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Articles perforés en caoutchouc ou contenant du caoutchouc et procédé pour leur fabrication.
La présente invention concerne des perfectionne- ments à la fabrication d'articles en caoutchouc ou conte- nant du caoutchouc, ou d'articles analogues, et elle se rapporte plus particulièrement à la fabrication d'articles de ce genre dérivés directement du latex et comportant des perforations disposées de préférence de façon déterminée.
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Des feuilles de caoutchouc comportant des perfora- tions disposées d'une façon déterminée ont déja été fabriquées en étalant du latex sur un support métallique et en appli- quant sur la feuille de latex étalé , quand elle est au moins partiellement séchée ou figée, une plaque à empreintes dont les saillies percent les perforations. On a aussi fa- briqué des feuilles de caoutchouc comportant des perforations en étalant du latex sur une plaque à empreintes appropriée, en enlevant au moyen d'un courant de liquide ou d'un racleur le latex adhérant aux saillies de la plaque et en laissant ensuite sécher le latex. Au lieu d'une plaque à empreintes on a aussi employé un moule ayant une surface garnie de saillies espacées de façon appropriée.
En outre on a pro- posé d'employer des plaques ou des moules faits en métal ou autre conducteur de l'électricité et garnis de protubérances ou saillies en matière isolante pour ménager les perforations voulues dans la feuille finie, de précipiter par voie élec- trolytique sur la plaque ou le moule, de la manière connue, une pellicule de caoutchouc, et de sécher le précipité pour former directement la feuille perforée. Dans tous ces procédés de fabrication, en raison des limitations inhé- rentes à ces procédés, les perforations ménagées dans la feuille de caoutchouc sont nécessairement assez grandes et facilement perceptibles à l'oeil nu.
En outre il est rela- tivement onéreux de produire les plaques à empreintes ap- pliquées à la presse suivant le premier procédé décrit ou les supportspour l'étalement ou pour la précipitation élec- trolytique employée pour les deux autres procédés.
On a aussi fait en latex des produits de caout- chouc spongieux ou cellulaires en séchant des compositions
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de latex contenant de l'air ou du gaz emprisonnés dans le latex lui-même. Ces.produits de caoutchouc spongieux peu- vent comporter des pores de grandeur aussiréduite qu'on le désire,et on peut régler dans une certaine mesure la gran- deur moyenne de ces pores sans toutefois pouvoir régler leur nombre et leur disposition. Les produits de caoutchouc spongieux présentent un réseau de pores n'ayant rien de com- mun avec des perforations, tout comme le caoutchouc spon- gieux ordinaire fait par soufflage de fluides de la manière connue.
On a aussi fabriqué des produits de caoutchouc dits microporeux en figeant du latex à l'état d'un gel dans un moule de forme voulue, en vulcanisant le latex dans des conditions empêchant l'évaporation et en éliminant ensuite l'eau.
La présente invention a pour but de fabriquer di- rectement en partant du latex des pellicules ou feuilles de caoutchouc perforées et des articles qui en sont dérivés, comprenant de préférence de très petites perforations, dis- posées de façon déterminée et reproductible, qui traversent linéairement l'épaisseur de la pellicule ou feuille, le nombre et la disposition de ces perforations étant exacte- ment reproductibles autant de fois qu'on le désire pour fabriquer des feuilles ou des articles de caoutchouc per- forés. Les perforations sont à peine perceptibles à l'oeil nu, sauf quand on étire la pellicule ou feuille, mais sont dairement visibles sur la pellicule ou feuille non étirée quand on l'examine sous une lentille à faible agrandissement.
Appliquées sur le corps, ces pellicules n'empêchent pas la "respiration" de la peau et ont la même élasticité et la
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même résistance que des feuilles de caoutchouc analogues exemptes de perforations.
Suivant la présente invention, le procédé de fa- brication d'articles en caoutchouc ou contenant du caoutchouc, comportant de très petites perforations, consiste à déposer une composition de latex sur un support imperméable à l'air comportant à sa surface des vides ou cavités, en ayant soin que lors du dépôt de la composition de latex l'air contenu dans les vides ou cavités y soit retenu en majeure partie, et à provoquer par application de chaleur la dilatation de l'air emprisonné alors que la composition mentionnée subit une coagulation partielle ou complète.
