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Procédé de fabrication de matériaux revêtus de matières en feuilles. La présente invention est relative à la fabrication ,.-/de matériaux revêtus de matières en feuilles.
Elle a pour objet un procédé de fabrication de ces matériaux à l'aide d'une masse de fond permettant d'obtenir ceux-ci sous forme de carreaux, dalles, panneaux, pierres artificielles, etc....présentant une ou plusieurs faces recouvertes d'une matière résistante en feuille.
Dans ce but, le procédé de fabrication de ces maté- riaux consiste à faire usage, sous toute forme appropriée, d'une masse de fond quelconque, coulée, moulée ou pressée, sur laquelle une feuille de revêtement de matière quelcon- que est fixée par accrochage lors de la fabrication du ma- té ri au,
Dans la réalisation pratique del'invention et quand il y a intérêt à réaliser une parfaite adhérence de la feuille à la masse de fond, la feuille est étirée élasti- quement par la masse de fond lors de la fabrication du ma- tériau, au moment où cette feuille est amenée à sa forme définitive, de telle sorte qu'elle reste tendue sur la
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masse de fond et légèrement bombée.
Il est fait usage éventuellement d'une matière collante adhérant à la fois à la masse de fond et à la feuille de revêtement et qui peut être étendue sur la face de la feuille :lui doit être mise en contact avec la masse de fond.
L'accrochage de cette feuille est réalisé par des plis latéraux lui pénètrent dans la masse de fond.
D' autre part, les angles de la feuille sont repliés de manière à former des godets ou des plis qui sont également noyés dans la masse de fond.
Ces matériaux peuvent être obtenus soit par pression, soit par vibration ou encore de toute autre manière appropriée.
Afin de bien faire comprendre l'invention, on en donnera ci-après des exemples d'application.
La figure 1 représente en perspective un carreau recouvert d'une feuille métallisé.
Les figures 2 à 4 montrent différents moyens :le formation des coins de la feuille métallique.
La figure 5 représente en perspective la manière dont la feuille métallique doit être repliée dans le cas d'un matériau recouvert sur trois faces par cette feuille.
La figure 6 représente un exemple d'application du procédé Jans la fabrication d'un bassin à recouvrement mé- tallique par exemple.
La figure 7 est une coupe horizontale faite dans le bassin, fig. 6, montrant l'assemblage des matériaux à
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recouvrement métal ïiue:
La figure 8 montre une autre application des matériaux à recouvrement métallique dans l'établissement 3' une poutre ;le toitures.
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Conformément à l'invention, pour obtenir des matériaux revêtus d'une matière en feuille, comme par exemple des carreaux de revêtement, de pavement, de plafond, des panneaux, pierres de parement, éléments pour la fabrication d'appareils sanitaires, poutres de toitures, etc...il est fait usage d'une masse de fond 1 telle que du ciment, du béton de ciment Portland ou autre, du plâtre, de l'ébonite etc.... faisant prise à froid ou coulée à chaud, et à laquelle on communique la forme désirée carrée, octogonale, etc...par tot moyen approprié.
Cette masse de fond 1 est par exemple coulée dans un moule dans le fond duquel est placée une feuille de revêtement 2 repliée comme il est indiqué ci-après et constituée en une matière quelconque comme par exemple une feuille faite en acétophane, en métal ou en un alliage patiné ou non, oxydé, émaillé et protégée ou non par un vernis ou une couche de peinture sur la face de parement 3, Cette feuille peut éventuellement être recouverte sur la face 4 en contact avec la masse de fond,, par une couche d'une matière collante qui adhère de façon durable à la masse de fond et la feuille, malgré les variations de la température, les déformations qui en résultent pour la feuille de àrevêtement et en dépit des modifications physiques ou chimiques que cette matière collante peut subir par la suite.
On peut faire usage par exemple comme matière collante, d'un mélange de fibres d'amiante et d'une matière asphaltique goudronneuse ou huileuse additionnée ou non d'un dissolvant.
Les bords 5 :le la feuille sont recourbés de manière à faire avec la face de parement, un angle quelconque mais de préférence de 90 . On repli supplémentaire 6, approximativement parallèle à la face de parement 3 est réalisé pour permettre une solidarisation parfaite avec la
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masse de fond 1.
Les coins doivent être particulièrement: soignés.
Ils peuvent se présenter sous la forme 3' un repli simple 7 de la matière ( fig. 2) ou :le replis multiples 8-9 (fig.3) ou encore :le godets 10 ( fig. 4). Les bords repliés les coins ne doivent pas necessairement être jointifs par suite :le l'existence des replis ou godets noyes dans la masse :Le fond.
Ainsi la feuille de recouvrement est repliée :le manière à constituer une cuvette lui rend le matériau par- faitement étanche sur ses faces apparentes ainsi que sur les parties voisines des faces attenantes et aux angles;
Les bords de la feuille peuvent également être repliés de manière à faire avec la face :le parement un angle inférieur à 90 et voisin par exemple de45 . Dans ce cas, le repli supplémentaire 6 n'est plus nécessaire, la partie recourbée :le la feuille voisine du parement étant elle-même noyée dans la masse.
