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Procédé chimique pour vernir avec ou sans nitro-cellulose des tissus en fibres végétales ou animales quelconques y compris les cuirs naturels en partant d'une couche de caoutchouc broyé ou de latex de caoutchouc ou d'une matière similaire avec des matières colorantes.
La présente invention a pour objet un procédé chimique pour vernir avec ou sans nitro-cellulose des tissus en fibres végétales ou animales quelconques, y compris les cuirs naturels en partant d'une couche de caoutchouc broyé ou de latex de ca- outchouc ou de matières similaires avec des matières colorantes.
Ce procédé consiste dans la préparation d'une emulsion qui peut être appliquée comme verni par elle-même et qui peut ser-
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vir en outre de mordant, de manière à permettre l'adhésion parfaite d'un verni à base de nitro-cellulose ou d'une matière similaire sur une couche existant au préalable et formée d'une pâte de caoutchouc broyé ou de latex de caoutchouc ou de ca- outchouc dissous par les solvants ordinaires bien connus avec des matières colorantes.
Cette émulsion est rendue parfaitement adhérente à la cou- che primitive en vulcanisant le tissu préalablement recouvert de cette pâte et de l'émulsion. On obtient ainsi un produit verni à l'aide d'un verni adhérant d'une façon parfaite et très résistant. vec ce procédé il est possible, si cela est nécessaire pourob tenir des effets spéciaux de brillant et de douceur au toucher, d'appliquer, en outre une ou plusieurs couches de vernis à base de nitro-cellulose et de matières similaires.
Le procédé se différencie dans ce cas en substance des procédés connus de vernissage à la nitro-cellulose; alors que les préparations actuelles de simili-cuir à base de nitro- cellulose exigent, outre l'emploi de la nitro-cellulose, celui d'une quantité importante de solvants coûteux en grande partie non récupérables, avec le procédé objet de l'invention, on prépare un tissu à base de latex dont le prix est 4 ou 5 fois inférieur à celui de la nitro-cellulose, sans consom- mation de solvants, qui sont ainsi éliminés presque complète- ment, sauf pour l'opération finale de vernissage, pour laquel- le on emploie de la nitro-cellulose et des solvants en minime quantité pour la couche superficielle.
En pratique, on procède de la façon suivante: on enduit le tissu autant de fois que le nécessitent le poids et l'é- paisseur que l'on veut obtenir, avec une pâte composée de ca- outchouc broyé avec des matières colorantes, (blanc minéral, couleurs minérales, couleurs artificielles précipitées sur blanc de plomb, de zinc, ou autres, kaolin,' baryte, etc.).Pour obtenir une économie considérable, au lieu de caoutchouc on
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peut employer avantageusement le latex ou des préparations similaires (Revertex) à base de latex, qui ne demandent pas un solvant spécial, mais qui sont solubles dans l'eau; et à la solution on ajoute la couleur broyée et éventuellement une certaine quantité d'une solution de caééine dans de l'ammo- niaque.
En général, on enduit le tissu avec une pâte obtenue de la façon suivante: on dissout un kilog de caséine dans 10 litres d'eau en ajoutant de l'ammoniaque jusqu'à obtenir% en bain tiède, une solution parfaite qui est incorporée à 100 kg de couleurs broyées (terres de couleurs) et on ajoute 30 à 50 Kg. de latex à 75 % (ou en quantité supérieure, si le latex contient une proportion plus faible de gomme). Un plus grand emploi de latex améliore la qualité des produits mais en augmente naturellement le coût.
Pour les articles ordinai- res, on peut employer un pourcentage faible; sur le tissu en- duit de cette façon on applique ensuite l'émulsion suivante; (les quantités sont indiquées pour 1200 mètres de tissu envi- , ron) Kor 7 de latex à 75 % (ou en proportion supérieure s'il s'agit de latex plus dilué (à 60 ou 40 %) Kgr. 9 d'huile sic- cative et de résine, Kgr. 1 de caséine dissoute dans 10 par- ties d'eau ammoniacale, Kgr. 0, 500 de formaline à 40 %, le tout mélangé pour obtenir une émulsion parfaite. On laisse sécher et on imprime ou on frappe alors sur le tissu le dessin ou le grain désiré.