La coagulation partielle ou complète de la compo- sition de latex déposée peut être produite par la chaleur qui lui est fournie.
Si on le désire, le support imperméable peut être constitué par un tissu garni d'un revêtement de caoutchouc imperméable à l'air, qui épouse la surface du tissu.
Les articles suivant l'invention, faits en caout- chouc ou contenant du caoutchouc, comportent un grand nombre de très petites perforations, de préférence disposées de manière déterminée et traversant les articles en sub- stance linéairement, qui sont à peine perceptibles à l'oeil nu sur l'article non étiré mais sont clairement visibles sous un faible agrandissement.
Quand les articles ne sont pas étirés, les perfora- tions ont un diamètre moyen de 0,01 à 0,1 millimètre. Le nombre de perforations des articles non étirés est en moyenne d'au moins 155 perforations par centimètre carré.
On constate que sous un fort agrandissement les perforations
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des articles non étirés ont généralement, en coupe, l'aspect d'une série de cavités sphéroidales reliées entre elles sans solution de continuité et linéairement.
Suivant une forme d'exécution de l'invention, on étale une composition de latex sur un support imperméable à 1'air, comportant à sa surface les cavités ou vides voulus, et on chauffe le support au moins partiellement pour sécher le latex. La composition de latex étalée à la surface du support emprisonne l'air dans les vides ou cavités de ce- lui-ci, et quand on sèche le latex à une température élevée, 1'air se dilate par suite de la chaleur de séchage et perce la pellicule en voie de séchage en formant ainsi les très petites perforations de la pellicule ou feuille finie.
Pour produire la pellicule voulue de caoutchouc perforé, le support peut avoir toute forme voulue. Quand on fabrique des feuilles de caoutchouc perforées, le sup- port a avantageusement la forme d'une courroie sans fin telle que représentée schématiquement sur le dessin annexé.
Sur ce dessin:
Fig. 1 montre un appareil pour la fabrication de feuilles de caoutchouc perforées;
Fig. 2 est une coupe agrandie suivant la ligne 2-2 de la fig.l;
Fig. 3 est une coupe agrandie suivant la ligne 3-3 de la Fig.l;
Fig. 4 est une vue agrandie d'un fragment de feuille de caoutchouc perforée faite suivant l'invention;
Fig. 5 est une coupe transversale fortement agrandie d'un fragment de feuille, montrant une perforation;
Fig. 6 est un bandage doublé comprenant une
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feuille perforée conforme à l'invention; et
Fig. 7 montre une feuille perforée, conforme à l'invention, dont les deux faces sont garnies de tissu en vue de la fabrication de sous-vêtements.
On décrira ci-après avec plus de détails, à titre d'exemple non limitatif, la fabrication de feuilles de caout- chouc perforée, mais il est évident qu'on peut produire des articles de toute forme voulue autres que des feuilles en donnant au support une forme appropriée.
Pour fabriquer le support, on emploie de préférence un tissu sur lequel on étale par le procédé usuel une comp- sition de latex de manière que le tissu ainsi garni de caoutchouc comporte à sa surface une mince pellicule de caoutchouc imperméable à l'air qui toutefois ne masque pas la texture du tissu et épouse exactement les creux et re- liefs de celui-ci,On y arrive par exemple en étendant sur un tissu de coton de "4,75" à 4,75 yards courants par livre d'un tissu de 39 pouces de large (9,58 mètres courants par kilogramme de tissu de 99 centimètres de large), dont le nombre de fils est égal à 68 X 72 par pouce de chaîne et de trame respectivement (27 X 29 fils par centimètre de chaîne et de trame respectivement), une composition de latex vulcanisable telle que la suivante:
EMI6.1
<tb> 100 <SEP> parties <SEP> en <SEP> poids <SEP> de <SEP> caoutchouc <SEP> (à <SEP> l'état <SEP> de <SEP> latex <SEP> à <SEP> 60% <SEP> deux <SEP> fois <SEP> écrémé)
<tb> 2,5 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> de <SEP> formaldéhyde
<tb> 1,25 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> de <SEP> sulfonate <SEP> sodique <SEP> d'isopropyl-naphtalène.
