<Desc/Clms Page number 1>
Parquet monolithe.
La présente invention a pour objet un parquet monolithe, plus spécialement, mais non limitativement, destiné à la couverture de surfaces métalliques, par exemple les planchers de voitures de chemins de fer, ce parquet donnant une surface continue, sans joints, susceptible d'être polie, peinte, cirée ou autrement décorée.
Dans les voitures métalliques de chemins de fer, dont le fond est formé d'une tôle métallique, il est intéressant de prévoir un parquet qui, tout en faisant corpsavec cette tôle, assure un isolement suffisant afin que, particulièrement aux périodes froides, le parquet soit maintenu à une température normale, ce qui n'est pas le cas jusqu'ici, car, quel que soit le mode de chauffage, tous les parquets proposés pour ces voi tures restent froids en hiver. Ce but est atteint par le par quet conforme à l'invention, lequel, en outre, présente l'avantage d'offrir une grande résistance aux chocs et trépidations, tout en étant d'une pose très facile.
<Desc/Clms Page number 2>
Bien que l'invention s'applique également à toutes autres constructions, telles que constructions civiles, bâtiments, usines, etc. elle va être décrite en détail dans son applica tion à une voiture métallique de chemin de fer. sur la tôle formant plancher de la voiture, on pose une feuille d'un aggloméré spécial, fait de minces lanières de bois, mélangées à du chlorure calcique et comprimées, avec du ciment Portland, dans des presses convenables pour donner des plaques rigideset solides d'environ 10 à 15 millimètresd'épaisseur.
Cette feuille est fixée à la tôle de base par des fers plats, par exemple des spatés, formant assise pour les têtes de vis qui sont forcées de traverser la feuille et la tôle de base ; de préférence, ces fers de fixation sont disposés au-dessus des longerons et des traverses du châssis, afin d'assurer une meilleure prise des vis. Quand toute la surface de la tôle de base a été ainsi recouverte de telles plaques d'aggloméré spé cial, et que celles-ci ont été solidement fixées, on étend une couche d'une pâte spéciale formée de poussière de papier (ou papier déchiqueté) que l'on mélange, jusqu'à consistance vou lue, avec un ou des agglutinants à base de magnésie, chlorure de magnésie, etc.
Cette pâte, de préférence colorée dans la masse, est étendue uniformément sur la surface, puis est lis sée, cirée ou polie, ou mieux, est recouverte d'une deuxième couche de composition semblable, rendue imperméable et incom bustible, et colorée dans la masse ou en surface, cette deuxième couche étant lissée, puis polie ou cirée.
On obtient ainsi un revêtement, un parquet monolithe qui se prête admirablement à' l'application aux véhicules métalliques de chemins de fer, et qui, tout en étant ignifuge, garan tit une isolation thermique et acoustique très élevée et reste insensible aux chocs et trépidations.
Pour des constructions fixes, le parquet peut s'appliquer directement sur ciment ou béton, les plaques d'agglomérés étant
<Desc/Clms Page number 3>
alors fixées, au moyen des fers plats, par des goujons dont la queue est noyée dans le béton.