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Meule pour alliages extrêmement durs
On connaît depuis peu de temps un nombre d'alliages servant surtout à la fabrication d'outils de métallurgie et dont la dureté égale presque celle du corindon. Un de ces alliages est par exemple le métal "Widia" de la maison Krupp. Sa dureté est telle qu'il ne peut être que difficilement meulé au moyen des meules connues en carborundum ou en une matière analogue.
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Ceci provient surtout de la dureté insuillsante des substances abrasives contenues dans les meules connues jusqu'ici.
Il a été proposé d'employer du diamant comme subs- tance abrasive et on a fabriqué des meules formées d'un dis- que en métal dans lequel des grains de diamant sont enchâs- sés ou incrustés. On a aussi mélangé à chaud de la poudre de diamant dans des alliages qu'on laisse refroidir ou encore à de l'argile qu'on vitrifie. De telles meules sont très cher à cause de leur manufacture compliquée. Les Hautes tempéra- tures nécessaires à leur fabrication portent préjudice à la qualité abrasive du diamant.
Le désavantage principal inhérant aux meules ne contenant que du diamant comme substance abrasive est que leur action est trop rude. Elles arrachent le métal. On n'obtient pas un tranchant uni. On est arrivé à employer dans certains cas un mélange de poudre de diamant et de pou- dre d'une autre substance abrasive moins dure, comme par exemple du carborundum, mais jusqu'à présent, on n'a pas en- core manufacturé de meules contenant un tel mélange.
Il est encore connu de fairedes meules contenant plusieurs substances abrasives, comme par exemple du corindon, du carborundum, de l'émeri etc. ne contenant cependant pas de diamant, et dans lesquelles on utilise des résines arti- licielles et surtout des résines de phénol comme liant. De telles meules sont très fragiles, @lles s'amollissent et collentsous la chaleur développée en coursd'emploi. Pour éviter cela on a proposé de remplacer les résines de phénol par une résine ayant@les. qualités physiques désirées, mais @
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est très chère. Une telle résine est le produit de réaction d'un alcool polyvalent et d'un acide polybasique. L'emploi d'une telle résine nécessite des solvants ce qui renchérit considérablement la fabrication.
Lesmeules ainsi obtenues sont cependant encore assez fragiles.
L'objet de l'invention est une meule pour alliages extrêmement durs fabriquée en tenant compte de toutes les exigences techniques et de toutes les expériences,faites dans ce domaine spécial. Cette meule contient : comme substance abrasive un mélange de poudre de diamant et de poudre de carborundum, auquel on a ajouté de la poudre de graphite pour adoucir l'action rude des matières précitées. Comme liant, on emploie une résine artificielle liquide, et encore une seconde résine artificielle pulvérulente servant à augmenter la soliditéde la meuleainsi que sa tendance au bris. Cette combinaison ôte en outre à la meule la possibilité de s'amollir ou de coller pendant le travail. On peut également ajouter encore des matières fibreuses, comme par exemple de la ouate, pour donner à la masse une plus grande solidité etune élasticité précieuse.
Cette nouvelle composition permet la fabrication de meules ayant une efficacité inconnue jusqu'à présent en ce qui concerne le pouvoir abrasif l'action douce amenant un tranchant fin et l'usure minime. Ces meules permettent un emploi plus répandu des alliages durs et difricilesà travailler que jusqu'à présent.
Une meule selon l'invention peut par exemple être manufacturée comme suit :
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Un mélange intimement environ les mêmes parties en poids de poudre de diamant et de pondre de carborundum, de Même granulation (correspondantà 150-200 mailles / cm), une assez grande quantité de poudre de graphite, peu de ré- sine artificielle puivérulante et relativement beaucoup de résine de phénol liquide à une température de 100 C.
Le mé- lange devient pâteux et on obtient finalement une masse tout à fait homogène. Après avoir ajouté éventuellement des @a- tières fibreuses (de la ouate) à la masse et après avoir c@auf- fé celle-ci à une température d'environ 80 C pendant à peu près douze heures, cette masse est mise aans les moules de forme désirée et est chauffée dans ceux-ci sous pression à une température de 1700. On pourrait, introduire dans les moules des disques enmétal ou en papier, des tissus de fil etc. comme renforcements pour la masse.
