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Serrure à combinaison.
Il existe déjà des serrures à combinaison comprenant un boîtier pourvu de boutons de manoeuvre déplaçables transversalement et un tiroir pouvant se déplacer longitudinalement dans ce boîtier et soumis à l'action d'un ressort, lequel tiroir possède des entailles-gâches et des ouvertures pour la réception d'auberons, le boîtier pouvant être fixé à une partie de l'objet à verrouiller, et les auberons à l'autre partie de cet objet.
Ces serrures présentent cet inconvénient que, d'une part, une fois ouvertes, ceux de leurs boutons qui ont été
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manoeuvrés pour les ouvrir restent dans leurs positions d'ouverture, ce qui permet aux profanes de deviner la combinaison et que, d'autre part, une fois fermées un voleur peut, en manoeuvrant au hasard tous les boutons les uns après les autres tout en essayant d'extraire les auberons du boîtier, deviner par la plus grande dureté de mouvement de certains boutons que ce sont ceux-là qui constituent la combinaison. En outre, ces serrures une fois ouvertes, ne peuvent être refermées qu'en ramenant à leurs positions de départ les boutons précédemment manoeuvrés pour les ouvrir.
Autrement dit, leur fermeture n'est pas automatique.
La présente invention remédie à ces inconvénients et elle a pour objet une serrure construite comme indiqué cidessus mais caractérisée principalement par un volet-came qui est taré par un ressort et qui, lorsque la serrure est ouverte, maintient les pênes façonnés sur les boutons en prise avec les entailles-gâches tout en maintenant les boutons alignés et, lorsque la serrure est fermée, est influencé de telle sorte par les auberons malgré l'antagonisme de son ressort de rappel,que tous les boutons peuvent être déplacés librement et que ceux de ces boutons qui appartiennent à la combinaison peuvent être déplacés en vue de faire sortir leurs pênes des entailles-gâches cor- respondantes pour réaliser la libération du tiroir dans le sens longitudinal et la libération des auberons dans le sens transversal.
Chaque bouton est pourvu de barbes latérales et retenu dans le boîtier de la serrure par une plaque de permutation pourvue d'entailles séparées par des dents, cette plaque pouvant être déplacée dans le boîtier de la largeur de ces
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dents pour emprisonner les barbes et les boutons lorsqu'elle occupe une position extrême et les libérer lorsqu'elle occupe la position extrême opposée.
Le volet-came est avantageusement porté par un axe muni d'un ressort et supporté par un socle emboîté dans l'embouchure du fond du boîtier et relié élastiquement au tiroir-verrou par un ou plusieurs ressorts.
Le socle est séparé de la plaque de permutation par une distance suffisante pour autoriser un léger déplacement ou basculement du tiroir-verrou dans le sens de l'entrée des auberons malgré l'antagonisme du ou des ressorts fixés à ce tiroir et malgré que les pênes de ceux des boutons appartenant à la combinaison se trouvent dans les entaillesgâches dudit tiroir.
Les auberons sont fixés rigidement à un couvercle dimensionné pour s'emboîter par-dessus le boîtier et percé de fentes correspondant aux fentes de ce boîtier, le couvercle pouvant être assujetti soit à la partie ouvrante, soit à la partie dormante de l'objet à verrouiller (portefeuille, coffre, etc.) tandis que le boîtier peut être assujetti à la partie dormante ou ouvrante.
Entre la plaque de permutation et le tiroir-verrou est placée immobilement une plaque percée de fentes guidant les pênes des boutons.
La serrure peut être construite sous forme dd cadenas, auquel cas les auberons sont reliés l'un à l'autre pour former l'anse du cadenas, un des auberons possédant une came venant.en prise avec le bec d'un loqueteau tandis que l'autre auberon possède un méplat pouvant, par rotation sur lui-même, pousser une butée solidaire de la plaque de permu-
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tation pour refouler celle-ci en position de libération des barbes des boutons malgré l'antagonisme d'un ressort reliant cette plaque de permutation au loqueteau.
