<Desc/Clms Page number 1>
"PHOTOMETRE DE POCHA POUR LA PHOTOGRAPHIE
L'invention a pour objet un dispositif'nouveau de photomètre de poche pour la photographie, donnant automatiquement les temps de pose et se caractérise en ce qu'on déplace simultanément un écran à teintes graduées, transparent ou translucide, et une table des temps de pose, ce qui permet d'obtenir des temps de pose sans recherches supplémentaires et d'accomplir les prises de vue dans le minimum de temps possible après l'appréciation de la luminosité des sujets.
Une forme de réalisation se caractérise par la
<Desc/Clms Page number 2>
combinaisons : a) d'un écran à teintes graduées formé d'une substance transparente ou translucide, suivant que cet écran doit être traversé par les rayons lumineux réfléchis par le sujet photographier, ou par les rayons de la lumière ambiante ; b) d'un mécanisme simple produisant le déplacement de cet écran devant un orifice formant oculaire et par lequel on regarde le sujet à photographier ; c) d'une table des temps de pose se déplaçant également sous l'action, du mécanisme; d) d'une échelle mobile de la sensibilité des plaques ou pellicules photographiques.
L'invention s'étend également à un mode économique de réalisation de l'écran transparent à teintes graduées.
Cet écran se caractérise-en ce que, dans la forme circulaire qui lui a été donnée, il est divisé en secteurs égaux dont la teinte est progressivement graduée du secteur le plus clair au secteur le plus foncé.
On peut obtenir cet écran dans un disque de cristal coloré par un travail de tailla,ge approprié très couteux.
Une forme d.e réalisation plus spécialement comprise dans le cadre de la présente invention consiste en principe former cet écran au moyen d'éléments superposés, découpés dans toute substance transparente, blanche ou convenablement teintée, se présentant en feuilles minces comme le verre, le celluloïd, la gélatine ou toute autre matière convenable. l'invention s'étend encore à d'autres points particuliers qui apparaîtront dans le texte suivant fait en référence au dessin annexé donné à titre d'exemple seulement et dans lequel :
<Desc/Clms Page number 3>
La figure 1 est une coupe longitudinale d'un photomètre suivant l'invention,
La figure 2 en est une vue en élévation,
La figure 3 est une vue en plan de l'écran à teintes graduées,
La figure 4 est la vue en plan d'un écran circulaire à douze secteurs,
La figure 5 est la vue en plan du premier, du deuxième et du douzième élément de cet écran,
La figure 6 est/une vue d'un écran rectangulaire à dix divisions,
La figure 7 est une combinaison de deux écrans rectangulaires,
L'appareil est constitué comme suit :
Dans un corps tubulaire 1 est placé l'écran à teintes graduées 2, maintenu par un support 3 fixé par une vis 4 ou similaire.
Très près de l'écran 2 se trouve l'orifice de vision 5 formant l'une des extrémités d'une tubulure conique 6, inclinée par rapport à l'axe de l'appareil et dont l'autre extrémité porte une bonnette 7 dont la forme est étudiée pour recevoir l'oeil de l'observateur, en éliminant les rayons lumineux latéraux pouvant gêner la vision.
La tubulure conique 6 faisant corps avec la bonnette 7, est rendue solidaire d'une gaine extérieure 9 par les vis 10. La gaine 9 recouvre l'appareil et sert à le maintenir pendant l'observation. Le corps 1 peut tourner à l'intérieur de la gaine 9 sous l'action de la main agissant sur la virole moletée 11 fixée au corps 1 par les vis 12. En tournant, le corps 1 amène successivement en face de l'orifice de vision.5 toutes les parties de l'écran 2 et les rayons lumineux réfléchis par l'objet
<Desc/Clms Page number 4>
à photographier, ou les rayons de la lumière ambiante, entrant par l'extrémité 8 de l'appareil, traversent l'écran 2, l'orifice 5 et vont à l'oeil de l'observateur après avoir subi une modification de leur intensité, d'autant plus forte qu'ils ont traversé une partie plus foncée de l'écran 2.
Le guidage et la fixation du corps 1 dans la gaine 9 s'effectuent au moyen d'un ergot ou d'une clavette 16, glissant dans une rainure circulaire 13, ménagée dans la douille 14 fixée au corps 1 par les vis 15. Dans la rainure peuvent être prévus des crans pour régler, au moyen d'un cliquet approprié, les positions que peut prendre le corps 1 par rapport à la gaine 9.
