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BREVET D'INVENTION.
"Perfectionnements apportés aux procédés et dispositifs pour la synchronisation à distance entre deux installations, no- tamment pour la synchronisation des images, en télévision".
L'invention est relative aux procédés et dispositifs pour obtenir la synchronisation à distance entre deux installa- tions dont l'une est commandée par des ondes ou courants por- teurs émis par l'autre installation, et convenablement modulés, cette synchronisation s'opérant à l'aide de signaux d'amplitude appropriée émis sur ces ondes ou courants; et elle concerne plusaspécialement (@arce que c'est en leur cas que son applica- tion paraît devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusi- vement, parmi ces prooédés et dispositifs, ceux pour obtenir le synchronisme entre l'image à transmettre et l'image repro- duite à distance, en télévision.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels, ces procédés et dispositifs, qu'ils répondent mieux que jusqu'à présent,
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aux divers desiderata de la pratique, notamment qu'ils soient m moins compliqués, moins onéreux, et d'un fonctionnement plus sûr.
Elle consiste, principalement, pour ce qui est des procédés du genre en question, à sélectionner au poste de réception les signaux de synchronisa- tion à l'aide d'un relais à fonctionnement électronique, ce re- lais n'étant susceptible d'entrer en jeu que lors du passage des signaux et étant propre, par exemple, à provoquer, lors dudit pas- sage, la décharge d'un condensateur, et, pour ce qui est des dispositifs pour mettre en oeuvre lesdits procédés, à avoir recours à un relais constitué par un électronique tube émettant un faisceau/ dirigé susceptible, seulement lors- qu'il est dé@ié par un signal, de venir frapper une plaque ré- ceptrice appropriée, relié par exemple à un condensateur dont la décharge est alors utilisée pour provoquer la synchronisation à l'aide de dispositifs appropriés.
Elle comprend, mise à part cette disposition prin- cipale, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préfé- rence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci- après, nota ment, une deuxième disposition --relative aux procédés et dispo- sitifs pour obtenir la synchronisation des images en télévision--, consistant, au lieu d'émettre les signaux de synchronisation à l'aide de dispositifs distincts du système analyseur du poste émetteur, à les é@ettre à l'aide du modulateur que comporte le- dit système, par exemple à faire comprendre au disque de Nipkow, lorsqu'un tel disque est utilisé, deux groupes de trous distincts des trous de modulation et propres à émettre les signaux de syn-
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et une troisième disposition, consistant à donner aux signaux électriques de synchronisation un sens tel, à la trans- mission ou à la réception, qu'ils ne puissent donner lieu, à la reproduction de l'image, qu'à des points plus noirs que le point le plus noir de ladite image.
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Elle vise plus particulièrement un certain mode d'application( celui où on l'applique aux procédés de dispositifs pour la synchronisation en télévision), ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions; et elle vise plus particu- lièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux' les dispositifs du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéoiaux propres à leur établis- sement, ainsi que les installations comprenant de semblables dis- positifs,
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin oi-annexé, lesquels complément et dessin ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication.
La fig. 1, de ce dessin, montre un diagramme de mo- dulation d'un courant ou d'une onde pour la transmission des images, ce diagramme étant destiné à faciliter la compréhen- sion de l'invention.
La fig. 2 montre, en vue schématique, portions ar- rachées, l'ensemble d'une roue de Nipkow et de dispositifs pour permettre de produire simultanément la modulation de té- lévision, et l'émission de signaux de synchronisation, ledit ensemble étant établi conformément à l'invention.
La fig. 3 montre, en perspective schématique, un tube @@@@@@ destiné à sélectionner à la réception les signaux de synchronisation d'un courant ou d'une onde modulée de télévision, ce dispositif étant établi conformément à l'in- vention.