Dans le cas de cadenas, le socle portant le volet-came est percé de fdntes de guidage des pênes des boutons, et le tiroir-verrou possède une butée autour de laquelle le loqueteau peut pivoter pour s'effacer temporairementsous la poussée vers l'intérieur de la came prévue à l'extrémité de la branche la plus courte de l'anse.
La branche la plus longue de l'anse c'est-à-dire celle qui est pourvue d'un méplat présente avantageusement en deçà de ce méplat une encoche permettant à la plaque de permutation, lorsque la came de la plus courte branche est enclanchée sous le bec du loqueteau, de prendre une position pour laquelle les flancs des boutons sont pressés uniformément par les côtés des entailles de cette plaque de permutation.
Les dessins annexés représentent deux formes d'exécution de l'objet de l'invention, avec quelques variantes.
Fig. 1 est une vue de face d'une serrure constituant la première forme d'exécution, la moitié gauche de cette figure la montrant avec son couvercle en position fermée la moitié droite avec son boîtier dégagé de son couvercle.
Fig. 2 est une vue de profil en partie coupée montrant à gauche le boîtier, à droite le couvercle rivés respectivement aux deux parties de l'objet à verrouiller, avant leur rapprochement.
Fig. 3 est une vue du dessous du boîtier, le socle étant omis et la plaque-verrou partiellement arrachée,
Fig. 4 est une vue en coupe par IV-IV, fig. 3.
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Fig. 5 est une vue en coupe par V-V, fig, 3.
Fig. 6 est une vue en coupe par VI-VI, fig. 3.
Fig. 7 est une vue en coupe par VII-VII, fig. 3.
Fig. 8 est une vue de face partielle du boîtier, le pointillé montrant la plaque de permutation en position de retenue des boutons.
Fig. 9 est une vue de face partielle du boîtier, le pointillé montrant la plaque de permutation en position de libération des boutons.
Fig. 10, 11, 12 sont des vues schématiques fragmentaires mettant en évidence comment on peut fermer la serrure en enfonçant les auberons du couvercle dans le boîtier jusqu'au delà de la plaque-verrou.
Fig. 13 est une vue en plan du socle montrant son volet à ressort retenu à mi-course par les auberons du couvercle.
Fig. 14 est une vue en coupe par XIV-XIV, fig. 13, la flèche supérieure montrant le sens de rotation du volet sous l'influence de son ressort, et la flèche inférieure le sens de sa rotation inverse sous la poussée des auberons.
Fig. 15 et 16 montrent schématiquement à grande échelle le basculement du volet et la libération des boutons sous l'influence de l'auberon-came.
Fig. 17 est une vue en coupe à grande échelle du boîtier et de ses organes internes montrant le mode de support élastique de chaque bouton par ressort-pont appuyé contre la plaque guide.
Fig. 18 est une vue en coupe longitudinale partielle correspondant à la fig. 17, le couvercle étant appliqué contre le boîtier.
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Fig.' 19 est une vue/analogue à la fig. 18, le couvercle étant légèrement écarté du boîtier, l'auberoi, attaquant la plaque-verrou.
Fig. 20 montre en deux vues une variante du profil des dents de la plaque-verrou.
Fig. 21 est une vue de face d'un cadenas constituant la deuxième forme d'exécution de l'invention, ce cadenas possédant huit boutons, les boutons pairs qui sont supposés avoir été ici réglés selon le secret étant désalignés par rapport aux boutons impairs, c'est-à-dire placés dans la position qui permet d'ouvrir le cadenas en tirant à soi sur l'anse.
Fig. 22 est une vue fragmentaire du cadenas, en supposant le couvercle enlevé, cette vue montrant la plaque de permutation et le loqueteau relié à elle par un ressort.
Fig. 23 est une vue du cadenas, en supposant le couvercle, la plaque de permutation et le loqueteau enlevés pour mieux faire voir la plaque-verrou et le volet-came.
