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Nouvelle cartouche à base dtair ou d'oxygène liquide.
Priorité du brevet frayais N 760311 du b Septembre 1933
Les cartouches à L'air ou l'oxygène liquide généralement utilisés s se composent d'une enveloppe ou tube en papier, toile, amiante ou matière analogue et de substances absorbantes combustibles ou inertes disposées 4 l'intérieur de l'enveloppe ou du tube et capables d'absorber et de retenir la quantité d'oxygène liquide nécessaire à la combustion complète de la cartouche au moment de l'explosion.
Dans le but d'augmenter la puissance et l'effet brisant des cartouches, celles-ci contiennent, en outre, des poudres métalliques et des hydrocarbures, ces matières sont mélangées entre elles dans des proportions différentes suivant L'effet déflagrant ou brisant que lton veut obtenir.
Le remplissage des enveloppes usuelles et le tassage des matières, opérations qui se font à la main, créent une atmosphère peu respirable et on est obligé d'installer r) des ventilateurs qui aspirent les produits légers, dont une
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partie est perd&e.
D'autre part, les cartouches avec enveloppe usuelle qui contiennent des poudres métalliques combustibles, des hydrocarbures comme la naphtaline et la résine, de la suie, de la farine de liège sont sensibles au choc et peuvent occasionner des accidents graves au moment de l'introduc- tion des cartouches dans le trou ou la chambre de mine.
Enfin, les enveloppes en papier ne sont pas assez rigides et cassent facilement, surtout après trempage des cartouches dans l'oxygène liquide qui a une température de -183 C. Les matières qui peuvent s'échapper de la cartouche brisée présentent du danger pendant l'opération du chargement de la mins.
La présente invention a pour objet une cartouche à base d'air ou d'oxygène liquide, constituée de façon à supprimer les inconvénients signalés ci-dessus. Cette cartouche est remarquable notamment en ce qu'elle comporte des couches successives de papier, toile:, amiante ou matières analogues entre lesquelles couches sont disposées les matières absorbantes, combustibles ou inertes, les poudres métalliques, les hydrocarbures, etc...
Les couches de papier, toile, etc... peuvent être formées par un ou des enroulements en spirale ou par des tubes concentriques.
Au dessin annexé, donné uniquement à titre dtexem- ple:
La figure 1 est une coupe, longitudinale d'une cartouche selon l'invention;
La figure 2 en est une coupe transversale;
Les figures 3 et 4 sont des coupes analogues d'une variante.
Selon l'exemple d'exécution représenté aux figures
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et 2, la cartouche est formée à partir d'une feuille de papier ondulé 1 enroulé en spirale. Entre les différentes spires sont disposées des matières absorbantes combustibles ou inertes 2 et des matières sensibles au choc 3. L'envelop- pe extérieure 4 est en papier, toile, amiante ou matière analogue; elle peut ,âtre protégée, au besoin par du métal ne produisant pas d'étincelles par frottement.
Les extrémités 5 sont repliées comme l'indique le dessin et sont maintenues fermées à l'aide d'une colle ou par un bout de fil ou de ficelle 6 (figure 1). Il convient de noter quton peut enrouler en spirale soit une seule feuil- le de papier, soit plusieurs feuilles superposées.
Les figures 3 et 4 représentent une cartouche faite également dtun enroulement en spirale de papier 1, uni.
Les bouts 5 de l'enveloppe sont simplement repliés comme indiqué au .dessin.
Les couches successives de papier 1, au. lieu d'être obtenues par un enroulement en spirale, pourraient être réa- lisées par la superposition de tubes cylindriques de diamè- tres croissants.
Dans toutes ces cartouches et leurs variantes, les poudres métalliques peuvent être disséminées dans la masse entre les spires de papier. Toutefois, de préférence les- dites poudres métalliques sont fixées directement, en 7, au papier 1, au besoin sur les deux faces, de façon à oh- tenir un dosage plus parfait de ces poudres.
Pour fixer les poudres métalliques au papier 1 dans le cas d'une cartouche déflgrante on utilise une simple colle, par exemple, la dextrine; dans le cas d'une cartou- che brisante on emploie, de préférence, un produit résineux ou un hydrocarbure quelconque.
On pourrait également utiliser du papier dans lequel
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les poudres métalliques et les autres matières combusti, bles ou inertes seraient incorporées.
Comme matières absorbantes 2 on utilisera celles généralement connues: la sciure de bois, les farines de bois et de liège, la tourbe, la suie, le carbonate de ma- gnésie, la magnésie, la terre d'infusoires, eto... et com- me substances capables d'augmenter l'effet brisant : les hydrocarbures à l'état solide ou liquide.
Les matières -bsorbantes, les hydrocarbures et au besoin les poudres métalliques sont étalées sur la feuille de papier (ou placées entre plusieurs feuilles qui seront ultérieurement enroulées asimultanément). La distribution des .matières peut se faire par passage des différentes cou- ches de papier sous un ou plusieurs distributeurs. L'enrou- Le-lent du papier 1 avec les matières 2 étalées se fait sim- plement en repliant d'abord le bord intérieur du papier et en continuant l'enroulement pour former ensuite les spires entre lesquelles se trouveront maintenues les différentes ma- tières entrant dans la composition de la cartouche.
Comme matières fortement absorbantes on peut utiliser également de la ouate, certains déchets de fabrication de la laine et du coton. Le papier crêpe, très fin, capable d'ab- sorber six à huit fois son propre poids d'oxygène liquide peut également Être utilisé soit qu'il constitue lui-même le papier 1 enroulé en spirale soit qu'il serve comme remplis- sage entre les couches successives d'un papier ondulé ou de tout autre papier plus fort que lui. Le papier crêpe forma matelas et les matières disposées entre les différentes couches de papier ne sont nullement comprimées et l'imprégna- tion de la cartouche se fait dans les meilleures conditions.
Le papier crêpe, constituant par lui-Même un absor-
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bant combustible, peut être utilisé sans autre addition pour les cartouches qui n'ont pas besoin d'être brisantes.
Pour lescartouches à effet lent on ajoutera des matières inertes et pour celles brisantes ou à grande puissanoe des hydrocarbures à l'état liquide ou solide et des poudres métalliques.
Les cartouches avec enroulement en spirale du papier ou celles avec tubes concentriques, sont beaucoup plus résistantes et moins sensibles au choc que les cartouches habituelles.
Le papier ondulé, de préférence encore enduit de poudres métalliques, oonvient très bien pour augmenter lu rigidité et diminuer la sensibilité au choc de la cartouche.
Les matières 3 sensibles au choc seront, de préférence, placées au milieu de la cartouche. On pourra par exemple les enfermer dans .un tube spécial qui peut être métallique, ou bien les disposer sur la partie de la feuille de papier qui sert à former les premières spires se trouvant au milieu de la cartouche.
Naturellement, l'invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution représentés et décrits qui n'on% été choisis qu'à titre d'exemple.
REVENDICATIONS 1 ) Une cartouche à air ou oxygène liquide, caractérisée en ce qu'elle est formée de couches successives de papier, toile, amiante ou matière analogue, entre lesquelles sont disposées les matières diverses usuelles notamment les matières absorbantes combustibles et inertes, les poudres métalliques, les hydrocarbures, etc...