<Desc/Clms Page number 1>
"DISPOSITIF POUR DECHARGER LES LIGNES A COURANTS FAIBLES CHAR- GEES PAR INFLUENCE ET QUI SONT MISES A LA TERRE AU MOYEN DE BOBINES, NOTAMMENT DE BOBINES DE TRANSLATION"
Il est extrêmement difficile de supprimer les perturba- tions qui se produisent dans les lignes téléphoniques et en général dans les lignes à courants faibles, notamment les perturbations qui sont dues à la proximité de lignes de trans- port de force, de réseaux de chemins de fer à courant continu ou alternatif.
On sait que les lignes téléphoniques et télégraphiques
<Desc/Clms Page number 2>
montées sur poteaux, c'est-à-dire les lignes aériennes, ont une forte tendance à être troublées par des bruits. Ces bruits sont dus aux tensions parasites induites dans les li- gnes. L'induction est principalement de nature électromagnéti- que et provient des variations périodiques de courant ou de tension qui se produisent dans les lignes a. courants forts voisines. Les tensions induites se produisent aussi bien entre les deux conducteurs d'une merle, ligne téléphonique, qu'entre chacun des conducteurs et la terre.
Ces dernières tensions, dites tensions longitudinales, sont beaucoup plus grandes que les premières, qui sont dites tensions transversales, néanmoins les deux genres de tensions peuvent produire simultanément des perturbations et des bruits parasites dans les lignes téléphoniques.
De nombreux dispositifs ont déjà été proposés pour di- minuer la valeur des tensions parasites. C'est ainsi, par exemple, qu'il est connu de monter entre les deux conducteurs d'une même ligne téléphonique et en un ou plusieurs points de cette ligne, des bobines de translation dont on met à la terre le peint milieu. Ce montage dans lequel les actions magnétisan- tes aes deux moitiés de chaque bobine sont opposées l'une à l'autre, crée pour les courants para,sites induits un circuit de faible impédance passant par la terre et entraîne une diminu- tion sensible de l'amplitude des tensions longitudinales par rapport à la terre.
Les courants de transmission de la parole qui circulent dans les conducteurs ne sont pas court-circuités par les bobines de décharge ou de translation, car l'impédance des bobines qui ont une prise reliée à la terre s'oppose à ce court-circuitage. Quand on utilise ces bobines de décharge, il se forme, toutefois, entre les deux conducteurs, un circuit de résistance relativement faible et qui ne permet d'utiliser le
<Desc/Clms Page number 3>
courant continu pour l'envoi de signaux, par exemple pour l'appel par courant continu, pour la commande d'appareils sé- lecteurs, etc.,., qu'à là condition qu'on modifie sensiblement le schéma.
Le but de la présente invention est de réaliser un montage servant à diminuer les perturbations et les bruits dans les lignes téléphoniques, mais permettant sans autre dif- ficulté l'utilisation simultanée du courant continu pour l'é mission de signaux.
La présente invention a dès lors pour objet un dispo- sitif pour décharger les lignes à courants faibles chargées par influence et mises à la terre au moyen de bobines, notamment de bobines de translation, le dit dispositif étant caractérisé en ce que le trajet de décharge de chaque conducteur contient en plus de la bobine encore un condensateur, dont les dimen- sions sont telles que l'impédance des deux conducteurs de la ligne à courant faible par rapport à la terre, soit très fai- ble, tandis que la résistance opposée au courant continu entre les deux conducteurs et entre conducteurs et terre reste grande.
Pour la mise en oeuvre de ce principe, on utilise pour des raisons économiques, des condensateurs électrolyti- ques dont la capacité peut varier, suivant les conditions locales , entha 20 et 1000 microfarads. On obtient de cette façon des impédances qui, par comparaison avec la résistance du circuit de décharge, sont suffisamment faibles pour annuler au point de décharge les tensions longitudinales. Il faut re- marquer encore qu'il faut tenir compte de la polarité de ces .condensateurs électrolytiques, en ce sens que les mesures d'isolement doivent donner une très grande résistance aussi bien entre les conducteurs qu'entre conducteurs et terre.
<Desc/Clms Page number 4>
L'invention va être expliquée plus en détail à l'ai- de du dessin dans lequel la Fig. 1 représente une disposition propre à assurer la décharge de lignes à courants faibles
EMI4.1
chargées par influence. à est une ligne téléphonique' à deux ìls qui subit des perturba'Cfions du fait de la ligne à courants fortf4 iL voisine. Cette ligne téléphonio,ue est mise à la terre en deux points ou mène en plus de deux points à l'aide de bobi- nes de décharge S. Il est évident qu'il n'est pas indispensable que les bobines de décharge se trouvent Montées précisément dans la zone où la ligne à courants forts est voisine de la ligne à courants faibles.
Les bobines peuvent tout aussi bien être placées dans le voisinage d'un des bureaux téléphoniques G si on
EMI4.2
10 ju.;c utile. Conformément à l'invention, on intercala alors entre chacun des deux conducteurs A et B et la bobine S un con- densateur électrolytique C de grande capacité. Ces condensa- teurssont calculés de telle façon que 1' impédance des deux conducteur?:
A et B par rapport à la terre soit très faible, tandis que la résistance opposée au courant continu entre les deux conducteurs et entre conducteurs et terre reste grande.
La batterie de contrôle désignée par D dans la Fig.
1 est utilisée pour la mesure de l'isolement. Le pôle posi-
EMI4.3
t'':> de. 1 '.--"-t ....' ,.,.1.. .- 1,' t.. de .. t'" " di.i;s '" ."" tif 1 batterie e't mis terre, sorte que dp.ns "",'co il ec.t 1:znig..;é 1.' ]",y, 1, 5-$le nébã,t,1± des "0"'1"""""- cs, e't indiqué relier :')0.8 négatif des condensa- teurs .FlC=,iti =-I,itjqà;3; [-'.l1: conducteurs de la Ligne.
La fig. 2 représente un autre exemple d'exécution de l'invention.M représente de nouveau la ligne à courants forts qui produit les perturbations et qui se trouve à proix- nits de la ligne téléphonique AB. Entre les conducteurs A et B de la ligns téléphonique, on a monté des'bobines de translation dont les enroulements primaires et secondaires sont désignés
<Desc/Clms Page number 5>
par Up et Usrespectivement. L'enroulement secondaire Us est divisé en deux parties égales.
Chacune des moitiés de l'enrou lament est mise à la terre par l'intermédiaire d'un condensa-' teur électrolytique C et d'une prise de terre commune. A nou- veau, les condensateurs doivent ici encore, avoir une grande capacité et ils doivent être calculés pour que l'impédance des aeux conducteurs par rapport à la terre soit très faible, tan- dis que la résistance opposée au courant continu doit rester assez grande pour permettre l'émission de signaux en courant continu.