Naturellement, les quantités indiquées ci- dessus des diversessubstances, qui composent cette émulsion, peuvent varier, en plus ou en moins, en donnant toujours un produit assez satisfaisant, mais les expériences faites démon- trent la nécessité de se tenir au pourcentage indiqué pour ob- tenir les meilleurs résultats.
La partie d'huile siccative ou de résine peut être rem- placée par un mélange d'huile siccative ou d'une résine quel- conque, ou bien de caoutchouc.
La caféine peut être remplacée par un agglutinant ayant
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des propriétés permettant de coller ou de ne pas coller le la- tex ou le "Revertex".
La formaline peut être remplacée par un ou plusieurs de ses homologues, ou par des produits de la même fonction chi- mique, tels que par exemple, les dérivés du phénol ou du crésol.
Les produits analogues à la gélatine ayant pour but principal de combattre la coagulation du latex ou "Revertex", peuvent être ajoutés avantageusement à un stade quelconque des opérations ou bien des mesures spéciales doivent être pri- ses contre la possibilité de ce phénomène.
Il en est de même, pour les produits déjà connus de conservation des solutions et des matières enduisantes à base de caséine. Leur fonction de protection contre la putrescibi- lité s'accompagne toujours d'une propriété coagulante du latex ou "Revertex" et de l'emploi des substances mentionnées ci- dessus dans les produits décrits, à l'effet d'obvier à cet inconvénient.
La répartition de ces produits dans les mélanges consi- dérés permet d'obtenir les résultats industriels et économi- ques suivants: a) le gaufrage et l'impression des matières enduisantes sont facilités par la plasticité ajoutée aux qualités du caoutchouc par le concours des qualités et de la préparation des charges agglutinantes ; b) La diminution importante du pourcentage minime qu'il est nécessaire d'employer de couleurs fines, la couche étant oune matière enduisante, opaque, de couleur neutre.
Le tissu enduit avec la préparation décrite ci-dessus est ensuite vulcanisé à froid avec du chlorure de soufre dis- sous convenablement dans du benzol, de l'essence, du sulfure de carbone, du tétrachlorure de carbone, du xylol, etc.)
Le pourcentage de chlorure de soufre dépendra de la quan- tité plus ou moins grande de caoutchouc ou de latex employa dans
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la première couche, mais en général on doit compter de 5 à 15% de solvant.
Avec cette vulcanisation, on atteint le double but de fixer la préparation et de la rendre inaltérable, et de fixer le dessin donnant à la gomme la stabilité et l'élasticité né- cessa,ire.
Le tissu est terminé, mais on peut encore appliquer ul- térieurement une légère couche de verni à base de nitro-cellu- lose ou d'une matière similaire comme par exemple acétyl-cel- lulose, tillose, etc. (et dans ce cas la préparation sert de mordant parfait), auxquels on peut ajouter les matières plasti- ques ordinairement employées dans la fabrication des tissus simili-cuir. On peut ensuite obtenir tous les effets actuel- lement obtenus dans les fabrications ordinaires des simili- cuirs, comme par exemple cuirs laqués, effets bicolores, imi- tation de l'antique, etc.
Le produit ainsi obtenu offre plusieurs avantages en comparaison de deux qui sont actuellement dans le commerce et qui sont fabriqués à base de nitro-cellulose, d'abord par ce que, à l'exception de la couche finale de vernis il ne nécessite pas l'emploi dans la majeure partie de la fabrica- tion des solvants coûteux ; outre, il est plus résistant, élastique, pliable, imperméable et sans odeur, cette dernière qualité qui est très importante n'a jamais été obtenue dans les fabrications ordinaires à base de nitro-cellulose.
