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"APPAREIL DESTINE A PRENDRE DES RADIOGRAPHIES RAPIDES
ET REPETEES DES ORGANES HUMAINS EN MOUVEMENT"
La présente invention vise un appareil pour pren- dre des radiographies permettant la mobilisation rapide et successive vers la position de graphie de chaque châssis contenant un film, l'immobilisation absolue et automatique de chaque film dans cette position, puis son rappel en position de scopie, chaque mouvement étant en liaison électrique instantanée avec les contacteurs du meuble radiologique.
D'autres caractéristiques et particularités de
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l'invention ressortiront de la description qui va en être faite en regard des dessins annexés, dans lesquels:
La figure 1 est une élévation d'un appareil pour prendre des vues radiographiques, conforme à l'invention.
La figure 2 en est une vue de profil et la figure 3 est une élévation d'une autre forme de réalisation.
L'appareil se compose d'un carter constitué par deux plaques d'aluminium rigide de 2 à 4 millimètres d'épaisseur réunies par des entretoises et ménageant ainsi entre elles un espace vide et protégé où sont logés les organes nobles de l'appareil. Ce carter a la forme d'un rectangle, mais peut affecter n'importe quelle forme.
A l'intérieur du carter et en un point A se trouve un axe fixé aux deux plaques et perpendiculaire à elles.
C'est autour de cet axe que peuvent tourner sur 90 degrés les 4 châssis porte-films radiographiques c précisés plus loin.
Le carter mis dans un plan vertical, l'axe médian des châssis étant horizontal, les châssis sont au repos ; dans cette position, ils sont protégés contre les rayons X par un bouclier en plomb de 3 m/m d'épaisseur fixé à une tôle du carter. L'appareil est alors en position de radioscopie.
L'axe médian des châssis étant vertical, chaque châssis se trouve en face d'une fenêtre rectangulaire percée dans les deux tôles du carter. L'appareil est alors en position de prise de radiographie.
Le châssis porte-films c, en aluminium mince, a la forme d'un rectangle terminé suivant son grand axe par un triangle mixtiligne. Ce châssis, de dimensions appro-
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priées aux formats des films employés, est muni de deux glissières dans lesquelles coulissent le couvercle en aluminium, les écrans renforçateurs et le film.
Sur la partie triangulaire du châssis est fixée une poulie de métal percée en son centre d'un orifice de même alésage que le diamètre de l'axe A et devant recevoir celui-ci à frottement doux. Dans la gorge de cette poulie coulisse un petit fil d'acier.
Sur une des faces de cette poulie et perpendiculairement à sa surface sont fixées deux goupilles: l'une G à l'extrémité du grand axe du châssis, l'autre H sur la même circonférence, mais à 45 degrés de la première. Ces deux goupilles constituent l'un des éléments de l'engrenage à réaliser entre les châssis porte-films d'une part et la pièce motrice d'autre part.
Cette pièce motrice tourne autour de l'axe B.
Cet axe est excentré, ce qui permet le rapprochement ou l'éloignement de la pièce motrice des deux goupilles, facilitant ainsi le réglage.
La pièce motrice est constituée par un cylindre de métal creux destiné à recevoir l'arbre B Sur ce cylindre sont fixés :
1 ) Un rochet à 8 dents R dont nous verrons le rôle plus loin.
2 ) 4 bras M de forme identique situés aux extrémités de deux diamètres perpendiculaires. Ces bras ainsi solidaires du rochet R ne se trouvent pas tous sur le même plan. En effet, ils sont destinés à mouvoir successivement, par engrènement avec les goupilles G et H, les 4 châssis placés les uns au-dessus des autres autour de l'axe A. Ces bras M sont en métal résistant, assez minces pour passer
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aisément entre deux châssis. Ils se terminent par un sec- teur représentant une portion de circonférence de 50 à 60 degrés. Cette portion de circonférence a un rayon double de la circonférence décrite par les goupilles G et H autour de l'arbre A. Ce secteprésente une échancrure m dont nous indiquerons plus loin l'utilisation.
