Article de faible épaisseur et procédé pour sa fabrication. La présente invention comprend un ar ticle de faible épaisseur, formé sur une partie au moins de son épaisseur par une matière du genre caoutchouc, et un procédé pour la fabrication de -cet article.
Par matière du genre caoutchouc, il faut entendre, outre le caoutchouc, la gutta-percha, le balata et les -caoutchoucs synthétiques.
On a fabriqué des feuilles de caoutchouc présentant -des perforations en des emplace ments déterminés à l'avance, en étendant du latex sur un support métallique pour qu'il sèche et en appliquant, lorsque le latex est au moins partiellement séché ou lorsqu'il a partiellement fait prise, une plaque présen tant un dessin, sur le film .étendu, de ma nière à former des perforations correspondant à l'impression de la plaque.
Des feuilles de caoutchouc présentant des perforations ont également été faites en étendant du latex sur une plaque gravée d'une manière appro- priée, en enlevant le latex des parties en re lief -de la plaque en le faisant couler ou en se servant d'un balai à lame de eaoutchoue, et en permettant au latex de sécher. Au lieu d'employer une plaque gravée, on peut utili ser un moule présentant des saillies espacées d'une manière appropriée sur sa surface.
On a en outre suggéré d'employer un métal ou une autre feuille ou moule en matière conduc trice de l'électricité présentant des saillies en matière isolante et ensuite en déposant élec- trolytiquement un film de caoutchouc sur la feuille ou le moule de support, d'une manière connue, et en séchant le dépôt pour former directement la feuille perforée. Dans tous ces procédés, les, perforations faites dans la feuille de caoutchouc sont nécessairement re lativement grandes et ces perforations sont facilement visibles à l'oeil nu.
Les plaques de presse présentant un dessin du premier pro cédé décrit et le support déposé pour étendre ou pour déposer électrolytiquement, selon le dernier procédé -décrit, sont en outre relative ment chers à fabriquer.
On a également fabriqué -des produits spongieux et présentant des cellules, en par tant de latex, en séchant des compositions -de latex ayant de l'air ou un gaz enfermé dans le latex lui-même. De tels produits spon gieux en caoutchouc peuvent présenter des pores .communiquant entre eux et -de -dimen sion aussi petite qu'on le désire, la grandeur moyenne des pores étant plus ou moins - sous le contrôle de l'opérateur, mais le nombre et la disposition des pores étant indépendants du contrôle de l'opérateur.
Les produits spon gieux en caoutchouc présentent un réseau de pores (mais non pas -de perforations) exacte ment comme les éponges en caoutchouc ordi naire fabriquées à l'aide d'agents gonflants bien connus, de la manière classique.
Les produits en .caoutchouc dits micro- poreux, -ont également été fabriqués en lais sant faire prise du latex sous forme de gel, dans un moule de la forme désirée, en vulca nisant dans des conditions empêchant l'éva poration et ensuite en enlevant l'eau.
L'article de faible épaisseur selon la pré sente invention est caractérisé en ce que la partie constituée par la matière -du genre caoutchouc présente, au moins en certains endroits, une grande quantité de petites per forations traversant cette matière -de part en part, ces perforations étant à peines visibles à l'rnil nu lorsque l'article n'est pas distendu, mais étant nettement visibles sous un faible grossissement.
La partie ainsi constituée n'empêche pas la "respiration" de se produire à travers elle, lorsqu'elle est appliquée sur le corps tout en conservant les qualités du caoutchouc et la résistance .de feuilles sem blables en caoutchouc n'ayant pas de perfo rations.
Les perforations de l'article non étiré peuvent avoir un diamètre moyen compris entre 0,01 et 0,1 mm; leur nombre peut être, par exemple, -d'au moins 150 par centimètre carré de l'article non .distendu.
Le procédé pour la fabrication de cet ar ticle est caractérisé en ce que l'on applique une matière formée au moins partiellement de latex sur un support imperméable à l'air et présentant es petits creux dans sa surface, de telle manière que l'air présent dans ces creux avant l'application -de ladite matière y soit pratiquement retenu pendant cette appli cation, en ce qu'on oblige l'air ainsi enfermé dans -ces creux à se dilater, par application de chaleur, de telle sorte qu'il s'échappe, en formant à travers la matière ainsi appliquée -des petites perforations traversant cette ma tière de part en part,
pendant que cette ma tière subit une coagulation au moins partielle assurant la conservation -de ces perforations, et ente qu'on sépare ensuite l'article ainsi ob tenu du support imperméable à l'air.
