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Procédé pour l'assèchement des murs, et matériau pour sa mise en oeuvre.
La présente invention a pour objet un procédé qui réa- lise progressivement et en peu de temps, l'assèchement com- plet des murs de constructions existantes et de constructions à édifier, et qui, l'asséchement obtenu, maintient par la suite, et indéfiniment, le mur à l'état sec. Elle concerne également, à titre d'objet nouveau, le matériau permettant la mise en oeuvre de ce procédé.
Ce procédé consiste à établir du côté de la face interne du mur considéré et dans l'épaisseur du mur, un réseau perma- nent de canaux de circulation d'air, des orifices étant prati- qués dans la face interne pour assurer le renouvellement et l'échappement de l'air dans ce réseau, et des orifices pouvant également être pratiqués dans la face externe du mur, dans le même but et en outre pour réaliser ainsi un renouvellement continu de l'air ambiant.
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Il est à noter qu'il ne s'agit pas ici de murs creux dans le sens propre du terme ; les murs creux faits jusqu'ici n'avaient qu'un but : alléger la construction et diminuer la quantité de matière employée. Le but poursuivi par l'inventeur est tout autre, et en ordre principal, l'invention vise à assécher des murs existants, donc des murs pleins ; accessoi- rement, elle sera appliquée directement aux constructions à ériger, particulièrement aux murs mal exposés. Mais de toute façon, l'invention laisse les murs pleins, le réseau de canaux étant pratiqué sur la face interne du mur et seulement sur la partie de celui-ci menacée ou attaquée par l'humidité.
Essentiellement, le procédé consiste à pratiquer, dans la face interne du mur, aux endroits voulus, des rigoles hori- zontales ayant par exemple comme profondeur la dimension d'une demi-brique normale, et, comme largeur, le double de l'épaisseur d'une brique. Dans ces rigoles, on pose des briques spéciales, ayant les dimensions correspondantes, et de longueur quelconque- mais de préférence égale à celle d'une brique - les dites bri- ques spéciales ayant leur face tournée vers le fond du canal pourvue d'une rainure en demi-cercle s'étendant sur toute la longueur de la brique. En plaçant ainsi côte à c8te une série de briques, on constitue un canal continu, de section demi- cylindrique, tandis que la face interne du mur se trouve à nou- veau pleine (ininterrompue).
On pratique de telles rigoles ho- rizontales à des intervalles quelconques, déterminés par la nature du mur, son exposition, son état d'humidité etc. De place en place, on pratique des rigoles verticales réunissant deux rigoles horizontales successives et on remplit ces rigoles des mêmes briques, mais posées verticalement. Aux endroits où ces rigoles verticales aboutissent à une rigole horizontale, la brique située dans la rigole horizontale présente sur sa face rainurée une seconde rainure identique, mais perpendiculaire à la première, les deux rainures se traversant donc à angle droit,
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de façon à ce que les canaux de circulation horizontaux commu- niquent entre eux par les canaux verticaux.
On constitue ainsi un réseau, un canevas de canaux dans l'épaisseur du mur, les dits canaux s'étendant sur toute la partie à protéger ou à assécher, ou encadrant celle-ci. L'air pénètre dans ces canaux et en sort par de petits orifices aboutissant à la face inter- ne du mur, et pratiqués à divers endroits ; ces orifices sont de préférence munis d'une petite grille perforée, ou d'un tamis.
On peut également prévoir des orifices vers l'extérieur.
Au dessin annexé à titre d'exemple, la fig.l représente schématiquement une brique epéciale, avec sa gorge 1 semi-circu- laire régnant sur toute la longueur d'une grande face: La fig. 2 est une coupe verticale d'une partie de mur, montrant la posi- tion de la dite brique 2 et de sa gorge 1, par rapport aux au - très briques 3. 4 est la couche de gâchis à l'intérieur du bâtiment. On voit que les dimensions transversales de la brique 2 correspondent à celles d'une brique 3, avec cette différence que l'épaisseur en est double. Il n'y a donc ainsi aucune diffi- culté dans la formation de la rigole destinée à recevoir les briques 2.
La figure 3 représente une brique 2' à double rainure l' - 5 ; une telle brique est destinée à assurer la communication entre canaux verticaux et horizontaux, comme il ressort de la fig. 4 qui est une coupe horizontale à travers un mur. Dans cette figure, 6 désigne un canal horizontal et 7 un canal ver- tical, 8 étant un trou pratiqué vers l'extérieur du mur pour assurer le renouvellement de l'air de circulation.
La fig.5 montre la disposition des canaux de circulation, avec trous d'amenée et de sortie d'air en 9.
La brique conforme à l'invention peut être faite en toutes matières quelconques usuelles, susceptibles d'être moulées à la presse ou au moule. Les proportions indiquées ne le sont qu'à titre d'exemple non limitatif et l'on conçoit également que la
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forme transversale des rainures pourrait être autre que celle indiquée : demi-ovale, rectangulaire, etc.
REVENDICATIONS.
1. Procédé d'assèchement des murs existants ou à cons - truire, caractérisé par ce que, dans la face interne du mur sont pratiqués des canaux de circulation d'air communiquant entre eux et communiquant par de petits orifices avec l'inté- rieur et (ou) l'extérieur du bâtiment, les dits canaux formant un réseau ou canevas qui s'étend sur toute la partie à proté- ger, ou entoure celle-ci.