Entre la gaine 9 et le corps 1 est placée la table des temps de pose 18 qui est solidaire du corps 1 et qui se déplace avec lui quand on fait tourner la virole 11. La table des temps de pose comporte autant de divisions qu'il en a été attribué à l'éoran 2 et les temps de pose , inscrits dans une division sont inversement proportionnels à l'épaisseur de la teinte de l'écran correspondant à cette division, si bien qu'entre la teinte la plus olaire de l'écran, traversée par des rayons lumineux de faible intensité et la teinte la plus foncée que seuls peuvent traverser des rayons très intenses, il est possible de trouver toujours une partie de l'écran capable de mesurer, avec une précision suffisante, l'intensité d'un rayon lumineux quelconque.
La mesure résulte de l'affaiblissement progressif des rayons lumineux par l'interposition successive des parties de plus en plus foncées de l'écran 2, jusqu'au'point où il n'est plus possible de distinguer les détails de l'objet à photographier, ou de voir la lumière extérieure par l'orifice 5.
Afin de pouvoir lire les temps de pose, la gaine 9 porte une ouverture 19 par laquelle apparaissent suo-
<Desc/Clms Page number 5>
cessivement les divisions de la table 18 quand on fait, tourner la virole 11.
Pour obtenir le temps de pose apte à la photographie d'un sujet quelconque, il suffit de regarder ce sujet au travers du photomètre, en interposant d'abord la teinte la plus claire de l'écran 2, puis de tourner la virole 11 jusqu'à oe que les détails du sujet disparaissent et que, seule, sa silhouette demeure faiblement apparente. La division de la table 18 placée sous l'ouverture 19 indique alors tous les temps de pose admissibles avec les ouvertures d'objectif inscrites sur le tableau des diaphragmes 20 place parallèlement à l'ouverture 19.
Mais, comme il est indispensable de tenir compte de la sensibilité des plaques et pellicules employées en photographie, le tableau des diaphragmes est muni d'une échelle des sensibilités 21, et peut coulisser dans les glissières 22, de manière que les chiffres de chaque sensibilité puissent se placer en face d'un index 24, suivant que l'opérateur emploie des plaques lentes, rapides, extra-rapides ou ultra-rapides. Le glissement du tableau 19 s'effectue en poussant vers le haut ou vers le bas, le bouton 26.
Afin de limiter les mouvements de rotation du corps 1, la virole 11 porte une butée 23 qui vient s'appuyer contre le bec 25 de la gaine 9. La position exacte des divisions de la table 18, en face de l'ouverture 19, peut être assurée par tous dispositifs convenables de cliqueta, ressort, etc...
A l'extrémité du corps 1, on place un verre transparent 27, pour en protéger l'intérieur.
Dans le cas où le photomètre n'est destiné qu'à mesurer la lumière ambiante, l'écran 2 est simplement translucide, et la détermination des temps de pose se fait de la même manière, mais en arrêtant la rotation de la virole 11
<Desc/Clms Page number 6>
au point où l'orifice 5 ne reçoit plus aucun rayon lumineux.
Les avantages de la présente invention ressortent clairement, si l'on considère les difficultés que rencontrent en général les amateurs photographes pour choisir les temps de pose, en raison de la luminosité extrêmement variable des objets et de l'atmosphère.
De plus, aucun des photomètres créés pour déterminer les temps de pose ne donne, jus qu'à présent, d'une manière rapide, exacte et complète, des indications propres à photographier dans les conditions les plus favorables.
Les uns, dits appareils à noircissement, dans lesquels est un papier sensible, dont la teinte se modifie sous l'action de la lumière ambiante, jusqu'avenir conforme à une teinte étalon, nécessitent l'emploi d'une montre, l'examen de plusieurs échelles graduées et un caloul, pendant lesquels la luminosité de l'atmosphère peut se modifier. Les autres, dits appareils à vision, comportent des systèmes optiques assez compliqués et coûteux, entraînant une mise au point analogue à celle qu'il faut réaliser avec des jumelles. Après la mise au point, il faut tourner une virole extérieure, laquelle fait mouvoir un écran intérieur portant des caractères à lire, ou bien produit la fermeture d'un diaphragme règlant l'admission de la lumière sur un signe qu'il faut distinguer.