Par l'expression "composition de latex", dont il est fait usage ci-après, on entend des compositions comprenant, d'une part, du latex naturel et/ou du latex artificiel plus ou moins concentré et, d'autre part, des ingré dients usuels et des ingrédients vulcanisants et aussi, éventuellement, des colloïdes protec teurs.
Les latex artificiels employés peuvent être faits à partir,de caoutchouc coagulé, de caout- 'chouc vulcanisé, de caoutchouc synthétique, -de déchets de caoutchouc ou de caoutchouc ré cupéré, seuls ou en mélange. Un exemple est donné ci-après.
On va décrire maintenant un .exemple de fabrication d'un article -constitué par une feuille .de caoutchouc.
Auparavant, voici également à titre d'exemple, une manière d'obtenir un support convenable.
On revêt une étoffe tissée avec une compo sition -de latex, par le procédé habituel d'éten dage, de telle sorte que le produit recouvert -de caoutchouc présente un mince film de caoutchouc imperméable à l'air sur sa surface, qui ne doit cependant.pas masquer la texture tissée de l'étoffe, mais qui doit suivre les con tours -du tissu. Ceci peut être obtenu par exemple en étendant une composition de latex sur un drap de coton dit "4,75" (drap dont 4,35 mètres sur une largeur de 1 mètre.
pèsent environ 0,453 kg), ayant un numéro de fil de 68 X 72 (fils par pouce -de chaîne et res pectivement de trame), la composition -de la tex étendue étant une composition -de latex vulcanisable telle que la suivante:
EMI0003.0004
Parties <SEP> en
<tb> Caoutchouc <SEP> (comme <SEP> latex <SEP> à <SEP> 60,'91o <SEP> poids
<tb> écrémé <SEP> deux <SEP> fois) <SEP> 100
<tb> Formald.éhyde <SEP> 2,5
<tb> Isopropyl-naphtalène <SEP> sulfonate <SEP> de
<tb> sodium <SEP> 1,25
<tb> Eau <SEP> <B>5,00</B>
<tb> Acide <SEP> oléique <SEP> 2,00
<tb> 2,2-,di-p-propane-phénylol <SEP> 2,00
<tb> Eau <SEP> 18,00
<tb> Hydroxyde <SEP> d'ammonium <SEP> <B>(28%)</B> <SEP> 5,00
<tb> Acide <SEP> stéarique <SEP> 0,25
<tb> Cire <SEP> -de <SEP> lignite <SEP> blanchie <SEP> 0,1
<tb> Cire <SEP> de <SEP> Casper <SEP> 0,75
<tb> Eau <SEP> 6,00
<tb> Hydroxyde <SEP> d'ammonium <SEP> <B>(28%)</B> <SEP> 0,5
<tb> Blanc <SEP> -de <SEP> Meudon <SEP> 5,00
<tb> Soufre <SEP> 1,25
<tb> Diméthyl-dithiocarbamate <SEP> de <SEP> zinc <SEP> 0,65
<tb> Oxyde <SEP> de <SEP> zinc <SEP> 0,
1
<tb> Isopropyl-naphtalène <SEP> sulfonate <SEP> de
<tb> sodium <SEP> 0,1
<tb> A.cidjc <SEP> oléique <SEP> 0,1
<tb> Hydroxyde <SEP> d'ammonium <SEP> 0,1
<tb> Eau <SEP> 4,5 Cette composition est préparée en mélan geant les diverses matières, les ingrédients étant ajoutés au latex par groupes, comme indiqué ci-dessus, les liquides sous forme d'émulsions et les solides sous forme de pâtes, et le tout étant dilué avec de l'eau, jusqu'à une teneur totale en eau de 45 %.
Les divers ingrédients d'une telle composition de latex peuvent varier, comme il est bien connu dans la partie, ou bien d'autres-compositions @de latex peuvent être substituées, la composition ci dessus étant simplement indiquée comme un exemple d'une composition de latex qui a été reconnue satisfaisante.
D'autres genres de support, tels que -des supports en métal gravé, peuvent être em- ployés lorsqu'il s'agit de petites formes, mais ces supports sont coûteux et difficiles à fa briquer et dans le cas d'un long support de la forme d'une feuille sans fin, presque im possibles à fabriquer à la main, vu que le nom bre des trous, pour .être équivalent à celui -d'un support fait à partir d'un -drap de coton dit "4,75", serait supérieur à 7.200.000 au mètre carré (6.000.000 au yard carré). Des feuilles -de métal présentant des -creux ou ,des cavités poinçonnées ou imprimées en elles, constituent également un support approprié pour le dépôt.