<tb>
5,0 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> d'eau.
<tb>
<tb>
<tb>
2,0 <SEP> ' <SEP> " <SEP> " <SEP> d'acide <SEP> oléique
<tb> 2,0 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> de <SEP> 2.2-di-p-phénylol-propane
<tb> 18,0 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> d'eau
<tb> 5, <SEP> 0 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> d'hydroxyde <SEP> d'ammonium
<tb>
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EMI7.1
<tb> 0,25 <SEP> parties <SEP> en <SEP> poids <SEP> d'acide <SEP> stéarique
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 0,1 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> de <SEP> cire <SEP> de <SEP> Montana <SEP> blanchie
<tb>
<tb>
<tb> 0,75 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> de <SEP> cire <SEP> de <SEP> Casper <SEP>
<tb>
<tb>
<tb> 6,0 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> d'eau
<tb>
<tb>
<tb> 0,5 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> d'hydroxyde <SEP> d'ammoniun
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 5,0 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> de <SEP> blanc <SEP> d'Espagne
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 1,
25 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> de <SEP> soufre
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 0,65 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> de <SEP> diméthyl-dithiocarbamate <SEP> de <SEP> zinc.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
0,1 <SEP> " <SEP> ' <SEP> " <SEP> d'oxyde <SEP> de <SEP> zinc
<tb>
<tb>
<tb> 0,1 <SEP> " <SEP> " <SEP> 11 <SEP> de <SEP> sulfonate <SEP> sodique <SEP> d'isopropyl-
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> naphtalène
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 0,1 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> d'acide <SEP> oléique
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 0,1 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> d'hydroxyde <SEP> d'ammonium
<tb>
<tb>
<tb> 4,
5 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> d'eau
<tb>
On forme cette composition en mélangeant les dif- férentes matières et en ajoutant les ingrédients au latex par groupes comme indiqué ci-dessus - les liquides sous forme d'émulsions et les solides à l'état pâteux - et on dilue à l'eau jusqu'à ce que la teneur en eau ait atteint 45% . On peut varier de la manière bien connue aux gens du métier les différents ingrédients d'une telle composition de latex ou on peut la remplacer par d'autres compositions de latex, la composition ci-dessus étant citée uniquement à titre d'exemple d'une composition de latex reconnue satis- faisante-à l'usage.
On peut étendre sur le tissu au moyen d'un gabarit d'étalement une ou plusieurs couches d'une telle composition pour former après séchage une pellicule de caoutchouc d'environ 0,05 millimètre d'épaisseur. ,lette pellicule ou doublure de caoutchouc sèche dans le tissu sans masquer la texture de celui-ci et comporte à sa sur- face environ 760 vides ou cavités par centimètre carré, correspondant aux espaces libres rectangulaires ou inter- valles entre les fils du tissu. On sèche chaque couche avant de déposer la couche suivante, par exemple en faisant passer la matière, à uné température de 82 à 93 C., dans
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un tunnel de séchage ou sur une table ou un tambour de séchage.
Quand le nombre voulu de couches est déposé et que le caoutchouc à l'épaisseur totale voulue, on peut vulcaniser la matière par exemple en la chauffant dans un milieu gazeux tel que la vapeur d'eau à la pression atmospé- rique, par exemple à 107 C., pendant 45 minutes, quand on emploie la composition indiquée ci-dessus. Puis on soumet de préférence la surface du caoutchouc vulcanisé à un traitement extérieur par un halogène pour la durcir et pour la rendre non adhérente au latex qu'on y étalera ultérieu- rement lors de la fabrication de feuilles perforées.
On peut halogéner et durcir la surface vulcanisée en la trai- tant, par exemple, par une solution à 7 1/2 % de chlorure de soufre dans le tétrachlorure de carbone et en la trai- tant ensuite par une solution à 2 à 3% de brome dans le tétrachlorure de carbone; ou en la traitant par la solution de brome seule ou par un mélange des deux solutions.
