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"Perfectionnements aux piles électriques."
Cette invention concerne les piles :électriques dont l'électrolyte qui peut être pâteux est contenu, avec une .électrode appropriée, par exemple une tige de carbone,dans un récipient en zinc qui joue le rôle de seconde électrode.
Ces piles sont ordinairement appel.ées piles sèches et sont très employées pour les lampes de poche électriques et pour les récepteurs radio-.électriques. Les .électrodes en zinc de ces piles sont usuellement faites de tôles ou bandes de métal dont on forme des récipients cylindriques soit en courbant la tôle, soudant le joint et soudant une rondelle pour fermer une extrémité du cylindre, soit par étirage d'un godet ou d'une
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rondelle. Pendant la durée de la pile le récipient de zinc est corrodé par les réactions chimiques et électro-chimiques se produisant à l'intérieur de ce récipient,et pour ralentir cette corrosion la surface interne du récipient en zinc est ordinairement amalgamée avec du mercure.
Une des désavantages des piles sèches connues jus- qu'à présent est la perforation relativement rapide des élec- trodes de zinc en forme de récipient, causée par la corrosion irrégulière résultant en grande partie d'une amalgamation irr,égulière. Un autre désavantage du procédé connu de trai- tement des récipientsen zinc par du mercure pour diminuer le degré de corrosion résulte de l'emploi fréquent de lubri- fiants huileux pour la fabrication des récipients et de la nécessité d'éliminer toute trace d'huile ou de graisse à l'intérieur du godet avant de l'amalgamer.
Si l'huile ou la graisse n'est pas complètement enlevée lors du dégraissage, la surface interne du récipient en zinc n'est pas amalgamée uniformément par le mercure, et la paroi du récipient est rapidement corrodée et perforée localement aux endroits où le dégraissage a été défectueux.
Suivant la présente invention ces difficultés sont sur- montées.., et la résistance de l'électrode de zinc aux actions chimiques et électro-chimiques est augmentée en la consti- tuant d'un alliage homogène zinc-mercure, malléable et qu'on peut façonner à la forme voulue. L'amalgamation du zinc par le mercure rend le zinc fragile, mais il a été observé qu'un alliage homogène de zinc avec une faible proportion de mer- cure peut être coulé, laminé, ou travaillé pour former des récipients cylindriques, ou d'autres formes, tout comme le zinc pur et sans montrer la fragilité habituelle du zinc amalgamé.
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Pour obtenir l'alliage zinc-mercure, il est préfé- rable de partir d'un alliage mercure-zinc riche, obtenu en dissolvant 25 parties de mercure dans 75 parties de zinc, et puis d' a j out er la quantitérequise de cet alliage riche en mercure à du zinc fondu de manière à obtenir la faible teneur en mercure voulue dans l'alliage zinc-mercure final.
La quantité de mercure nécessaire pour obtenir la résistance voulue à la corrosion est faible et on -a trouvé qu'un alliage de zinc contenant environ 0,2% de mercure est malléable et peut être lamina aisément., et que cet alliage est suffisamment ductile pour pouvoir former des cylindres ou pour être étiré de manière à former des récipients ou des tubes. La petite proportion de pmercure indiquée suffit pour donner à l'électrode de la pile une résistance remarquable à la corrosion, mais on peut aussi employer de plus fortes ou de plus faibles proportions de mercure.
Par exemple une petite pièce en zinc plong.ée dans de l'acide sulfurique dilué dégage environ 300 cm3. d'hydrogène en environ 10 minutes, tandis qu'une pièce d'un alliage zinc-mercure à 0,2% de mercure, suivant l'invention,, traitée de la même manière provoque seulement un dégagement d'environ 50 cm3, en douze heures. !lors que l'effet produit par une addition de 0,2% de mercure est très notable, on peut employer de plus petites quantités encore, la proportion de mercure ajoutée étant choisie en tenant compte du processus de fabrication ultérleur nécessaire pour obtenir le produit fini.
Si le cylindre de zinc doit être assembla par soudure par exemple, auquel cas la bande ou feuille de m.étal doit simplement être pliée en forme de cylindre, on peut employer une plus forte teneur en mercure, que s'il fallait façonner le cylindre par des opérations d'emboutissage et d'étirage qui exigent
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une grande ductilité du métal.
En raison de la plus grande résistance à la corrosion d'un alliage zinc-mercure obt enu suivant cette invention, la durée de cet alliage est plus grande que celle du zinc ordinaire, et les électrodes faites d'un tel alliage zinc-mercure peuvent donc être plus minces quedes électro- des de zinc, d'où il résulte une économie de métal entraînant la possibilité d'une diminution du prix de revient.
Le mercure est uniformément distribué dans le métal grâce au caractère homogène de l'alliage zinc-mercure, et la corrosion réduite qui se produit encore est lente et régulière.
L'addition du mercure au zinc pour la fabrication d'alli.ages coulés de zinc-mercure est connue, et la présente invention ne concerne que la fabrication d'articles tra- vaill.és du genre décrit ci-dessus, en bandes, tôles ou autres formes façonnées, à partir d'un alliage de zinc avec du mercure, constitué préalablement.
REVENDICATIONS ---------------------------
1. Pile électrique dont une des électrodes est fai- te en un -alliage zinc-mercure homogène.
2. Electrode de zinc en forme de cylindre ou de récipient pour pile électrique, faite en un alliage malléable homogène de zinc avec une petite quantité de mercure.