On étend sur le support, .de préférence formé par un tissu recouvert -de caoutchouc dont la surface a été halogénée, au moyen d'un étaleur, un revêtement d'une dispersion aqueuse -de caoutchouc telle qu'un latex ou une composition -de latex et on fait passer le ,dit support en drap revêtu à travers un canal de séchage chauffé ou autre appareil sembla ble, pour sécher le revêtement de latex étendu.
Le latex est appliqué sur une épaisseur suf fisante pour produire, lorsqu'il est .séché, une couche -de caoutchouc d'environ 0,05 mm d'é paisseur. En étendant le latex, qui doit avoir une très haute viscosité par rapport au latex normal, -de l'air est enfermé dans les creux ou cavités de la surface .du support et lorsque l'on chauffe le support recouvert de latex, en le faisant passer à travers le canal -de séchage, les bulles d'air enfermées se -dilatent indivi duellement et s'élèvent relativement lente ment,
c'est-à-dire d'une manière non explo sive à travers le film de latex qui est en train -de sécher et ces bulles s'échappent en laissant de petites perforations correspondant à chaque creux ou cavité dans la surface -du support. Apparemment, lorsque l'air se dila tant cherche son.ehemin à travers le film de latex en train de sécher, les parois ,de la per foration qui se forme se durcissent suffisam ment au contact de l'air chaud, -de telle sorte que le latex ne revient pas en .coulant et ne recouvre pas ou ne remplit pas la perforation.
Egalement, -du fait des caractéristiques peu fluides du caoutchouc déposé ,directement par le latex, les perforations ne sont pas fermées pendant la vulcanisation subséquente 6ven- tuelle, à chaud, du .caoutchouc:
L'étendage sur le support au moyen d'une barre à étendre ou par trempage pour un support de forme, en ferme l'air dans les creux ou cavités de la sur face du support et la viscosité .du latex em pêche l'échappement de l'air jusqu'à -ce que le .chauffage subséquent et la dilatation con- s6quente de l'air enfermé se produisent, pen dant que le film se sèche.
Plusieurs revêtements consécutifs peuvent être étendus sur le support pour produire un filez ou une feuille perforée de l'épaisseur .désirée, chaque revêtement étant séché avant que le revêtement suivant soit appliqué. Après le premier revêtement., l'air enfermé dans les creux ou cavités de la surface du support, est guidé par la perforation faite préalablement, cette perforation agissant comme un entonnoir et l'air se dilate à tra vers le revêtement nouvellement appliqué.
Dans le cas où le support est sous forme .d'un ruban sans fin, une-feuille continue formée par une seule opération d'étendage peut. être produite, ou bien un certain nombre de revê tements peuvent être appliqués et la feuille terminée de l'épaisseur désirée découpée et arrachée du support.
Cependant, le support peut être formé d'une bande que l'on enroule après chaque opération de revêtement et de séchage et déroule pour chaque opération subséquente. Gomme habituellement, un tel support 2A enroulé pendant qu'il est encore chaud, après chaque cycle .d'étendage et de séchage, il peut être désirable de le refroidir entre de tels cycles successifs pour qu'une @dif- férence suffisante puisse être obtenue entre la température du support pendant qu'il est étendu et la température de séchage,
de ma nière à dilater proprement l'air enfermé. Le même but peut être atteint en augmentant les températures .de séchage pour -des revêtements successifs avec -du latex, de manière à compen ser l'effet de la chaleur provenant des opé rations de séchage précédentes.
Que l'on emploie une ou plusieurs opé rations d'étendage pour former le film ou la feuille perforée, les perforations traversent pratiquement en ligne droite et de part en part le film, d'une surface à la surface oppo sée de cel@ii-ci. L'épaisseur de la feuille que l'on peut obtenir par -ce procédé, tout en maintenant la -continuité des perforations à travers la feuille, s'étend de 0,05 mm à au moins 0,75 mm.
Une fois que l'épaisseur désirée de la feuille perforée a été obtenue sur le support et que le revêtement final a séché, le dépôt est arraché du support et peut être terminé par saupoudrage et vulcanisation si on le désire.
