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Chaudière de chauffage central.
Les chaudières de chauffage central sont actuellement divisées en trois catégories suivant la nature du combustible qu'elles sont destinées à brûler: solide, liquide ou gazeux.
Pour le fabricant, il est onéreux de construire trois types de chaudières entièrement différents afin de répondre aux demandes des acheteurs, et d'autre part les acheteurs sont embarrassés dans leur choix, car si les combustibles solides sont encore actuellement ceux dont l'usage est le plus répan- du, le mazout et surtout le gaz offrent de tels avantages que leur emploi est appelé à se généraliser.
La présente invention a pour but de procurer une chau- dière pour chauffage central, distribution d'eau chaude et
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usages analogues, qui puisse brûler indifféremment des com- bustibles solides, liquides ou gazeux, moyennant de très lé- géres modifications pour passer d'un combustible à un autre, et avec un excellent rendement dans chaque cas. On voit de suite les avantages d'une chaudière ainsi conçue, tant pour le fabricant qui pourra concentrer sa production sur un seul type de chaudière, que pour l'acheteur auquel il sera permis de transformer à peu de frais son installation de chauffage s'il désire adopter un combustible différent de celui pour lequel la chaudière était prévue primitivement.
Suivant l'invention, la chaudière comprend, de part et d'autre d'un espace central ouvert de haut en bas, deux moitiés ayant chacune leur propre système de circula- tion d'eau et de fumées, et des supports supérieurs et in- férieurs susceptibles de supporter de manière amovible, dans l'espace central, les premiers soit un couvercle, soit un brûleur à huile, soit un corps de chauffe à circulation d'eau, et les seconds soit une grille, soit un écran réfractaire, soit une série de rampes à gaz. Pour adapter la chaudière au combustible choisi, il suffit donc de suspendre aux supports ceux des organes cités qui conviennent pour ce combustible.
Selon le cas, l'espace central servira de magasin et de foyer pour le combustible solide, ou de chambre de com- bustion pour l'huile ou le gaz, une partie de cette chambre pouvant être occupée par le corps de chauffe supplémentaire, suspendu aux supports supérieurs et raccordé aux chambres d'eau des moitiés de la chaudière. L'adjonction d'un tel corps de chauffe augmente sensiblement la surface de chauffe de la chaudière sans en accrottre l'encombrement et, de plus, comme il fait office de bouilleur en étant exposé directement à la A
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chaleur des flammes, l'eau qu'il contient s'échauffe rapidement et la circulation dans le circuit de chauffage en est activée.
De préférence, les supports supérieurs et inférieurs sont constitués par des saillies ou taquets sur les parois des moitiés de chaudière, et ces moitiés elles-mêmes sont formées d'éléments juxtaposés constituant, de la manière connue, des chambres d'eau et des carneaux de fumée alternants.
Afin que l'invention soit bien comprise, on en décrira ci-après une forme de réalisation, représentée à titre d'exemple sur le dessin annexé dont les figs. 1 à 5 montrent, en coupe transversale verticale par les carneaux de fumée, la même chaudière différemment équipée selon la nature du combustible à brûler.
Sur toutes les figures, a et b désignent les deux moitiés de la chaudière encadrant l'espace central ± qui, lorsque la chaudière n'est pas équipée, est libre du haut en bas. Chaque moitié a ou b comprend un certain nombre d'éléments juxtaposés formant entre eux des carneaux de fumée 1 qui alternent avec des chambres d'eau non visibles sur le dessin et sont reliés par un carneau de cheminée 2, tandis que les chambres d'eau communiquent par un conduit de départ 3 et un conduit de retour 4. L'espace central c. étranglé au milieu de sa hauteur, s'épanouit à sa partie inférieure dans laquelle s'ouvrent les carneaux 1 des deux moitiés de la chaudière.
Deux rails 5, de section en U, posés parallèlement sur la fondation 6, maintiennent à l'alignement et l'écartement voulus les éléments a et b; seuls les éléments de façade et de fond de la chaudière s'étendent sur la largeur entière de celle-ci pour enclore l'espace c à l'avant et à l'arrière.
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Dans l'espace ± font saillie, sur les parois en regard des moitiés a et b, des taquets d et e venus de fonte avec les éléments et constituant les supports supérieurs et inférieurs, respectivement, destinés à supporter les organes d'équipement amovibles de la chaudière.
Sur la Fig. l, qui montre la chaudière équipée pour brûler du charbon de petit calibre, les supports inférieurs e portent une grille en dos d'âne 7 sur laquelle repose le combustible remplissant l'espace c qui est fermé par un cou- vercle 8 posé sur les supports supérieurs d. La partie supé- rieure étranglée de l'espace c sert de magasin pour le com- bustible en réserve qui vient brûler sur la grille 7 dans sa partie inférieure évasée, à l'entrée des carneaux 1.
Pour brûler le charbon de gros calibre ou le coke, on peut remplacer la grille 7 par une grille 9 plus plate, comme le montre la fig. 2.
Dans le cas de la fig. 3, les taquets supérieurs d supportent un brûleur à huile 10 qui obstrue le dessus de l'espace c, dans lequel il lance sa flamme de haut en bas vers un écran réfractaire 11, en dos d'âne, porté par les taquets inférieurs e et bouchant le dessous de l'espace c.
Celui-ci forme ainsi une chambre de combustion d'ou les flammes, divisées par l'écran 11 en deux courants symétri- ques, s'échappent par les carneaux 1.
Au lieu d'un brûleur vertical 10, il est avantageux d'employer un brûleur horizontal 12 disposé à l'avant ou à l'arrière de la chaudière et injectant l'huile dans la partie inférieure évasée de l'espace c, comme le montre la fig. 4, car on peut alors loger dans la partie supérieure de cet espace c un corps de chauffe supplémentaire 13 suspendu aux
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taquets supérieurs d et raccordé par des conduits 14 aux conduits 3 des moitiés a et b de la chaudière. De section transversale conique, ce corps de chauffage ou bouilleur 13 offre une grande surface à la chaleur rayonnée par les flammes du brûleur et il augmente dans une mesure notable le rendement de la chaudière sans dépense supplémentaire de combustible. Avec le brûleur 12, on fait usage d'un écran réfractaire 15 de forme plate.
La fig. 5 montre la chaudière équipée pour le chauffage au gaz. Elle est munie dans ce cas d'une série de rampes à gaz 16 supportées par les taquets inférieurs e, et comporte également un corps de chauffe supplémentaire 13 suspendu aux taquets supérieurs d. L'emploi du corps 13 est particulièrement utile pour le chauffage au gaz du fait que l'accroissement de surface de chauffe ainsi réalisé permet d'obtenir un échauffement rapide de l'eau à la température de régime lorsqu'on allume la chaudière, ce qui est une condition importante pour l'économie du chauffage au gaz.
Bien qu'il soit préférable, pour la facilité de la construction et du montage de la chaudière, de former celle-ci d'éléments juxtaposés comme c'est décrit ci-dessus, il va de soi que l'invention n'est pas limitée à ce mode de réalisation, non plus qu'aux autres détails d'exécution décrits et représentés à titre d'exemple.
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