La fig. 4 montre l'ensemble d'un tel tube et de certains des circuits qu'il commande, cet ensemble étant lui- même conforme à l'invention.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisa- tion de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant de procéder à la
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transmission à distance, par courant ou onde électromagnétique, d'images fixes ou animées, le synchronisme entre la transmis- sion et la réception s'opérant par l'intermédiaire de signaux de synchronisme'se superposant à la modulation de télévision, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
En ce qui concerne.,tout d'abord, les deux disposi- tifs analyseurs d'image à prévoir au poste émetteur comme au poste récepteur, on peut les choisir d'un type connu, c'est- à-dire notamment du type, soit des disques de Nipkow, soit des cellules de Kerr, soit des miroirs tournants, soit encore des oscillographes cathodiques, les deux susdits dispositifs pouvant d'ailleurs être de types différents, comme on l'envi- sagera plus loin, et pour ce qui est plus spécialement des moyens à pré- voir pour émettre les signaux de synchronisme, au lieu de les constituer par des dispositifs relative- ment compliqués utilisant les phénomènes de relaxation, à l'aide de multivibrateurs, thyratrons,etc., on engendre de préférence lesdits signaux à l'aide du mo- dulateur comporté par l'analyseur du poste émetteur.
A cet effet, et à supposer par exemple que l'on utilise un disque de Nipkow à l'émission, c'est-à-dire un dis- que 1 muni essentiellement de trous 2 ménagés sur une spirale et distants entre eux d'une distance d substantiellement égale à l'une des dimensions de l'image A analyser, le pas de la- dite spirale correspondant lui-même à l'autre desdites dimen- sions fig. 2) , on peut obtenir l'émission des signaux de synchronisme en prévoyant dans le disque, en outre des trous 2, d'une part, des trous 3, disposés en regard des trous 2, et de dimensions supérieures à celles de ces derniers, lesdits trous étant propres, chaque fois qu'ils passent devant une
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fente illuminée 4, c'est-à-dire chaque fois qu'une nouvelle ligne est explorée par les trous 2,
à donner lieu à un "top de ligne", t 1(fig.I) et, d'autre part, un trou 5, de préférence plus gros que les précédents, et unique sur le disque, dans le cas tout au moins où un tour de celui-ci donne une image complète, ce trou 5 coagissant avec une plage illuminée 6 pour donner lieu, après l'exploration de chaque image, à un "top d'image" ti (fig.I) laquelle plage 6 est de préférence allongée pour permettre d'ob- tenir les tops relativement plus longs que les tops de ligne.
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Les surfaces 4 et 6 peuvent, être illuminées, @ par des sources lumineuses appropriées, dont l'une au moins peut être commune avec celle éclairant l'image, soit être cons- tituées par des miroirs, et, bien entendu, la lumière inciden- de, après passage dans les trous 3 et 5, sera reçue sur un seul ou sur deux dispositifs de cellules photoélectriques appropriés, combinés à ceux coagissant avec les trous d'exploration 2 . Le courant émanant des deux susdits dispositifs sera amplifié,soit par un même système amplificateur(qui pourrait être le même que celui amplifiant le courant modulé de télévision), soit par deux amplificateurs distincts.
Finalement, un tel système peut donner lieu à une courbe de modulation telle que celle représentée sur la fig.l, où. les lettres a, b, c, indiquent respectivement la hauteur de modulation, celle des tops de ligne tl,et celle des tops d'images ti.
Disposant de ce système d'émission ou de tout autre équivalent,on a alors recours, pour opérer la sélection des si- gnaux de synchronisation au poste récepteur, au procédé suivant, selon lequel on fait agir l'onde ou le courant porteur sur un relais à fonctionnement électronique,lequel relais n'est suscep- tible d'entrer en jeu que lors du passage des signaux, tandis qu'il demeure au contraire inopérant sous l'influence de la
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modulation de télévision, dont la profondeur, c'est-à-dire l'amplitude est insuffisante pour faire dévier de façon effi" cace le faisceau d'électrons dirigé, émis par ledit relais.
On constitue par exemple ce relais par un tube é-
7 lectronique/à faisceau dirigé, branché sur les circuits du poste récepteur (par exemple en dérivation), et comportant, en outre de ses plaques ou bobines déflectrices D1 D2 sur lesquelles on applique la tension ou le courant modulé, des plaques réceptri- ces P1 P2, l'ensemble étant tel que le faisceau d'électrons F ne puisse toucher lesdites plaques lorsqu'il est seulement in- fluencé par la modulation de télévision, mais que, à chaque top de ligne, il puisse venir frapper P1 et, à chaque top d'image, il puisse venir frapper P2.