La préparation donnant l'émulsion décrite ci-dessus est un produit destiné à l'enduisage et au revêtement et consti- tuent au même temps et suivant les besoins: a) soit un vernis de protection sur des surfaces' déjà enduites d'une couche à base de caoutchouc ou d'une autres matières ' plastiques; et dans ce cas un de ses avantages est de contenir parmi ses composants une liaison commune et une affinité chi- mique avec la matière enduisante ainsi recouverte. b) soit un mordant ayant la propriété de permettre l'adhérence
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à ce premier enduit d'une nouvelle couche de protection supplé- mentaire, ayant un aspect superficiel différent;
et alors le dosage de ces constituants donne à ce mordant les mêmes carac- téristiques de souplesse, de plasticité et de résistance méca- nique déjà possédées par les supports tel que par le vernis superficiel de finissage, par ex. à la nitro-cellulose, qui pourra à son tour, la recouvrir.
Cela, bien entendu, après plastification convenable du collodion cellulosique employé comme dernier vernissage.
Un autre vernis quelconque de fixage, par exemple une huile siccative ou une résine, peut également être employ,Ce mordant ou vernis peut être employé suivant la formule décri- te, avec ou sans addition de charges ou de colorants. Les charges peuvent être destinées à rendre dures ou à plastifier les pellicules* Dans le premier cas, un tel vernis mordant per- met de raviver l'aspect coloré des supports qu'il recouvre.
'Dans le second cas, il recouvre ces supports avec une pellicule incolore ou brillante parfaitement adhérente et rendue homogène avec son support.
L'invention est applicable aux bois et aux métaux de tous genres et à d'autres substances. Elle peut en outre être appliquée comme matière isolante et comme mauvais conducteur pour les effets électriques, magnétiques et similaires, aux bois et aux métaux de tous genres et à d'autres substances.
Le produit, objet de l'invention, peut en outre être employé comme matière adhésive et de jonction entre des fibres animales ou végétales quelconques, des tissus à base de fi- bre animale ou végetale, des cuirs naturels ou artificiels, des bois et métaux de tous genres ou d'autres substances uel- c onques.
On doit en outre mentionner le fait que l'invention ap- pliquée aux métaux a aussi la propriété d'empêcher l'oxydation.
Les différents constituants du mordant peuvent être ap- pliqués avec des stades d'opérations séparées et successives,
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chacun des stades réunissant deux ou plusieurs constituants en une ou plusieurs opérations.
Une réalisation particulière chronologique des opérations, parmi toutes les dispositions chronologiquement possibles, don- ne des avantages spéciaux, et notamment une sécurité d'exploi- tation qui lui est particulière.
En effet, un certain nombre de précautions sont à prendre pour la conservation et la stabilisation du mordant dans le cas ou tous ses constituants sont appliqués en même temps :
L'élimination par séchage de l'eau du mordant;
La protection des matières saponifiables des huiles eu égard à la présence des alcalis contenus dans le même mordant;
La protection contre la formation d'acide chlorydrique qui peut résulter de l'hydroxydation du chlorure de soufre en pré- sence de l'eau;
Enfin l'hygroscopicité de la caséine qui peut être insuf- fisamment insolubilisée malgré l'action du mélange ammoniaque- formaline, sont autant de causes de difficultés qui peuvent être rencontrées et qu'un soin particulier apporté à la mise en pratique correcte de l'invention arrive à éliminer mais qui demandent des soins constants pour l'établissement des formu- les, le séchage, et une surveillance de la conservation des produits, de leur taux en acide, etc.
Une sécurité plus grande contre des erreurs possibles de manipulation ey aussi dans un grand nombre de cas une effi- cacité plus certaine du mordançage sera obtenue avec la varian- te de réalisation ci-dessous,
1 ) la partie du mordant constituée par le caoutchouc et ses agglutinants ou charges ou stabilisants (par exemple le latex, la caséine, la formaline, les anti-oxydants, etc) est d'abord appliquée puis convenablement séchée.
