Extraction des fils de toutes les plantes à fibres textiles.
La présente invention concerne toutes les plantes à fibres,
et principalement le LIN pris ici comme exemple.
Le mode opératoire qui concerne particulièrement la présente invention comprend l'ordre suivant des opérations: D'abord la libération de la fibre en lamelles mitoyennes par broyage décorticage ou teillage, ou tout autre moyen mécanique qui sépare le fil du bois de la plante. Ensuite le rouissage des fibres obtenues,
et enfin le séchage.
Actuellement, la plante complète, dépourvue exclusivement de ses graines, est mise en rouissage et séchée à l'air, opérations longues et compliquées, qui sont répétées plusieurs fois, et qui ne peuvent se faire qu'en été, d'où travail purement saisonnier.
Ensuite et en dernier lieu, se fait le broyage et le teillage.
Le broyage et le teillage ont pour but de séparer les fibres du bois. Le broyage réduit en morceaux les parties ligneuse cassantes de la tige. Le teillage débarrasse les fibres du bois dit chenevotte. Cela après des rouissages successifs. Ces procédés longs et empiriques, qui durent en moyenne une année complète, donnent, en général, une grande quantité de fibres courtes dites ETOUPES.
En tenant compte que le rendement sur lin brut est seulement de
10 à 12 % de fibres longues, on se rend compte immédiatement du formidable volume de matières inertes mises en oeuvre.
La présente invention remédie à ces énormes inconvénients, et permet de réaliser tout le cycle des opérations en quelques jours; cinq jours environ.
1[deg.] TEILLAGE OU DECORTICAGE.
La fibre de la plante, venant du champ, est directement rendue libre par des moyens mécaniques. Cette libération peut s'obtenir en utilisant tout simplement les appareils, employés actuellement pour le teillage des fibres rouies. Toutefois, afin d'éviter la formation d'étoupes, les tiges doivent être uniformément sèches.
Quant à l'appareil lui-même, il est préférable qu'il soit formé de nombreux cylindres cannelés accouplés. Le bois de la tige doit être broyé menu, et séparé par ventilation.
Les tiges doivent être agrippées sans tiraillement, pour que
les fibres ne soient pas déchirées.
Il y a actuellement divers ateliers qui construisent des machines utilisées pour lins rouis, qui conviennent parfaitement à ce nouveau genre de travail, en y faisant de très légères mo dif ic ations .
Dans des exploitations très importantes, comme au Canada,
en Argentine, en Russie, et même chez nous, cette opération peut se faire sur champ. Les fibres obtenues, seules, comprimées en ballots sont envoyées à l'usine de concentration où se font les opérations de rouissage et séchage de la filasse.
Ne perdons pas de vue que le bois des fibres est un excellent combustible équivalent presque au charbon, et, qu'une simple locomobile alimentée avec ce déchet, est capable d'assurer sur place, tout le travail.
2[deg.] LE ROUISSAGE.
Les installations habituelles des rouissages sont bien entendu, réduites considérablement.
Alors que maintenant il faut compter que par mètre cube disponible on place à peine 80 kilos de tiges, qui représentent 10 kilos de fibres au maximum, nous pouvons facilement traiter CENT kilos de fibres au mètre cube. Les installations sont donc au moins
dix fois moins importantes.
Quant au rouissage, il se fait de la façon suivante, en prenant comme exemple le LIN.
.-Les fibres sont immergées dans un routoir avec de l'eau à une température d'environ 30[deg.] centigrades. Après huit heures environ d'immersion, cette eau est entièrement ou en grande partie renouvelée, par de l'eau à 32[deg.] centigrades environ. Cette température, durant les deux jours que dure l'immersion nouvelle est progressivement augmentée de trois à quatre degrés centigrades. A ces températures, l'action microbienne, sous forme de diastases, se charge de fabriquer les réactifs indispensables au rouissage, cela en milieu parfaitement acide.
Après 48 heures environ, l'action microbienne qui a agit tout ce temps, principalement par ses microbes aérobies, est arrêtée,
et l'acidité neutralisée.
L'eau est évacuée en majeure partie, et l'immersion est renouvelée. Dans cette eau est dissout un produit alcalin très soluble qui se compose d'huile de lin légèrement saponifiée et émulsionnée. Ce produit dérivant en majeure partie du LIN lui-même, est d'une fabrication très simple et peu coûteuse, il intervient pour UN pour CENT du poids des fibres mises en oeuvre.
