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Etançon de mine à dégagement par détente télescopique.
La présente invention a pour objet un étançon de mine à dégagement par détente télescopique constitué par un élément inférieur établi sous forme de tube cylindri- que et un élément supérieur de profil rétréci vers le bas et s'engageant dans l'élément inférieur, en prenant appui, au moyen d'un collier, sur le bord supérieur de cet élément inférieur.
Conformément à l'invention, l'extrémité rétrécie de l'élément supérieur de l'étançon comporte une partie cylindrique de longueur rationnelle assurant son guidage à l'intérieur de son élément inférieur.
'Un constituant l'étançon de mine à détente télesco- pique de cette façon, le danger de flexion est supprimé.
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L'étançon peut ainsi satisfaire aux nécessités pratiques de la construction des galeries de mine ; en outre, il est commode à poser et à déposer.
Pour permettre une dépose commode de l'étançon, les boulons de vissage du collier sont munis de têtes en forne de marteaux qui, lorsqu'on les fait tourner, passent par des fentes prévues dans les brides du collier. Pour pouvoir, lors de la dépose, enlever toutes les pièces de l'étançon de la zone dangereuse puis les réutiliser, il est prévu dans la tête en forme de marteau des vis du collier un trou dans lequel on peut enfoncer une bro- che, une clavette ou un organe analogue, qui peut être actionné à distance à l'aide d'un câble. Pour faire tourner la tête en forme de marteau, la clef servant au blocage des écrous peut être munie d'un ergot courbe, et un organe de traction peut être fixé à l'autre extré- mité de cette clef à écrous.
On introduit cet ergot dans le trou de la tête en forme de marteau, puis on fait pivoter cette dernière de 90 en tirant sur l'organe de traction d'un point distant non dangereux ; la tête en forme de marteau passe alors par la fente prévue dans la moitié de collier jusqu'à ce que la clef à écrous et son ergot se serrent contre le collier à desserrer. Le serrage subsistant alors dans le collier assure que les pièces de l'étançon restent encore assez ferment liées pour pouvoir être toutes retirées au moyen de l'organe de traction.
L'étançon peut en outre comporter à la place du second boulon une fixation par clavette, car on sait que le filetage des boulons souffre beaucoup au cours du travail. Le dispositif d'assemblage à clavette peut être constitué par une barrette enfoncée dans des trous coïn- cidents pratiqués dans les moitiés du collier, cette barrette présentant une fente longitudinale. Puis on
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enfonce dans les parties de la fente longitudinale fai- sant saillie à l'extérieur des moitiés du collier des clavettes qui sont rationnellement munies aux deux extré- mités d'un tenon ou organe analogue empêchant les clavettes de tomber de la barrette.
Pour accroître la résistance de l'étançon, la paroi intérieure du collier de serrage et la paroi extérieure de la partie conique de son élément supérieur peuvent être rendus rugueux. L'étançon peut ainsi supporter des pressions allant jusqu'à 42 tonnes. Il n'y a pas de dan- ger de flexion en raison du guidage sûr de l'élément su- périeur de l'étançon dans son élément inférieur.
Le dessin annexé représente un exemple de réalisa- tion de l'étançon, objet de l'invention.
Fig. 1 est une élévation, partie en coupe, de cet étançon.
Fig. 2 est un plan correspondant à la fig. 1.
Fig. 3 montre en élévation latérale une variante du collier de serrage.
Fig. 4 est un plan correspondant à la fig. 3.
L'élément inférieur a de l'étançon est constitué par un tube fermé à une extrémité par un fond rond b.
L'élément supérieur de l'étançon est constitué par la partie tronconique c, raccordée à son extrémité de plus petit diamètre à une partie cylindrique d assurant son guidage dans l'élément inférieur a de l'étançon, qui mesure une longueur rationnelle et un diamètre extérieur convenable. A son autre extrémité, la partie tronconique c se raccorde à une partie cylindrique e, qui est munie d'un chapeau de pression f. La partie tronconique ± présente une inclinaison exactement déterminée en vue de produire la résistance croissante contre la pression du terrain qui est exigée par les autorités minières. La partie cylindrique de tête e a aussi pour r8le d'opposer @ -. 11 -
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une résistance constante aux pressions maxima admissibles, mais de pouvoir céder dans le cas de pressions excessive- ment fortes.
Un collier g en deux parties est disposé sur l'extré- mité rétrécie de la partie tronconique 0 ; les brides h des moitiés de ce collier sont maintenues assemblées par des boulons filetés 1. Ces derniers peuvent être munis de la façon connue de têtes! en forme de marteau, capables de passer, lorsqu'on les. fait tourner, par des fentes 1 des brides h de la moitié g du collier en vue de permettre de déposer commodément l'étançon; ces têtes k sont main- tenues dans une position déterminée par une butée m qui empêche la séparation complète des moitiés du collier l'une de l'autre.
Les têtes k en forme de marteaux peuvent être percées d'un trou n (figs. 3 et 4) dans lequel on Introduit, lors de la dépose, un ergot courbe p prévu sur une clef à écrous o. On fixe un câble de traction q sur cette clef à écrous o pour permettre de la tirer à soi d'un point élojgné.
Au lieu d'un second boulon fileté, on peut utiliser à cette extrémité un assemblage à clavette (figs. 3 et 4) pour la fixation du collier. On fait alors passer par des trous des pattes ou brides r du collier une barrette s présentant une fente longitudinale t, qui fait saillie à l'extérieur de ces pattes r. Puis on enfonce dans ces parties de la fente t des clavettes u qui comportent à leurs deux extrémités des tenons v qui les empêchent de tomber.
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