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BREVET D'INVENTION "Revtement pour murs ou autres parois et appareil pour la fabrication de ce revêtement".
La présente invention a pour objet un perfectionnement apporté aux revêtements muraux ou si- milaires comportant, de façon connue-, des plaquettes jointives d'une matière rigide appropriée à l'usage en vue, collées sur un substratum fait d'une feuille d'u- ne matière telle que du molleton, du tricot, etc.::
D'ordinaire, ces plaquettes sont à arê- tes vives et à bords presque jointifs : elles sont par exemple obtenues simplement par découpage au diamant d'un pahneau de-la matière décorative, après collage
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de ce panneau sur le substratum.
Or, lorsqu'en particulier on utilise le verre opale pour la fabrication de ces revêtements, il est impossible de l'obtenir en plaques d'épaisseur constante : il existe par conséquent, entre les pla- quettes, des différences d'épaisseur qui ne sont pas sans nuire à l'esthétique du revêtement ; si, notam- ment, celui-ci est éclairé latéralement, ces différen- ces d'épaisseur produisent des ombres qui les accusent, et même les exagèrent, et donnent à la surface du re- vêtement un aspect encore plus irrégulier qu'elle n'a en réalité.
Suivant l'invention, on remédie à cet inconvénient en abattant les bords des plaquettes par des chanfreins, de sorte que le joint entre deux pla- quettes voisines, au lieu d'être limité par des bords droits presque jointifs, dont les moindres différen- ces de niveau s'accusent, est limité par des bords éva- sés entre lesquels il existe un espace suffisant pour que ces différences de niveau ne soient plus visibles, et ne produisent plus d'ombres qui les soulignent.
Grâce à leur inclinaison les bords sont visibles et se rejoignent vers le milieu de leur épaisseur, de sorte que, malgré l'écart qui existe en- tre eux, du côté extérieur, ils ne laissent pas appa- raître le substratum et ne créent pas de solution de continuité dans le revêtement* Au contraire, ils for- ment comme des moulures qui contribuent à l'aspect décoratif de ce revêtement.
Un autre avantage est que les chanfreins suppriment les arêtes et angles vifs produits au dé-
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coupage , et sur lesquels on peut s'écorcher ou se cou- per en passant la main sur le revêtement.
Le nettoyage est également facilité : ces joints à bord évasés sont en effet aisément acces- sibles, et il est facile d'en retirer la poussière qui s'y dépose ; de plus, les arêtes et les angles des joints ne risquent pas d'accrocher ou déchirer les chiffons d'essuyage.
Il est également à remarquer que, grâce à l'inclinaison des bords des joints, l'eau ne peut y stagner et pourrir le substratum.
On décrira ci-après une forme d'exécu- tion de ce revêtement, ainsi qu'un dispositif pour sa fabrication, en référence au dessin annexé à titre d'exemple dans lequel :
La fig. 1 est une vue perspective du revêtement.
La fig. 2 représente, en élévation, un dispositif pour le chanfreinage des joints.
La fige 3 est une vue en plan corres- pondante.
La fig. 4 est une élévation partielle d'une variante de ce dispositif.
Ce revêtement est fait, de façon connue, d'un panneau d'une matière décorative rigide collé sur un substratum 1 en molleton, tricot, ou autre, et découpé en plaquettes jointives 2.
Suivant l'invention, les bords de ces plaquettes sont chanfreinés sur une certaine hauteur, de façon à former des chanfreins 2a qui se rejoignent
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à leur partie inférieure, et entre lesquels il existe, au niveau de la surface du revêtement, un écart e tel que les décalages entre les plaquettes ne sont pas vi- sibles.
L'invention prévoit encore un dispositif pour former aisément et rapidemendes chanfreins par- faitement réguliers, ayant exactement la hauteur et l'ouverture voulues :
Après découpage des plaquettes 2, le revêtement est posé sur un support prisctique 3, pi- votant sur un axe 4, de telle façon que la ligne de joint à chanfreiner coïncide avec une arête A de ce supporta et que les rangées de plaquettes adjacentes à cette ligne de joint reposent sur les deux faces voisines F1, F2 du support, sur lesquelles elles peu- vent être maintenues par des dispositifs d'appui 5.