Fig. 24 est une vue d'un bouton quelconque du cadenas, le pointillé montrant la position alternative que peut occuper la queue-pêne pour constituer le secret.
Fig. 25 est une vue schématique en deux parties montrant comment a lieu l'ouverture du cadenas.
Fig. 26 est une vue schématique analogue en deux parties montrant comment a lieu la fermeture du cadenas.
Fig. 27, 28, 29 sont des vues schématiques montrant comment on procède pour changer la combinaison du cadenas.
Fig. 30 et 31 sont deux vues fragmentaires du cadenas montrant le rôle d'une encoche pratiquée à la naissance de la longue branche de l'anse pour empêcher le repérage de
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ceux des boutons qui sont réglés selon le secret.
Dans toutes les figures, les.mêmes signes de référence désignent les mêmes organes.
Le boîtier 1 de la serrure est pourvu d'un rebord 2 grâce auquel il peut être fixé par des rivets 3 ou autrement à une des parties de l'objet à verrouiller, par exemple au corps A d'un portefeuille. Ce boîtier 1 est percé dans une de ses faces,de fentes transversales parallèles égales 4.
A l'autre partie de l'objet à verrouiller, par exemple à la patte B d'un portefeuille est fixé un couvercle 5 pourvu d'un rebord 6 grâce auquel on peut le fixer à cette partie B par des rivets 7 ou des organes de fixation analogues. Ce couvercle 5 est dimensionné de manière à s'emboîter par-dessus le boîtier 1, et il est percé dans une de ses faces de fentes 8 coïncidant après emboîtement avec les fentes 4.
Le boîtier 1 et le couvercle 5 de la serrure affectent une forme générale parallélipipédique et sont percés de fentes 4 et 8 en nombre suffisant, par exemple de huit ou dix fentes. Ces fentes dont de dimensions égales et alignées les unes par rapport aux autres. Elles sont, de préférence, identifiées par des chiffres ou des repères portés sur le boîtier 1 et sur le couvercle 5.
Dans chaque fente 4 est placé un bouton 9 dimensionné à l'endroit où il en émerge pour pouvoir y coulisser dans un plan perpendiculaire au grand axe du boîtier 1. La tête du bouton 9 est, de préférence, moletée. Tous les boutons sont avantageusement de mêmes dimensions et rigoureusement identiques.
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Le corps de chaque bouton c'est-à-dire la partie du bouton qui est logée à l'intérieur du boîtier 1 comporte deux barbes latérales symétriques 10,11 et deux queues perpendiculaires 12, 3, la queue 12 étant plus longue que la queue 13 pour constituer un pêne. Ces deux queues sont séparées par une encoche 14.
A l'intérieur du boîtier 1 et contre celle de ses parois qui est percée des fentes 4 est appliquée une plaque 15 un peu moins longue que ce boîtier de manière à pouvoir s'y déplacer longitudinalement. Cette plaque 15 comporte un ajour médian 16 dont chacun des bords longitudinaux présente une crénelure. Les créneaux 17 situés d'un côté de l'ajour 16 peuvent être plus profonds que les créneaux 18 situés de son autre côté. Les largeurs de ces créneaux 17 et 18 et des dents pleines 19 et 20 qui les séparent sont calculées pour que quand la plaque 15 est à fond de course dans un sens (Fig. 8) les fentes 4 se trouvent vis à vis des dents 19,20 et que quand, au contraire, la plaque 15 est à fond de course en sens opposé (Fig. 9) les fentes 4 se trouvent vis à vis des créneaux 17, 18.
Le rôle des créneaux de la plaque. 15 est de permettre aux boutons 9 d'être retenus dans les fentes par les dents 19,20 quand cette plaque 15 occupe la position représentée en fig. 8 et, au contraire, de permettre aux boutons 9 d'être dégagés des fentes 4 grâce aux créneaux 17, 18 quand cette plaque 15 occupe la position représentée en fig. 9.
