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Appareil radiocinématographique.
La radiocinématographie ou cinématographie de sujèts exposés aux rayons-X, peut être réalisée de deux manières: par voie indirecte en cinématographiant les images du sujet projetées sur un écran radioscopique, ou par voie directe en cinématographiant le sujet même soumis aux rayons-X.
Pour la voie indirecte, on peut utiliser un appareil de prise de vues à foyer court et des films étroits, mais cette méthode s'adapte difficilement à l'étude cinématique approfondie des cavités de certains organes, tels que vésicule biliaire, reins, vessie etc. La voie directe, qui a l'avantage de donner des clichés aussi nets que la radiographie simple, nécessite tou- tefois comme celle-ci l'emploi de films de grand format, dont chaque image a au moins la grandeur de l'organe ou de la région à radiographier. Il faut donc un appareil cinématographique
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adapté aux dimensions du film.
Les difficultés auxquelles ont s'est heurté dans la réalisation de la radiocinématographie directe tiennent principalement à ce qu'on doit d'une part assurer le déplacement rapide et intermittent du film de grand format (par exemple 120 mm. de hauteur d'image sur 177 mm. de largeur) sans le détériorer et en synchronisme absolu avec l'obturateur cinématographique, et d'autre part éviter que le sujet ait à souffrir des effets d'une exposition prolongée aux rayons-X. La présente invention a pour objet un appareil de radiocinématographie directe qui est conçu de manière à vaincre ces difficultés.
A cet effet, dans l'appareil suivant l'invention, l'obturateur est disposé à distance de l'appareil entre le tube à rayons-X et l'emplacement réservé au patient qui est ainsi protégé des rayons pendant les périodes de fermeture de l'obturateur, et cet- obturateur ainsi que le film de grand format sont actionnés desmodromiquement depuis un arbre commun, l'un par une commande à distance à pignons et arbres de renvoi, l'autre par un mécanisme à croix de Malte et tambour denté engrenant des perforations marginales du film.
Ainsi, tout en évitant le danger de brûlure du patient par les rayons-X, on arrive à synchroniser exactement les mouve- ments du film et ceux de l'obturateur malgré la disposition de ce dernier à l'écart de l'appareil. De plus, conformément à l'invention, la distance entre l'obturateur et la fenêtre de prise de vues de l'appareil est réglable suivant l'épaisseur du sujet à radiocinématographier, l'arbre de renvoi principal de la commande à distance de l'obturateur étant de longueur variable,par exemple télescopiquement. Ceci permet de réduire toujours au minimum compatible avec le sujet, la distance entre
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conséquent le meilleur rendement en toutes circonstances.
L'emploi d'écrans renforçateurs de part et d'autre de la portion de film exposée est d'ailleurs prévu pour ac- croître l'effet des rayons. Selon l'invention, ces écrans sont pressés sur le film pendant les périodes d'arrêt de celui-ci devant la fenêtre de prise de vues, par un poussoir élastique actionné par une came dont la rotation est synchronisée avec celle de l'obturateur et avec le déroulement du film. Le film se trouve ainsi immobilisé par les écrans serrés à chaque période d'ouverture de l'obturateur, et comme cette immobilisation coïncide avec chaque,temps d'arrêt du mécanisme à croix de Malte qui commande le déroulement saccadé du film, il n'y a ni friction ni freinage sur la surface sensible du film.
En outre,notamment pour la radiocinématographie des cavités des organes du corps humain dont l'image est ha- bituellement voilée par les rayons obliques et secondaires, l'invention prévoit de disposer devant la fenêtre de prise de vues de l'appareil une grille antidiffuseuse soit fixe, soit mobile. La vitesse de déplacement de cette grille, de préfé- rence rotative, est réglable indépendamment de celle des au- tres organes de l'appareil.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple un appareil radiocinématographique établi conformément à l'in- vention.
Fig. 1 est une vue de dessus de l'appareil, partie en coupe horizontale par la ligne I-I de la Fig. 4.
Fig. 2 est une vue fragmentaire montrant l'obtura- teur vu de face.
Fig. 3 est une vue de côté de l'appareil, en coupe verticale par la ligne III-III de la Fig. 4,
Fig. 4 est une vue de face de l'appareil ouvert,
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les écrans renforçateurs et certaines autres pièces étant omises ou montrées en coupe pour la clarté du dessin, et
Fig. 5 montre l'autre côté de l'appareil, vu en coupe verticale par la ligne V-V de la Fig. 4.
Sur ces différentes figures, 1 désigne la boîte contenant les organes de l'appareil, à l'exception de l'obtu- rateur rotatif 2 qui est disposé en avant de la botte 1, près du tube à rayons-X indiqué schématiquement en 3 (Fig. 1). hntre l'obturateur 2 et la fenêtre de prise de vues 4 de l'ap- pareil reste libre un espace 5 dans lequel se place le sujet à radiocinématographier. Pour donner une idée des dimensions de l'appareil, on dira que sa hauteur est d'environ 1 mètre et qu'il est destiné à dérouler des films d'une largeur de 177 mm. alors que la largeur des films cinématographiques ordinaires est habituellement de 16 mm.
