<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnement aux dispositifs de synchronisation pour systèmes de télévision.
La présente invention se rapporte aux systémes de télévision et analogues, et plus particulièrement aux sys- tèmes dans lesquels le balayage de l'objet ou de 1'image à transmettre est effectue ligne par ligne.
L'objet de l'invention est de fournir une méthode et un appareil perfectionnes pour assurer le synchronisme entre les opérations de balayage effectuées dans le transmetteur et dals le récepteur.
Dans les systèmes du genre auquel se rapporte la présente invention, il convient de placer à la fois le mouvement de balayage du spot dans le récepteur, ainsi que le retour du dit spot à la première ligne de balayage à la fin du balayage complet d'une image, sous le contrôle direct du transmetteur, de Manière à supprimer la nécessité d'un ajustement à la main du récepteur pour amener les mouvements de celui-ci en concor- dance de phase avec le transmetteur.
<Desc/Clms Page number 2>
A cet effet, on a proposé jusqu'ici de prévoir deux signaux de synchronisation distincts, se distinguant du sigual de modulation de l'image et se distinguant entre eux par une différence de leur amplitude et/ou de leur fréquence. suivant la présente invention, on emploie un signal syn- lhronisant susceptible d'être distingué des signaux de modula- tion de l'image, dans le but -:
le synchroniser le balayage des diverses li men de l'image dans le récepteur, ce signal synchronisant étant supprimé une fois pendant chaque opéra- tion compl0te de balayage de l'image, la dite suppression ayant pour but l'influencer des moyens dans le récepteur pour commun- der la retour du spot de balayage à la position de la première ligne de balayage à la fin de chaque opération complète de ba- layage de l'image.
Dans un système comportant un balayage mécanique au transmetteur, les impulsions de synchronisation ligne par ligne peuvent être introduites au moyen d'un disque perforé tournant en synchronisme avec le dispositif de balayage. Sur l'un des côtés du disque se trouve disposée une source de lumière, de l'autre côté, une ouverture et une cellule photélectrique. Chaque fois qu'une perforation vient en fa- ce d'une ouverture, la lumière tombe sur la cellule, le cou- rant résultant émis par l'amplificateur pouvant être utilisé comme impulsion de synchronisation, le disque étant entraîné à la vitesse de l'image et le nombre de trous étant pris égal au nombre nominal des lignes de balayage.
Dans le but de sup- primer l'impulsion de synchronisation à la fin de la dernière line de chaque exploration complète de l'image, l'un des trous régulièrement espaces sur un cercle, est obturé ou suppri- Mé.
Dans un système comportant un balayage -par rayons cathodi- ques dans le transmetteur, le tube- à rayons cathodiques est ac- tionné de préférence au moyen d'un système dont le dispositif fournissant la'base de temps correspond au balayage ligne par
<Desc/Clms Page number 3>
ligne, les impulsions de synchronisation ligne par ligne étant obtenues à partir de cette base de temps.
Par exemple si la base de temps est obtenue au moyen d'un condensateur chargé et déchargé sous le contrôle d'une série de tubes durs suivant le procédé décrit dans le brevet N P314 686 des mêmes auteurs, l'anode du tube assurant la décharge du dit condensateur passe par une pointe négative aiguë à l'occasion de chaque retour du spot, cette pointe étant par conséquent tout indiquée pour fournir les impulsions de tension pour le signal syn- chronisant à la fin de chaque ligne de balayage. Ces impul- sions sont introduites, au moment où le balayage d'une li- gne est terminé, dans le circuit anodique d'un étage appro- prié de l'amplificateur de cellule servant à amplifier les si- gnaux de télévision avant leur transmission.
On donne aux dites impulsions une polarité convenable de manière à produi- re une augmentation du signal correspondant à un noir de l'ima- ge à transmettre, et l'on crée ainsi au récepteur une impul- sion de synohRONISETION ANALOGUE à, mais plus forte que,l'impul- sion qui résulterait d'une valeur extrême de la modulation.
Pour supprimer l'impulsion à la fin de la dernière ligne, on a le choix entre un certain nombre de dispositifs. On peut par exemple COURT-CIRCUITer la résistance disposée dans le circuit anodique du tube assurant la décharge du condensa- teur, au m.;yen d'un relais ou d'un interrupteur actionné mé- caniquement et disposé de manière à arrêter le balaie pen- dant la durée correspondant à l'exploration d'une ligne, ou encore, on peut arrêter le balaie en employant un tube de blocage.
