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"perfectionnements aux aéronefs mixtes".
La présente invention est relative à des moyens pour lancer des aéronefs , et a particulièrement pour objet des moyens permettant qu'un aéronef soit lancé à une vitesse telle et dans une position telle qu'il puisse poursuivre son vol en toute sé- curite, sans qu'il ait tout d'abord à atteindre la vitesse de vol minimum nécessaire en roulait sur le sol ou en se dé- plaçant sur l'eau , ou en était lancé dans l'air à l'aide d'une catapulte. L'invention est plus particulièrement applicable aux lancement d'aéronefs à forte charge des ailes et à vitesse de vol minimum élevée, mais elle peut être appliquée à tout type d'aéronef, ou au lancement d'un aéronef ou à une distance considérable de sa base, augmentant ainsi son rayon d'action effectif.
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L'invention est plus/particulièrement relative à des aéronefs mixtes du type comprenant deux appareils, susceptibles chacun de voler séparément, montés l'ul au-dessus de l'autre et reliés initialement ensemble par des moyens de verrouillage qui permettent que l'aéronef mixte décolle, vole et atterrisse comme une seule machine, mais qui pouvait être libérés lorsque l'aéronef mixte vole pour permettre que la séparation des deux appareils constitutifs s'effectue.
Dans le brevet belge n 394579 , en date du 23 février 1933, on a décrit divers moyens pour assurer, en toute sécurité, la séparation des deux appareils constituant l'aéronef mixte, une caractéristique essentielle de l'invention décrite dans ce brevet étant que la séparation des deux appareils est effectuée seule- ment après augmentation du coefficient de sustentation des ailes de l'appareil supérieur par rapport à celui des ailes de l'ap- pareil inférieur, pendant le vol de l'aéronef mixte comme tel.
t Toutefois, la présene invention n'est pas relative à des aéro- nefs mixtes du genre dans lequel une commande spéciale est prévue pour augmenter le coefficient de sustentation des ailes de l'appareil supérieur par rapport à celui des ailes de l'appa- reil inférieur pendant le vol, jusqu'à ce que la sustentation s'exerçant sur l'appareil supérieur atteigne une valeur delan- cement suffisante pour assurer, en toute sécurité , la sépara- tion des deux appareils, lors de la libération des moyens de verrouillage. Au contraire, la présente invention est relative exclusivement à des aéronefs mixtes,dans lesquels, à mesure que la vitesse de l'aéronef mixte augmente, la sustentation sur les ailes de l'appareil supérieur augmente automatiquement jusqu'à. ce qu'elle atteigne une valeur de lancement assurant toute sé- curité.
Dans des aéronefs mixtes de ce dernier genre, tels qu'ils
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ont été proposés jusqu'ici, rien n'a été prévu pour empêcher la libération des moyens de verrouillage à un moment quelcon- que pendant l'envol ou le vol de l'aéronef mixte. Ceci sera em em dangereux, car la libération prématurée des moyens / '1 11 de verrouillage entraînerait un risque sérieux de catastrophe du fait que les deux appareils ne se sépareraient pas convena- blement, et l'invention a pour objet des moyens destinés à em- pêcher que l'appareil supérieur se détache de l'appareil infé- rieur, à moins et jusqu'à ce que l'appareil supérieur ait une sustentation suffisante pour que, lorsqu'il est détaché, il se soulève et s'éloigne de l'appareil inférieur pour voler indé- pendamment et sous la commande du pilote.
L'invention consiste essentiellement à prévoir, dans un aéronef mixte de ce genre, des moyens assurant que les appareils restent certainement assu- jettis ensemble jusqu'$ ce que la sustentation sur les ailes de l'appareil supérieur ait en réalité atteint la valeur de lance- ment nécessaire pour assurer la séparation en toute sécurité.
Suivant une caractéristique de l'invention , les moyens de verrouillage peuvent comprendre un dispositif de verrouil- lage disposé pour être libéré seulement par l'actionnement com- biné ou consécutif de commandes disposées dans les deux appareils.
