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"Procédéset dispositif pour la soudure semi-automatique à l'arc électrique".
La présente invention concerne un procédé et un dispositif permettant de souder à l'arc électrique de façon semi-automatique, au moyen d'électrodes de longueur limitée telles que celles ha- bituellement utilisées en soudure manuelle.
En dehors de la méthode usuelle de soudure manuelle, dans laquelle le soudeur doit assurer lui-même la régularité de la lon- gueur de l'arc et l'avancement approprié de l'électrode, il existe deux cla.sses de dispositifs ayant pour but de rendre ces fonctions plus ou moins automatiques.
D'une part, ce sont les machines dites "automatiques" fonc- tionnant avec des électrodes continues ou avec des électrodes courtes, dont l'avancement suivant leur axe est assuré mécanique- ment par un moteur asservi.
D'autre part, ce sont les dispositifs de soudure dits "semi- automatiques" quiiutilisent généralement une électrode continue dont l'avancement est assuré, comme dans les machines
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précédentes par un moteur asservi. Ils s'en distinguent toute- fois par l'obligation, pour le soudeur, de guider manuellement le trajet de l'électrode.
Le procédé et le dispositif faisant l'objet de la présente invention appartiennent à la deuxième catégorie, mais ils s'en différencient par l'emploi d'électrodes courtes ainsi que par une maniabilité beaucoup plus grande, comparable à celle du pro- cédé manuel ordinaire.
L'emploi d'une pince à électrodes tenue à la main est con- servé, mais en introduisant toutefois l'automatlicité de la longueur de l'arc. Ce résultat est obtenu - caractéristique es- sentielle - sans emploi d'aucun moteur rotatif. En même temps le poids de la pince et de l'électrode n'agit plus sur la main du soudeur, lequel se borne à guider l'appareillage sans plus de- voir le soutenir.
L'utilité pratique de ce procédé se révèle en particulier pour les électrodes de forts diamètres, qui sont lourdes à ma- nier et qui rendent le travail manuel très pénible et fatiguant pour le soudeur.
Un autre avantage appréciable est la sécurité supplémen- taire qui résulte d'une longueur d'arc constante et réglable à l'avance de manière à obtenir une qualité de soudure bien défi- nie et régulière, indépendante de l'opérateur.
Les résultats ci-dessus sont atteints par l'utilisation de la pesanteur ou d'une pression continue manuelle ou autre comme moyen de descente de l'électrode dans le sens de son axe, au fur et à mesure que cette électrode fond. Cet avancement naturel est simplement freiné ou retardé par un dispositif approprié commandé par une grandeur physique ou électrique de l'arc, par exemple la chute de tension existant entre l'électrode et la pièce, de manière à imposer automatiquement à l'arc de soudure une longueur constante et choisie à l'avance.
Les autres mouvements de l'électrode, tels que l'avance- ment le long de la ligne de soudure, les mouvements transversaux
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éventuels; etc... sont assurés manuellement ou par des moyens mécaniques quelconques..
L'exclusion de tout moteur rotatif permet de combiner un dispositif léger et aussi maniable que la pince à électrodes, et qui peut fonctionner aussi bien en courant alternatif qu'en courant continu, avec des électrodes enduites ou nues, en sou- dure à plat, verticale ou au plafond.
Une forme de réalisation de l'invention est représentée au dessin annexé à la présente description. L'électrode I est serrée dans une pince 2 et guidée à sa base par un guide 3 ap- proprié. La pince 2 est reliée à un manche 4, tenu à la main, et au câble d'alimentation du courant de soudure 5. Elle accompagne dans ses mouvements un organe susceptible de coulisser le long d'une tige pleine ou creuse 7, elle-même supportée à sa base par un ou plusieurs galets de roulement 8 se déplaçant sur la pièce à souder 9. Les isolements électriques convenables ainsi que la protection de l'appareil contre les projections métalli- ques de l'arc de soudure sont évidemment prévus quoique non re- présentés au dessin.
Dans l'organe 6 se trouve également un frein ou un appareil à échappement, agissant sur la tige 7 et commandé par un relais électromagnétique approprié, lui-même sensible aux variations de la tension existant entre l'électro- de I et la pièce 9. Normalement le frein est serré (ou l'échap- pement bloqué) et l'électrode I reste immobile tout au moins dans le sens de son axe. L'arc à'allongeant par la fusion pro- gressive de l'électrode I, la tension entre I et 9 augmente et fait lâcher le frein (ou décrocher l'échappement) permettant ainsi la descente de l'électrode I. Cette descente est arrêtée dès que l'arc a repris sa longueur normale, pour reprendre un peu après et ainsi de suite.
La longueur de l'arc dépend du réglage du relais électromagnétique, tandis que les variations de cette longueur sont fonction de la sensibilité du frein ou de l'échap- pement agissant sur la tige 7.
Le premier amorçage de l'arc s'effectue comme en soudure manuelle, par descente de l'électrode 1 jusqu'au contact
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avec la pièce 9, suivie d'un rappel en arrière. Le fonctionne- ment devient ensuite automatique comme il vient d'être dit.
D'autres formes de réalisation peuvent être présentées dans le eadre de l'invention, soit par modification mécanique, soit par des dispositions particulières du circuit électrique du relais (fil de retour, gâchette de contact, etc...
REVENDICATIONS.
---------------------------- I. Procédé de soudure à l'arc électrique au moyen d'électrodes de longueur limitée, caractérisé par l'utilisation de la pesan- teur ou d'une pression continue manuelle ou autre pour mainte- nir une longueur d'arc constante, la force agissant sur l'électro- de étant contrôlée par un dispositif asservi à une grandeur phy- sique ou électrique de l'arc de soudure lui-même.