2 ) Le mélange d'huiles siccatives avec ou sans résine naturelle ou artificielle, avec ou sans siccatif, est appliqué en même temps que la solution de chlorure de soufre ou autre
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vulcanisant, le benzol étant, par exemple, employé comme sol- vant commun de ces deux éléments constitutifs du mordant.
La vulcanisation s'opère donc simultanément à l'opéra- tion finale ou dernière phase du mordançage.
De cette manière, la partie de caoutchouc qui constitue un des éléments du mordant est vulcanisee et est protégée par la vulcanisation en même temps qu'elle est mise en présence des huiles ; huiles forment d'autre part dès leur applica- tion simultanément avec le chlorure de soufre un composé sul- foné stable en mince pellicule après séchage - composé du genre "factice"; ainsi toutes les possibilités de reaction in- ternes du mordant sont éliminées, même dans le temps, et le mordant joue uniquement son rôle de liant et d'isolant entre les vernis superficiels éventuels tels que cellulosiques et le support caoutchouté.
A fortiori ce mordant ainsi stabilisé peut être utilisé sous forme de vernis final de recouvrement à lui seul.
Cette application de mélanges de vernis d'huile avec le chlorure de soufre, produit à elle seule un vernis durable et ayant des propriétés de recouvrement et de protection, ainsi qu'une belle apparence, qui en font un vernis très appréciable en soi et intéressant au point de vue industriel.
Enfin s'il est recommandé de réaliser le stade de mor- dançage "huile et chlorure" après un stade de recouvrement de l'objet (préalablement caoutchouté ou non) à l'aide d'un enduit de caoutchouc non vulcanisé, mais préparé pour la vulcanisa- tion, il est également spécifié ici, que l'opération réussit, même dans le cas où le mordançage "huile et chlorure" doit ê- tre appliqué sur un objet préalablement vulcanisé.
Il y a lieu simplement dans ce cas de diminuer le taux de chlorure dans le mélange "huile et chlorure" afin d'éviter la survalcanisation de la surface de l'objet caoutchouté et le durcissement de cette surface qui en serait la conséquence: Exemples de formules :
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Dans le premier cas:
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<tb> Mélange <SEP> d'huiles <SEP> siccative <SEP> et <SEP> de <SEP> résine <SEP> : <SEP> 100 <SEP> parties
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<tb> Chlorure <SEP> de <SEP> soufre <SEP> : <SEP> 9 <SEP> parties
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<tb> Benzol <SEP> : <SEP> 800 <SEP> parties
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<tb> Dans <SEP> le <SEP> deuxième <SEP> cas <SEP> :
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<tb> Mélange <SEP> etc. <SEP> :
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<tb> Chlorure <SEP> etc. <SEP> : <SEP> 7 <SEP> parties
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<tb> Benzol <SEP> : <SEP> 700 <SEP> parties <SEP>
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Revendications.
1/ Un procédé chimique pour vernir des tissus en fibres végé- tales ou animales quelconques, y compris les cuirs naturels, en partant d'une couche de caoutchouc broyé ou de latex de ca- outchouc et de matières similaires avec des matières coloran- tes, consistant à recouvrir, jusqu'à l'épaisseur désirée le tissu à vernir, d'une pâte de caoutchouc broyé ou de latex de caoutchouc avec une matière colorante (pa.r exemple dans le proportion de 30 Kg. de latex pour 100 Kg. de couleur) sur lequel on dépose une émulsion constituée par du latex (par exemple Kg. 7) plus du vernis à base d'huile siccative et de résine (par exemple Kg. 9) plus une solution ammoniacale de caséine (par exemple Kg. 1 pour 10 parties d'eau ammoniacale), plus de la formaline à 40 % (par exemple Kg.
0,500) et à vul- caniser ensuite le tissu, ainsi enduit, à froid avec du chlo- rure de soufre dans un solvant convenable (de à 15 % de chlorure de soufre) de façon à obtenir un vernis parfaitement adhérent et résistant.