En outre, les moyens de verrouillage peuvent comprendre un dis- positif de verrouillage disposé pour être libéré automatiquement, lorsque la sustentation sur les ailes de l'appareil supérieur atteint la valeur prédéterminée de lancement.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'action consistant à détacher l'appareil supérieur de l'appareil in- férieur peut être rendus dépendante de la libération finale d'un seul dispositif d'attache entre les deux appareils. Suivant ce principe, les deux appareils peuvent être attachés l'un à l'autre par trois dispositifs de verrouillage à libération
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automatique, un de chaque/côté de la ligne centrale de l'aéro- nef mixte et le troisième placé centralement, les dispositifs de verrouillage latér-aux étant disposés pour être libérés un peu plus tôt que le dispositif de verrouillage central.
Les caractéristiques ci-dessus de la présente invention, ainsi que certains autres dispositifs de sûreté non encore mention- nés, vont maintenant être décrits en détail, à titre d'exemple, en référence au dessin annexé, dans lequel :
La fig.1 est une vue de côté d'un aéronef mixte suivait l'invention.
La fig.2 est une vue détaillée, à plus grande échelle, d'un mécanisme automatique pour libérer l'appareil supérieur lorsque la sustentation s'exerçant sur celui-ci atteint une limite prédéterminée.
La fig.3 représenta une autre construction d'un disposi- tif de libération automatique.
La fig.4 montre un mécanisme pour verrouiller une commande de vol d'un des appareils.
La fig. 5 montre un dispositif de sûreté actionné par voie aérodynamique.
La fig.6 représente un mécanisme de déclenchement pour ralentir et (ou) couper l'allumage des moteurs de l'appareil inférieur lorsque la séparation des deux appareils s'effectue.-
Les mêmes nombres de référence désignent des parties analogues dans toutes les figures du dessin.
En se reportant au dessin, on voit que la fig.l est une vue de côté montrant un exemple d'une forme d'aéronef mixte suivait l'invention dans lequel sur la surface supérieure- de's ailes de l'appareil inférieur 1 sont montés des supports à en- coche 3 dans lesquels reposent les essieux 5 du train d'.atter- rissage de l'appareil supérieur 2. Un autre support à encoche 4 est mente plus à l'arrière sur l'appareil inférieur 1, et dans ce support 4 repose une broche 6, qui est attachée à l'ap-
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pareil supérieur 2.
L'appareil supérieur 2 est maintenu soli- dement dans les supports à encoche 3 et dans le support 4 à l'aide d'une tige ou oâble 7, qui est initialement sous tension et est disposé de façon à être libéré seulement lorsque les ailes de l'appareil supérieur 2 ont une sustentation suffisante pour que, lorsque la libération a lieu, l'appareil supérieur 2 se dégage et se soulève de l'appareil inférieur 1 et puisse poursuivre in lé- pendamment son vol sous le contrôle du pilote.
Des organes de verrouillage ou arrêts peuvent être prévus pour empêcher le fonc- tionnement des amortisseurs de chocs 8 du train d'atterrissage pendant que l'appareil supérieur est attaché à l'appareil infé- rieur, ces organes de verrouillage ou arrêts étant libérés, après que les deux appareils ont été détachée l'un de l'autre, à l'aide d'une commande disposée dans l'appareil supérieur, ou automa- tiquement, lorsque les deux appareils se détachent l'un de l'autre,
Dans l'exemple représenté fig.l, la position de l'appa- reil supérieur par rapport à celle de l'appareil inférieur est telle que, ainsi qu'on le verra aisément, l'angle d'incidence des ailes de l'appareil supérieur soit en principe plus grand que celui des ailes de l'appareil inférieur, de façon que,
lorsque la vitesse de l'aéronef mixte augmente, la sustentation sur l'ap- pareil supérieur augmente automatiquement par rapport à celle s'exerçant sur l'appareil inférieur jusqu'à ce qu'elle atteigne une valeur de lancement assurant toute sécurité. Toutefois, on comprendra qu'il n'est pas essentiel que les deux appareils soient disposés de façon que les ailes de l'appareil supérieur soient placées suivant un angle d'incidence en principe plus grand que celui des ailes de l'appareil inférieur, car il est possible , comme expliqué dans la demande de brevet belge n 398923 du 3 octobre 1933 pour:
"Perfectionnements aux moyens de lancement des aéronefs", d'obtenir une augmentation automa-
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tique de la sustentation s'exerçant sur l'appareil supérieur jusqu'à la valeur de lancement à mesure que la vitesse de l'aé- ronef mixte augmente, malgré que les deux appareils soient ini- tialement réglés de façon que leurs ailes soient disposées exac- tement, ou approximativement, et en même temps, suivant leurs angles de sustentât! en maximum, en utilisant pour les ailes de l'appareil supérieur un plan ayant, entre l'angle de non susten- tation et l'angle de sustentation maximum, un écart angulaire sensiblement plus grand que celui du plan employé pour les ailes de l'appareil inférieur.