Le latex pour la feuille perforée aura de préférence une teneur en matières solides au moins égale à celle du latex normal -et cette teneur totale en matières solides est, par exemple, de 35 à 65 %. Il peut être purifié comme., par exemple, en l'écrémant ou en le centrifugeant et il peut être associé à d'autres corps comme on le désire,
mais il doit avoir une viscosité suffisante pour enfermer pro prement l'air se trouvant dans les trous ou les cavités de la surface du support lorsqu'on l'étend sur cette surface et pour permettre à l'air de frayer son passage à travers lui et de s'échapper relativement lentement pendant le chauffage et le séchage. Le latex peut être non vulcanisé, il peut contenir ou non des in- grédients de vulcanisation, ou bien il peut encore avoir été vulcanisé préalablement.
Par exemple, une matière en feuille perforée non vulcanisée fabriquée à partir de latex écrémé, comme décrit en détail ci-dessus, est bien adaptée pour des bandages chirurgicaux, les perforations permettant une respiration libre des parties .du corps recouvertes par ces ban dages, et le caoutchouc étant suffisamment collant pour adhérer à lui-même, mais pas à la, peau, aux cheveux ou aux habits.
D'autre part, une feuille de -caoutchouc perforée peut être obtenue d'un latex de la même composi tion ou d'une composition analogue à celle in- indiquée ci-dessus pour la préparation @du support et une telle feuille, une fois formée du nombre voulu de revêtements et après qu'elle a été séchée, est arrachée du support et vul canisée.
Une telle feuille vulcanisée peut .être employée pour la fabrication de bandages vulcanisés n'adhéraut pas et pour la fabrica tion de vêtements de base (sous-vêtements, gainerie, etc.), .comme :décrit en détail ci- après, dans lesquels également la structure (le la feuille de caoutchouc permet la "respi- ration" libre de la partie recouverte du corps.
Une telle feuille vulcanisée peut aussi être employée pour la fabrication d'un nouveau type de manteaux de pluie ne contenant pas de tissu, la feuille perforée résistant à une ondée grâce à la finesse .de ses perforations, tout en étant beaucoup plus fraîche que les feuilles de caoutchouc ordinaires.
Le latex peut être composé de manière à former, lorsqu'il est vulcanisé, du caoutchouc dur ou de l'ébonite, comme il est bien .connu dans la partie, -et la feuille perforée en caout chouc dur peut être utilisée comme organe séparateur pour batteries d'accumulateurs ou pour d'autres usages, dans lesquels des dia phragmes poreux sont nécessaires.
Si on le désire, on peut employer lors de la mise en oeuvre du procédé suivant l'inven tion, des compositions de latex qui sont ou qui ont été rendues aptes à se prendre en gelée lorsqu'elles sont soumises à la chaleur ou qui ont été rendues aptes à se prendre en gelée lorsqu'elles sont soumises au froid, dans des intervalles .de temps -déterminés et com- mandables.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, une forme d'exécution d'un appa reil pour la mise en oeuvre,du procédé et plu sieurs formes d'exécution .de l'article selon l'invention, qui présentent la forme de feuilles.
Dans le dessin schématique annexé: La fig. 1 représente un appareil pour la fabrication de feuilles de caoutchouc perforé; La fi-. 2 est une coupe à grande échelle faite selon la ligne 2-2 de la fig. 1; La fig. 3 est une coupe à grande échelle faite selon la ligne 3-3 de la fig. 1; La fig. 4 est une vue à grande ëchelle d'un fragment d'une feuille en caoutchouc, perforé, faite selon l'invention; La fi-. 5 est une vue à grande échelle d'une coupe transversale d'un fragment de feuille, coupe faite à travers une perforation;
La fig. 6 représente un bandage enroulé en lin -comportant une feuille perforée selon présente invention, et La fig. 7 montre une feuille perforée se lon la présente invention, .dont les deux sur faces sont recouvertes d'une étoffe textile, pour la fabrication de vêtements de base (gaines, ceintures, etc.).
A la fig. 1, 10 indique le support ou le drap pour le dépôt, formé d'une base 11 en tissu et -d'un revêtement 12 en caoutchouc, comme décrit ,ci-dessus. Ce revêtement suit les contours de la surface du tissu et présente des cavités ou .creux 13 correspondant aux es paces ou aux intervalles entre les fils, comme représenté en détail aux fig. 2 et 3. Le support de dépôt 10 a la forme d'une cour roie sans fin passant autour de poulies 14 et 15 et il est entraîné par des moyens mécani ques non représentés.