Tous les dispositifs de transmission décrits ci-dessus peuvent aisément être réalisés, de sorte que les signaux syn- chronisants se distinguent des signaux de modulation de l'i- mage du fait qu'ils sont plus forts qu'un signal extrême de modulation. Les signaux de synchronisation peuvent ensui- te être distingués des signaux de inodulation, dans le récep-
<Desc/Clms Page number 4>
teur, à l'aide d'un dispositif simple arrangé de manière à répondre seulement aux signaux dépassant une amplitude déter- minée.
Dans la disposition préférée suivant la présente in- vention, le retour du spot de balayage, dans le récepteur, à la fin de chaque ligne de balayage, est causé par-la dé- charge d'un tube thermionique auquel est appliqué le signal de télévision, ce tube étant disposé de manière à produire in décharge seulement quand la tension du signal dépasse une valeur déterminée à l'avance.
L'appareil qui, dans le récepteur, commande le retour du spot de balayage à la première ligne d'exploration, doit encore être disposé de manière à répondre au non-arrivage de l'impulsion de synchronisation lorsque la dits impulsion se trouve supprimée dans le transmetteur. Ce résultat est ob- tenu de manière très simple suivant une forme préférée de l'invention en prévoyant un circuit à constarts de temps, la différence de potentiel aux bornes du dit circuit étant maintenue par les impulsions de synchronisation et la cons- tante de temps de ce circuit étant choisie telle que le man- lue d'un signal de synchronisation fait tomber la différence de potentiel entre les bornes du dit circuit à constante de temps, d'une quantité suffisante pour provoquer une impul- sion amenant le retour du spot d'exploretion à la ligne de départ.
Deux formes d'appareil récepteur suivant l'invention ont été représentées dans les dessins joints, dans lesquels:
La figure 1 représente un circuit constituant une pre- mière disposition, et
La figure 2, un circuit constituant une disposition mo- difiée
Dans la disposition suivant la figure 1, on produit une onde déflectrice de potentiel en forme de dent de scie pour contrôler 1'oscillographe récepteur à rayons cathodi-
<Desc/Clms Page number 5>
ques (non représenté), cette onde étant produite par un cir- cuit à base de temps comprenant le condensateur C1, se con- densateur étant chargé à travers un dispositif à courant constant, à.savoir le tube thermionique V1, et étant déchargé d'une manière répétée par l'action d'une paire de tubes durs V5 et V6,
cette paire de tubes fonctionnant exactement de la manière décrite dans le dit brevet N P314686. Ce groupe d'éléments procure le balayagedes lignes, la cathode de V5 étant reliée' en Px à la plaque déflectrice de l'oscilla- graphe récepteur.
Les organes C3, V, V4 constituent un groupe analogue pour fournir une onde de potentiel qui est appliquée à une plaque déflectrice Py de l'oscillographe pour contrôler le mouvement de balayage transversal de l'image. V4 est un tube rempli de gaz.
La synchronisation pour l'exploration des lignes est fournie par un tube v7 fournissant également la tension de modulation pour l'oscillographe. Le signal est appliqué entre la grille de commande et la cathode de V7, la polarité étant telle que la valeur extrême de la tension du signal, correspondant à une impulsion de synchronisation, rend la grille de V7 positive. L'anode de V7 est reliée à la gril- le écran du tube V6 comme représenté sur le dessin, de sorte que, pendant la réception de l'impulsion de synchroni- sation, le courant anodique de V6 se trouve réduit d'une quan- tité suffisante pour amorcer une décharge dans le tube V5.
Chaque décharge du condensateur C produit une impul- sion positive sur la grille du tube V, à travers le conden-
5 sateur C13. Le dit tube V3 est normalement polarisé à une valeur négative suffisante pour supprimer tout courant ano- dique, par l'action du courant de grille et du circuit à cons- tante de temps R12 C12, mais lors de la réception de l'im- pulsion à travers le condensateur C13, une charge supplémen- taire est appliquée au condensateur C3, comme décrit dans
<Desc/Clms Page number 6>
le brevet N 394635 des mêmes auteurs.
Les impulsions de courant anodique dans le tube V3, passant à travers la ré- sistance Rg, produisent un potentiel de'polarisation pour le tube V4, la dite résistance R3 étant shuntée par le condensa- teur C4 pour empêcher la valeur de la polarisation de tomber dans l'intervalle entre deux impulsions du courant anodi- que. Lorsque, à la fin de la dernière ligne d'exploration, l'impulsion normale de synchronisation fait défaut, le condensateur C1 n'est pas déchargé et, par conséquent, aucune impulsion n'est transmise à la grille de V3. Il en résul- te qu'il n'y a pas d'impulsion dans le courant anodique, et que le potentiel aux bornes du oircuit à constante de temps R3, C$ tombe, le tube V4 s'illumine et l'image se trouve synchronisée.
