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Perfectionnements aux méthodes d'analyse des images en télécinématographie
Pour transmettre à distance les images d'un film par les procédés connus de la Télécinématographie, leur ana- lyse s'effectue, comme on sait, soit par un balayage unique suivant des lignes parallèles successives juxtaposées, soit par n balayages successifs d'une même image suivant des li- gnes parallèles dont les positions successives sur celle-ci seront :1 , n + 1 , 2 n + 1 , etc.... pour le premier balaya- ge, 2 , n + 2 , 2 n + 2 etc pour le deuxième balayage et ainsi de suite.
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En procédant ainsi, chaque balayage analyse une fraction égale à 1/n de l'image toute entière.
En pratique cependant, on utilise rarement plus de deux balayages successifs d'une même image.
Lorsqu'on transmet un film cinématographique ordi- naire, l'expérience montre qu'il n'est guère possible de pas- ser plus de 16 images à la seconde. Mais s'il s'agit d'un fila sonore ou parlant, il devient nécessaire d'en passer 24.
Cette augmentation de 50 % du nombre des images par seconde, conduit dans la technique de la Télécinématographie à augmen- ter dans les mêmes proportions les vitesses d'organes méca- niques, les fréquences des courants électriques, etc... uti- lisés, ce qui ne va pas sans de très sérieux inconvénients.
La présente invention a pour objet un dispositif, d'ailleurs très simple, permettant de passer, pour leur trans- mission à distance, des films sonores ou parlants à raison de 24 images à la seconde, sans qu'il soit nécessaire de modifier la fréquence d'analyse, déjà choisie pour les films passés à raison de 16 images à la seconde. (On observera encore qu'il est toujours possible de procéder à l'analyse des images, soit autours d'un balayage unique de la totalité 'de l'image en 1/16 de seconde, soit en balayages successifs correspondant chacun à la fraction 1/n de l'image, en 1 seconde).
16 n
Soit, pour fixer les idées, par exemple et préciser le sens de l'invention, à transmettre un film dont les images successives sont analysées au moyen d'un disque explorateur en un seul balayage, effectué en 1/16 de seconde et pendant un 1/2 tour du disque.
On se reportera à la figure 1 ; désignera par 1 la largeur d'une image, par h sa hauteur et par-6 le diamètre d'une perforation du disque. On voit, sans peine, que dans le A
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cas particulier envisagé, (le nombre des perforations étant p = h/S de part et d'autre d'un diamètre), toutes les perfo- rations doivent être placées sur une circonférence de rayon R = P 1 lorsqu'il s'agit d'un film passant à raison de @@ 16 images par seconde.
S'il s'agit d'un film passant à raison de 24 images un par seconde, les choses sont/peu différentes. Pendant un 1/2 tour du disque, c'est-à-dire en 1/16 de seconde, le film F déplacé d'un mouvement continu doit avancer de 1,5 h dans le sens de la flèche. Malgré cela, la totalité des perforations situées d'un même côté d'un diamètre tel que ab, seront uti- lisées à analyser la première image, et celle-là seulement, malgré l'avance de 1,5 h du film, si la courbe qui les porte est non plus la circonférence C, mais suivant la présente invention, une courbe en forme de spirale rentrante qui s'é- carte progressivement de cette circonférence pour se rappro- cher du centre d'une quantité égale h en un demi-tour. Cette
2 courbe est représentée en S sur la figure 1, son origine
1 étant au point a et son extrémité au point b .
1
Lorsque l'image n 1 est analys'ée, le film ayant avancé de 1, 5 h, a-t-on dit, c'est donc le milieu de l'image n 2 qui se retrouve à la hauteur du point b, (qui occupe à ce moment la position du point a sur la figure), il s'agit alors de commencer immédiatement l'analyse de l'image n 3 pour l'effectuer en entier pendant le deuxième demi-tour et une nouvelle avance de 1,5 h du film. (En définitive, on re- marque qu'une rotation complète du disque analyseur corres- pond à l'avance de 3 images du film).
A cet effet, les perforations au lieu d'être pla- cées sur la.circonférence C, sont déportées vers l'extérieur
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sur une courbe S2 en forme de spirale rentrante qui s'appro- che graduellement de la circonférence C et lui devient tan- gente après un demi-tour.
La courbe S2 a son origine b2 déportée vers l'exté- rieur d'une quantité égale à h/2 par rapport à la circonféren- ce C.
Il est immédiatement compréhensible sur la figure qu'après une rotation complète du disque analyseur ou d'une avance de 3 images du film, (ces deux déplacements se corres- pondent exactement), on se trouve à nouveau dans les condi- tions initiales excepté que l'image n 4 s'est substituée à l'image n 1.
En définitive, avec le dispositif représenté sur la figure, on réalisera sans interruption l'analyse des images successives 1, 3, 4, 6,7, 9, 10, 12, 13 etc... chaque ana- lyse ayant une durée de 1/16 de seconde tandis que le film passe à raison de 24 images à la seconde.
La présente invention s'applique quel que soit le nombre total de lignes exploratrices que celles-ci sont succes- sivement parcourues en un balayage unique ou en n balayages successifs.
Elle s'applique également à des films dont le dé- placement s'effectue à raison d'un nombre quelconque d'images à la seconde en admettant, par exemple, un nombre de discon- tinuités telles que (b1 b2) dans la courbe portant les per- forations du disque analyseur égal au nombre d'images "sautées" par tour du disque, si cette analyse s'opère par balayage unique ou égal à n fois ce nombre si elle s'opère par n ba- layages successifs.
D'une façon générale, en effet et réduite à son principe essentiel, la présente invention consiste à utiliser A
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un système explorateur, par exemple un disque, capable d'ana- lyser n images par seconde, pour la transmission d'un film qui passe à raison de q images à la seconde, simplement en "sautant" (q-m) images du film, qui ne sont pas analysées, et en portant à 1/m seconde la durée d'exploration des m images restantes.
La réalisation illustrée par la figure 2 est donnée à simple titre d'exemple et ne comporte aucun caractère li- mitatif du principe de l'invention, de ses modes de réali- sation ou d'application, En particulier, on peut sans sortir du cadre de l'invention, remplacer le disque analyseur par tout autre système actuellement connu par exemple à lentil- les, miroirs tournants, etc..