Le boîtier 1 est percé d'un trou 21, et la plaque 15 d'un trou coïncidant plus petit 22. En introduisant de l'extérieur un clou ou la pointe d'un outil (non représenté) dans les trous 21,22, on peut amener la plaque 15 de la
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position de la fig. 8 à'la fig. 9 ou vice versa et par conséquent libérer ou emprisonner par leurs barbes 10, 11 les boutons 9. Ce déplacement de la plaque de permutation 15 n'est possible que quand la serrure est ouverte c'est-à-dire quand le couvercle 5 est séparé du boîtier 1 puisqu'aucun trou analogue au trou 21 n'est prévu dans le couvercle.
L'ouverture non autorisée de la serrure fermée par dégagement des, boutons 9 est donc impossible sans effraction,
A une faible distance de la plaque de permutation 15 est placée une plaque 23 dimensionnée de manière à ne pouvoir bouger longitudinalement dans le boîtier 1. Cette plaque 23 est percée d'un ajour central 24 à bords creusés de créneaux 25 qui peuvent être de profondeurs inégales d'un bord à l'autre pour servir de repère lors du montage.
Ces créneaux 25 ont pour fonction de guider les queues 12, 13 des boutons 9 lorsqu'on déplace ceux-ci transversalement au boîtier 1, et de les empêcher de s'affaisser.
Contre la face de la plaque guide crénelée 23 opposée à sa face qui regarde la plaque de permutation 15 est placée une plaqueverrou 26 percée d'un ajour central 27 et d'ajours terminaux 28 séparés de cet ajour central par des traverses 29. Les bords longitudinaux de l'ajour central 27 sont creusés d'encoches 30 qui peuvent être de profondeurs inégales d'un bord à l'autre pour servir de repère lors du montage. Ces encoches 30 sont séparées par des distances égales aux intervalles entre les boutons 9 et sont destinées à constituer les gâches de réception de leurs queues ou pênes 12. La longueur de la plaque-verrou 26 est calculée pour lui permettre de se déplacer longitudinalement dans -le boîtier 1. Les encoches-gâches 30 sont, de préférence)
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trapézoïdales comme représenté en figure 20.
La plaque-verrou 26 est emprisonnée dans le boîtier 1 par un socle 31 emboîté grâce à un rebord d'implantation dans l'embouchure du boîtier 1. Ce socle (voir lige 13) est estampé pour former des trous 32 et des paliers 33 dans lesquels tourillonne un axe de pivotement 34 qui porte un volet allongé 35 dont la longueur est approximativement égale à celle de la rangée des boutons 9. Ce volet 35 est soumis à l'influence permanente d'un ressort 37 enroulé autour de l'axe 34 et est pourvu de pattes d'extrémités 36 de forme arrondie formant des cames. La largeur c'est-à-dire la hauteur du volet 35 est calculée de manière à lui permettre de s'engager constamment dans l'encoche 14 entre les queues 12,13 des boutons 9.
Des ressorts à boudin 38 sont assujettis au socle fixe 31 et à la plaque-verrou 26 pour influencer cette dernière et donner à ses déplacements longitudinaux dans le boîtier 1 une certaine flexibilité, comme le montre le trait mixte dans la figure 11.
Le couvercle 5 est pourvu sur sa face interne venant s'appliquer contre la paroi du boîtier 1 percée des fentes 4 et de part et d'autre des fentes 8 de deux auberons égaux rigides 39 dont les extrémités libres possèdent des saillies coniques 40 destinées à constituer des ca,mes et à coopérer avec les traverses 29 de la plaque-verrou 26. Les tranches latérales des auberons 39 sont, en outre, destinées à attaquer les cames 36 du volet 35. A cet effet, la longueur des auberons 39 est telle que, quand le couvercle 5 épouse le boîtier 1 et que ces auberons 39 traversent des orifices 41 de la paroi fendue du boîtier, les cames coniques 40
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se trouvent au delà de la plaque-verrou 26 c'est-à-dire dans l'espace libre compris entre elle et le socle 31.