L'appareil est actionné par un moteur non représenté, au moyen d'une courroie attaquant une poulie 6 à l'arriére de la boite 1. L'axe 7 de cette poulie, pénétrant dans la @ boîte, porte un pignon conique 8 en prise avec un pignon semblable 9 qui est calé sur l'arbre principal 10 de l'appa- reil, monté sur des roulements 11 dans des cloisons latérales 12 de la boîte 1.
L'arbre principal 10, portant un volant régulateur 13, commande simultanément le déroulement saccadé du film, le serrage intermittent des écrans renforçateurs et la rota- tion continue de l'obturateur.
A une extrémité de l'arbre 10 est calé un disque 14 à encoche en demi-lune 15 (Fig. 5) qui coopère avec une croix de Malte 16 pour imprimer une rotation saccadée au tambour d'entraînement principal 17, dont les dents 18 en-
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grènent les perforations marginales du film. L'autre extrémité de l'arbre 10 porte un pignon hélicoïdal 19 destiné à action- ner par l'intermédiaire d'un pignon hélicoïdal 20, d'un 'arbre 21 et de deux couples de pignons hélicoïdaux 22 et 23, deux tambours d'entraînement auxiliaires 24, 25 situés respective- ment au-dessus et en-dessous du tambour principal 17. De plus petit diamètre que le tambour 17, ces tambours 24, 25 sont dentés comme lui afin d'assurer un entraînement positif du film.
Le film a (Fig. 5) se déroule d'une bobine-magasin 26 tourillonnée au sommet de la boîte 1 dans un palier ré- tractile 27 qui permet le remplacement aisé de la bobine vide par une bobine pleine. De cette bobine folle, le film passe sur le tambour commandé 24, où ses marges perforées sont maintenues en prise avec les dentures du tambour par des galets à gorge 28 montés sur un levier à ressort 29 que l'on peut écarter du tambour au moyen d'un bouton 30 pour passer le film autour du tambour. Ensuite le film fait une boucle a1 et passe sur un tambour lisse 51 qui le dirige dans l'aligne- ment de la fenêtre de prise de vues 4 de l'appareil.
Ce tam- bour 31 est évidé à la partie médiane pour éviter l'adhérence du film, susceptible de provoquer des déchirures dans celui- ci, et le film est guidé sur ses jantes lisses par des galets 32 montés sur des leviers pivotants 33.
Dans la fenêtre le film passe en a2 entre deux écrans renforçateurs dont l'un 34 est fixé au couvercle démonta- ble 35 de la façade de la boîte 1 (Fig. 1) tandis que l'autre 36 est mobile dans le sens horizontal de façon à serrer le film entre lui et l'écran fixe 34. La fenêtre 4 peut être fermée par un panneau en bois ou autre matière très perméable aux rayons-X.
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Au delà de la fenêtre 4 le film passe autour du tambour d'entraînement principal 17, avec les dents 18 duquel ses perforations sont maintenues en prise par des galets 37 portés par un levier pivotant 38, puis il fait une seconde boucle a3,passe sous les galets 39 d'un levier 40 et autour du second tambour d'entraînement auxiliaire 25 pour s'enrouler finalement sur une bobine envideuse 41 au pied de la botte 1.
Cette bobine 41 est commandée depuis le tambour d'entraîne- ment auxiliaire supérieur 24 par une courroie 42 qui passe sur une grande poulie 43 solidaire de ce tambour 24, des pou- lies de renvoi 44 et une petite poulie 45 solidaire de la bobine 41. Selon que la bobine 41 est plus ou moins chargée de film, sa vitesse doit varier en raison inverse de son diamètre pour assurer l'enroulement régulier et sous tension du film. Ceci s'obtient en réglant la tension de la courroie 42 de façon qu'elle puisse patiner sur la poulie 43 lorsque le diamètre de la bobine augmente. A cet effet la paire supé- rieure de poulies de renvoi 44 est montée à une extrémité d'un balancier tendeur 46 dont l'autre extrémité est sollici- tée par un ressort de traction 47 à vis de réglage 48.
A côté du volant régulateur 13, l'arbre principal 10 porte une came 49 servant à actionner l'écran renforçateur mobile b6. Comme le montre la Fig. 3, cet écran 36 est monté à glissières dans un porte-écran 50, porté lui-même à l'extré- mité d'une tige horizontale 51 qui est guidée axialement dans une console 52. Un ressort 53 enfilé sur la tige 51 tend à rappeler le porte-écran vers la came 49, laquelle agit sur un galet 54 pour pousser le porte-écran vers l'avant et ser- rer ainsi l'écran mobile 34 et la portion a2 du film contre l'écran fixe 35 (Fig. 1). Ce serrage doit toutefois être élastique afin de ne pas détériorer le film.