La fig. 2 représente -un exemple d'un mécanisme suivant l'in- s venticn, à l'aide duquel la tige ou câble 7 assujettissant les deux appareils ensemble est libéré au moment voulu.
La tige ou câble 7 comporte,à son extrémité supérieure, un oeil 9 qui est maintenu initialement par le crochet 10, lequel est monté à pivot en 11 sur l'appareil supérieur. La tige ou câblai est pourvu d'un tendeur 12, à l'aide duquel on lui donne ' initialement la tension voulue pour assurer que les deux appa- reils restent rigidement attachés ensemble pendant l'envol et le vol de l'aéronef mixte et jusqu'à ce que la tige ou câble 7 soit libéré. L'extrémité supérieure du crochet 10 est attachée à l'ai- de de tiges ou câbles 13 et d'un ressort 14, à l'appareil supé- rieur, comme indiqué en 15.
On voit que, lorsque la sustentation de l'appareil supérieur augmente par rapport à celle de l'appareil inférieur, la tension existant dans la tige ou câble 7 augmente d'une manière correspondante, et que le crochet 10 tend à tour- ner autour de son pivot 11 en opposition à la traction du ressort 14.
Le crochet 10 est avantageusement disposé de façon que la tension existant dans la tige ou câble 7 ait -un bras de levier relativement faible autour du point d'appui 11, tandis que la
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tension existant dans les tiges ou câbles 13 a un bras de levier relativement grsnd autour du point d'appui 11, de sorte que la force des tiges ou câbles 13 et du ressort 14, doit, d'une manière correspondante, être moindre que celle de la tige ou câble 7 reliant les deux appareils ensemble.
Initialement, le crochot 10 est empêché de tourner autour de son pivot sous l'influence d'une tension plus forte se manifes- tant dans la tige ou câble 7, à l'aide d'un organe de verrouil- lage 16 qui est disposé pour coulisser dans une enveloppe 17 fixée à l'appareil supérieur. L'organe de verrouillage 16 est initialement maintenu en position pour empêcher lemouvement du crochet 10, à l'aide d'un ressort 18, mais , à l'extrémité supérieure de l'organe de verrouillage 16 est attaché un câble de commande 19 passant sur des poulies 20 et 21, l'autre extré-
19 mité de ce câble étant attachée à un levier coudé 22 qui est monté à pivot 23 sur l'appareil supérieur.
Au levier coudé 22 est attaché un câble décommande 24, qui est disposé pour être actionné, à l'aide d'un levier, etc... par le pilote, ou autre membre de l'équipage de l'appareil supérieur.