Entre le bord d'atta- que 0 du secteur et le bord d'attaque de l'échancrure m, existe la même distance qu'entre les deux goupilles G et H.
Sous la pièce motrice et placé sur le même axe B pivote un levier I-L. Ce levier est immédiatement contigu à la plaque de base du carter. A l'une des extrémités I de ce levier est fixé le câble d'un bowden E. A l'autre extré- mité 1 du levier se trouve un ressort à boudin N qui tend à ramener constamment le levier à la position inverse de celle où l'amènent les impulsions communiquées par le bow- den. Ce ressort est fixé en 1 à la plaque inférieure du carter.
Sur la partie 1 du levier est fixé un cliquet à ressort D qui s'engrène dans les dents du rochet et qui a pour effet d'entraîner par le déplacement latéral du levier ce rochet et par suite la pièce mobile qui en est solidaire.
Le déplacement du levier est limité dans sa course par deux arrêts F fixés sur la tôle inférieure du carter et placés de part et d'autre du bras de levier L. Ce déplacement du levier par le bowden est calculé de telle façon qu'il pro- voque chaque fois un mouvement du rochet égal à un huitième de circonférence.
Fixé sur la plaque de base du carter un second cliquet à ressort D' s'engrène dans les dents du rochet dans le but d'empêcher ce dernier de revenir en arrière lorsque le levier est rappelé par le ressort N.
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Les pièces principales de l'appareil étant décrites, on va maintenant en expliquer le fonctionnement.
Lorsque sous l'influence du bowden le rochet R décrit un huitième de tour, le bord d'attaque 0 du secteur appuie sur la goupille G du châssis en position de repos ou scopie, provoquant la rotation du châssis vers la position de graphie. Avant la fin de la rotation, la deuxième goupille H se loge dans l'échancrure m du secteur, dont le bord d'attaque substitue alors son action sur la goupille H à celle du bord 0 sur la goupille G, parachevant ainsi le déplacement du cliché à 90 degrés. A ce moment là le rochet a décrit un huitième de tour et s'arrête. La goupille H sortie alors de l'échancrure m bute contre le bord circonférantiel du secteur S immobilisé. Cette butée fixe le châssis en position de graphie.
Le bowden abandonné par la main, le levier I-L revient à sa position de repos provoquant à cet instant précis la prise de vue radiographique par l'intermédiaire de l'interrupteur W.
Une nouvelle traction du bowden provoque encore une rotation de la pièce motrice. Par ce mouvement, le bord circonférentiel du secteur S glisse sur la goupille H et bientôt la libère. A ce moment là, le châssis, rappelé par un ressort! revient à la position de repos ou de scopie.
Ce rappel à la position de repos se fait pour chaque châssis par un fil d'acier mince fixé d'une part en un point de la gorge de la poulie sur le châssis, et d'autre part sur un ressort à boudin V après s'être passé sur une poulie de renvoi Z. Ce ressort à boudin V est luimême fixé sur l'entretoise Y du carter. La propulsion du châssis en position de graphie tend le ressort! qui re-
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vient sur lui-même en entrainant le châssis aussitôt que la rotation de la pièce motrice a libéré la goupille H.
On obtient ainsi le déplacement successif très rapide de chaque cliché de la position repos-radioscopie à la position graphie, et le retour de chaque cliché de la position graphie à la position repos.
Ce modèle a été établi pour quatre films 13x18, mais il peut être établi pour toutes dimensions de films et son système moteur peut être appliqué aussi bien pour mouvoir 1, 2 ou 3 films.
Pour obtenir des prises de vues radiographiques très rapides, il fallait établir la liaison entre les organes mécaniques sus-décrits et les organes électriques des générateurs radiologiques modernes munis de contacteurs.
Dans ce but existent à l'intérieur du carter trois interrupteurs électriques. Le premier , placé le long du bord externe des châssis porte-films au repos, est constitué par une plaque isolante portant sur ses deux faces opposées 4 lames de contact flexibles jumelées séparées l'une de l'autre de sept millimètres. Cet ensemble est connecté avec le contacteur de radioscopie du tableau de commande de telle façon que le courant ne passe que si chaque lame contact est accolée à sa jumelle par la pression que lui fait subir le bord du châssis porte-film (au repos) par l'intermédiaire d'une butée isolante fixée à la lame.
