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!1:procédé de fabrication continue des éponges artificielles au moyen de viscose "
Dans la fabrication des éponges artificielles suivant les procédés connus jusqu'à présent, procédés décrits
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dans les brevets belges N 329S16, ss9111, 359361 et 586719 , et dans le brevet français N 175.462 du 15 avril 1931, il est d'usage de presser dans des récipients la pâte composée de viscose, de sel et d'une matière fibreuse, servant de masse formatrice dt éponge et de la soumettre dans ces récipients à la coagulation par l'action de la chslenr, ou. de solution de sels, ou de solutions d'acides ou d'une autre matière appropriée.
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A la fin de la coagulation, il n'est pas possible de re- tirer des moules la masse spongieuse non coagulée pressée dans les récipients parce qu'elle ne se laisse pas détacher des parois du moule et que les corps, même après enlèvement des surfaces-limites, ne conserveraient pas la forme reçue , en raison de la mollesse trop grande de la masse. De ce fait, la fabrication continue des éponges artificielles en viscose se heurtait à des difficultés qu'on ne pouvait surmonter jus- qu'à présent.
Or, la demanderesse a trouvé qu'il est cependant possible .de fabriquer des éponges artificielles au moyen de viscose dans une opération ininterrompue, en faisant avancer les masses spongieuses en forme de bandes ou de tiges, lors de la coagulation, dans des tuyaux chauffés de l'extérieur.
A cet effet, la masse spongieuse non coagulée mélangée avec les sels formateurs des pores et les matières fibreuses est pressée, à l'aide d'une presse appropriée, dans un tuyau construit suivant la forme désirée des éponges. Pour l'intro- duction de la masse spongieuse dans le tuyau, on se sert d'en- grenages à vis sans fin, de presses à piston ou d'autres dis- positifs appropriés. Dans la première partie du tuyau la masse spongieuse,est , de préférence, refroidie de l'extérieur pendant la pression, afin de retarder la coagulation aussi longtemps que la pression opère encore un déplacement des par- ticules de la masse les unes contre les autres.
Si la masse a pris une forme solide, elle est avancée dans le tuyau par l'alimentation d'une autre quantité de masse spongieuse et elle arrive dans une zone du tuyau qui est chauffée de l'extérieur bomprise à une température/environ entre 120 et 300 C, par exemple par de la vapeur surchauffée ou par un bain d'huile ou un autre bain.
La chaleur pénétrant à l'intérieur de la masse spon- gieuse provoque la coagulation de la viscose. la partie chauf-
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fée du tuyau de \ pression est choisie de longueur telle que le corps spongieux pressé, qui a la forme d'une bande ou @ d'une tige quand il arrive à l'extrémité du tuyau, soit complètement coagulé ou du moins soit coagulé à un degré tel que sa partie extérieure soit complètement stable et qu'il puisse être fini au moyen d'une coagulation subséquente appropriée, sans qu'il se produise une déformation des pièces.
'Les corps spongieux sortant du tuyau chauffé peuvent ensuite être débarrassés du sel au moyen d'eau chaude et être introduite successivement dans les bains de purification né- cessaires, tels que des bains de désulfuration et de blan- chiment. En passant par les différents bains ou entre ces bains, les corps sans fin, pour âtre mieux pénétrés par les liquides purifiants, peuvent être guidés à travers des cylindres presseurs ou être soumis autrement à un traitement de pétrissage.
Si les masses spongieuses ne sont pas complètement coagulées dans le tuyau chauffé, on peut leur faire subir encore, avant d'appliquer les bains de lavage, une coagulation complémentaire d'une manière quelconque, par exemple au moyen de vapeur ou de bains de sel chauds. Comme les masses spongieuses se rétrécissent dans le tuyau chaud et ne remplissent plus complètement le tuyau à son extrémité, il est également possible, pour aider la transmission de la chaleur lors de la coagulation, de faire entrer de la vapeur dans la dernière section du tuyau de chauffe ou de pratiquer une diminution graduelle de la section transversale du tuyau.
Soit après que le traitement ultérieur est accompli, à l'état sec ou humide, soit directement après que la coagulation est accomplie, le corps spongieux en forme de bande peut âtre divisé en morceaux en le coupant transversalement .
Le nouveau procédé , qui fait l'objet de la présente invention, réalise une augmentation importante de la qualité
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des éponges artificielles fabriquées au moyen de viscose.
C'est ainsi qu'il permet d'améliorer considérablement la ré- sistance à la rupture ainsi que l'uniformité du produit, Par chaude le glissement sur la paroi/du, tuyau, la peau extérieur des corps spongieux acquiert une surface faiblement rugueuse, ce qui prooure d'importants avantages pour l'usage des éponges.
En outre, le procédé permet de donner à la surface des corps un aspect de peau de chamois.
Comparativement aux possibilités connues jusqu'ici pour la fabrication des éponges en viscose, la production est notablement augmentée par le procédé d'après la présente in- vention qui permet un travail continu.
D'une part, il n'est pas nécessaire de disposer d'un grand nombre de moules; d'autre part, on peut s'épargner le temps et le travail considérables nécessités jusqu'à présent pour le remplissage et la vidange des chambres de coagulation. De plus, le traitement ultérieur et la finition des éponges sont considérablement simplifiés et facilités.
Dans les premiers liquides de lavage, tout le sel peut être récupéré d'une manière avantageuse, ce qui n'est pas possible d'une manière aussi utile avec les procédés connus jusqu'ici.