Dans ce but, le
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galet 54 est monté sur un levier 55 articulé à une extrémité, en 56, à la tige 51 et relié à l'autre extrémité à un ressort de traction 57, plus puissant que le ressort 53 et ancré d'autre part à un coude 58 de la tige 51. Après la faible course de la tige 51 nécessaire pour avancer l'écran 36 en position de serrage sous l'action de la came, le ressort 57 cède de manière que la poussée subséquente de la came soit transformée en pression élastique sur l'écran.
Le porte-écran 50 est amovible, étant monté sur une cheville 59 retenue dans un alésage de l'extrémité de la tige 51 par une vis de blocage à longue tige 60, dont la tête 61 est accessible à l'extérieur du blindage de plomb 62 qui entoure le compartiment central de l'appareil, derrière la fenêtre de prise de vues 4 (Fig. 3).
Le rôle de ce blindage de plomb 62 est d'arrêter vers l'arrière, au-delà des écrans renforçateurs, les rayons-X qui pénètrent horizontalement par la fenêtre 4, ainsi que les rayons secondaires qui pourraient être dispersés vers le haut, le bas ou latéralement par les organes métalliques contenus dans le compartiment central, et seraient susceptibles de voi- ler les parties vierges et exposées du film, en-deçà et au- delà de la fenêtre 4. La tige 60 traverse une fente 63 du blindage qui permet son mouvement de va-et-vient avec le porte-écran 50.
Comme on l'a dit ci-dessus, l'obturateur rotatif 2 situé en dehors de la boite 1, est également actionné par l'arore principal 10. A l'extrémité 64 de cet arbre s'adapte une rallonge 65 qui entratne à l'aide d'un couple de pignons hélicoïdaux 66, un arbre télescopique 67 muni à chaque extré- mité d'un joint universel 68. L'arbre télescopique 67 entraîne à son tour au moyen d'un couple de pignons hélicoidaux 69,
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un arbre 70 qui s'étend parallèlement à la façade de la boîte 1 et aboutit à l'obturateur 2.
Constitué de deux disques rotatifs 71, 72 garnis de plomb pour être imperméables aux rayons-X et tournant en sens inverse, l'obturateur 2 s'ouvre par la coïncidence de deux fenêtres ménagées dans les disques. Ceux-ci tournent sur un axe 73 qui porte deux pignons coniques 74, 75 solidai- res chacun d'un disque et engrenant tous deux avec un troisiè- me pignon conique 76 entraîné par l'arbre 70. Le tout est supporté par une console 77 montée sur un pied non représenté et susceptible d'être rapprochée ou écartée de la boite1, ainsi que le tube à rayons-X 3 dont le pied-support n'est pas représenté non plus.
L'appareil peut comporter, en outre de l'obturateur rotatif, un plateau rotatif antidiffuseur 78 (Fig. 6) monté devant la fenêtre 4, sur un axe 79 qui est tourillonné sur le côté de la boîte 1 dans un palier 80 et qui porte à l'arrière une poulie 81 à gorge de diamètre variable entraînée directe- ment au moyen d'une courroie 82 par le moteur de l'appareil.
En variant le diamètre de la poulie 81 il est possible de régler la vitesse de rotation du plateau antidiffuseur, selon les besoins.
Pour radiocinématographier un patient, l'opérateur place celui-ci dans l'espace 5, entre la fenêtre de prise de vues 4 et l'obturateur 2 qu'il rapproche jusqu'à toucher le patient en faisant coulisser l'arbre télescopique 67, et il dispose le tube à rayons-X 3 contre l'obturateur. On comprend aisément que le patient ne sera soumis à l'action des. rayons-X qu'à chaque période d'ouverture de l'obturateur, pendant le temps très court de la prise d'une image.
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L'appareil est prévu pour prendre seize clichés par seconde sur le film. En conséquence, le mécanisme décrit produit seize fois par seconde l'ouverture et la fermeture de l'obturateur, l'avancement saccadé et l'arrêt du film, le serrage et le desserrage des écrans renforçateurs. Grâce à la commande desmodromique de tous les organes qui assure le synchronisme parfait, à l'entraînement positif du film par croix de Malte et tambours dentés entre lesquels le film forme des boucles lâches qui permettent son avancement saccadé, et enfin à la commande élastique du serrage des écrans renforça- teurs qui évite le froissement du film entre les écrans, on parvient à surmonter toutes les difficultés auxquelles s'était heurtée jusqu'ici la technique de la radiocinématographie directe.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux détails d'exécution décrits et représentés à titre d'exemple' et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modi- fications.
REVENDICATIONS ---------------------------
1.- Appareil de radiocinématographie directe, ca- ractérisé en ce que l'obturateur rotatif imperméable aux rayons-X est disposé à distance de l'appareil de façon que le sujet à'radiocinématographier se place entre la fenêtre de prise de vues et l'obturateur qui le protège ainsi des rayons-X pendant ses périodes de fermeture.
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