Chaque bouton 9 est supporté flexiblement par un ressort à lame 42 en forme de V ou de pont découpé de manière à loger les barbes 10, 11 du bouton et s'appuyant par ses extrémités contre la plaque guide 23. Le rôle de ces ressorts 42 est, d'une part, de maintenir normalement la plaque guide 23 à une certaine distance des barbes 10, 11 et, d'autre part, de rendre plus doux le déplacement transversal des boutons 9 dans les fentes 4 et 8.A cet effet, l'épaiseur de la plaque 23 est avantageusement inférieure à la distance entre les plaques 15 et 26.
Le fonctionnement de la serrure est le suivant :
Si l'on suppose tout d'abord que la serrure est en position fermée c'est-à-dire que son couvercle 5 épouse son boîtier 1 et que, par conséquent, ses boutons 9 font saillie hors des fentes 8, on conçoit que les auberons 39 engagés dans les orifices 41 du boîtier 1 occupent les positions représentées en figure 18, leurs cames coniques 40 étant situées au delà de la plaque-verrou 26. Ces auberons 39 portent alors contre les cames 36 du volet 35 et maintiennent ainsi ce dernier dans la position montrée en figure 16 malgré l'antagonisme du ressort 37 enroulé autour de l'axe 34. Il en résulte que le bord longitudinal libre du volet 35 permet aux boutons 9 d'être déplacés librement le long des fentes 4, 8.
Ceci permet à la personne qui connaît la combinaison de déplacer ainsi les boutons dont les pênes 12 ont été ajustés'à l'avance pour se trouver dans les gâches 30 de la plaque-verrou 26 lorsque ces boutons sont alignés par rapport aux autres boutons. Un ou plusieurs
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boutons peuvent avoir été ajustés ainsi par avance selon la combinaison à obtenir.
Après que les boutons 9 ainsi ajustés ont été déplacés dans les fentes 4, 8, leurs pênes 12 sont sortis des gâches 30. Si maintenant on tire à soi le couvercle 5 tout en maintenant immobile le boîtier 1, les cames 40 des auberons 39 attaquent les traverses 29 de la plaque-verrou 26 et repoussent celle-ci temporairement malgré l'antagonisme des ressorts 38, comme le montre la flèche supérieure de la fig. 3.
De cette façon, les auberons 39 peuvent être extraits du boîtier 1 et la partie B de l'objet à verrouiller peut ^être séparée de sa partie A. Immédiatement après, la plaque-verrou 26 est ramenée à sa position de verroillage par les ressorts 38, comme le montre la flèche inférieure en figure 3.
Mais, dès que les auberons 39 ont été extraits du boîtier 1, comme décrit ci-dessus, ils ne retiennent plus le volet 35, de sorte que celui-ci bascule sous l'action de son ressort 37 et vient, dans l'encoche 14, attaquer les queues des boutons 9, ce qui a pour résultat de les réaligner instantanément. Ceci signifie que dès que la ,serrure est ouverte c'est-à-dire dès que le couvercle 5 est séparé du boîtier 1, tous les boutons, soit ajustés selon la combinaison, soit non ajustés, sont automatiquement réalignés.
Il est donc impossible à une personne qui ignore la combinaison de la deviner en observant les boutons lorsque la serrure est en position ouverte.
Lorsqu'on veut refermer la serrure c'est-à-dire enfoncer les auberons 39 dans les orifices 41 du boîtier 1, la plaque-verrou 26 peut, malgré l'antagonisme des ressorts 38, céder quelque peu vers le bas et vers l'arrière. Ce '
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mouvement est représenté ar les figures 10, 11, 12 qui montrent la coopération entre les cames 40 des auberons 39 et les traverses 29 de la plaque-verrou maintenue flexiblement par les ressorts 38. Lorsque les auberons 39 sont engagés à fond dans le boîtier 1, la serrure est invariablement verrouillée c'est-à-dire qu'elle ne peut plus être ouverte qu'en désalignant les boutons ajustés selon la combinaison.
