords, des saillies 7 s'étendant vers l'intérieur, lesquelles peuvent coopérer avec les extrémités rentrantes 3 des rebords, ou les remplacer.
De cette manière on conserve néanmoins les surfaces 4, disposées angulairement.
Bien entendu, l'invention n'est limitée à aucun an- gle particulier entre les surfaces 4 et la couronne; elles peuvent être légèrement inclinées par rapport à cette dernière
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de manière à s'ancrer à queue d'aronde dans la masse de rem- plissage, comme c'est représenté à droite sur la fig. 3, ou, suivant une autre variante (Fig. 4), on peut combiner un cer- tain nombre de surfaces 4 angulairement par rapport les unes aux autres, en rainurant la surface interne du rebord.
Pour rendre le pavage non glissant, on peut éventuel- lement rainurer la surface supérieure de la couronne en 10 (Fig. 5), de la manière habituelle.
Comme on désire parfois incorporer dans la couronne des dispositifs à destination spéciale, tels que ceux destinés à réglementer le sens de la circulation sur les chaussées, on peut en outre prévoir des moyens à cette fin.
On peut fixer ces dispositifs de signalisation à la couronne de toute manière convenable, ou former cette dernière de manière à pouvoir les y loger et, dans ce cas, la couronne comporte une ou plusieurs ouvertures, rondes par exemple, comme c'est indiqué en pointillé sur la fig. 5.
Les dispositifs de réglementation de la circulation ou autres peuvent avoir la forme de têtes de flèches, ou bien se conformer aux usages actuels et consister de lettres for- mant des mots, le mot "halte" par exemple.
Lorsqu'on utilise ces signes spéciaux et qu'on les noie en quelque sorte dans la couronne, ils peuvent comprendre un bouchon ou tampon 12, muni ou non d'une ou plusieurs bri- des 13 (Fig. 8).
Les blocs suivant l'invention convenant spéciale- ment pour la construction de chaussées, pour plus de simpli- cité on n'en a cité ici que cette application spéciale, à titre d'exemple non limitatif, mais il est bien entendu qu'on peut les utiliser avec les mêmes avantages pour des travaux de pavage ou de dallage généralement quelconques, par exemple
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celui des routes, chemins, planchers et âtres de cheminées, ou pour les travaux de bâtiment, tels que la construction de murs de salles de bains.
En pratique, on peut associer le bloc suivant l'in- vention à une matière de remplissage 5 de forme connue, telle que celle utilisée dans la construction des infrastructures ou fondations de routes, mais on peut obtenir les mêmes avan- tages à l'aide d'autres matériaux appropriés.
Dans un mode d'exécution de l'invention, on peut introduire le remplissage dans le bloc avant de mettre celui- ci en place sur la fondation, de préférence en renversant le bloc, en masquant ses cavités ou parties exemptes de rebords, et en y versant ensuite le béton ou autre matière à l'état liquide. Lorsque la masse de remplissage a fait prise, le bloc composite est prêt à être utilisé de la même manière que les éléments ordinaires, comme c'est représenté sur les figs.6 et 7.
Par contre, on peut introduire la masse de remplissage dans le bloc sur place, en posant celui-ci sur la fondation 14, et en le remplissant ensuite de ciment liquide ou autre matiè- re appropriée, par l'une ou l'autre de ses ouvertures.
De cette manière, on unit intimement la masse de rem- plissage du bloc à la fondation de la chaussée.
Selon un autre mode d'exécution, on peut commencer par mouler la masse de remplissage à la forme voulue, et la coiffer ensuite du revêtement élastique, par tension ou fle- xion de celui-ci.
Ainsi qu'on l'a dit ci-dessus, la hauteur des rebords peut déterminer celle du bloc, mais par contre la masse de remplissage peut s'étendre plus bas que les rebords, comme l'est représenté sur la fig. 6, à droite.
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Du fait qu'une substance adhésive n'est pas nécessai- re pour unir le bloc élastique à sa masse de remplissage, quoi- qu'on puisse utiliser un adhésif dans un autre but, on n'a pas mentionné sa présence.
Suivant une autre caractéristique (Fig. 9) on peut substituer à la masse de remplissage en béton ou autre matière, ou y associer, un élément 15 en métal, de préférence creux.
