<Desc/Clms Page number 1>
Mécanisme équilibreur à action progressive.
La présente invention a pour objet un mécanisme équilibreur ou compensateur à action progressive, destiné par exemple aux volets mécaniques, portes coulissantes, châssis mobiles,monteplats, appareils de levage, etc. et en général à tous les cas où une charge ou masse doit être équilibrée dans certaines posi tions ou entre certaines positions
Essentiellement, le mécanisme conforme à l'invention com porte un palan sur les poulies duquel passent le ou les deux câbles attachés à la masse à équilibrer.
La partie mobile du palan est rattachée, en son centre, directement et rigidement à un organe de traction : contrepoids, ressort, etc.; elle est d'autre part reliée, à divers endroits, à des tringles, tiges, chaînes, etc. qui, pour certaines positions du palan, entrent en liaison avec d'autres organes de traction lesquels n'entrent ainsi en fonction qu'au moment où la partie mobile du palan a atteint la position correspondante. La masse à équilibrer est par conséquent soumise, pendant son mouvement, à l'action d'or -
<Desc/Clms Page number 2>
ganes de traction de plus en plus - ou de moins en moins nombreux, ce qui permet d'obtenir un équilibrage parfait ou partiel de cette masse à toutes les positions désirées, et un amortissement déterminé particulièrement aux positions extrêmes.
Un exemple non limitatif de réalisation d'un tel dispositif est représenté au dessin annexé, dont les fig.1 et 2 sont des vues schématiques correspondant aux deux positions extrêmes.
1 et 2 désignent les deux câbles attachés chacun à une extrémité inférieure d'une masse quelconque non représentée,par exemple un volet de fermeture de baie, à mouvement vertical.
Le câble 1 passe sur les galets à gorge 3-4-5, pour venir se rattacher à la pince 6 , tandis que le câble 2 passe sur les galets 7-8-9 pour se rattacher à la même pince 6. On comprend que les deux câbles 1-2 pourraient n'en faire qu'un seul, fixé à la pince 6. Les galets 3-5-7-9 sont portés par la monture 10, fixée de toute manière quelconque à une paroi ; les galets 4-8 sont portés par la monture mobile 11 qui constitue la partie mobile du palan formé par l'ensemble 1-11, la pince 6 étant rattachée au centre de cette partie 11 par un câble 12. La monture 11 est rattachée, par le crochet 13, à un ressort 14 de traction, qui, aux deux positions extrêmes de la masse à équilibrer, se trouve sous tension.
De part et d'autre du cro chet 13 , la monture 11 est réunie à des tringles verticales 15 , librement engagées dans des ressorts de traction 16; chacune de ces tringles se termine inférieurement par un champignon 17 de dimensions voulues pour qu'il ne puisse passer au travers de la dernière spire supérieure du ressort correspondant. Les ressorts 14 et 16 sont maintenus par leur extrémité inférieure.
L'exemple représenté est supposé appliqué à un volet de fermeture de baie ; dans la position de la fig.1, ce volet est relevé, et le seul ressort 14 agit pour le maintenir dans cette position. Les ressorts 16 sont complètement détendus, et n'a gissent pas. Quand on fait descendre le volet, par exemple par
<Desc/Clms Page number 3>
une traction à la main, la monture 11 monte, et le ressort 14 se tend de plus en plus, offrant une résistance de plus en plus grande, à mesure que le volet descend, donc que le poids sus pendu de celui-ci augmente (en supposant un volet articulé à enroulement ou à effacement dans le plafond) ; il s'ensuit qu'à tout moment, le poids suspendu du volet se trouve équilibré,ou sensiblement équilibré.
Pendant la montée de la monture 11, les tringles15 glissent dans lesressorts 16 jusqu'au moment où leur champignon 17 vient en contact avec l'extrémité supérieure du ressort 16 correspondant ; à partir de cet instant, l'action de ces ressorts 16 s'ajoute à celle du ressort 14, les tringles 15, en s'élevant, entraînant avec elles les ressorts 16 corres - pondant s. Suivant le poidsdu volet, et sa hauteur, on di spo se - ra d'une série de ressorts tels que 16, avec tringles 15 et champignons 17, ces ressorts entrant successivement en jeu au fur et à mesure que la monture 11 s'élève. Les tringles 15 sont de préférence pourvues de trous 18 pour leur réglage par rapport à la monture 11, de façon à faire varier le moment où leur champignon 17 attaque le ressort 14 correspondant.
Pour relever le volet, il suffit de soulever celui-ci à la main, par exemple ; l'effort sera très faible ou même sensi blement nul, suivant l'équilibre réalisé par les ressorts 14 et 16; au fur et à mesure de la descente de la monture 11, les ressorts 16 cesseront leur action, les tiges 15 glissant dans ces ressorts. Finalement, il ne restera plus que le ressort 14 qui, à la fin du relevage, pourra agir pour effectuer le relevage automatique. L'ensemble se place, soit contre le mur de la baie, soit perpendiculairement à celui-ci, soit même au plafond; il peut être enfermé complètement dans une boîte, ou, comme dans l'exemple représenté, les ressorts seuls sont enfermés d.ans des tubes protecteurs 19.
Il est évident que tous organes de traction autres que les ressorts 14 ou 16 pourraient être employés. Ainsi, on pourrait
<Desc/Clms Page number 4>
prévoir des poids étagés, traversés par une des tiges solidaires de la monture 11, ces poids seraient normalement supportés par des supports fixes, étagés, et ne seraient entraînes que succes- sivement, au fur et à mesurede l'élévation de la monture 11.
REVENDICATIONS.
1. Mécanisme à. action progressive, pour l'équilibrage complet ou partiel de masses à mouvement vertical, caractérisé en ce que le ou les câbles de suspension de la masse à équili brer passent sur les poulies d'un palan dont la monture mobile est soumise à des organes de traction qui entrent successive ment enjeu au fur et à mesure que la monture mobile du palan s'élève, cetteaction s'interrompant successivement à mesure que cette monture descend.