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"Procédé pour.produire la fermentation du tabac"
L'invention a pour obj et d'améliorer et d'acce- lérer la fermentation du tabac.
Suivant la procéda employa à Java, Sumatra et Bornéo, on réunit en paquets ou bottes le tabac séché ou "müri", on l'empile ou l'entasse dans des chambres de fermentation et on le recouvre de natt es, de façon qu'il commence à s'échauffer par fermentation* Lorsque la température atteint un certain degré, on refait l'empilage en ayant soin de placer à l'intérieur du t as les paquets qui se trouvaient avent à l'extérieur* On répète cette opération plusieurs fois, jusqu'au moment où on juge la fermentation terminée,
c'est-à-dire jusqu'au moment où on considère le tabac comme prêt pour l'exportation*
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Généralement on ne Laisse pas la température s' él ever au-dessus d'environ 60 C car cette température a été reconnue appropriée. Toutefois on atteint pas toujours cette limite, par exemple à cause de l.a faible teneur en humidité du tabac ou de la nature de celui-ci.
La fermentation est influencée en outre par les conditions .atmosphériques. Un temps sec et des nuits froides ralentissent le processus, tandis qu'un haut degré d'hu- midit et une température élevée de l'air extérieur ont une action accélératrice.
Et,ant donné que, parce qu'on doit à plusieurs reprises refaire l'empilage des feuilles, le procédé décrit ci-dessus demande beaucoup de temps, des influences nuisibles peuvent exercer une action défavorable sur le résultat final.
On connait un procédé pour produire la fermentation du tabac vert, suivant lequel on suspend les feuilles dans une chambre de fermentation close et on les soumet à l'action d'air en circulation dont la température et le degré d'humidité sont réglables. On connaît aussi un procédé suivant lequel les feuilles n'ayant pas subi de séchage préalable, sont empilées en tas peu épais ou suspendues tout près les unes des autres dans une chambre de fermentation. On envoie entre les feuilles, pour autant que c'est possible, de l'air chauffé et maintenu artificiellement humide, ou bien on forme des tas plus compacts et on y ménage des canaux, ou on y dispose des tubes à travers lesquels on envoie l'air à l'intérieur du tas de feuilles.
L'invention vise à obvier aux inconvénients mentionneset à obtenir un produit plus uniforme en réglant indépendamment l'un de l'autre, -au cours de la fermenta-
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tion, la température et le degré d'humidité. Suivant l'in- vention, on empile dans une chambre close, calorifuge le tabac séché préalablement, et on y dispose à interval- les réguliers des grilles ou des éléments intermédiaires analogues perméables à l'air.. On maintient en circula- tion pratiquement continue l'air de la chambre de fermen- tation eton l'oblige à circuler à travers et autour de l'empilage de feuilles.
On règle en même temps la tempé- rature et le degré d'humidité de cet air. De cette façon on élimine dans la mesure du possible, en tant que fac- teur de réglage de la température, la chaleur produite lors de la fermentation*
Le tabac, séché suivant le procédé employé .aux In- des Néerlandaises, est d'abord porté rapidement à la tem- pérature voulue par l'air chaud et humide, de sorte que la fermentation s'amorca et que le tabac comment à produire lui-même de la chaleur. Cette chaleur estévacuée par l'air en circulation, dont la température est maintenue cons- tante,.aussitôt que la température du tabac s'élève au- dessus de celle de l'air.
Grâce au réglage du degré d'hu- midité de l'air, on maintient en outre au degré voulu d'humidité du tabac, de sorte que, au cours de la fermen- tation, on dispose à volonté de tous les facteurs qui influent sur la qualité du tabac ayant subi la ferment a- tion. D'autre part on évite la détérioration des feuilles de tabac due aux réempilages répétés et pn raccourcit notablement la durée du traitement, car on peut porter le tabac rapidement à la température voulue.
Dans beaucoup de cas il est recommandable d'égali- ser la pression dans les différentes couches de l'empilage de @
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feuilles. A cet effet on peut équilibrer, par exemple au moyen de câbles et de contrepoids, les grilles inférieures avec le tabac qui y repose, et charger l'empilage d'une grille lestée. On peut obtenir ainsi toute pression voulue. On peut aussi tasser le tabac, dès le début, sous forme déballes ou de paquets et empiler ceux-ci entre des grilles rigides.
Le tabac à fermentation rapide, qui développe beaucoup de chaleur, nécessite des couches relativement minces. Pour le tabac fermentant difficilement, qui ne produit de la chaleur que lentement et en faible quantité, on peut écarter davantage les grilles. Suivant la sorte de tabac, on peut employer des couches dont l'épaisseur varie entre 15 et 120 cm.