Ce faisceau pourra être obtenu à l'aide d'une anode appropriée 8, formant canon à électrons et munie dtouvertures telles que 9 et 10.
Les charges appliquées aux susdites plaques, à cha cun des susdits tops, seront utilisées par exemple pour décharger des condensateurs C1 et C2 de capacités convenablestlesquela condensateurs coagiront eux-mêmes avec les circuits du système analyseur récepteur.
A supposer que ce dernier système soit constitué par un tube cathodique, on relié alors respectivement, la plaque P1, au circuit des plaques déflectrices dudit tube pour l'analyse des lignes, et la plaque P2, au circuit des autres plaques déflec- trioes destinées au déplacement du faisceau analyseur dans l'au- tre sens.
En outre, on relie les condensateurs C1 et C2 au circuit de haute, . tension du récepteur, à travers des résistances de charge appropriées Ri et R2, l'ensemble fonctionnant alors de façon telle, que lesdits condensateurs, chargés progressi- vement pendant l'analyse, sont brusquement déchargés, au mo-
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ment du top de fin/de ligne ou de fin d'image.
Ainsi, pendant la charge de C1, on obtient, dans le tube cathodique récepteur d'images, un déplacement du spot ré- gulier le long d'une ligne, puisà la fin de la ligne, le spot est ramené brusquement en arrière par suite de la décharge de C1 obtenue'au moment où le faisceau F frappe la plaque P1.
De morne, pendant la charge de 02--laquelle est faite plus lente, grâce à une constante de temps choisie plus importante-- les lignes se déplacent d'un bord à l'autre de l'image, puis la décharge de C2 provoque le retour brusque à la première ligne de l'image suivante.
Il est bien entendu que le susdit relais à sélection électronique pourrait s'utiliser en combinaison aveo d'autres ty - pes de récepteurs (disques de Nipkow,cellules de Kerr, miroirs tournants etc). La synchronisation s'obtiendrait alors par tous dispositifs de relais mécaniques ou autres, commandés par le re- lais électronique 7 agissant toujours comme sélecteur.
Suivant une autre disposition de l'invention, on peut en outre donner aux tops de ligne ou d'image un sens tel que ces tops permettent d'obtenir sur l'i'nage des points ou tracés plus noirs que le point le plus noir de l'image.
A cet effet, et à supposer par exemple que les oel- Iules ooagissant à l'émission avec les trous tels que 3 et 5 commandent des étages d'amplification à résistance travaillant indépendamment de l'amplificateur propre aux courants de mo- dulation (lequel peut être quelconque), on choisira les sus- dits étages en nombre convenable, les tops ayant évidemment un caractère positif ou négatif à volonté suivant que ledit nombre est pair ou impair,
Mais on pourrait arriver au même résultat en munis- sant la cathode 11 du tube électronique 7, à la réception, d'u- ne résistance R reliée à la masse ou à un potentiel fixe, cette résistance ayant pour effet, toutes les fois que le faisceau F ferme un courant en frappant P1 ou P2, de donner à la cathode
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une tension fortement négative, laquelle peut,
éventuellement a- près amplification servir à éteindre au récepteur d'images, à supposer encore celui-ci constitué par un tube cathodique, l'in@ tensité du faisceau modulateur d'image, préoisément au moment des spots de retour.
Les spots de retour seront ainsi rendus invisibles,
En suite de quoi, quel que soit, le mode de réalisa- tion adopté, on obtient un ensemble dont le fonctionnement ressort suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister davantage à son sujet, et qui présente, par rapport aux procédés et dispositifs du genre en question déjà existants, de nombreux avantages, notamment, celui d'être simple et peu onéreux, celui d'être très sûr, puisque le synchronisme est com- mandé par la modulation, celui d'être sans inertie et celui de permettre une sélection très facile des diffé- rents tops, et au besoin des divers types de tops, par un régla- ge de l'amplitude de ces tops, ladite amplitude pouvant grâce à la précision du relais sélecteur électronique, être à peine plus forte que celle de la modulation prise à son maximum,
Co me il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisa- tion de ses diverses parties, ayant plus spécialement été envi- sagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.
Résumé.
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