Si l'on suppose maintenant qu'en position de fermeture de la serrure, des boutons neutres c'est-à-dire non ajustés selon la combinaison sont déplacés transversalement le long des fentes 4,8, on conçoit que ceci a pour résultat d'amener les pênes correspondants 12 dans des gâches 30 de la plaque-verrou 26 et par suite de verrouiller davantage la serrure puisque même alors en déplaçant les boutons corrects, on ne peut plus l'ouvrir.
Pour changer le secret ou combinaison de la serrure ou, en d'autres termes, pour modifier ceux des boutons qu'il faut déplacer transversalement dans les fentes pour ouvrir la serrure, il faut tout d'abord séparer le couvercle 5 du boîtier 1 par une manoeuvre des boutons corrects, puis introduire un outil ou un objet pointu analogue dans les trous coïncidant 21, 22 et déplacer longitudinalement la plaque de permutation 15 en vue de libérer les barbes 10, 11 de tous les boutons 9. On peut ensuite extraire ces derniers du boîtier 1 et les déplacer de 180 pour obliger les pênes 12 de certains boutons à pénétrer dans les gâches 30 lorsque ces boutons seront alignés par rapport aux autres boutons. Il suffit ensuite de ramener la plaque 15 à sa position de,rétention des barbes 10, 11 des boutons.'La serrure est prête à fonctionner.
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Si une personne ne connaissant pas la combinaison tire sur le couvercle 5 tout en immobilisant le boîtier 1 et tout en déplaçant au hasard les divers boutons 9 pour essayer de deviner quels sont les boutons qui procurent l'ouverture de la serrure, on voit d'après la figure 19 que la plaque de guidage 23 pousse alors uniformément les barbes 10, 11 de tous les boutons 9 malgré la résistance des ressorts 42. Tous les boutons offrent donc la même résistance au déplacement, ce qui ne fournit aucune indication tactile au sujetde leur ajustement.
Une sécurité supplémentaire est donnée grâce à la forme trapézoïdale des gâches 30. En effet, les pênes 12 ne portent ainsi contre les côtés fuyants des gâches 30 que par une arête, ce qui facilite leur déplacement transversal et les empêche d'accrocher le bord des gâches 30 si, sous la traction des auberons 39, la plaque-verrou 26 se déplace légèrement à angle droit par rapport aux pênes 12. Le voleur ne peut donc deviner la combinaison de la serrure en observant une différence entre la résistance au mouvement des divers boutons.
Le cadenas représenté dans les figures 21 à 31 est construit selon les mêmes caractéristiques que la serrure représentée dans les figures 1 à 21 et fonctionne à peu près de la même façon. Il n'en diffère que par quelques détails qui sont imposés par son usage différent. En effet, ici le couvercle en forme de cuvette qui est représenté dans la partie droite de la figure 2 n'a plus sa raison d'être. Ce sont ici les extrémités 40, 40 des deux branches inégales de l'anse 39 du cadenas qui constituent les auberons-cames destinés à pénétrer dans le boîtier 1 par des ouvertures
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41, celui de ces auberons/qui termine la branche la plus longue de l'anse 39 devant agir sur le volet 35.
La plaque 15 de permutation c'est-à-dire de changement de secret présente, dans le cas d'un cadenas, une rangée d'ajours 16 pourvus de créneaux inégaux 17, 18 à bords obliques ou arrondis séparés par des dents 19: 20. La longueur de cette plaque 15 est, ici encore, inférieure à celle du boîtier 1 de la largeur d'une de ces dents pour que, pour une des deux positions extrêmes de la plaque 15, les boutons 9 soient libres et que, pour l'autre position extrême de la plaque 15, les boutons 9 soient retenus dans le boîtier 1.