Les éléments R3, C4 constituent un circuit à constante de temps, le potentiel aux bornes de ce circuit -'-tant maintenu par les impulsions de synchronisa- tion, et la constante de temps de ce circuit étant ohoisie de manière telle que le défaut d'un signal synchronisant fait tomber le potentiel aux bornes du dit circuit à une valeur suffisamment basse pour donner une impulsion amenant le retour du spot de balayage à la position de départ.
Pour éviter que le condensateur C1 ne se décharge en l'absence de signal synchronisant, on a placé entre les bornes du dit condensateur un dispositif limiteur de tension consistant en une valve diode V et en un circuit à constante de temps CR. La constante de temps du circuit CR est grande comparée à la période de l'image, et l'anode de la valve V devient polarisée à un potentiel plus élevé que le potentiel maximum auquel se trouve chargé le condensateur Ci pendant chaque balayage normal d'une ligne. L'action limitatrice de tension de la valve V fait donc sentir ses effets chaque fois que la charge du condensateur C stélève au-dessus de son maximum normal.
Par suite, si, à la fin de la dernière ligne, l'impulsion normale de synchronisation n'arrive pas,
<Desc/Clms Page number 7>
l'action limitatrice de la valve v empêche la charge du con- densateur c1 de s'élever à une valeur anormale suffisante pour amorcer la décharge dans le tube V5.
Dans la disposition suivant la fig.2, le balayage ligne par ligne est obtenu, comme dans la disposition suivant la fig.l, au moyen d'un circuit à base de temps comprenant un condensateur C1 disposé de manière à être chargé à travers un dispositif à courant constant, à savoir à travers le tu- be thermionique Vl, ce condensateur étant déchargé de ma- nière répétée par l'action de la paire de tubes durs V5 et V6 Les organes C3, V3, V4 constituent un groupe analogue pour contrôler le mouvement de balayage transversal de l'image, mais dans le cas de cette disposition suivant la figure 2 les organes C13, r15, r12, c12, employés dans la disposi- tion suivant la figure 1, ont été supprimés,
le tube V3 étant polarisé au moyen d'une résistance appropriée r8 de manière à fournir un courant de charge constant au conden- sateur c3 dans*les intervalles séparant deux décharges suc- cessivès du dit condensateur. Une onde de potentiel en forme de dents de scie est ainsi produite aux bornes du con- densateur c3.
Le condensateur c4 de la figure 1 a également été sup- primé, et la résistance r3 est choisie telle que la chute de tension à travers cette résistance sous l'effet du cou- rant anodique normal du tube V3 polarise la grille du tube V4 négativement de manière à empêcher la décharge du dit tube V4.
Pour synchroniser la décharge du tube V4, une résistan-, ce R1 est indérée dans la branche contenant le condensateur, du circuit à constate de temps RC, la grille du tube V3 étant reliée à la résistance R1 au moyen d'un condensateur C8 comme le montre la figure.
Quand la tension aux bornes du condensateur C1 dépasse sa valeur normale, par suite du non-arrivage de l'impulsion
<Desc/Clms Page number 8>
de synchronisation à la fin de la dernière ligne d'explora- tion, un courant passe dans la branche CR1 et la chute de tension à travers R1 est transmise à travers le condensateur C8 à la grille du tube V3, de sorte que le courant anodique de celui-ci se trouve brusquement diminué. Il en résulte une diminution de la polarisation de la triode remplie de gaz V4, avec décharge correspondante.
Un avantage accessoire procuré par les dispositions suivant les figures 1 et 2, consiste dans le fait que la tra- jectoire de retour du spot de balayage se trouve située en dehors de la plage de l'image proprement dite, ceci du fait que le condensateur C1 ne se décharge pas pendant le retour du spot à la line de départ. Dans chacune des deux disposi- tions représentées, les valeurs du condensateur C et de la résistance R doivent être choisies de telle manière qu'aucun courait ne passe dans la branche contenant le condensateur, exception faite dans le cas de la surélévation de la tension aux bornes du condensateur C1.
A titre de variante à l'emploi du circuit à constante de temps OR, on peut utiliser un potentio- mètre de polarisation pour maintenir l'anode de la valve V à un potentiel tel qu'aucun courant ne passe à travers la valve, exception faite dans le cas où la tension aux bornes du conden- sateur C1 dépasse sa valeur normale par suite du défaut d'un signal synchronisant et du manquement résultant des tubes V5 et V5 à provoquer la décharge à la fin de la ligne d'exploration.
La constante de temps RC employée dans les dispositions repr- sentées, a cependant l'avantage d'ajuster automatiquement la po- larisation de l'anode de la valve V à une valeur adaptée à l'am- plitude produite par le fonctionnement normal du circuit donnant la base de temps.