De même,la vitesse nécessaire de l'air dans les couches intermédiaires dépend entièrement de la quantité de chaleur à évacuer et, par conséquent, de la nature du tabac. On doit régler cette vitesse de manière que, au cours de l'échauffement du tabac, la températnre de l'air sortant de l'empilage de feuilles ne soit que de peu inférieure à celle de l'air entrant, et que, au cours de la fermentation, elle ne soit que de peu supérieure à celle de l'air entrant. Il le faut, non seulement parce que le tabac doit avoir la même température en tous points de l'empilage, mais que, notamment, une petite différence de températures a pour effet une grande variation de l'humidité relative de l'air.
En effet, aux températures considérées, une différence de températures de 1 C cause en moyenne une variation de 5% du degré d'humidité relative de l'air. Etant donné que, d'autre part, la teneur en humidité du tabac dépend elle-même dans une plus
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grande Me4;74;,Ie -qe oeqgpé .4.Eli+xàit± relative de l'air,
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le tabac deviendrait trop humide dans la seconde moitié de l'empilage si l'air traversant celui-ci est un peu trop froid, et deviendrait trop sec si l'air est un peu trop chaud- Aussi une circulation pratiquement inin- terrompue du courant d'air est-elle requise.
Le choix de la température et du degré d'humidi- te dépend entièrement de la nature du tabac à faire fermen- ter et des propriétés que l'on exige du produit final.
Dans beaucoup de cas il y a avantage à employer consécu- tivement au cours de la fermentation, des températures et des degrés d'humidité différents.
Si l'on a des doutes au sujet du traitement qui convient le mieux pour une sorte de tabac donnée, on peut d'abord faire des essais sur une petite quantité dans une chambre de fermentation de un ou plusieurs mè- tres cubes; ces essais renseignent déjà au bout de quel- ques jours sur les meilleures conditions de température et d'humidité à adopter au cours de la fermentation.
Pour les procédés usuels, où l'on met en tas le tabac en voie de fermentation, la température maximum -admissible est d'environ 60 C, car pour atteindre cette température le tabac doit avoir un degré d'humidité si élevé que, au-dessus de cette température, il s'échauffe ou se surchauffe rapidement. Etant donné que, suivant l'invention, il est possible d'atteindre des températures plus élevées même pour une faible teneur en humidité du tabac, on peut employer sans hésitation des températures dépassant 60 C. Les températures pour la fermentation des sortes de tabac normales sont de 30 à 75 C pour un degré d'humidité relative de l'air de 50 à 95%.
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La durée de traitement pour les différentes sor- tes de tabac est variable et elle peut être raccourcie par l'emploi de températures et de degrés d'humidité élevés. Suivant ces conditions la fermentation exige 3 à 20 jours. Pour les sortes de tabac ordinaires on peut se contenter d'une seule opération de fermentation Mais pour la fermentation/du tabac supérieur(servant de robe aux cigares) on peut employer un procédé en deux phases'. Dans la première phase on produit alors une fer- mentation préalable, après quoi on classe les feuilles et on leur fait subir une fermentation finale.
Le dessin schématique annexé montre une chambre de fermentation qui convient pour l'exécution du nouveau procédé. Figure 1 est une coupe horizontale et Figure 2 est une coupe verticale.
Dans une chambre calorifugée 1, est établie une paroi verticale 2 qui s'étend du plancher jusqu'au pla- fond. Sur le plancher repose une grille en lattis 3 sur laquelle estempilée une couche de feuilles de tabac 4.
Sur cette couche repose une deuxième grille 3, et sur celle-ci repose une deuxième couche de feuilles de tabac, et .ainsi de suite, jusqu'à ce que l'empilage atteigne la hauteur admissible. Entre la face supérieure de l'empi- lage et le plafond il doit rester assez d'espace pour les ouvriers.
Entre l'empilage et la paroi intérieure de la chambre 1, ou la paroi 2., on laisse un espace libre, de sorte que l'air peut circuler à travers l'empilage et autour de celui-ci. Un clapet 5 suspendu au plafond ferme en majeure partie l'espace au-dessus de l'empilage. Dans
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1-'espace entre la paroi 2 et la paroi intérieure adj-a cente de la chambre de fermentation 1, sont montres un dispositif dépuration d'air et de réglage d'humidité 6, un ventilateur 7 et un chauffe-air 8 . L'air circule dans le sens des flèches et échauffe le tabac., de sorte que la fermentation commence. On peut régler la température et le degré d'humidité suivant la nature du tabac à faire fermenter et la destination du tabac ayant subi la fermentation.
Dans le dispositif représenta le tabac est sou- mis à 1.action du poids des couches sous-jacentes, de la même manière que dans les procèdes d'empilage connus jusqu'ici.
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