Ainsi, lorsque le câble de commande 24 est actionné pour tirer le câble 19 à l'aide du levier coudé 22, l'organe de verrouil- lage 16 est tiré dans l'enveloppe 17 en opposition à l'action du ressort 18. Ceci permet au crochet 10 de tourner autour de son pivot 11 snus l'action d'une tension plus forte exercée sur la tige ou câble 7. Le ressort 14 s'oppose/au mouvement du crochet 10, mais, à mesure que la tension exercée sur la tige ou câble 7 augmente, la résistance du ressort 14 est vaincue jusqu'à ce que, une certaine tension étant atteinte, le crochet 10 ait tourné d'un angle tel que l'oeil 9 de la tige ou câble 7 glisse et se dégage automatiquement du crochet 10 et que l'ap- pareil supérieur soit.
libéré et détaché de l'appareil inférieur.
Un exemple de moyens de verrouillage disposés pour être libérés seulement par 1.'actionnement .combiné ou consécutif de
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commandes portées par les deux appareils est également représenté fig. 2 Le levier coudé 22; comporte un prolongement 25 du bras auquel le câble de commande 24 est attaché. Le levier coudé 22 est initialement empêché de tourner autour de son pivot 23 au moyen d'un organe de verrouillage ou de détente 26, qui but@e contre l'extrémité du bras 25 du levier coudé 22.
L'organe de verrouillage ou de détente 26 présente une rainure diagonale 28 pratiquée dans sa surface supérieure, et dans cette rainure 28 est engagé un oeil porté par l'extrémité supérieure d'un câble de commande 27 qui est disposé pour être actionné par le pilote, ou autre membre de l'équipage de l'appareil inférieur. L'organe de verrouillage ou de détente 26 est initialement maintenu en position pour empêcher la rotation du levier coudé 22 au moyen d'un ressort 29. On voit que, tant que l'organe de verrouillage ou de détente 26 reste dans cette position, le pilote de l'ap- pareil supérieur ne peut libérer l'organe de verrouillage 16 pour permettre que l'appareil supérieur se détache automatique- ment de l'appareil inférieur.
Toutefois, lorsque le pilote de l'appareil inférieur actionne le câble de commande 27, afin de dégager l'organe de verrouillage ou de détente 26 du levier coudé 22 en opposition, à l'action du ressort 29, le pilote de l'appareil supérieur est à même de libérer l'organe de verrouil- lage 16. Le ressort 29 est disposé de façon que, lorsque l'or- gane de détente 26 a été tiré vers le bas d'un aigle prédétermi- né, le ressort 29 passera par la position, de point mort et tirera alors l'organe de détente 26 pour le faire tourner et l'amener sur le côté opposé de son pivot, de façon qu'il n'ait pas ten- dance à s'engager à nouveau avec le levier coudé 22.
La rainure 28 est formée suivant un angle tel que, lorsque le ressort 29 a passé par le point mort, la boucle du câble de commende 27 glis- sera et se dégagera automatiquement de la rainure et tombera de l'appareil supérieur.
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On comprendra que lé mécanisme représenté (fig.2) peut être réalisé suivant d'autres formes de construction comportant les principes généraux décrits et que sa disposition peut être inver- sée, c'est-à-dire que sa tige ou câble de commande 7 peut être attaché à l'appareil supérieur, et que le crochet 10, ou son équivalent, peut être monté sur l'appareil inférieur.
Suivait une autre disposition, l'appareil supérieur peut être empêché de quitter l'appareil inférieur jusqu'à ce que l'ap- pareil supérieur ait un excès de sustentation suffisant pour que, immédiatement après que les deux appareils se sont détaches l'un de l'autre, le dit appareil supérieur s'élève et s'éloigne de l'appareil inférieur, en munissant les supports à encoche d'un appareil de moyens de retenue, afin d'empêcher les essieux ou broches de l'autre appareil de sortir de ces supports à encoche jusqu'à ce qu'une certaine force prédéterminée soit appliquée pour séparer les deux appareils.
