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La présente invention est relative aux matériaux isolants électriques et à leurs méthodes de fabrication. On utilise depuis longtemps de l'amiante tissé, par exemple, sous forme du ruban, comme isolant électriques. Toutefois, de tels .rubans sont coûteux et de fabrication difficile lorsqu'on désire les obtenir très minces. Dans ce dernier cas, on peut les établir en papier d'amiante, mais celui-ci possède une résistance mécanique très réduite.
La Société demanderesse combine de manière convenable l'amiante sous forme de feutre, de papier ou de tissua, avec une matière cellulosique, la cellulose régénérée connue dans le commerce sous ne nom de cellophane, par exemple On peut aussi omployar un dériva cellulosique, oanme l'aoétate de cellulose
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et marner dans certains cas, la cellulose amenée à l'état de papiers d'épaisseurs variées. Pour simplifier l'exposé, tous ces produits seront indifféremment englobés sous la désignation de matières cellulosiques.
Le résultat de l'invention est un produit mixte, en feuilles ou en rubans, renfermant la matière cellulosique et l'amiante, particulièrement approprié à l'isolement des fils ou des câbles électriques. Non seulement, la matière cellulosique apporte sa résistance mécanique à l'ensemble, mais celui-ci associe une constante diélectrique élevée, provenant de celle de la matière cellulosique, et la résistance à la chaleur provenant de l'amiante. Ce produit, obtenu en feuilles, rubans, plaques, etc... peut être imprégné ou recouvert de tous matériaux isolants:
vernis, résines synthétiques, etc... ce qui accroît encore le pouvoir isolant de l'ensemble et supprime les opérations de recouvaement final que, sans cette précaution, on devrait effectuer sur le produit fini luimême. Suivant les oas, la constitution de l'isolant est celle d'une simple feuille cellulosique associée, sur l'une de ses faces ou sur les deux, avec de l'amiante, ou bien cet amiante peut être mis en sandwich entre plusieurs feuilles de matière cellulosique et convenablement combiné avec elles.
Un premier procédé de fabrication consiste à carder l'amiante en fibres au moyen d'une machine apprppriée telle qu'une cardeuse. La fibre d'amiante est ensuite fixée par adhérence sur une ou plusieurs feuilles de matière cellulosique, par exemple !le cellulose régénérée.
On traite l'amiante par un adhésif convenable, par exemple, une colle soluble dans l'eau, colle de caséine ou autre, ou aricore un adhésif renfermant une résine synthétique, éventuellement du groupe des résines d'alcool polydvique et d'acide polybasique, désignées généralement sous le non de résines aikyd. L'amiante, enduit d'adhésif, peut ainsi se fixer sur la matière cellulosique que l'on a également traitée superficiellement pour rendre sa surface poisseuse* On force l'amiante à s'incorporer quelque peu à la matière cellulosique par action de l'humidité et du laminage entre rouleaux.
La feuille combinée est séchée dans une étuve chauffée, de préférence, par l'élec- tricité, pour en mieux contrôler la température atteinte, avec sécurité et précision. La matière est alors prête à l'emploi comme isolant en feuilles. On peut ensuite la recouvrir ou l'imprégner de vorniev résines naturelles ou synthétiques ou de toutes combinaisons de ces matières. De telles feuillas permettant d'obtenir du rhban de toute largeur voulue, en utilisant les machines coupeuses counues. Ainsi qu'on la dit plus haut, la matière isolante obtenue peut prendre la
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forme d'une matière cellulosique revêtue , sur l'une de ses faces ou sur les deux, avec de l'amiante, ou au contraire l'amiante disposé en sandwich entre des feuilles de matière cellulosique.
Suivant une variante du procédé ci-dessus, du papier d'amiante en feuilles, de qualité et d'épaisseur convenables, choisi d'après les conditions' que doit remplir la matière isolante, est combiné avec la matière cellulosique, par l'intermédiaire d'un adhésif. Soit, par exemple, à combiner un dérivé cellulosique, comme l'acétate de cellulose avec du papier d'amiante La feuille d'acétate de cellulose reçoit un vernis adhésif, comportant par exemple une résine alkyd soit pure, soit renfermant des agents modificateurs: résines naturelles, huiles sicoatives, acides gras siccatifs, etc... Ces huiles pourront être choisies parmi l'huile de lin, l'huile de bois de Chine, etc... et les acides siccatifs ceux extraits de telles huiles.
On associe le papier d'amiante à 1'acétate du cellulose, de préférence sous pression, à froid ou à chaud, de manière à provoquer une adhérence très grande, avec légère pénétration, puis le produit séché à l'air est chauffé pour condenser la résine jusqu'à l'état requis pour l'emploi. Quand on utilise un adhésif non résineux, par exemple une colle soluble dans l'eau, les fouilles peuvent être associées directement par pression et séchage à l'air.. On comprendra qu'à l'acétate de cellulose mentionné ci-dessus, on peut évidemment substi- tuer tous les matériaux cellulosiques énumérés ci-dessus.
Suivant un second procédé, la matière cellulosique est d'abord amenée à l'état plastique soit par la chaleur, soit par pression, soit par la présence de solvants, ces différents moyens pouvant d'ailleurs être asso ciés de toutes les manières possibles. On l'applique alors sur la feuille d'amiante en utilisant, si nécessaire, un adhésif convenable. Finalement, on étuvé pour sécher le produit et vaporiser les solvants, si il y en a de présents.
