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Bernhard VER V O O R T
La fabrication d'objets de fonte moulés qui devaient résister à l'attaque d'éléments atmosphériques et d'acides, et qui ne devaient pas se corroder dans la chaleur, s'est faite avec des alliages de fer et de chrome d'une de teneur en chrome variant 5% à 40%, et d'une teneur en carbo- ne de 0,5 % à 3 %. Pour permettre de couler les objets en moules et pour améliorer encore leur résistance à oxydation et à l'action de la chaleur, on ajoutait aux alliages une certaine proportion de silicium.
Il est connu maintenant que les alliages de f er et de chrome dont la teneur en chrome est assez forte,
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présentent déjà à de basses teneurs en carbone un caractère de fonte grise, et il est connu aussi que le silicium, dans ces alliages, déplace à gauche les lignes du diagramme de fer et de carbone, de sorte que le caractère de fonte grise des alliages est encore accru par la teneur en silisium.
Avec eela les alliages prennent une structure grossière. et lamellée, laquelle diminue extraordinairement la solidité des objets que l'on en fabrique, et restreint fort la ténacité des pièces à l'essai sur éprouvette en+ taillée, Puisqu'on s'imaginait ne pouvoir pas se passer dans l'alliage de la portion de silicium, 4 cause des meilleures conditions de coulée obtenues et aussi à cause de la faculté d'usinage plus favorable, il fallait se résigner à supporter des inc onvénients tout à fait considérables au point de vue de la résistance mécanique, et notamment à celui de la ténacité des pièces à l'essai sur éprouvette entaillée.
On a trouvé maintenant que pour ce qui concer- ne les bonnes conditions de coulée d'un alliage de fer et de chrome, il n'est absolument pas nécessaire d'y maintenir une forte teneur en silisium, mais que pour réaliser ses conditions il n'est au contraire uniquement Important qae de régler convenablement la teneur en carbone. Ainsi par exemple, il a été possible de couler des piété* de fonte moulées de formes irrégulières et de minées sections, inoxyda. bles et résistant aux fortes chaleurs et aux acides, en un alliage de fer et de chrome qui,, avec une teneur encarbone
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de 1,8 % et une teneur en chrome de 34,, ne toentenalt que 0,4 de silicium.
La texture de ses objets resta à l'état de fonte crue toujours finement granulée, et les qualités de résistante des pièces,, la bonne faculté d'usinage restant la même, étaient sensiblement améliorées lorsqu'on réglait la
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carbone de celui-ci, de faqon que la teneur en silicium he dépassait pas la moitié de la teneur en carbone. Le caractère de fonte grise des alliages où le rapport entre la teneur en silicium et celle en carbone est accordé de oette façon, est alors réprimé considérablement et cela sans diminution de la faculté de coulée.
Pour augmenter encore les qualités que possè- dent - aux points de vue de la mécanique et de la technique de la coulée - les alliages de fer et de chrome accordés dans les conditions susindiquées en ce qui conoerne leur teneur en silicium et en carbone, on pourra d'ares l'in- vention ajouter du molybdène dans les limites de 0,5 à 10%.
Les alliages ainsi obtenus par fusion, avec la proportion de silicium et de carbone ci-dessus décrite, possèdent aussi bien à ohaud qu'à froid une grande résistance et une forte ténacité. Par l'addition de molybdène dans les limites indiquées, on améliore aussi très considérablement la propriété des alliages d'être inattaquables par la rouille et par les acides. Cela va si loin que même des alliages d'une teneur en chrome au-dessous de 13 %, qui en soi encore avec une faible teneur en carbone ne résistent pas à la rouille, obtiennent cette inoxydabilité par une addition appropriée de molybdène.
On a trouvé que par un traitement par la chaleur, il est possible d'influencer de façon particulière des alliages présentant des conditions de rapport entre la teneur en silicium et la teneur en carbone comme il a été indiqué ci-dessus, et cela aussi bien les alliages qui contiennent du molybdène que ceux qui en sont exempts. En effet, par recuit, on pourra les rendre beaucoup plus doux que les alliages de f er et de chrome ayant une teneur en silicium usuelle. Cela joue un rôle particulier lorsqu'il
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s'agit d'employer des alliages d'une faible teneur en chrome, lesquels sont connus comme étant particulièrement difficile* à usiner.
Lorsqu'on règle la teneur en silisium de ses alliages de façon qu'elle ne représente au maximum que la moitié de la teneur en carbone, les pièces de fente moulées prennent par le recuit une grande ténacité inattendue, et il deviendra possible de les usiner dans d'assez bonnes condittons. En présence de 0,5 à 10 % de molybdène, la faculté d'usiner les alliages est encore très considérablement augmentée. Les températures de recuit pourront avec cela être beaucoup moins élevées que celles employées jusqu'ici avec des alliages de plus fortes teneurs en silicium. En effet il suffira maintenant d'un recuit des pièces à des températures de 600 à 1000 degrés centigrades.
La faculté de trempe des objets fabriqués avec des alliages renfermant du chrome est aussi grandement améliorée si l'on règle la teneur en silicium de ces alliages de façon qu'elle ne dépasse pas la moitié de la teneur en carbone. Cet effet de la teneur en silicium ayant une dépen- dance déterminée de la teneur en carbone, combiné avec l'effet qui se produit lors du recuit, donne pour la -première fois la possibilité d'utiliser les alliages de fer et de chrome à faible teneur en chrome, qui jusqu'ici étaient pratiquement inutilisables.. On pourra en effet par une spération de recuit convenable commencer par rendre facilement usinables les pièces de fente obtenues par coulage des alliages en question,
et tremper ensuite ces pièces à tout degré de cureté voulu. Avec cela on est maître de produire une texture de fonte grossière ou fine. Les pièces de fonte moulées c onservent toujours leur ténacité par suite de la faible teneur en silicium de l'alliage, particulièrement lorsque celui-ci a été additionné encore de 0,5 à la $ de
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En plus de l'addition de molybdène dans les limites de 0,5 à 10 %, on pourra ajouter aux alliages de fer et de chrome pauvres en silicium, une portion de nickel dont la quantité pourra varier selon l'emploi auquel on destine les pièces de fonte et selon les exigences auxquelles elles auront à satisfaire.
Dans le nouvel alliage, le molybdène peut être remplacé totalement ou en partie par du cobalt, et l'on arrive par ce moyen d'améliorer encore considérablement la faculté d'usinage de l'alliage.
- REVENDICATIONS -
1- Fabrication de pièces de fonte moulées qui résistent à la rouille, aux acides et à la chaleur, et qui, avec une grande résistance à la traction., possèdent une forte ténacité à l'essai sur éprouvette entaillée, cette fabrieation se faisant avec un alliage de fer et de chrome, d'une teneur en carbone de 0,5 à 3 %,d'une teneur en chrome de 5 à @0% et renfermant jusqu'à 1¯,5 eg de silicium, et caractérisée en ee que la teneur en silicium de l'alliage utilisé est réglée par rapport à la teneur en carbone de eeluici, de façon à ne pas en dépasser la moitié.
2- Fabrication de pièces de fonte moulées qui résistent à la rouille, aux acides et à la chaleur, et qui,, avec une grande résistance à la traction, possèdent une forte ténacité à l'essai sur éprouvette entaillée, selon la reven- dication 1, cette fabrication étant caractérisée en ce que l'alliage utilisé, à coté d'une teneur en silicium de dépassant pas la moitié de la teneur en carbone, renferme de 0,5 à 10% de molybdène.
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