On peut employer d'autres compositions de latex qui peuvent être non vulcanisées et contenir ou non tout ingrédient de vulcanisation voulu, ou qui peuvent être prévulcanisées. Si on le désire , les ingrédients de vulca- nisation peuvent être dé nature telle que le caoutchouc subisse lors du séchage de la doublure une vulcanisation partielle ou "coup", et que la vulcanisation s'achève pen- dant la durée d'emmagasinement du rouleau.
D'autres genres de support, tels que des supports métalliques à empreintes, peuvent être employés dans le cas d'articles de dimensions réduites, mais leur fabrication est coûteuse et difficile, et il est presque impossible de fabriquer à la main de longs supports en forme de bande sans fin, car le nombre de
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vides équivalant à celui d'un support fait d'un tissu de coton de "4,75" tel que décrit ci-dessus devrait être de plus de 7 millions par mètre carré. Des feuilles métalliques comportant des cavités ou creux produits par estampage ou pressage constituent aussi des supports appropriés.
On étale sur le support, de préférence un tissu doublé de caoutchouc à surface halogénée tel que décrit ci- dessus, au moyen d'un gabatit d'étalement, 'un dépôt consti- tué d'une dispersion aqueuse de caoutchouc telle qu'une composition de latex, et on fait passer le support garni de composition de latex dans un tunnel de séchage chauffé, ou un dispositif analogue, pour sécher le dépôt de latex é- talé. On dépose le latex sous une épaisseur qui suffit pour produire après séchaqge une pellicule de caoutchouc d'environ 0,05 millimètre d'épaisseur.
Quand on étale le latex, qui doit avoir une assez grande viscosité compara- tivement aux latex usuels,l'air est emprisonné dans les vides ou cavités de la surface du support, et lorsqu'on chauffe dans un tunnel de séchage le support garni du dépôt de latex, les portions d'air emprisonné se dilatent individuellement, percent assez lentement, sans explosion, la pellicule de latex en voie de séchage et s'en échappent en laissant de très petites perforations correspondant à chaque vide ou cavité de la surface de support. Apparemment, quand l'air dilaté perce la pellicule de latex en voie de séchage, les parois des perforations formées se figent suffisamment sous l'action de l'air chaud, de sorte que le latex ne coule pas et ne recouvre ni ne remplit les per- forations.
De même, en raison de la faible fluidité du caoutchouc déposé en partant directement du latex, les
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perforations ne se referment pas lors de la vulcanisation subséquente du caoutchouc produite par la chaleur. En éta- lant la composition de latex sur un support au moyen d'un gabarit d'étalement ou en immergeant dans la composition de latex un support de forme voulue, on emprisonne l'air dans les vides ou cavités de la surface du support, et la viscosité du latex empêche l'air de s'échapper avant le chauffage et la dilatation subséquente de l'air emprisonné opérés au cours du séchage de la pellicule.
Pour produire une pellicule ou feuille perforée d'épaisseur voulue, on peut étaler sur un support plusieurs couches consécutives en séchant chaque couche avant de déposer la couche suivante. Après la formation de la pre- miére couche, l'air emprisonné dans les vides ou cavités de la surface du support est guidé par les perforations formées antérieurement qui exercent un effet d'entonnoir, et traverse la couche nouvellement déposée. Dans le cas où le support a la forme d'une courroie sans fin, on peut former par une seule opération d'étalement une feuille continue,ou bien on dépose le nombre voulu de couches et on coupe et enlève du support la feuille finie ayant l'é- paisseur voulue.
Toutefois la bande de support peut aussi avoir la forme d'un rouleau qu'on enroule après chaque opé- ration d'étalement et de séchage et qu'on déroule pour pro- céder à l'opération suivante. Etant donné qu'on enroule généralement ce support alors qu'il est encore chaud, après chaque cycle d'étalement et de séchage, il peut être avan- tageux de refroidir le support entre ces cycles successifs afin de produire entre la température du support en cours d'étalement et la température de séchage une variation suf-
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fisante pour dilater convenablement l'air emprisonné. On peut arriver au même résultat en employant des températures ........... de séchage croissantes pour les couches successives de latex pour compenser la chaleur résiduelle subsistant des opérations de séchage antérieures.
