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perfectionnements dans le bouchage des récipients
La présente invention est relative à des perfection- nements dans le bouchage des récipients et elle concerne des pots et autres récipients semblables d'une manière générale, et plus particulièrement des pots faits en matières fibreuses, telles que du papier ou du carton ; elle a pour objet des perfectionnements apportés à ce genre de récipients à liquides fabriqués par une opération d'enroulement ou d'une amtre manière similaire, et tout spécialement à ceux comprenant un corps et aux extrémités de ce corps, des disques de fermeture en métal, fixés convenablement de. façon à emprisonner le contenu hermétiquement.
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D'après la présente invention, on applique à l'une des extrémités ( de préférence celle inférieure) ou aux deux ex- trémités d'un pot ou autre récipient semblable - avant de mettre en place le fond ou encore les deux disques de fermeture des ex- trémités du corps de récipient - une substance à sceller, telle que la poix de goudron ou un résidu d'huile qui se vend sous le nom d'asphalte ; après application du disque ou des disques de fermeture des extrémités du corps de récipient, la substance en question constitue un agent de remplissage à l' intérieur d'une gorge formée au bord desdits disques et embrassant à la périphérie les bcrds du corps :
la substance fait rapidement prise et forme ainsi dans la gorge un moyen de scellement efficace et durable qui, positivement, résiste à une expulsion de matières liquides ou à demi liquides en général, mais qui tout particulièrement empêche que des huiles ou autres liquides ou matières d'un ca- ractère huileux , gras ou graisseux, ne puissent s'échapper au fond ou par le haut du récipient, ou aux deux endroits à la fois.
Le corps du pot peut être fait en une matière appro- priée quelconque, mais il est préférablement composé d'une pièce ou ébauche de papier ou de carton de ferme voulue, convenablement encollée et roulée en forme d'un cône tronqué ou d'un cylindre, ou à une /plusieurs couches de matière complètes superposées, se re- c ouvrant sur une largeur convenable eux bords ;
pour rendre ce corps imperméable en vue de lui permettre de recevoir des conte- nus de nature huileuse, graisseuse ou grasse, on y applique in- térieurement ou extérieurement, ou encore des deux c8tés ou encore entre les couches de matière dont il se compose, un re- vêtement d'imperméabilisation sous forme d'une couche de liquide ou de pâte, ou bien sous forme d'une feuille, en utilisant à cet effet par exemple de la cire, du papier ciré ou de la fauil- le de métal.
Le mieux est de tr aiter le corps de pot de prêté-
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rence intérieurement d'une substance d'imperméabilisation qui résiste à l'huile, composée de caséine durcie à l'aide de formol et préférablement additionnée d'une proportion convenable de gly- cérine qui empêchera ce revêtement d'e se crevasser en cas' de déformation du pot pendant le maniement ; cette substance d'imper- méabilisation est convenablement appliquée sous forme de liquide par projection en fine pluie dans l'intérieur du récipient, à l'aide d'un appareil du type décrit ultérieurement .
L'agent de scellement, lequel pourra s'appliquer aussi à la couture du ocrps de pot, se place sur l'une des extrémités ou sur les deux extrémités dudit corps de toàte manière convenable, mais on emploie à cet effet préférablement un appareil comme celui qui va être décrit ci-après. L'une des extrémités ou les deux extrémités du corps de pot peuvent être pourvues d'un rebord en vue d'augmenter la solidité d'ancrage des disses de fermeture et de l'agent de scellement aux dites extrémités .
Dans les dessins annexés, donnés à titre d'exemple:
Figure 1 est une élévation, partie en coupe, d'un pot fait selon l' inve nti o n .
Figure 2 est une vue semblable, les disques de fermeturen'étant pas encore attachés aux extrémités du corps de pot .
Figure 3 montre en coupe, à une échelle plus grande, le mode de fixation du dis que de fond et la façon de sceller le joint à la base du pot .
Figure 4 est une vue semblable qui montre le mode de fixation du couvercle et la façon de sceller le joint qu'il forme avec le corps .
Figure 5 montre schématiquement un appareil qui convient pour appliquer l'agent de scellement de joint à l'une des extrémités ou aux deux extrémités du corps de pot .
Figure 6 représente encore schématiquement un appareil
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propre à projeter sous forme de pluie fine à l'intérieur du pot, la substance d'imperméabilisation qui résiste à l'huile .
Dans les figures 1 à 4,1 est le corps de récipient ou pot en matière fibreuse, confectionné en roulant comme d'usage une pièce de papier encollée sur un mandrin de façon à former un corps tronconique à une ou plusieurs couches ; 2 est un rebord ou bride établie à l'extrémité supérieure du corps 1 en faisant tourner l'un par rapport à l'autre, ce corps et une matrice, de façon à plier la matière du corps soit vers l'intérieur, comme le montre le dessin, soit vers l'extérieur ; cette bride augmente la rigidité du corps, et permet de fixer un disque de fermeture ou c cuvercle 3 fait par exemple en aluminium.
