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La présente invention se rapporte aux radiogoniomètres et systèmes similaires et a pour objet un système à l'aide duquel un aéroplane ou autre véhicule portant une installation de ré- ception de télégraphie sans fil peut repérer d'une façon pré- cise une station d'émission transmettant des signaux et située par exemple près d'un aérodrome.
Une des difficultés rencontrées dans le repérage exact à l'aide d'une installation appropriée à l'usage spécifié ci-
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dessus , consiste en ce qu'on appelle parfois l'effet de nuit ("night-offect"). On a trouvé que pendant la nuit, des signaux transmis par une station d'émission sont reçus plus d'une fois par une station de réception, les répétitions successives étant espacées l'une de l'autre par un court intervalle de temps.
Bien que la présente invention ne dépende pas de l'exac- titude de la théorie actuellement admise pour expliquer ce phénomène, il y a lieu de remarquer qu'on croit généralement que le dit phénomène est dû à ce que des signaux atteignent la station de réception par des trajets de différentes lon- gueurs, un trajet direct de l'émetteur vers le récepteur et un autre ou plusieurs autres trajets de l'émetteur à la couche dite d'Heaviside (une couche ionisée que l'on suppose exister au-dessus de la surface de la terre) et puis par réflexion une ou plusieurs fois vers la station de réception.
On croit que les déviations dites de nuit, c'est-à-dire les erreurs de lecture relevées en pratique dans les récepteurs de radio- gouiomètres lorsqu'ils sont employés rendant la nuit, peuvent être expliquées par la théorie admettant qu' il se produit une rotation du plan de polarisation lorsque les rayons sont réflé- chis par la couche dite d'Heaviside. Bien que, comme il a été dit ci-dessus, la présente invention ne dépende pas de l'exac- titude de cette théorie, la compréhension de l'invention sera facilitée si on la considère comme basée sur la supposition que pour ce qui regarde les rayons atteignant directement le récepteur,
il ne se produit pas de rotation du plan de polari- sation, alors que pour ce qui regarde les rayons qui atteignent le récepteur après avoir été réfléchis une ou plusieurs fois par la couche dite d'Heaviside, il se produit une rotation du plan de polarisation.
D'après la théorie citée ci-dessus, il résulte que le temps nécessaire à un signal pour atteindre le
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récepteur directement sera différent du temps nécessaire au mê- me signal pour atteindre le récepteur après réflexion par la couche d'Heaviside, et en fait on a constaté qu'il existe un court intervalle de temps entre les répétitions successives du mène signal que cet intervalle de temps puisse être expliqué ou non par la dite théorie. On a constaté que cet intervalle de temps varie lorsque la distance entre l'émetteur et le récepteur change. Cependant, pour des distances de 200 milles ou. moins et dans des circonstances ordinaires , on a constaté que cet in- tervalle est d'environ .00015 seconde.
On a constaté en plus que les plans de polarisation des différents rayons reçus cor- respondant aux répétitions successives du même signal sont différents, les rayons résultant de la première répétition étant polarisés autrement que les rayons résultant de la deu- xième ou des autres répétitions.
Si on utilise seulement les signaux reçus en premier lieu pour la recherche de la direction ou à des buts de repérage,les erreurs dues à l'effet de nuit sont pratiquement éliminées, et la présente invention consiste essentiellement à arranger les appareils de transmission et de réception et à transmettre et à recevoir les signaux, de telle façon qu'il soit possible de distinguer au récepteur un signal particulier reçu en premier lieu des répétitions subséquentes, la première réception du signal seule étant employée dans des buts de recherche de direction ou de repérage.
Pour la réalisation de la présente invention, le transmet- teur d'une installation du type dont question, est conditionné de telle façon qu'il émette une succession d'impulsions similai- res très courtes, chacune d'elles occupant un intervalle de temps égal ou inférieur à l'intervalle de temps que l'on cons- tate entre la première réception d'un signal donné et la pre- mière répétition de ce dernier, et les impulsions dans la dite
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succession étant espacées suffisamment pour permettre au ré- cepteur de recevoir toutes les répétitions subséquentes dues à l'une quelconque des impulsions transmises avant que l'impulsion transmise suivante n'est reçue.