Le latex 16 est étendu sur le support se déplaçant, à partir d'un réservoir 17 au moyen .d'une barre 18 d'étendage formant un film 19 sur le support; ce film enferme. de l'air .dans les cavités ou creux sur la surface du support, comme représenté à là fig. 2. Le support est recouvert de l'épaisseur désirée de latex et passe à travers un séchoir 20, re présenté d'une manière .conventionnelle, pré sentant une unité de chauffage 21 au-dessous du support se déplaçant.
Pendant que le sup port revêtu passe à travers le séchoir, le film de latex étendu sèche et, pendant le séchage, l'air enfermé dans les creux ou cavités de la surface du support se dilate -et échappe à travers le film de latex et forme des perfora- Lions 22 dans le film, lesquelles, grâce à la viscosité du latex, et au séchage partiel de ce dernier, ne sont pas recouvertes ou rem plies, comme représenté aux fig. 3 et 4. La feuille 23 de caoutchouc perforé ainsi for mée, peut être arrachée du support pour su bir un traitement subséquent, cette feuille étant arrachée sous forme -de longueur conti nue.
Si on le désire, plusieurs revêtements peuvent être appliqués pour former la feuille à l'épaisseur désirée, puis une feuille de la longueur du support est arrachée de celui-ci. La fig. 4 représente à grande échelle ?# pouce .carré d'une feuille de caoutchouc vulca nisée à l'état non étendu, faite sur un sup port d'un tissu .de coton 4,75 recouvert -de caoutchouc, comme décrit ci-dessus.
En employant divers supports tissés con venablement revêtus et des latex -de viscosité appropriée, et en contrôlant soigneusement les températures -de séchage, on peut. fabriquer des films de caoutchouc perforés, présentant à travers eux des perforations .depuis une grandeur presque microscopique, c'est-à-dire 0,01 mm jusqu'à une grandeur d'environ 0,1 mm ou plus en diamètre et allant jusqu'à 1550 perforations par cm', ou plus (10.000 perforations parpouce-carré). Pour les emplois actuels préférés, on -désire produire des films perforés ayant au moins 155 perforations au cm', les perforations ayant un diamètre de 0.050 à 0,075 mm.
La matière en feuille per forée ainsi produite présente à l'état non dis tendu l'apparence superficielle d'une feuille ou d'un film ordinaire en caoutchouc, les perforations étant à peine visibles à l'ceil nu, mais seulement pratiquement visibles en plaçant le film contre la lumière. Sous un faible grossissement, par exemple quatre fois, ou à l'aide .d'un compteur de fils tel qu'habi tuellement employé pour les ouvrages tex tiles, les perforations sont facilement visibles et elles apparaissent, vues en bout ou sur la surface de la feuille, comme étant rondes.
Sous un fort grossissement, une perforation telle qu'elle est vue par-dessus ou de la sur face externe de la feuille ou du film, pré sente une apparence plus ou moins dentelée qui est due à la structure interne des perfora tions.
Une coupe en section transversale d'une perforation, sous un faible grossissement, pour une feuille formée de plusieurs couches, a l'apparence d'un passage cylindrique droit; sous un fort grossissement ce passage a l'apparence d'une série de cavités 24 sphé roïdales reliées entre elles d'une façon conti nue, comme représenté à la fig. 5, si les per- forations à travers chaque couche ou revête ment successif s'étant partiellement refermées après que la bulle d'air enfermée, se dilatant par la chaleur, a crevé à travers la couche.
Evidemment, si le film ou la feuille a -été obtenu par un seul étendage, la perforation a l'apparence, sous un fort grossissement, ,d'une seule cavité sphéro'idale s'ouvrant sur les deux faces de la feuille.
Pour la fabrication de bandages à partir de feuilles perforées, le dépôt est arraché -du support et découpé en bandes de la largeur et .de la longueur désirées et de préférence enveloppé dans une gaze pour emballage. La fig. 6 représente un tel rouleau de bandage 25 comprenant une feuille 26 -de caoutchouc perforé enveloppé dans une gaze 27.
Lors de la .fabrication de bandages en caoutchoue vulcanisé, il est préférable .d'éten dre un latex qui a été écrémé par écrémage chimique ou mécanique pour en enlever les constituants non caoutchouteux solubles dans l'eau et de former un film ayant de plus grandes caractéristiques d'adhésion par suite de la teneur inférieure à la normale -des cons tituants non caoutchouteux solubles dans l'eau. Un tel bandage adhérera facilement à lui-même sans adhérer à la peau ou aux che veux.