Le corps 1 peut présenter à son extrémité inférieure une bride semblable pour la fixation d'un second disque de fermeture en aluminium, mais on utilise de préférence comme le montre le dessin, un disque de fond 4 en fer-blanc par exemple, pouvant s'attacher solidement au corps sans l'aide d'une bride .
Le disque de fond 4 présente à son pourtour une gouttière ou gorge 5 qui reçoit l'extrémité inférieure du corps 1 et qui est serrée de manière à s'y trouver arrêtée et à former une dentelure annulaire 6 à parties 7 bombées vers l'extérieur au-dessus et au-dessous de celle-ci, Le couvercle 3 présente également à sa périphérie une gouttière ou gorge 8, laquelle reçoit l'extrémité supérieure du corps 1 et se trouve arrêtée sur elle à l'aide d'une pression exercée du dedans en dehors sur sa paroi intérieure, au point 9, de façon à occasionner une déformation de la bride 2 du corps de pot .
Sur toute la paroi,.intérieure du corps 1 on a appliqué à une épaisseur convenable une matière 10 composée de caséine durcie à l'aide de formol, qui constitue un agent d'imperméa- bilisation résistant à l'huile et qui rend le récipient propre à contenir des huiles ou d'autres liquides et substances d'un
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caractère huileux, gras ou graisseux ; cet agent d'imperméabilisat ion est de préférence additionné d'une certaine proportion de glycérine, pour empêcher que le revêtement ne se crevasse si le corps 1 est déformé en usage .
Le revêtement d'imperméabilisation 10 est préférablement appliqué au corps 1 à l'état liquide à l'aide d'un appareil comme celui que montre la fig.6 ; dans cet appareil le corps est graduellement abaissé sur un bec de pulvérisation ou d'aspersion perforé 11 ; dans son mouvement de dose ente , le corps établit par l'intermédiaire de leviers 12, 13 , et d'une valve 14, la communication entre un tuyau 15 d'un réservoir d'alimentation 16 contenant le liquide d'imperméabilisation, et un tuyau de décharge 17 conduisant au bec 11, de façon que le liquide sous pression se trouve projeté contre la paroi du récipient ou corps de pot 1, lorsqu'on fait fonctionner continuellemtn une pompe 18 intercalée dans une conduite 19 allant d'un bac collecteur de liquide 20 au réservoir 16 déjà mentionné.
Lorsqu'on enlève le corps 1, la valve 14 joue de façon à mettre ce réservoir 16 en communication directe avec le bac 20 par le tuyau 15 et par le tuyau de dérivation 21, coupant ainsi l'alimentation du bec 11 en liquide d'imperméabilisation. Le corps de récipient 1 est ensuite débarrassé de l'excédent de liquide, et puis il est séché dans une atmosphère bien aérée à une température qui ne dépasse pas 30 à 40 degrés centigrades, sans autre chauffage artificiel ; on évite ainsi tout risque de formation de crevasses dans le revêtement 10 pendant le durcissement .
Pour combattre la tendance d'huiles liquides à f iltrer par capillarité autour de la gorge 5 du fond 4 et à atteindre ainsi la matière dont est fait le corps, on applique au bord inférieur de celui-ci une substance 22 (fig. 3) qui assure l'étanchéité en remplissant le fond de ladite gorge, et qui. , en combinaison avec le fond de pot 4 établit un joint
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de scellement efficace ; un agent de scellement semblable 22 est de préférence également appliqué au bord supérieur du corps 1 (fig.4), pour assurer encor e l'étanohéité du joint à cet en- droit, après l'installation du couverdle 3 .
L'agent de scellement de joint en question 22 peut consister en une poix de goudron obtenue comme résidu dans la fabrication du gaz d'éclairage par distillation, et soutirée à une température approximative de 145 Degrés centigrades, à l'état plastique. Le résidu produit dans les raffineries d'mile minérale et vendu à bas, prix sous le nom d'asphalte convient aussi pour le scellement ; on a obtenu des résultats satisfaisants avec le " Taxaoo Asphalt n 10 ", que l'on emploie à la température de 165 degrés centigrades environ .