Un exemple de ces moyens de retenue est représenté fig. 3, dans laquelle l'essieu 5 est empêché de sortir du support à en- coche 3 par des billes ou galets 30, qui sont logés dais des évidements pratiqués dans les côtés de l'encoche du support et sont maintenus en position par des ressorts 31. La force de ces ressorts est telle qu'elle empêche que l'essieu sorte du support à encoche jusqu'à ce qu'une force de l'importance désirée soit appliquée sur l'essieu. De cette manière, l'essieu sera maintenu dans le support à encoche jusqu'à ce que l'appareil supérieur ait une sustentation suffisante pour assurer sa séparation rapide de l'appareil inférieur, immédiatement après que les deux appareils ont été détachés l'un de l'autre.
Les moyens de retenue peuvent affecter d'autres formes; par exemple, les billes ou galets peu- vent être remplacés par un ou plusieurs ressorts qui doivent être enfoncés par l'essieu, dans un ou des évidements ménagés dans le support à encoche avant- que l'essieu puisse sortir de ce dernier.
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On comprendra qu'au lieu de moyens de retenue du genre décrit, ou en plus de ces moyens, on peut prévoir des .moyens de ver- rouillage positifs pour empêcher que les essieux ou broches d'un appareil sortent des supports à encoches de l'autre appareil jusqu'à ce que ces moyens de verrouillage soient libérés. Par exemple, le support à encoche peut être pourvu d'une goupille de verrouillage qui obstrue initialement le support à encoche et empêche l'essieu de sortir de celui-ci, mais qui, lors de l'actionnement d'une commande appropriée, peut être retirée de la position dans laquelle elle constitue obstacle, de façon que l'essieu puisse quitter le support à encoche.
Ces moyens de ver- rouillage positifs peuvent être disposés pour être libérés seu- lement par l'actimnement canbiné ou consécutif de oommandesdis- posées dans les deux appareils, et des moyens peuvent également être prévus, tels que ceux décrits ci-dessus ou ci-après, afin d'empêcher la libération des dits moyens de verrouillage jusqu'à ce qu'un excès prédéterminé de sustentation agisse sur l'appareil supérieur.
.afin d'empêcher tout mouvement relatif initial des deux appareils, sauf dans une direction prédéterminée, l'un quelconque des supports à encoche 3 et 4, ou tous ces supports peuvent être disposés et établis de façon à exercer une action de retenue.
Des supports à encoche de ce genre sont représentés fige.3 et 6.'
Des moyens pouvait être prévus pour permettre que les montures ou moyens de verrouillage reliant les appareils ensem- ble , ou toute partie deces montures ou moyens de verrouillage combinés avec l'un ou l'autre des appareils de l'aéronef mixte, soient ramenés ou rappelés dans ou vers l'appareil voulu après sépa-ration des deux appareils, dans le but de réduire la trainence ou d'éviter que ces montures ou moyens de verrouillage viennent en ceontact avec le sol lorsque l'appareil supérieur atterrit ou est amené à terre après amerrissage.
La fig. 4 représente m exemple de moyens à l'aide desquels
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une commande de vol de l'appareil supérieur est verrouillé pendant le vol de l'aéronef mixte. Des câbles de commande 32 sont attachés à un levier 33, qui est monté rigidement sur un arbre horizontal oscillant 34. Des câbles de commande 35 relient le levier 33 à la commande de vol ( par exemple au gouvernail de'profondeur) de l'appareil supérieur. Au levier 33 est rigide- ment fixé un bras 36, qui est initialement empêché de se déplacer par des arrêts 37 fixés à un arbre vertical- oscillant 38. Surl'ar bre oscillant 38 est monté rigidement un levier 39,, à l'extré- mité duquel est sttachée une . tige de commande 40.
On voit que, tant que l'arbre oscillant 38 est maintenu Et). position de façon que les arrêts empêchent le bras 36 de se déplacer, le pilote de l'appareil supérieur ne pourra actionner les câbles de commande 32, mais, lorsque l'arbre oscillant 38 reçoit un mouvement de rotation égal à un angle droit, ou davantage , à l'aide de la tige de commande 40, les arrêts 37 serait dégagés du bras 36, qui pourra alors se déplacer. Le pilote de l'appareil supérieur sera ainsi à même d'actionner la commande de vol à l'aide des câbles de commande 32 .