Que la pellicule ou feuille perforée soit exécutée en une ou plusieurs opérations d'étalement, les perforations traversent toujours la pellicule d'outre en outre,, en sub- stance linéairement. L'épaisseur des feuilles qu'on peut obtenir par ce procédé en maintenant la continuité des perforations qui traversent la feuille peut varier de 0,05 millimètre à au moins 0,75 millimètres
Quand une feuille perforée d'épaisseur voulue est produite sur le support en quand la dernière couche est séchée, on enlève de préférence le dépôt dusupport et, si on le désire, on peut l'achever en le nettoyant et en le vulcanisant.
Le latex employé pour les feuilles perforées doit avoir une teneur en matières solides au moins égale à celle du latex usuel, de préférence une teneur totale de 35 à 65% de matières solides. On peut l'épurer par écrémage ou centri- fugation, et l'additionner d'ingrédients de composition si on le désire, mais il doit avoir une viscosité suffisante pour emprisonner convenablement l'air dans les vides ou cavités de la surface du support lors de l'étalement et pour permettre à l'air de percer et de s'échapper suffisam- ment lentement au cours des opérations de chauffage et de séchage. Le latex peut être non vulcaniséet contenir ou non des ingrédients de vulcanisation, ou bien il peut être prévulcanisé.
Ainsi, par exemple, des feuilles perforées
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non vulcanisées faites de latex écrémée de la manière dé- crite ci-dessous avec plus de détails, convient bien pour fabriquer des bandages médicaux pu orthopédiques., les per- forations permettant à la partie couverte du corps de res- pirer librement et le caoutchouc étant suffisamment collant pour adhérer à lui-même mais non pas à la peau, aux poils et aux vêtements. D'autre part, on peut faire une feuille de caoutchouc perforée d'une composition identique ou analogue à celle indiquée ci-dessus pour la fabrication du support, et après avoir étalé et séché le nombre voulu de couches, on peut enlever cette feuille du support et la vulcaniser.
Un telle feuille peut être employée pour la fabrication de bandages vulcanisés non adhésifs ou pour la fabrication de sous-vêtements tels que décrits ci-dessous avec plus de détails, qui permettent aussi à la partie couverte du corps de respirer librement en vertu de la structure de la feuille. Pareilles feuilles vulcanisées peuvent aussi être employées pour la fabrication d'un nouveau genre de vêtements imperméables sans tissu, les feuilles perforées étant imperméables à la pluie par suite de l'exi- guité des perforations tout en étant beaucoup moins chaudes que les imperméables en caoutchouc ordinaire.
On peut aussi additionner le latex d'ingrédients convenables de manière à former par vulcanisation du caout- chouc durci ou de 1?ébonite, par le procédé bien connu aux gens du métier, et on peut employer les feuilles perforées de caoutchouc durci comme cloisons pour batteries d'accu- mulates et à d'autres usages où des diaphragmes poreux sont requis.
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Pour exécuter l'invention, on peut employer,si on le désire,, des compositions de latex qui sont ou ont été rendues aptes à se gélifier par application de chaleur ou ont été rendues aptes à se gélifier à froid au bout d'un temps défini et réglable.
Sur le dessin schématique annexé, Fig. 1 montre un appareil pour la fabrication de feuilles perforées et 10 y désigne le support d'étalement constitué, comme c'est ,décrit ci-dessus, par un tissu-de base 11 et une doublure-de - caoutchouc 12 qui, comme le montrent avec plus de détails les Figs. 2 et 3, épouse la surface du tissu et comporte des vides ou cavités 13 correspondant aux espaces libres ou inter- valles entre les fils. Le support 10 a la forme d'une cour- roie sans fin passant sur les poulies 14 et 15 et est commandé par un dispositif mécanique non représenté.