Les impulsions auront donc chacune une durée d'approxima- tivement .00015 seconde, ou moins, et peuvent être émises à des intervalles réguliers de .01 seconde environ. Des moyens sont prévus au récepteur pour distinguer les impulsions reçues à des intervalles de temps d'environ .00015 seconde, la première impulsion de la série d'impulsions faiblement espacées ainsi reçues étant utilisée pour la recherche de la direction, la. deuxième impulsion et les impulsions suivantes reçues n'étant pas utilisées.
On décrira ci-dessous un transmetteur et un récepteur tra- vaillant avec ce dernier en se référant aux dessins schémati- ques annexés.
Le transmetteur comprend un appareil transmetteur du type habituel représenté par le rectangle T (voir Fig. 1) , cet ap- pareil étant couplé a une antenne d'émission A à l'aide d'un transformateur de couplage M, l'enroulement primaire P de ce transformateur est connecté à l'appareil transmetteur et l'en- roulement secondaire S est connecté en série avec l'antenne et la terre. En série avec l'enroulement secondaire est con- necté un interrupteur représenté schématiquement en C et peut être d'un type quelconque connu, cet interrupteur étant com- mandé par un moteur électrique D dont la vitesse est maintenue constante par exemple a l'aide d'un système de réglage à dia- pason représenté en F.
L'interrupteur est construit dételle façon que, en admettant un fonctionnement continu de l'appareil transmetteur, l'antenne est seulement connectée à la terre à
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des intervalles de temps d'environ .01 de seconde pendant des périodes d'environ .00015 seconde, de façon que des impul- sions de cette durée soient transmises à des intervalles de .01 seconde. Le récepteur qui peut être monté par exemple sur un avion est représenté schématiquement et comprend une antenne mobile de radiogoniomètre normale L, couplée à un amplificateur thermoïonique ou autre récepteur approprié R à l'aide d'un in- terrupteur C' entraîné synchroniquement avec l'interrupteur du transmetteur.
Le circuit de sortie de l'amplificateur ou autre récepteur approprié est couplé ou relié de toute autre façon à une lampe V montée sur un disque rotatif RD et tournant par conséquent avec le disque, la connexion entre les bornes de sortie du récepteur proprement dit et de la dite lampe étant réalisée à l'aide de balais réglables B1 - B2. La lampe tour- nante est découverte par une ouverture de dimensions telles que des impulsions de .00015 seconde puissent être séparées. Le disque RD est représenté schématiquement vu de face à la Fig.
3. Le circuit de sortie du récepteur proprement dit est égale- ment connecté à un casque téléphonique ou appareil similaire R T de façon que les signaux reçus puissent être entendus aussi bien que vus. Le disque RD est entraîné synchroniquement avec l'interrupteur C' et peut être monté sur l'axe d'un moteur électrique D' qui entraîne en même temps le disque et l'inter- rupteur, la vitesse du dit moteur étant réglée par un système de réglage à un diapason F' semblable à et synchronisé avec celui du transmetteur. Les balais B1 et B pour connecter les bornes de sortie du récepteur à la lampe sont réglables de façon à permettre un réglage de phase.
Supposons que dans le dispositif décrit ci-dessus, l'interrupteur du récepteur soit mis en court-circuit, c'est-à-dire disposé de telle façon qu'il n'ouvre par le circuit de l'antenne de réception. La lampe et
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le disque donneront en ces circonstances ce qui peut être appe- lé une image fixe de lapremière "impulsion réfléchie" et des "impulsions réfléchies" (reflection puises) suivantes, c'est- à-dire que, en supposant que chaque impulsion doit être reçue avec deux répétitions espacées l'une de l'autre de 0.00015 se- conde, un observateur regardant la lampe tournante et le disque verra trois lignes lumineuses 1,2, 3, faiblement espacées, telles que représentées à la Fig.