D'après la lecture ou la vision, on agit sur d'autres viroles extérieures portant des graduations diverses, et l'on obtient finalement le temps de pose en perdant parfois plusieurs minutes entre la mesure de la luminosité de l'objet et la prise de vue. Les photomètres à vision sont généralement d'un prix élevé..
Il existe encore des photomètres à étalon lumineux, lequel est formé d'une petite lampe électrique alimentée par une pile de très petites dimensions et par conséquent de
<Desc/Clms Page number 7>
faible durée. Ces appareils possèdent également un dispositif optique qui en élève le prix; leur emploi est forcément limité par l'inconvénient du remplacement de la pile.
Il convient de mentionner encore, pour en montrer les inconvénients, les tables, dans lesquelles les temps de pose sont obtenus soit par la manoeuvre de plusieurs curseurs, soit par l'addition de plusieurs coefficients se rapportant à des sujets variés plus ou moins éclairés, à l'état du ciel, etc..., et/dont le principal défaut est de laisser l'opérateur dans une incertitude relative, pour apprécier la situation vraie des sujets par rapport à la luminosité de l'atmosphère. Il suffit, d'ailleurs, de calculer des temps de pose avec les mêmes données fournies par des tables diverses pour obtenir, relativement à un même sujet, des résultats très différents, ce qui prouve l'inexactitude et l'imperfection de ces tables.
Le photomètre faisant l'objet du présent brevet ne présente aucun des inconvénients qui viennent d'être exposés.
Il est d'une construction simple, robuste, d'un poids et d'un encombrement très réduits. Son système optique ne comprenant aucune lentille, ne nécessite aucune mise au point et les opérateurs portant des lunettes peuvent conserver leurs verres pendant la visée du sujet. Lorsque les conditions de visées sont remplies, ce qui est très rapide, la lecture des temps de pose se fait immédiatement sans manoeuvre supplémen- taire, sans tâtonnements, sans calcul ; perd donc le minimum de temps possible entre la vision du sujet, la lecture du temps de pose et la prise de vue, ce qui est de la plus grande importance, si l'on tient compte des conditions extrêmement variables de la luminosité de l'atmosphère. En'raison de sa simplicité de construction, ce photomètre est d'un prix de revient très bas.
Dans la figure 5, le premier élément de l'écran circulaire est un cercle complet la, le deuxième élément 2a
<Desc/Clms Page number 8>
est un cercle auquel on a enlevé un douzième de la surface utile. Ce deuxième élément, qui est superposé au premier, forme un écran à deux degrés, et l'on conçoit qu'en superposant successivement des éléments de surface réduite de deux douzièmes, de trois douzièmes, etc..., le dernier élément 3a n'ayant plus qu'un douzième de c/ercle la, l'on puisse constituer un écran à douze degrés. La vision de l'objet à photographier peut donc s'effectuer à travers une seule épaisseur de la matière transparente constituant l'écran, à travers deux, trois, etc..., ou douze épaisseurs.
Il s'en suit que, si la teinte de cette matière a été convenablement étudiée, la lumière réfléchie par le sujet à photographier traversera aisément le premier degré, laissant apparaître une image nette de ce sujet, image qui n'ap- paraftra plus' que très affaiblie quand elle sera vue à travers un nombre d'épaisseurs absorbant la presque totalité des rayons lumineux réfléchis par le sujet, et la condition de détermination du temps de pose sera ainsi réalisée.
L'on peut construire également un photomètre photographique, en employant un écran rectangulaire représenté à la figure 6, dans lequel les éléments de dimensions décroissantes sont superposés comme dans l'écran circulaire.
11 est possible encore de réaliser un photomètre photographique en utilisant deux ,-crans rectangulaires placés en face l'un de l'autre, comme le montre la figure 7, et pouvant se déplacer parallèlement à eux-mêmes, en se recouvrant ou en s'éloignant l'un de l'autre. Suivant la position occupée par ces deux écrans l'on pourra voir le sujet à photographier à travers un nombre plus ou moins grand d'éléments.
On peut donc donner à l'écran transparent une forme et un nombre de divisions quelconques, on peut le rendre fixe ou mobile, sans que le principe de l'invention en soit altéré.