Les deux bords de la ligna'de joint reposant sur l'a- rête A' sont ainsi écartés l'un de l'autre , et les angles vifs des plaquettes 2 se trouvent en saillie.
Ces angles sont alors abattus au moyen d'une meule plane 6 qu'on fait porter sur eux, et qu'or déplace le long de la ligne de joint.
Cette meule est par exemple montée à rotule sur l'axe 7 d'un petit moteur électrique 8, lequel est lui-même fixé à un support 9 en forme de potence.
Pour les installations à petit débit, on peut monter le support 9, dans une glissière 10 d'un bâti 11, et déplacer à la main la meule le long
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de la ligne de joint à chanfreiner en faisant , au moyen d'une poignée de n.anoeuvre 12, coulisser le sup- port dans cette glissière.
L'angle des deux faces F1, F2 du support est convenablement calculé pour que, lorsque le re- vêtement reprend sa forme normale, les deux facettes ou chanfreins 2a formés par la moule 6 fassent l'an- gle a désiré.
Suivant une disposition particulière, la largeur des faces F1, F2,..... du support corres- pond à celle des plaquettes 2, de sorte que , lorsque les chanfreins 2a ont été meulés suivant une ligne de joint , il suffit de faire tourner le support 3 autour de son axe 4, dans le sens des flèches F par exemple ,de façon à amener une autre de ses arêtes, A' sous la meule 6 grâce à la disposition décrite, cette arête A' présente sous la meule une autre li- gne de joint des plaquettes , et il suffit de recom- mencer l'opération déjà décrite sur cette ligne de joint.
Si la largeur des plaquettes est un sous-multiple de celles des faces F1, F2,par exem- ple la moitié, on chanfreinera de la façon décrite un joint sur deux, après quoi on pourra déplacer le revêtement à la main de la largeur d'une plaquette pour amener sur une arête une lignede joint. non chan* freinée, et on recommencera l'opération pour chanfrei- ner les joints qui ont été laissés à la première passe.
La fig. 4 représente un dispositif des- tiné à une installation à grand débit.
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Dans ce cas, le déplacement de la po- tence 9 qui supporte la meule est commandé par un mo- teur 13, par exemple par l'intermédiaire d'une trans- mission par écrou et tige filetée 14, la potence étant maintenue verticale par un gaet 15 engagé sous un rail de guidage 16.
Cette commande sera agencée pour permet- tre de déplacer la potence alternativement dans un sens et dans l'autre , de telle façon que l'inversion se produise quand la meule arrive à une extrémité d'une ligne de joint. Cette inversion pourra au be- soin être automatiquement provoquée, de même que la rotation du support 3, par exemple par des commandes actionnées par la potence en fins de course.
Bien entendu ,. ce dispositif, bien que préféré, n'est nullement obligatoire, et on pourra, sans s'écarter de l'invention, utiliser toutes machi- nes appropriées pour la confection de ces revêtements à plaquettes chanfreinées ; par exemple , au lieu d'utiliser une meule plane et un support disposé pour ouvrir les joints entre les plaquettes, on pourra uti- liser une meule, taillée en biseau ; on pourra égale- ment agencer l'appareil de telle façon que la meule puisse suivre des lignes de joints non rectilignes, etc...
Si, en particulier, on traite un revêtement constitué par des plaques en bois ou en ma- tière fibreuse collées sur un substratum il sera tout indiqué de procédé d'abord à la confection des chan-
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freins au moyen d'une meule taillée en biseau , d'un rabot , ou d'une toupie , et de ne diviser qu'ensui- te la plaque en petites plaquettes, par simple pres- sion , en profitant de l'amorce créée par le chan- frein.
On obtient ainsi un revêtement qui peut remplacer très avantageusement le parquet , grâ- ce à son faible prix de revient , sa solidité ,et la facilité avec laquelle il peut être nettoyé, un simple coup de balai dans le chanfrein permettant de re- tirer toute la poussière qui aurait pu y pénétrer.