Au moment où l'un des films est propulsé vers la position graphie, la lame contact correspondante s'écarte de sa jumelle et le courant de scopie est coupé.
Un deuxième interrupteur X est connecté avec le circuit primaire de chauffage du filament de l'ampoule en régime radiographie de telle façon que lorsque les lames
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contact se touchent elles provoquent le chauffage du filament régime radiographie. Ce deuxième interrupteur est mû par une roue à 4 cames T solidaire de la pièce motrice et placée sur cetteldernière à l'extrémité opposée à celle où est placé le rochet R moteur. Cette roue à cames est calculée de telle façon que le circuit de chauffage du filament est fermé depuis le moment ou chaque film a abandonné la position de repos jusqu'au moment où le secteur S laisse échapper la goupille H.
Enfin, un troisième interrupteur W placé près de l'extrémité L du levier I-L sera court-circuité par le retour à la position de repos du levier sous l'impulsion du ressort N.
Il résulte de cette liaison électrique que la position de repos des 4 châssis derrière leur bouclier protecteur de plomb provoquera la mise en circuit scopie du générateur. Par contre, la moindre mobilisation d'un des châssis porte-film coupera le circuit scopie par ouverture d'un des interrupteurs jumelés et fermera immédiatement le circuit chauffage de filament graphie par fermeture par la roue à cames de l'interrupteur X. Le courant de haute tension régime graphie ne passera alors qu'à la fermeture de l'interrupteur W par le retour à sa position de repos du levier I-L et, par conséquent, lorsque le film à impressionner sera parfaitement immobilisé devant la fenêtre de visée.
La pose radiographique sera alors coupée automatiquement sur le tableau de commande par le compteur de temps de pose.
Cet appareil fonctionne aussi bien en position horizontale que verticale et son faible poids et son petit
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encombrement permettent de le fixer au dos de l'écran radiocopique habituel et entre celui-ci et le patient. On peut aussi, à volonté, placer sur la fenêtre du carter, la plus éloignée du malade un écran fixe de visée.
L'appareil représenté sur la figure 3 diffère du précédent principalement en ce que les châssis ont un mou- vement coulissant.
Au-dessous du bord inférieur d'une fenêtre k1prévue dans la plaque en regard de la position de radiographie des châssis mobiles, sont fixées sur des entretoises t quatre tiges cylindriques t, de 320 millimètres de long et de 3 à 5 millimètres de diamètre. Ces tiges sont séparées les unes des autres par un vide calculé pour que les châssis Ç soient séparés les uns des autres par un espace de 4 à 5 millimètres. Sur ces tiges formant rails et par l'intermédiaire de guides cylindriques creux ± coulissent quatre châssis porte-films rectangulairesÇ placés les uns derrière les autres suivant des plans parallèles aux plaques K et k.
Ces châssis, coulissant chacun sur leur rail respectif, peuvent occuper deux positions extrêmes : ou bien ils seront dans l'angle supérieur droit de l'appareil, éclipsés derrière les plaques du carter en position de radiosco- pie ou de repos ; ce cas-là, ils seront protégés contre les rayons X par un bouclier de plomb fixé à la face interne de la plaque K; ou bien au contraire, ils seront en face de la fenêtre, c'est-à-dire en position de prise de radio- graphie.
Le châssis porte-film c est constitué par deux lames rectangulaires rigides et parallèles, l'une en aluminium mince, regardant la plaque de carterkenlevée sur
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dessin, l'autre en bakélite mince, regardant la plaque K.
Elles ont 150 millimètres de large et 200 millimètres de haut environ et forment les deux faces du châssis. Elles sont séparées l'une de l'autre par deux règles d'aluminium de deux millimètres d'épaisseur et de 8 millimètres de lar- ge, rivées entre leurs bords longitudinaux. Le bord infé- rieur est constitué par une réglette de métal de même épais- seur,aux deux extrémités de laquelle sont fixés les guides c creux et courts. Dans ces guides coulissent les tiges- glissières t correspondantes.