Un gabarit d'étalement 18 étend sur le support mobile le latex 16 arrivant du réservoir 17 et forme sur le support une pellicule 19 qui, comme le montre la fig.2, em- prisoune l'air dans les vides ou cavités de la surface de support. Le support garni d'une couche de latex d'épaisseur voulue traverse un séchoir 20 représenté schématiquement avec un élément de chauffage 21 disposé en-dessous du support mobile. Quand le support garni du dépôt de latex traverse le séchoir, la pellicule de latex étalé sèche et, au cours de séchage, l'air emprisonné dans les vides ou cavités de la surface de support se dilate, s'échappe à travers la pel- licule de latex et forme des perforations 22, telles que re- présentées sur les Figs.
Z et 4, qui par suite de la viscosité du latex et de son état partiellement séché ne se recouvrent et ne se remplissent pas de latex. La feuille de caoutchouc
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perforée 23 ainsi produite peut être enlevée du support sous forme d'une bande continue en vue d'un traitement subséquent.
Si on le désire, on peut déposer plusieurs couches de latex pour former une Quille d'épaisseur voulue et la feuille, lorsqu'on l'enlève du support, a alors la longueur de celui-ci.
Fig. 4 est une vue agrandie d'un carré de 6 millimètres de côté découpé dans une feuille de caoutchouc vulcanisé non étirée produite sur un support en tissu de coton de "4,75" doùblé de caoutchouc, tel que décrit ci-dessus.
En employant différents supports en tissu conve- nablement doublé et des latex de viscosité appropriée, et en réglant avec soin la température de séchage, on arrive à fabriquer des pellicules de caoutchouc perforées dont les perforations peuvent varier en grandeur depuis des dimensions presque microscopiques, de l'ordre de 0,01 millimètre de diamètre, jusqu'environ 0,1 millimètre de diamètre et plus, et peuvent varier en nombre jusque 1550 perforations et plus par centimètre carré. Pour les usages préférés envisagés, on fabrique des pellicules perforées ayant au moins 155 perf8- rations par centimètre carré, les perforations étant de 0,05 à 0,075 millimètre: de diamètre.
Quand elles ne sont pas é'ti- rées, les feuilles perforées ainsi produites ont l'aspect extérieur d'une pellicule ou feuille de caoutchouc ordinaire, les perforations étant à peine perceptibles à l'oeil nu et seulement quand on regarde la pellicule contre la lumière.
Sous un faible agrandissement, de quatre fois par exemple, ou à travers un compte-fils ordinaire employé dans l'industrie textile, les perforations sont clairement visibles et elles paraissent rondes vues en bout ou de la surface de la feuil .
Sous un fort agrandissement, une perforation vue de son
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extrémité ou de la surface de la pellicule ou feuille finie a un aspect plus ou moins irrégulier dû à la structure inter- ne des perforations. Une coupe faite par une perforation perpendiculairement à la feuille où elle est ménagée a, sous un faible agrandissement, l'aspect d'un passage cylindrique droit; sous un fort agrandissement, comme le montre la Fig.
5, elle a l'aspect d'une série de cavités sphéroïdales, re- liées entre elles sans solution de continuité, si la pelli- cule ou feuille a été produite par la superposition de plu- sieurs couches de latex., les perforations produites dans chaque couche s'étant partiellement refermées sur elles- mêmes après le percement de la bulle d'air dilatée par la chaleur. Bien entendu,si la pellicule ou feuille a été faite en,une seule opération d'étalement, la perforation examinée sous un fort agrandissement a l'aspect d'une seule cavité sphéroldale s'ouvrant dans les deux faces de la feuille.
Quand on fabrique des bandages au moyen de feuilles perforées, on enlève le dépôt du support, on le coupe en bandes de largeur et de longueur voulues et on l'entoure de préférence d'une doublure de gaze. La Fig. 6 montre un rouleau de bandage 25 constitué par une feuille dd caoutchoute 26 entourée d'une doublure-de gaze 27.
Pour la fabrication de bandages en caoutchouc non vulcanisé, il est préférable d'employer un latex qui a été écrémé par les opérations chimiques ou méàaniques pour éli- miner du latex les constituants non caoutchouteux solubles dans l'eau et. pour procurer une pellicule présentant des ,caractéristiques adhésives plus prononcées en raison de sa
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teneur anormalement basse en constituants non caoutchouteux.
