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SECHAGE DU LIN ROUI EN PAILLE.
Le séchage des Matières Textiles à l'état brut, s' effectue soit à l'air libre,soit dans des séchoirs chauffes, soit au moyen d'appareils à rayonnement,munis pour la plupart de ventilateurs et calorifères spéciaux.
Le séchage à l'air libre, ex étant sa isonnier, dépendant du temps, est coûteux et irregulier.
@ La matière la plus difficile est le LIN roui,dont la fibre se trouve à la périphérie de la plante.
En dehors du sèchage à l'air,qui tres coûteux,ne peut se faire qu'en été par beau temps aalme,tous les procédés appliqués à l'heure actuelle,détériorent la fibre. Ils ont un rendement insignifiant.
Il est à noter, que pour obtenir UN KILO de filasse teillée il faut évaporer apres rouissage,15 à 20 kilos d'eau,et le double en certains cas.
La présente invention résoud le problème. Elle est en ce me- ment appliquée dans une usine travaillant CINQ MILLE kilos de lin par 24 heures.Le résultat INDUSTRIEL qui est la con- séquence de tout e réelle invention,est obtenu,et.peut être vérifié.
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Cette invention est basée sur deux phénomènes physiques pr inc ipalement.
Le premier: Quelque soit l'humidité de l'atmosphèrem c,à.d. quelque soit l'état hygrométrique de l'air ambiant,en aug- mentant la température de cet air, sous meme pression baro- métrique,son point de saturation est reculé. D'ou, augmen- tation proportionnelle de sa capacité pour l'humidité,et accroissement de son pouvoir dessicateur.
Un exemple fera mieux comprendre: En admettant que l'air extérieur soit a 5. centigrades,qui est la température myenne de l'air en hiver, et que l'air soit très humide, c...d. saturé, un mètre cube de cet air contiendra 7 gram- mes d'eau.En portant ce metre cube d'air à 50 centigrades, il lui faudta 82 grammes d'eau pour ètre saturé a la meme pression.Ce qui revient a dire,que le pouvoir dessicateur d'un metre aube d'air.porté de 5 à 50 centg. est de 82 - 7 = 75 grammes d'eau* Si la pièce ou l'on veut sècher, a 1.000 metres cubes util- es,soit 25 mètres de long,10 ms. de large, et 4 ms.
de haut, son volume d'air porté de 5 à 50 centg. pourra absorber 75 kilos d'eau.Si dans cette place nous introduisons 7. 500 kilos d'eau,pour l'absorber,le volume d'air devra être renouvelé cent fois,ce qui fait environ 4 fois par heure durant 24 heures.
Dans les places habitées, en adoptant l'aération diffé- rentielle horizontale,l'air peut être renouvelé 5 fois l' heure, sans donner l'impression d'un courant d'air,à la vitesse maximum de o,3 m/seconde.
Alors que tous les procédés exisaants, utili- sent des moyens mécaniques,aspirateurs,ventilateurs et autres engins,pour l'évacuation et l'introduction de l'air, la présente invention se base uniquement sur le second phénomène physique suivant:
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A degré thermique égal,sous la meme pression,l'air saturé d'humidité,est plus léger que l'air sec.
A degré thermique différent,sous meme pression,l'air satu- ré est d'autant plus leger que la température augmente.
Dans le phénomène précédent,nous avons vu,que plus la tem- pérature augmente,plus est reculé le point de saturation, et plus grande est la quantité d'eau que l'air absorbe.
Reprenons l'exemple précédent: A 5 centg. un metre cube d'air saturé contient 7 grammes d'eau,et pèse i k.266.
25 centg. un metre cube d'air seo,pèse.......Ik,270. a 50 centg.un metre cube d'air saturé pèse..,.k.043. malgré les 82 grammes d'eau nécessaires à la saturation d'un mètre cube d'air à 50*,le poids au metre cube, est inférieur de 223 GRAMMES. De ce fait,le pouvoir asoention- nel de l'air saturé est considérable,et le renouvellement d'air extremement rap ide.A tel point,que le séchage du lin peut facilement et rapidement se faire théoriquement,.. une température,ne dépassant pas 30. centg.
La fibre de lin, n'étant jamais en contact directe avec la source de chaleur,et l'opération d'échange bygro-thermique se faisant à basse température,la filasse garde toutes ses qualités.