Cet ensemble constitue un étui plat, ouvert vers le haut, dans lequel on glisse à frottement doux une pochet- te en papier fort contenant les deux écrans renforçateurs et le film à impressionner.
Le bord supérieur du châssis présente une enco- che pour permettre l'extraction facile des pochettes.
Sur la face aluminium du châssis, sur son bord droit, le plus éloigné de la fenêtre, et à 5 centimètres environ de son angle inférieur, est fixé un ergot H' de 4 millimètres de diamètre et de 4 millimètres environ de saillie.
A 2 centimètres environ au-dessous des rails et sur une perpendiculaire passant par le milieu du châssis en position de scopie, est fixé aux tôles du carter un axe cylindrique A'. Sur cet axe, pivotent quatre leviers ou f léaux a superposés et faits de tôle mince mais rigide.
Chaque fléau présente une branche supérieure, longue de 110 millimètres environ, percée près de son ex- trémité d'une fente longitudinale h, destinée à recevoir librement l'ergot H'. La longueur de cette branche et le point de fixation de l'ergot H' sont déterminés de telle
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façon que tout déplacement à 90 du fléau provoque le glis- sement du châssis sur son rail de la position extrême de radioscopie à la position extrême de radiographie.
La branche inférieure du fléau, plus courte, sup- porte une goupille G' placée dans l'axe du fléau et à quin- ze millimètres environ au-dessous de l'axe A'.
A droite de cette goupille s'accroche en U un fil d'acier terminé par un ressort à boudin V fixé par son autre extrémité à une entretoise Y.
C'est par l'intermédiaire de cette goupille G' que va être transmis au fléau le mouvement développé par la pièce motrice ci-dessous décrite.
Cette pièce motrice tourne autour de l'axe B fixé perpendiculairement aux plaques du carter à l'inter- section d'une parallèle tracée à 15 millimètres environ à gauche de la ligne passant par le milieu des châssis en position de radiocopie et par le point A' et d'une perpen- diculaire à cette parallèle tracée à 45 millimètres envi- ron au-dessous du point A'.
La pièce motrice est constituée par un moyeu mé- tallique carré creux b s'emmanchant sur l'axe B. Sur ce carré sont fixés symétriquement quatre bras M, de forme identique. Ces bras se terminent par un secteur S' repré- sentant une portion de circonférence de 75 à 80 degrés.
Cette portion de circonférence a un rayon d'environ 40 mil- limètres.
Pour la commodité de la description, ne considé- rons que celui des bras qui, au début de son mouvement, se trouve en contact avec la goupille G' du fléau correspon- dant, jusque-là en position de radioscopie. Son bord d'at- taque 0 (bord droit) appuie alors sur la goupille G' et la
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pousse vers la droite. Celle-ci obéissant à ltimpulsion glisse alors le long du bord d'attaque C, puis sur l'an- gle arrondi le réunissant au bord S' du secteur toujours en mouvement et, ce faisant, elle entraîne la petite bran- che du fléau vers la droite provoquant le déplacement du châssis correspondant vers la gauche.
Lorsque la goupille G' a ainsi accompli un dépla- cement de 90 autour de l'axe A', le châssis est en posi- tion de graphie (à gauche) et ne peut dépasser cette posi- tion parce qu'il en est empêché par son butoir t2. et il ne peut revenir vers la gauche non plus parce que la gou- pille G' appuie sur le secteur S' arrêté lui aussi.
Une nouvelle traction du bowden E provoque encore une rotation de la pièce motrice. Par ce mouvement, le bord circonférentiel du secteur S' glisse sur la goupille G' et bientôt la libère. A ce moment là, le fléau , rappelé par le @ ressort V, ramène à la position de repos ou de'scopie le châssis qui lui est solidaire.
Il va d'ailleurs de soi que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre purement explicatif et nullement limitatif et qu'on pourra y apporter des modifi- cations de détail sans altérer son esprit.