On arrête le chauffage des coules plus ou moins vite selon la grandeur des meules puis ces dernières sont laissées se refroidir. allés sont ensuite prêtes à 1 'usage.
Pour certains buts,, on a cependant besoin de meules ayant un liant plus dur ce qu'on obtient par un durcissement supplé- mentaire consistant en un chau@@age des meules à une tempé- rature de 150 C pendant quelques temps.
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Grinding wheel for extremely hard alloys
Recently, a number of alloys have been known which are used mainly in the manufacture of metallurgical tools and whose hardness almost equals that of corundum. One of these alloys is, for example, the metal "Widia" from the Krupp house. Its hardness is such that it can only be grinded with difficulty by means of known grinding wheels made of carborundum or a similar material.
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This is mainly due to the insufficient hardness of the abrasive substances contained in the grinding wheels known hitherto.
It has been proposed to use diamond as an abrasive substance and grinding wheels have been fabricated formed from a metal disc in which diamond grains are embedded or encrusted. Diamond powder has also been hot-mixed in alloys which are allowed to cool or even with clay which is vitrified. Such grinding wheels are very expensive because of their complicated manufacture. The high temperatures required for their manufacture adversely affect the abrasive quality of the diamond.
The main disadvantage of grinding wheels containing only diamond as an abrasive substance is that their action is too harsh. They tear off the metal. You do not get a united edge. In some cases it has been possible to use a mixture of diamond powder and the powder of another softer abrasive substance, such as, for example, carborundum, but so far no one has yet manufactured grinding wheels containing such a mixture.
It is also known to make grinding wheels containing several abrasive substances, such as, for example, corundum, carborundum, emery etc. however, it does not contain diamond, and in which artificial resins and especially phenol resins are used as binder. Such grinding wheels are very fragile, @ they soften and stick under the heat developed during use. To avoid this, it has been proposed to replace the phenol resins with a resin having @ them. desired physical qualities, but @
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is very expensive. Such a resin is the reaction product of a polyvalent alcohol and a polybasic acid. The use of such a resin requires solvents, which considerably increases the cost of manufacture.
The wheels thus obtained are however still quite fragile.
The object of the invention is a grinding wheel for extremely hard alloys manufactured taking into account all the technical requirements and all the experiences, made in this special field. This wheel contains: as an abrasive substance a mixture of diamond powder and carborundum powder, to which graphite powder has been added to soften the rough action of the aforementioned materials. As the binder, a liquid artificial resin is used, and a second powdery artificial resin is used which serves to increase the strength of the grinding wheel as well as its tendency to break. This combination also removes the possibility of the grinding wheel sagging or sticking during operation. It is also possible to add further fibrous materials, such as for example cotton wool, to give the mass greater strength and valuable elasticity.
This new composition allows the manufacture of grinding wheels having an efficiency hitherto unknown with regard to the abrasive power the gentle action bringing a fine edge and minimal wear. These wheels allow a more widespread use of hard alloys and difficult to work than hitherto.
A grinding wheel according to the invention can for example be manufactured as follows:
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A mixture of approximately the same parts by weight of diamond powder and carborundum laying powder, of the same granulation (corresponding to 150-200 meshes / cm), a fairly large amount of graphite powder, little puiverulating artificial resin and relatively a lot of liquid phenol resin at a temperature of 100 C.
The mixture becomes pasty and finally a completely homogeneous mass is obtained. After having optionally added fibrous matter (cotton wool) to the mass and after having heated the latter to a temperature of about 80 ° C. for about twelve hours, this mass is placed in the mass. molds of desired shape and is heated in them under pressure to a temperature of 1700. One could introduce into the molds metal or paper discs, yarn fabrics etc. as reinforcements for the masses.
The heating of the castings is stopped more or less quickly depending on the size of the grinding wheels and then the latter are allowed to cool. aisles are then ready for use.
For some purposes, however, there is a need for wheels having a harder binder which is achieved by additional hardening consisting of heating the wheels to a temperature of 150 ° C. for some time.