La réal isat ion, et l'application INDUSTRIELLE,des Phénomènes physiques décrits ci-dessus,nous conduisent à la troisième revendication de l'invention,dont le dessin annexé,présente schématiquement, à titre d'exemple un dis- positif.Il est bien entendu, que l'invention n'est pas ex- clusivement limitée au processus décrit, et que bien de mo- difications peuvent être apportées,sans sortir de la por- tée du présent brevet.
.-Dans une salle dont la grandeur est appropriée au travail exigé,le bas est garni de tuyaux à ailettes(a) présentant une grande surface de chauffe.
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Ces tuyaux sont inclinés sur l'horizontale,et reliés di-
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rectemerlt (. 3 eha:m1us de '\I=&JI'8\1'SJpar leur or If ioe le plus élevé à. la chambre de vapeur d'une chaudière (b).L'eau de condensation s'écoule vers la partie inférieure des tuy- aux,et un collecteur ramène automatiquement cette eau con- densée à la chaudière* Des prises d'air (c),munies de priltres sont disposées au niveau des tuyaux a ailettes.
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Un réseau de fils de fer galvanisé# (d),est tendu a travers la salle, dans des plans horizontaux et verticaux distants respectivement de 30 a 40 cent. environ.Le dernier plan horizontal ne dépassant pas cinq mètres de hauteur au des- sus des tuyaux de chauffe.
Le lin roui sortant des routo irs, est étallé sur les fils en minces couches.
La toiture de la salle a une inclinaison moyenne, et possè- de des cheminées d'aérage,munies chacune d'un clapet re- gistre (f) réglant la vitesse d'évacuation de l'air humide.
Comme exemple pratique,prenons une installation de rouissage-teillage,possédant TROIS routoirs de 50 metres cubes.
@ Un rouissage micro-biologique,travaillant dans de bonnes conditions microbiennes,permet d'obtenir un rouis- sage parfait en trois jours.A ce moment,afin déviter des dégagements nauséabonds,la polluation des eaux,et l'éclo- sion de centres putrides dans les routoirs,l'eau de rouis- sage et les lins rouis sont stérilises.Ce qui s'obtient in-
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stanta)1"némnt, en neutralisant l'acidité microbienne. Cela évite également le danger de voir les microbes continuer leur action de décomposition,durant une partie des opéra- tions suivantes.Le lin sortant du routoir est pressé ou non, suivant sa qualité et le système de travail adopté, Il est ensuite étendu sur les fils du séchoir.
Dans l'inst-
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allat ion envisagée,il faudra évaporer tous les jours 7.000 à 10.000 kilos d'eau. Une salle de 20 mètres de long, 5 de large et 4 metres de hauteur utile de fils, munie à. sa base de 10 tuyaux à ailettes de 5 (cinq) cent. de diametres, rece- vant la vapeur à 5 atmosphères, suffit pour obtenir le lin parfaitement sec après 16 heures, sans dépasser 40 centg. dans la salle,et cela dans les plus mauvaises conditions atmosphériques. Ce lin est directement passé à la teilleuse mécanique.Grâce au séchage parfait,régulier et homogène,la filasse à la sortie de la machine, est pu re et soyeuse.
Grâce à la.présente invention,le rouissage-teillage,peut être industrialisé au meme titre que les autres produits manufacturés.Le cycle complet des opérations étant abais- sé à CINQ jours ,au lieu de mois, si pas des années,le prix de revient de la filasse baisse dans des proportions considérables. Le combustible est fourni en quantité suff i- sante par la chenevotte du lin,qui possède 4.500 calories au kilo. Dans l'installation qui nous sert d'exemple,une chaudière de 80 metres carrée de surface de chauffe, suf- fit à tous les besoins de l'usine,et tout le travail est effectué par DIX hommes non spécialisés.
REVENDICATIONS.
1 Procédé de séchage du LIN roui,caractérisé par le fait qu'il est basé exclusivement sur le pouvoir dessicateur de l'air, non saturé d'humidité,mis en contact avec du lin modillé sortant de rouissage.Le séchage s'obtient sans in- tervention d'engins mécaniques,en tenant compte,que le de- gré de saturation de l'air,. même pression,est proportio- nel, à l'élévation de sa température.
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