Chaque bouton 9 possède (Fig. 24) deux barbes symétriques 10,11 et une seule queue 12 formant pêne. En modifiant de 1800 la position d'un bouton quelconque on change la position de son pêne 12 comme représenté en pointillé. Le bouton peut ainsi servir à constituer la combinaison ou être neutre.
La plaque-verrou 26 est pourvue d'une rangée d'ajours dont les bords sont entaillés pour former des gâches 30 se plaçant vis-à-vis des créneaux 17, 18 plus grands de la plaque de permutation 15. Un des bords de ces gâches 30 est, de préférence, oblique. La plaque-verrou 26 possède sur un de ses bords longitudinaux une patte 43 par laquelle elle s'arcboute contre le boîtier 1 et un peu en deçà de cette patte 43 une autre patte de butée 44.
Cette patte de butée 44 porte contre le talon d'un loqueteau 45 qui est relié par un ressort à boudin 38 à la plaque de permutation 15. Le loqueteau 45 présente près de son bec libre 46 une creusure 47.
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Au-dessous de la laque-verrou 26 est placé un socle 31 percé de fentes pour former plaque de guidage et d'un ajour 32 et portant un axe 34 sur lequel peut osciller un volet-came 35 soumis à l'influence de ressorts 37 enroulés autour de l'axe 34. Ce volet-came 35 appuie contre la plaque-verrou 26 avec une force telle que sa patte 43 est immobilisée contre la paroi interne du boîtier 1.
Le ressort 38 joue ici un triple rôle : Premièrement, il maintient le loqueteau 45 dans la position que représentent les figures 22 et 25 tout en lui permettant d'occuper transitoirement sous la poussée de la came 40 de l'auberon-snse 39 du cadenas la position que représente la figure 26.
Deuxièmernent, le ressort 38 maintient la plaque de permutation 15 dans la position pour laquelle ses dents 19,20 retiennent les boutons 9 dans le boîtier 1 par leurs barbes 10, 11. Troisièmement, le ressort 38 maintient la plaqueverrou 26 en position longitudinale de verrouillage des boutons 9.
Le fonctionnement du cadenas ressort des figures 25 et 26 : Si l'on suppose que le cadenas est fermé (position de la figure 22) la base 40a de la branche la plus longue de l'anse 39 maintient le volet-came 35 à l'écart des pênes 12. On peut ainsi désaligner ceux des boutons 9 dont les pênes 12 ont été réglés pour constituer la combinaison et faire sortir ces pênes 12 des gâches 30 de la plaque-verrou 26.
Celle-ci est alors libre de se déplacer longitudinalement malgré l'antagonisme du ressort 38. Dès qu'on tire alors sur l'anse à l'écart du boîtier 1, la came 40 prévue à son extrémité adjacente au bec 47 du loqueteau 45 repousse ce bec comme le montre la figure 25.
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Dès que l'anse du cadenas a été ainsi dégagée, l'extré- mité 40a de sa branche la plus longue cesse de pousser le volet 35 qui refoule alors tous les pênes 12 dans les gâches 30 de la plaque-verrou 26 qui entretemps a repris sa position de verrouillage sous l'action du ressort 38.
Pour refermer le cadenas (Fig. 26) il suffit d'enfoncer la came 40'. dans l'ouverture 41 du boîtier 1. Cette came 40 glisse le long du bec 46 du loqueteau 47 qui pivote autour de la patte de butée 44 de la plaque 26, après quoi la came 40 est verrouillée par le bec 46.