4, la première ligne étant due à chaque première impulsion reçue la première fois, la seconde ligne étant due à la première répétition et la troisiè- me étant due à la deuxième répétition. Puisque les impulsions sont égales les unes aux autres et émises à des intervalles de temps égaux, et puisque l'appareil émetteur et l'apareil ré- cepteur sont synchronisés , chaque impulsion reçue directement donnera une ligne au même endroit, chaque répétition de la dite impulsion donnera une ligne différente de la première et chaque seconde répétition de la dite impulsion donnera une troisième ligne différente des deux premières,
les lignes lumineuses pa- raitront évidemment immobiles à cause de la persistance de l'image comme dans un stroboscope.
Le fonctionnement de l'appareil est le suivant :
Les interrupteurs du transmetteur et du réceteur sont synchronisés d'une façon appropriée quelconque, par exemple par la transmission de signaux spéciaux de synchronisation ou en réglant les moteurs ,d'entraînement et les systèmes à fréquence constante à la station de transmission et à la station de ré- ception aussi exactement que des signaux spéciaux de synchro- nisation ne sont pas nécessaires.
L'interrupteur du récepteur est d'abord déconnecté, c'est-à-dire court-circuité de façon que toutes los impulsions et réflexions sont reçues et utili-
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sées pour 'produire des traits lumineux distincts qui seront visibles sur le dispositif constitué par le disque et la lampe.
L'interrupteur synchrone du récepteur est alors mis en action, et la position des balais pour l'alimentation de la lampe d'éclairage est réglée de façon qu'on ne voit que la première ligne lumineuse, c'est-à-dire seulement celle correspondant aux impulsions reçues directement et que seulement les signaux correspondant soient entendus dans le casque téléphonique.
L'appareil a été réglé à cet effet de telle façon que le ré- cepteur est inopérant pour des répétitions des impulsions transmises et l'appareil récepteur radiogoniométrique peut être utilisé de la façon connue pour déterminer la direction de la station de transmission et comme les répétitions des signaux sont éliminées, il ne se produira pas d'erreurs dues a l'effet de nuit.
L'invention peut évidemment être mise en application d'une façon différente de celle décrite ci-dessus. Par exemple, les dispositifs mécaniques décrits ci-dessus pour obtenir la trans- mission d'impulsions de courte durée, égales et uniformément espacées par le transmetteur peuvent être remplacées par des dispositifs purement électriques, tel par exemple des circuits dits "squegger circuits", c'est-à-dire -car des circuits du type oscillant périodiquement très amortis. On entend par là les circuits qui transmettront des impulsions de courte durée en vertu de leurs caractéristiques électriques. Ces circuits sont bien connus.
De même, au récepteur, le dispositif interrupteur mécanique peut être remplacé par un tube à rayons cathodiques commandé en synchronisme avec l'appareil de transmission d'im- pulsions au récepteur et utilisé pour produire des traits lu- mineux sur un écran, traits lumineux dus aux signaux marnes et aux répétitions de ces derniers.
Les intervalles de temps cités ci-dessus n'ont été donnés
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qu'à titre d'exemple et on a constaté que des intervalles de temps séparant les répétitions successives de Même signal va- rient légèrement suivant les circonstances. Les Figures anne- xées s'appliquent dans les circonstances ordinaires à une distance entre le poste transmetteur et le poste récepteur d'environ 200 milles, et il a été constaté que pour cette distance l'intervalle de temps minimum qui s'écoule entre la réception d'un signal et la première répétition de ce der nier est approximativement .00015 seconde.
Il est évident que la présente invention ne peut être utilisée que lorsque la distance entre le poste transmetteur et le poste récepteur, et la puissance du transmetteur et la sensibilité du récepteur sont telles que la réception de l'onde directe est possible pendant le jour ; lorsque le ré- cepteur est trop éloigné du transmetteur pour que la réception soit possible pendant le jour et que la réception est seulement possible pendant la nuit, un système conforme à la présente invention ne donnera pas de résultat puisque les signaux reçus par le récepteur ne seront que des signaux de répétition.
R E V E N D I C A T I 0 N S .
1 - Un dispositif radiogoniométrique ou dispositif si- milaire, dans lequel les appareils de transmission et de ré- ception sont disposés de telle façon qu'il soit possible au récepteur de distinguer un signal particulier d'entre les ré- pétitions de ce signal, des dispositifs étant prévus au récep- teur pour utiliser la réception du dit signal à des buts radio- goniométriques, tels que décrits en substance.
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