La tige de commande 40 peut être disposée pour être action- née par le même levier de commande que celui qui actionne le mécanisme permettant que l'appareil supérieur soit libéré de l'appareil inférieur. Par exemple, des moyens pour verrouiller une ou plusieurs des commandes de vol de l'appareil supérieur, tels que ceux montrés fig.4, peuvent être employés en combi- naison avec un mécanisme de libération , tel que celui représen- té fig.2 Dans ce cas, la tige de commande 40 (fig.4) peut être avantageusement disposée pour être actionnée par le même levier de commande que celui qui actionne le câble de commande 24 (fig.2).
En reliant ensemble de cette manière les moyens de
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venrouillage de commande de vol' et le mécanisme de libération principal, la ou les commandes de vol de¯l'appareil supérieur serait maintenues verrouillées jusqu'à ce que les pilotes des deux appareils aient effectué l'action, nécessaire canbinée ou consécutive pour permettre que l'appareil supérieur soit libéré de l'appareil inférieur.
Suivant une autre disposition, la tige de commande 40 (fig. 4) peut être disposée pour être actionnée par le crochet 10 (fig.2); dans ce cas, les moyens de verrouillage de commande de vol seront automatiquement libérés lorsque l'appareil supérieur se détache de l'appareil inférieur.
La fig.5 représente un dispositif de sûreté, sctionné par voie aérodynamique, qui empêche que l'appareil supérieur soit détaché de l'appareil inférieur jusqu'à ce que ltaéronef mixte ait atteint une vitesse prédéterminée à laquelle l'appa- reil supérieur peut être détaché en toute sécurité de l'appareil inférieur.
Ce dispositif de sûreté comprend une aube ou pale 41 montée à pivot en 42 sur l'un ou l'autre des appareils consti- tuant l'aéronef mixte. Une broche deverrouillage 44, traversant un trou ménagé dans le manchon 45 et la tige 46, verrouille ini- tialement cette dernière de façon qu'elle ne puisse se déplacer ' dans le manchon. La tige 46 fait partie du mécanisme pour libé- rer un ou plusieurs des dispositifs de verrouillage ampêchant initialement l'appareil supérieur de se détacher de l'appareil inférieur ; par exemple, la tige 46 peut être disposée pour jouer le rôle du câble de commande 24 ( fig.2) ou pour actionner le câble de commande 27 (fig.2) .
On comprendra donc que, tant que la broche 44 reste dans le manchon 45, il sera impossible que le mojen de verrouillage assujettissant ensemble les deux appareils constituant l'aéronef mixte soit libéré. La tige
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44 est normalement maintenue dans sa position active par un ressort 17. La broche 44 est reliée à l'aube ou pale 41 à l'aide d'un câble 43 qui pas se autour d'une pouli 48.
Lorsque la vitesse dans l'air de l'aéronef mixte dépasse une limite prédéterminée, la pression de l'air (dans le sens de la flèche ) s'exerçant sur l'aube ou pale 41, oblige cette e dernière à tourner autour de son pivot 42 et dégage la broche 44 de la tige 46 en opposition à l'action du ressort 47, libé- rant ainsi la commande pour libérer les moyens de verrouillage.
, Le dispositif de sûreté actionné par voie aérodynamique peut être disposé pour s'engager à nouveau avec la commande de libération et la reverrouiller si et chaque fois que la vi- tesse dans l'air de l'aéronef mixte tombe au-dessous de la limi- te prédéterminée avant que la commande de libération ait été actionnée. Ainsi, dans l'exemple représenté fig. 5, si la vitesse dans l'air tanbe au-dessous de la limite prédéterminée, le ressort 47 oblige la broche 44 à revenir à sa position active, à la condition que la tige 46 n'ait pas été actionnée ou ait été ramenée à sa position initiale.