Un tel bandage adhère promptement à lui-même sans adhérer à la peau ou aux poils. Un latex écrémé deux fois, c'est à dire un latex qui a été écrémé, dilué qvec de l'eau et écrémé de nouveau pour produire une épuration plus complète, procure une feuille ou pellicule de caoutchouc excellente présentant les caractéristiques adhésives voulues et assez facilement manipulable au cours de l'étalement des couches de latex et lors dés opérations subséquentes. De préférence, pour déposer sur le support ce latex deux fois écrémé, on emploie une concentration totale de matières solides comprise entre 55 et 65%. Si les caractéristiques adhésives plus prononcées sont requises, on peut étaler la pellicule de caoutchouc en partant d'un latex écrémé trois fois ou davantage.
Un tel bandage en caoutchouc non vulcanisé permet aux parties couvertes du corps de respirer librement à travers les très petites perforations, et le bandage est suffisamment collant pour adhérer à lui-même mais non pas à la peau, aux poils ni aux vêtements.
On peut fabriquer un bandage de caoutchouc vul- canisé en étalant sur le support un latex prévulcanisé ou en étalant un latex non vulcanisé,contenant ou non des ingré- dients de vulcanisation, et en vulcanisant ensuite la bande de la manière bien connue. Si le latex n'est pas vulcanisé et contient des ingrédients de vulcanisation, on peut vulca- niser la feuille par chauffage, tandis que si on étale sur le support un latex non vulcanisé ne contenant pas d'ingré- dients de vulcanisation, on peut vulcaniser la pellicule de caoutchouc perforée par vulcanisation extérieure en la met-
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tant en contact avec des ingrédients de vulcanisation liqui- des ou gazeux de la manière bien connue.
Les feuilles de caoutchouc perforées peuvent être faites d'un latex ayant une composition identique ou analogue à celle indiquée ci-des- sus pour la fabrication du support et, après qu'un nombre voulu de couches ont été étalées et séchées, on peut enlever du support la bande produite et la vulcaniser. On peut em- ployer une telle feuille vulcanisée pour fabriquer un ban- dage vulcanisé non adhésif et, bien entendu, on peut employer d'autres compositions différentes de latex pour produire des feuilles de caoutchouc perforées présentant les caractéris- tiques voulues. On peut fabriquer des bandages de caoutchouc ayant le nombre désiré de perforations de grandeur voulue et le degré d'àdhérence requis.
Ils peuvent être à l'état vul- canisé ou non vulcanisé et dans tous les cas on fabrique ainsi promptement un bandage réellement aseptique.
Pour fabriquer des sous-vêtements, on garnit de préférence d'un-tissu la surface de la feuille de caoutchouc comme le montre la Fig.7 qui représente un fragment de feuille perforée 28, garnie sur ses deux faces de doublures 29 et 30 en matière textile, certaines parties ayant été arrachées pour faciliter la représentation. Si on le désire, le sous-vête- ment peut aussi être fait de feuilles de caoutchouc perforées sans doublure de tissu ou doublées sur une seule face.
Lors de la fabrication de sous-vêtements constitués par des feuilles de caoutchouc perforées garnies d'une matière textile, on peut unir par couture les feuilles de caoutchouc perforées à la doublure ou garniture en matière textile, ou on peut employer à cet effet des matières adhésives ; ou bien
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on peut doubler de tissu avant la vulcanisation la feuille de caoutchouc perforée et l'unir au tissu au cours de l'o- pération de vulcanisation finale.
REVENDICATIONS.
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1. Procédé de fabrication d'articles en caoutchouc ou contenant du caoutchouc, comportant de très petites per- forations, qui consiste à déposer une composition de latex sur un support imperméable à l'air comportant à sa surface des vides ou cavités, en ayant soin que lors du dépôt de la composition de latex l'air contenu dans les vides ou cavités y soit retenu en majeure partie, et à provoquer par appli- cation de chaleur la dilatation de l'air emprisonné alors que la composition mentionnée subit une coagulation partielle ou complète.
2. Procédé suivant la revendication 1,caractérisé en ce que la coagulation partielle ou complète de la compo- sition'de latex déposée est produite par la chaleur qui lui est fournie.