Du latex qui a été écrémé deux fois, c'est-à-dire du latex qui a été écrémé, puis dilué avec de l'eau, et de nouveau écrémé pour le purifier à nouveau, constitue un excel lent film ou feuille de caoutchouc ayant les caractéristiques d'adhésion dé3irées et qui est relativement facile à manier pendant les opé- tions -de revêtement et les opérations subsé quentes. Un tel latex écrémé -deux fois est de préférence appliqué au support en ayant une concentration en matières solides totale com prise entre 55 et 65 %.
Même si des caracté ristiques d'adhésion plus fortes sont désirées, le film de caoutchouc peut être étendu à par tir d'un latex écrémé trois fois ou même plus. Un tel bandage de caoutchouc non vulcanisé permet la respiration libre de la partie recou verte du corps, grâce aux petites perforations qui se trouvent en lui et le bandage est suffi samment collant pour adhérer à lui-même, mais pas à la peau, aux cheveux ou aux vê tements.
Un bandage de -caoutchouc vulcanisé peut être préparé en étendant un latex préalable ment vulcanisé sur le support ou en étendant un latex non vulcanisé avec ou sans ingré dient de vulcanisation et en vulcanisant en- ,suite la, bande. d'une manière bien connue.
Si le latex n'est pas vulcanisé et contient des ingrédient, de vulcanisation, on peut utili ser une opération de -chauffage pour vulta- niser la. feuille, c'est-à-dire si un latex non vulcanisé contenant des ingrédients -de vul canisation est étendu sur le support, le film de caoutchouc perforé peut être vulcanisé par une vulcanisation en surface en le mettant en contact avec des ingrédients de vulcanisation liquides ou gazeux, d'une manière bien con nue.
La feuille de caoutchouc perforé peut être obtenue à partir d'un latex d'une eompo- .;ition semblable ou analogue à celle indiquée .ci-dessus pour la préparation du support et une telle feuille, après avoir reçu le nombre voulu (le revêtements et après avoir été sé chée, peut être arrachée du support et vulca nisée.
Une telle feuille vulcanisée peut être utilisée pour la fabrication d'un bandage vul canisé non collant et évidemment beaucoup d';iutres compositions de latex peuvent être employées pour produire une feuille de caout chouc V perforé ayant les caractéristiques dé sirées.
Des bandages en caoutchouc peuvent être obtenus avec le nombre désiré de perforations dP la dimension voulue et avec le degré d'adhésion désiré. Ils peuvent être fabriqués .,ons forme vulcanisée ou non et dans tous les ca:, on obtient un bandage strictement sté- rile.
Lors de la fabrication de vêtements de base, tels que gaines, ceintures, les surfaces de la<B>,</B> feuille de eaoutcliouc sont. de préférence recouvertes d'un tissu textile, comme repré- entE@ à la fig. 7, laquelle montre une partie d'une feuille ?± perforée avec des revêtements en tissu textile 29 et U sur ses deux faces, certaines parties étant arrachées pour les eoin- modités du dessin.
Le revêtement de base peut être obtenu d'une feuille de caoutchouc perforée sans revêtement en tissu, ou seule ment revêtue sur une de ses faces, si on le,dé sire. .
Lors de la fabrication de vêtements .de base avec des feuilles de caoutchouc perforées ayant un revêtement de tissu textile, les feuilles de caoutchouc perforées vulcanisées peuvent être fixées au revêtement de tissu par couture ou à l'aide d'une matière collante, ou bien la feuille de -caoutchouc perforé peut être doublée d'un tissu, avant la vulcanisation et peut se réunir au tissu pendant la vu1cani- sation finale.
On remarquera que la matière appliquée sur le support et qui est formée au moins par tiellement de latex (latex ou composition de latex) est coagulée au moins partiellement (en même temps que l'on produit, par l'action de la chaleur, la dilatation de l'air enfermé par -cette matière dans les -creux du support) par le fait du séchage au moins partiel de cette matière, c'est-à-dire par le fait que ladite matièreodevient solide par suitc-de l'enlèvement de l'eau qu'elle contenait.
Il s'ensuit que l'on n'est pas obligé de faire usage de latex ou de compositions de latex sensibles à l'action de la -chaleur et qui, lorsqu'ils sont soumis à une élévation de température, se solidifient tout en retenant l'eau qu'ils contiennent. On pourrait employer de tels latex, -ou compo sitions de latex, mais ce n'est pas nécessaire.