Le dispositif de sûreté actionné par voie aérodynamique peut être réalisé suivant d'autres formes de construction, et on peut utiliser pour son fonctionnement des moyens méca- niques, électriques ou autres. Par exemple, au lieu d'être ac- tionné par une aube ou pale, il peut être actionné par une hélice ou moulinet, dont la vitesse de rotation dépendra de la vitesse dans l'air de l'aéronef mixte.
Lorsque la vitesse @ prédéterminée dans ltair est atteinte, l'hélice ou moulinet tournera à une vitesse suffisante pour libérer la broche de ver- rouillage à l'aide d'un mécanisme centrifuge, électrique, hy- draulique ou pneumatique,appropriée
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Il est entendu qu'un dispositif de sûreté de ce genre actionné par voie aérodynamique peut être disposé pour comman- der la libération de plus d'un dispositif-de verrouillage, ou pour actionner directement un ou plusieurs organes de verrouil- lage assujettissant ensemble les deux appareils constituant l'aéronef mixte. Il est également entendu que plus d'un dis- positif de sûreté de ce genre actionné par voie aérodynamique peut être employé si on le désire.
La fig. 6 mtntre un exemple de moyens à l'aide desquels le ou les moteurs de l'appareil inférieur sont automatiquement ralentis et(ou) leur allumage est coupé lorsque l'appareil supérieur se détache de l'appareil inférieur . Le levier de dé- clenchement 49 est actionné par l'essieu 5 lorsque celui-ci sort du support à encoche 3.
Ce levier de déclenchement est re- lié au moyen de tiges, fils métalliques, etc...aux canmandes de mise au ralenti et (ou) à la commande de l' interrupteur d'allumage principal du ou des moteurs- de 1'appareils inférieur, de telle manière que l'actionnement du levier de déclenchement par l'essieu, lorsque celui-ci sort du support à encoche a pour effet de mettre le ou les moteurs de l'appareil inférieur au ralenti et (ou) de couper leur allumage. Cette disposition permet que le ou les moteurs de l'sppare il inféri eur soient ainsi mis automatiquement au ralenti et (ou) que leur allumage soit coupé seulement lorsque l'appareil supérieur est supporté séparément par l'air et s'est réellement détaché de l'appareil inférieur.
Le dispositif n'empêchera pas le pilote de l'appa- reil inférieur d'ouvrir à nouveau le ou les papillons d'étran- glement et (ou) de rétablir l'allumage du ou des moteurs dès que l'appareil supérieur s'est éloigné de l'appareil inférieur d'une distance assurant tête sécurité. Il est entendu que la mise au ralentiautomatique et (ou) l'interruption de l'allumage
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du ou des moteurs de l'appareil inférieur peuvent être effeotu- ées par @ d'autres moyens, par exanple par l'ouverture d'un circuit électrique par l'essieu lorsque celui-ci sort du sup- port à encoche.
. Des moyens analogues à ceux décrits pour la mise automati- que au ralenti et (ou) pour couper l'allumage du ou des moteurs de l'appareil inférieur, peuvent être employés pour amener au- tomatiquement en action des freins à air et (ou) un dispositif détruisait la sustentation sur l'appareil inférieur, ou les ,mêmes moyens peuvent être utilisés pour actionner l'un quel- conque de ces dispositifs, ou tous, afin d'accélérer la sépa- ration des deux appareils.
Des organes de garde servant à empêcher tout mouvement relatif indésirable de l'appareil supérieur par rapport à l'appareil inférieur, dès que ces appareils se sont détachés, pouvant affecter la forme de guides, montants ou arrêts dis- posés sur le plan supérieur, la coque ou le fuselage de l'ap- pareil inférieur, Ces organes de garde seront seulement exigés dans le cas où il y aurait risque que les organes des deux appareils viennent s'engager ensemble, et ils ne sont pas mon- trés dans le cas particulier représenté.
Il est entendu que n'importe lequel des dispositifs de verrouillage, de libération ou de sûreté compris dans l'in- vention peut être actionné par des moyens mécaniques, comme décrit, ou par des moyens électriques, hydrauliques ou pneumati- ques.