L'agent de scellement en question 22 est de préférence appliqué à l'une des extrémités ou aux deux extrémités du corps 1, à l'aide d'un appareil approprié comme celui représenté par la figure 5. La matière contenue dans un réservoir 23 est chauffée dans la mesure nécessaire par un élément de hhauffage électrique plongé dans la matière même, laquelle n'est pas conductrice. Au fond du réservoir 23 est ménagé un orifice de décharge 24 lequel est contrôlé par un robinet 25 qui sert pour régler l'écoulement de la matière sur un tampon de feutre absorbant 26, placé sous le réservoir à l'intérieur d'un cercle profilé en U 27 dans lequel est logée une résistance électrique 28, destinée à maintenir la hhaleur du tampon au degré voulu.
Le cercle 27 est par un lev ier fourchu 29 ou autre organe approprié connecté avec des moyens mécaniques à l'aide desquels le tampon peut s'abaisser ou s'élever pour être mis en contact ou hors contact, respectivement, avec l'extrémité du corps de pot 1 qui est supporté à l'intérieur d'une pièce 30 qui tourne ; le tampon est disposé de façon à exercer une faible pression sur l'extrémité du corps 1 pendant qu'un mouvement de rotation est imprimé à ce corps,
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de sorte que la matière de scellement de joint arrive à être distribuée à épaisseur uniforme sur toute l'extrémité du corps de pot .
Il est prudent que le fond 4 ou les deux disques supérieur 3 et inférieur 4 soient appliqués au corps 1 immédiatement après l'application de la substance de scellement 22, sinon on risque que cette substance, en se refroidissant, devienne trop dure pour pouvoir assurer un scellement efficace .
Dans la fabrication d'un pot comme celui ci-dessus décrit, on peut employer une machine pourvue de cinq pièces de support 30 qui tournent chacune autour de son propre axe, et qui tcurnent aussi toutes ensemble autour d'un axe central commun. Les pièces 30 viennent occuper à tour de rôle cinq positions qui correspondent par exemple aux opérations suivantes :1 installation du corps de pot 1 dans la machine ; 2 application de la substance de scellement 22 à l'extrémité de base du corps de pot ; 3 applioation du disque de fond 4 au corps de pot ; 4 as- sujettissement du didque de fond 4 au corps de pot, et en même temps formation du rebord ou bride 2 à l'extrémité opposée de ce corps ; 5 rejet du pot hors de la machine.
Les disques de fond 4 peuvent être emmagasinés dans une trémie ou couloir (étant' bosselés pour éviter qu'ils ne collent les uns aux autres à l'état d'emmagasinage), et ils sont individuellement transportés en position voulue et placés sur les corps de pot par un mécanisme qui les saisit et qui les relâche ; ce mécanisme sera par exemple du type à commande par le vide.
Les pots sont convenablement rejetés de la machine par un plan incliné qui les renverse et les fait tcmber dans un panier, caisse, etc.., ou sur un transporteur approprié, Les opérations de remplissage des pots, de mise en place et de fixation des couvercles 3, et aussi d'applioation de la substance de scellement du joint en haut du pot, pourront s'effectuer aut omatiquement à l'aide d'une machine, semblable aux machines généralement utilisées au remplissage '
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et/au scellement des pots à lait .
L'invention dont l'objet a été décrit ci-dessus sous sa forme préférée est susceptible de différentes modifications, sans sertir de son cadre ou s'éloigner de son principe. Ainsi le corps de pot 1 peut être pourvu d'un revêtement qui résiste à l'huile, fait par exemple de papier ciré ou de feuille métallique, fixé par une colle appropriée à la paroi intérieure du corps ; un tel revêtement est préférablement appliqué à la pièce ou ébauche destinée à la formation du corps avant que l'on donne à cette pièce la forme tronconique ; il peut 'être utilisé en remplacement du liquide d'imperméabilisation 10, ou ensemble avec ce liquide.
On peut encore appliquer une mince feuille de métal, par exemple d'aluminium, à la matière du corps de récipient, avant ou après la formation de l'ébauche ou pièce découpée, de façon qu'après avoir enroulé cette pièce en forme d'un tronc de cône, on obtient un corps 1 à surface extérieure métallisée ; cette enveloppe extérieure rend la confection du pot plus coûtedse, mais elle empêche l'évaporation des huiles et autres produits contenus dans le pot, elle augmente la rigidité de celui-ci et en améliore l'aspect, et elle évite que le pot he porte extérieurement des marques provenant de gercement du revêtement d'imperméabilisation intérieur résistant à l'huile.
Si le corps est de structure lamellée, des substances d'imperméabilisation comme celles qui ont été décrites peuvent être appliquées intérieurement , extérieurement ou entre les couches du corps ou à deux ou plusieurs de ces endroits à la fois, à volonté . Dans toue les cas mentionnés, le scellement à l'aide de la substance 22 se fait à l'une des extrémités du récipient, préférablement l'extrémité inférieure, ou aux deux extrémités .