Le remplissage :le la feuille 2 ainsi préparée, et placée dans un'moule approprié à la forme que, doit présen- ter le matériau, est effectué avec la masse de fond qui remplit complètement les replis et les coins de la feuille ainsi que le moule au-dessus de la feuille. Une pression est alors exercée sur la masse :le fond 1, ce qui a pour effet d'appliquer fortement celle-ci contre les faces internes 4 et 5 :le la feuille 2 placée sur le fond du moule.
Lorsque ce mode :le fabrication est adopté, la feuille 2 est, :le préférence, légèrement bombée :le maniére à créer, lors :le la pression exer- cée dans le moule sur la masse de fond, des tensions dans la feuille qui ont pour effet :le l'appliquer plus fortement contre la masse :le fond 1, surtout lorsqu' il s'agit de feuilles d'acétophane ou d'autrematiére analogue.
La forme à donner à la masse de fond peut également @
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être réalisée par vibration, ce qui procure l'avantage de concentrer cette masse lui remplit parfaitement tous les coins et les replis de la feuille 2.
Le matériau ainsi formé est retiré du moule et on le laisse refroidir, durcir, sécher, etc....
Lorsque la masse de fond est constituée par une matière mise en oeuvre é l'état humide comme le béton par exemple, l'humidité peut faire obstacle à l'adhérence de certaines matières collantes, notamment celles à base de goudron, d'asphalte ou d'huile. Dans ce cas, après le séchag on chauffe la pièce à une températ-ure suffisante pour rendre ces matières collantes plus fluides et ce chauffage les fait adhérer à la masse dans laquelle elles pénètrent pour y remplir les interstices ou pores occupés, lors de la mise en oeuvre, par des parcelles d'eau.
Pour la fabrication de matériaux qui doivent présenter trois faces de parement ( fig. 5) il suffit d'effectuer un repli supplémentaire 31 et d'allonger les replis 5 le long des surfaces à recouvrir. On peut également prévoir des replis ou godets 8'-S' dans l'angle des faces supplémentaires.
Lorsqu'il s'agit de matériaux de revêtement ou de pavement, ou encore de pièces constituantes d'objets quelconques destinés à être juxtaposés avec interposition d'un ciment étanche la cuvette peut être privée des replis 6 et des replis :l'angle. Dans ce cas toutefois, les faces 5 feroni avec la face de parement 6, de préférence, un angle de moins :le 90 .
Il est évident que la forme desmatériaux obtenus à l'aide du procédé, objet de l'invention, doit être appropriée à leur destination, C'est ainsi notamment que, comme le montrent les figures'6 et 7, ils peuvent constituer des éléments allongés présentant éventuellement une certaine courbure 12 et
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sont fabriqués de façon que leurs angles 13 se rejoignent @ exactement suivant des arêtes 14 pour l'établissement d'ap- pareils sanitaires, tels que les lavabos, urinoirs, baignoi- res, etc...Ceux-ci peuvent toutefois être réalisés en une pièce.
Dans ce cas, la masse de fond est coulée dans un moule approprié, recouvert intérieurement :le feuilles join- tives présentant chacune les replis appropriés pour leur accrochage.
D'une manière analogue, les poutres ;le plafond peu- vent être constituées en béton cellulaire ou autre 15 armé ou non, recouvert de plaques métalliques 16 pénétrant par leurs bords 17 dans la masse de béton et séparées les unes des autres par des joints 18 constitués soit par la même matière collante que celle qui sert à fixer les feuilles sur la masse de fond, soit en un ciment imperméable quel- conque étanche.Les faces des feuilles 15 en contact avec les joints 18 ne doivent pas nécessairement présenter le secons repli 6.
Les poutres sont posées directement à leur emplace- ment, ce lui évite les pertes de temps dues au montage et au démontage des coffrages ainsi que les travaux ultérieurs nécessaires pour rendre les poutres imperméables, notam- ment les opérations de goudronnage, de soudure, etc....
Les carreaux de revêtement, les pierres de pare- ment etc....réalisés suivant l'invention et rejointoyés au moyen d'un ciment etanche forment des surfaces parfaitement étanches et la partie visible de la feuille. peut se dilater et se contracter sous l'effet de la température en se bom- bant ou en se tendant, sans que ce phénomène puisse nuire à l'étanchéité à l'aspect et à la solidité du parement. Il est possible 3'ailleurs de donner à la feuille une tension élastique initiale suffisante pour lue les variations n'aist d'autre effet que :le modifier cette tension sans provoquer le décollage, les feuilles.
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Il est possible à l'aide du procédé objet de l'invention, de faire usage de métaux oxydables et de matières à bon marché qui ne doivent être protégés que sur une seule de leurs faces.
Les matériaux obtenus de cette manière sont imperméables et inaltérables. Ils offrent, en outre, aux architectes, de grandes possibilités de réalisations architecturales, étant donné leur aspect agréable, poli patiné ou non, et les nombreuses réalisations possibles au point de vue des couleurs et des matières pouvant être travaillées en feuilles.