Les fibres néanmoins, restent imprégnées de beaucoup d'eau acide du rouissage microbien, aussi la nouvelle eau d'immersion semble neutre ou alcaline au début, et redevient légèrement acide, à un moment donné. Cela est nécessaire. A ce moment au sein de la masse est injecté, une solution d'hypochlorite, dans une très faible proportion, qui n'atteint pas un DEMI pour MILLE, qui, néanmoins est capable de provoquer un léger dégagement inoffensif d'acide hypochloreux.
De cette manière,grâce à la réincorporation dans la masse de l'acide pectique, rendu soluble et en partie perdu par l'action microbienne, la filasse obtenue, est soyeuse, belle et résistante.
3[deg.] LE SECHAGE.
Il est à noter que actuellement suivant les méthodes habituelles,
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rouissage 20 à 25 kilos d'eau et même plus.
La présente invention simplifie le tout.
La filasse passée ou non à la presse, suivant son état, est étendue au séchoir.
Le fonctionnement du séchoir est basé sur deux phénomènes physiques, que la présente invention met en oeuvre.
Le premier: Quelle que soit l'humidité de l'atmosphère, c.à.d. quel que soit l'état hygrométrique de l'air ambiant, en augmentant la température de cet air, sous même pression barométrique, son point de saturation est reculé. D'où augmentation proportionnelle de sa capacité pour l'humidité, et accroissement de
son pouvoir dessicateur.
Un exemple fera mieux comprendre: En admettant que l'air extérieur soit à 5 degrés centigrades qui est la température moyenne de l'air en hiver, et que l'air soit très humide, c.à.d. saturé, un mètre cube de cet air contiendra 7 grammes d'eau. En portant
ce mètre cube d'air à 50 degrés centigrades, il lui faudra
82 grammes d'eau pour être saturé à la même pression. Ce qui revient à dire que le pouvoir dessicateur d'un mètre cube d'air porté de 5[deg.] à 50[deg.] centigrades est de 82 - 7 = 75 grammes d'eau. Si la pièce où l'on veut sécher a 100 mètres cubes utiles, soit
5 mètres de long sur 5 mètres de large et 4 mètres de haut, son volume d'air porté de 5 degrés à 50 degrés centigrades pourra absorber 7 kilos 5 d'eau. Si dans ce local nous introduisons
750 kilos d'eau, soit cent fois plus, le volume d'air devra être renouvelé cent fois, ce qui fait environ 4 fois par heure durant
24 heures. Cela est minime, car dans les pièces habitées en adoptant l'aération différentielle horizontale, l'air peut être renouvelé 5 fois l'heure sans donner l'impression d'un courant d'air, à la vitesse maximum de 0,3m/seconde.
Toutefois, alors que tous les procédés existants, utilisent des moyens mécaniques: aspirateurs, ventilateurs et autres engins, pour l'évacuation et l'introduction de l'air, la présente invention se base uniquement sur le second phénomène physique suivant:
A degré thermique égal, sous la même pression, l'air saturé d'humidité est plus léger que l'air sec. A degré thermique diff érent, sous même pression, l'air saturé est d'autant plus léger
que la température augmente. Dans le phénomène précédent, nous avons vu, que plus la température augmente, plus est reculé le point de saturation, et plus grande est la quantité d'eau que l'air absorbe.
Reprenons l'exemple précédent: A 5[deg.] centigrades, un mètre cube d'air saturé contient 7 grammes d'eau et pèse ..... 1 K.266.
à 5 degrés centigrades un mètre cube d'air sec pèse.l K.270
à 50[deg.] centg, un mètre cube d'air saturé, pèse ......1 K.043. Malgré les 82 grammes d'eau nécessaires à la saturation d'un
mètre cube d'air à 50[deg.], le poids au mètre cube est inférieur de
223 grammes. De ce fait, le pouvoir ascensionnel de l'air saturé est considérable, et le renouvellement d'air extrêmement rapide.
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se faire avec des écarts de température qui ne dépasseront pas
20 degrés centigrades.
La fibre de lin, n'étant jamais en contact direct avec la source de chaleur, et l'opération d'échange hygro-thermique se faisant relativement à basse températùre, la filasse garde toutes ses qualités.
Dans certaines exploitations, surtout au Canada et en Argentine, le LIN est exclusivement cultivé pour la graine. Ce lin n'atteint du reste qu'une très faible longueur. La tête avec la graine est même généralement fauchée. A l'heure actuelle, les fibres contenues dans ces lins sont perdues, ces récoltes étant ordinairement brûlées.
La présente invention, permet de retirer de ces lins courts,
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