Quand on désire éviter que l'amiante en feuille absorbe une trop grande quantité d'adhésif, on en bouche les pores au moyen d'un enduit en matière bon marché caséine, amidon, dextrine, etc... On effectue alors la fabrication comme il a été dit ci-dessus. De cette manière, il y a moins de difficile à enlever les solvants, si l'on en a mis, et il n'est plus nécessaire d'employer autant de matière adhésive.
Une autre méthode de fabrication consiste à répandre la matière cellulosique,
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dissoute par projection au pistolet sur du papier ou du feutre d'amiante.
Le produit réalisé peut recevoir plusieurs couches successives, en utilisant chaque fois le dépôt au pistolet. Une fois que l'amiante a acquis une cartaine résistance mécanique provoquée par la présence de la matière cellulosique, on peut faire passer le tout dans un bain de la marne matière cullosique, ou d'une autre, et réaliser ainsi le recouvrement complet.
Il n'est pas non plus nécessaire d'associer à l'amiante une saule matière cellulosique, et dans un seul isolant, on peut fort bienntroduire plusieurs différentes ,suivant les nécessités de 1'emploi. Par exemple, on fixera de la cellulose régénérée sur l'amiante, et le tout peut être associé avec de l'acétate de cellulose, puis facultativement recouvert d'un vernis isolant, d'une résine synthétique, etc....
On comprend aisément aussi que toute personne spécialisée dans de telle industries peut apporter au présent procédé toutes les modifications possibles sans sortir du domaine de l'invention, pourvu que ces modifications associent toujours des isolants minéraux fibreux, comme l'amiante, et des isolants organiques cellulosiques.
Pour que l'invention soit mieux comprise, il en est donné cidessous l'application aux câbles électriques isolés.
Lorsque les câbles électriques doivent résister à la chaleur, on les isole ordinairement avec de l'amiante, mais cette substance n'a qu'une rigidité diélectrique faible, et les câbles ainsi isolés ne peuvent recevoir que des applications limitées, toutes les fois qu'il s'agit de tensions élevées. Il est donc désirable de réaliser un isolement qui résiste à la fois à la chaleur et à des tensions élevées.
La Société demanderesse a découvert que l'association d'une matière cellulosique, par exemple, la cellulose régénérée, et de l'amiante. telle qu'elle a été décrite ci-dessus, convient parfaitement aux conducteurs métalliques. L'isolement est très boni il résiste à la chaleur, l'amiante mis à l'extérieur protégeant la matière cellulosique.
La Fig.l jointe montre en élévation, avec coupe partielle, un câble isolé au moyen de plusieurs couches successives d'isolants différents.
La Fig.2 concerne une légère variante de l'invention.
Dans ces figures, le câbla est désigné par 1 ou par 6, et il peut être Constitué par un seul fil ou par plusieurs fils métalliques, toronnée en-
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semble , en cuivre par exemple. bur ce conducteur, est appliquée la couche d'amiante à longues fibres 2, formant feutre. L'amiante est fortement compris mé sur le conducteur, et constitue une couche uniforme , homogène et isolante On traite alors cett.e couche de toute manière connue gour la rendre hydrofuge
Sur cette couche 2, on applique une épaisseur 3 d'une matière cellulosique, par exemple la cellulose régénérée, par enroulement d'un ruban de cette matière; puis un revêtement 4 en amiante, que l'on imprègne comme la couche 2.
Finalement, le câble isolé est protégé mécaniquement par un revêtement 5 : amiante tressé, tube métallique, par exemple on plomb, ou tout ingrédient convenable. Si le revêtement est en amiante, on l'imprègne d'un compound hydrofuge et non inflammable.
La Fig.2 correspond à une variante applicable de préférence lorsque le conducteur 6 est massif. Il n'y a alors aucun motif de recouvrir d'abord ce conducteur avec une couche d'amiante. On lui applique donc directement une couche de cellulose @ qu'on reoouvre d'amiante 6, de préréence sous forme de tresse, cet amiante étant imprégné d'une substance ininflammable et hydrofuge. Finalement, on dispose le recouvrement protecteur 9.
Celui-ci peut être fibreux et constitué par du coton, de l'amiante; ou au contraire par un métal comme le plomb; enfin, par toute combinaison convenable de ces différentes matières, de manière à satisfaire aux conditions d'emploi,
Suivant la construction de la Fig.l, la couche de cellulose régénérée est efficacement protégée contre l'atmosphère, aussi bien extérieurement que par l'air qui pourrait circuler entre les torons du fil intérieur.
Puisque la construction de la fig.2 correspond à un fil unique, ce passage d'air par l'intérieur n'est pas à craindre, et l'on peut appliquer directement la cellulose sur le métal.
La fixation de cet isolant complexe a été décrite dans son application aux câbles comme si l'on effectuait des revêtements successifs. Mais il est bien évident @ que l'on peut appliquer la cellulose régénévéte et l'amiante en une seule fois, l'ensemble de ces deux matières ayant été préalablement mis sous forme de ruban mixte, ainsi qu'on l'a exposé ci-dessus.
Par exemple, une couche ou plusieurs couches d'amiante feutré peuvent être liées de manière convenable à une feuille mince de cellulose régénérée, celle ci étant recouverte d'amiante, soit sur une de ses faces, soit sur les deux faces, suivant les exigences de la construction et la destination du conduc- t eur.
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Les câble construits da cette façon sovnt de modèles simples ; ils Possèdent 'urne excellente résistance diélectrique et thermique. Leur construction est facile et économique, et les propriétés diélectriques de la cellulose se maintiennent en permanence. L'épaisseur de celle-ci peut varier à volonté, de manière à satisfaire aux exigences de l'installation particulière que l'on a en vue.