Bien entendu, le mot"élastique"et la mention faite du caoutchouc ou matière analogue s'étendent ici à toute substan- ce ou matière possédant de l'élasticité, à l'état naturel ou manufacturé. On peut donc à juste titre comprendre dans cette catégorie les substances telles que le caoutchouc naturel, artificiel ou synthétique, le gutta-percha ou le balata, seuls ou en mélange, et on peut en outre éventuellement conditionner la structure de la gaine élastique en donnant à certaines de ses parties des degrés de dureté différents, les rebords pou- vant être plus durs que la couronne, ou vice versa, par exemple.
Il est clair que l'invention ne se limite pas non plus à l'utilisation des matières précitées, et qu'on peut en ou- tre comprendre parmi celles-ci toutes les substances connues qu'on associe généralement avec elles. On peut, par exemple, introduire dans le mélange constituant la gaine élastique des fibres broyées ou toute autre matière convenable.
Pour renforcer le bloc composite, on peut incorporer du métal de toute forme convenable, hélicoïdale par exemple, dans une quelconque de ses parties.
Suivant une autre caractéristique relative à la pose des blocs conforme à l'invention sur leur fondation, on peut les former de manière qu'ils viennent en prise avec des moyens auxiliaires, servant à assurer leur mise en place cor- recte ou à faciliter leur alignement.
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On peut, par exemple, ménager une ou plusieurs ou- vertures dans la masse de remplissage et/ou les rebords des blocs destinées à recevoir une tringle 16, susceptible de traverser plusieurs blocs, comme c'est représenté en pointil- lé sur la fig. 6.
Suivant une variante, on peut entailler les surfaces inférieures des blocs, comme c'est indiqué en 17 sur la fig. 5, afin de loger dans ces encoches des tringles ou barres dispo- sées, au préalable, sur la fondation 14.
Un exemple type de bloc composite pour pavage de chaussées comprend une couronne ou sommet, ayant une épaisseur de 12 m/m et une superficie de 30 x 15 c/m. environ.
De chacun de ses bords longitudinaux descend un re- bord ayant 6 m/m d'épaisseur et 10 cm. de hauteur, dont les bords libres rentrent de 30 m/m environ vers l'intérieur du bloc.
Des rainures ménagées dans la face supérieure de la couronne la divisent de manière convenable.
Une amélioration dont le but est de joindre intime- ment les uns aux autres les blocs adjacents, peut consister à former dans les surfaces extérieures des rebords des rainu- res ou autres irrégularités.
Il va de soi que les descriptions ci-dessus et les dessins annexés ne sont destinés qu'à permettre de bien com- prendre l'invention, et que celle-ci n'est nullement limitée par l'une ou l'autre de ses caractéristiques spéciales. Ainsi, quoique le bloc représenté en perspective sur les figs. 1 et 5 soit rectangulaire, on peut évidemment lui donner une autre configuration, et le faire rond, octogonal ou de toute autre forme polygonale, par exemple (Fig. 10).
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Comme le montre la fig. 5, en remplacement des parties rentrantes 3 ou autres parties équivalentes auxquel- les il a été fait allusion, ou en association avec celles-ci, les rebords 2 peuvent présenter des encoches ou évidements dont les arêtés ou surfaces 17 sont disposées angulairement par rapport au plan de ces rebords.
Lorsqu'on ménage ces encoches ou évidements dans les rebords des blocs au moment de les garnir de leur remplissage à pied d'oeuvre, on peut en remplir plusieurs en une seule opération.
En outre, lorsqu'on désire garnir les blocs de leur remplissage à pied d'oeuvre, en même temps qu'on les pose, on peut utiliser à cette fin les ouvertures 11, destinées com- me dit ci-dessus à recevoir des signes de réglementation de la circulation, et on verse alors la masse de remplissage par ces ouvertures, qu'on ferme ensuite à l'aide d'un bouchon con- venable.
REVENDICATIONS ---------------------------
1.- Bloc de pavage ou dalle de revêtement du type spécifié, comprenant une couronne et des brides ou rebords et dont les faces intérieures, ou tout au moins celles des brides ou rebords, comportent des saillies ou des évidements destinés à ancrer l'un à l'autre le bloc et son remplissage.