Pour modifier le secret du cadenas, on procède comme représenté schématiquement dans les figures 27, 28 et 29: On commence par dégager la came 40 du loqueteau 45 après avoir manoeuvré les boutons 9 corrects puis oh fait pivoter sur elle-même et on enfonce à fond la branche la plus longue de l'anse du cadenas dont la came 40a présente un méplat 40b. Cette came vient alors agir sur une patte de butée 48 que possède la plaque 15 et repousse celle-ci jusqu'à la position pour laquelle ses créneaux 17,18 libèrent les barbes 10, 11 des boutons 9 et permettent d'extraire ceux-ci du boîtier et de régler leurs pênes, selon une nouvelle combinaison, par un déplacement de 180 . En faisant alors pivoter l'anse en sens inverse tout en la relâchant, la plaque 15 peut revenir à sa position de retenue des boutons 9.
Le déplacement transversal des boutons de manoeuvre 9 est rendu plus souple grâce à des ressorts 42 en forme de V renversés (Fig. 22).
Comme la serrure représentée en figures 1 à 20,. le cadenas représenté en figures 21 à 31 est étudié pour empê-
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cher qu'une personne'ne connaissant pas la combinaison c'est- à-dire les boutons à manoeuvrer pour opérer l'ouverture ne devine quels sont ces boutons en les déplaçant au hasard tout en tirant à soi l'anse 39.
A cet effet, comme indiqué plus haut, un des bords des créneaux de la plaque 26 est oblique, de sorte que les pênes 12 des boutons constituant la combinaison ne portent contre ces bords que par une arête, ce qui diminue le frottement.
En outre, la branche la plus longue de l'anse 39 du cadenas possède une encoche 50 placée de telle façon que quand (Fig. 31) le bec 46 du loqueteau 45 est engagé dans le cran qui précède l'auberon-came 40 de la branche la plus courte de l'anse, le bord de la plaque 15 porte contre le fond de cette encoche 50. Il en résulte que les fonds latéraux des ajours 16 de la plaque 15 portent contre les flancs des boutons respectifs 9, de sorte que tous les boutons offrent la même résistance au déplacement, quelle que soit la position de leur pêne 12.
Lorsqu'au contraire l'anse du cadenas est partiellement ou complètement dégagée du boîtier, l'encoche échappe le bord de la plaque 15 qui est ainsi repoussée vers la gauche malgré l'antagonisme du ressort 38. Les fonds latéraux des ajours 16 s'écartent ainsi légèrement des flancs des boutons 9 qui peuvent être ainsi refoulés en position d'alignement par le volet-came 35 sans lui offrir aucune résistance.
On voit donc que la serrure, soit sous sa forme de serrure proprement dite, soit sous sa forme de cadenas, offre le quadruple avantage d'une possibilité de fermeture sans toucher aux boutons, d 'une impossibilité d'ouverture si on n'a pas manoeuvré les boutons formant la combinaison
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et ces boutons seulement, d'un rappel automatique de tous les boutons en position d'alignement dès qu'on ouvre la serrure, enfin d'une impossibilité de deviner la combinaison en manoeuvrant au hasard les boutons tout en tirant sur les auberons par rapport au boîtier.
Les détails constructifs peuvent varier sans s'écarter de l'invention.
REVENDICATIONS
1.- Serrure à combinaison comprenant un boîtier pourvu de boutons de manoeuvre déplaçables transversalement et un tiroir-verrou pouvant se déplacer longitudinalement dans ce boîtier et soumis à l'action d'un ressort, lequel tiroirverrou possède des entailles-gâches et des ouvertures pour la réception d'auberons, caractérisée par un volet-came qui est taré par un ressort et qui, lorsque la serrure est ouverte, maintient les pênes façonnés sur les boutons en prise avec les entailles-gâches tout en maintenant les divers boutons alignés et, lorsque la serrure est fermée,
est in- .fluencé de telle sorte par les auberons malgré l'antagonisme d'un ressort que les boutons peuvent être déplacés transversalement librement et qu'en particulier les boutons appartenant à la combinaison peuvent être déplacés en vue de faire sortir leurs pênes des entailles-gâches correspondantes pour permettre le mouvement longitudinal du tiroir-verrou et libérer les auberons.