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"PROCEDE DE FABRICATION DE CONDUCTEURS ELECTRIQUES A GUIPAGE DE SOIE ARTIFICIELLE."
On sait que les fils guipés, pour petits transformateurs, enroulements l'induits, bobinages pour t.s.f. et analogues, sont obtenus par le guipage des fils conducteurs au Moyen de fils, ou de faisceaux de fils, de soie, ce guipage étant effectué de manière à ce que les fibres distinctes (les filaments capillai- res distincts) constituant le fil de soie, se placent sur le fil conducteur l'une à côté de l'autre. Les essais d'employer dans le même but des fils de soie artificielle n'ont pas eu de succès jusqu'31 présent.
Il a été trouvé qu'en cas d'emploi de ces derniers une circonstance particulièrement défavorable réside dans le fait, que les filaments capillaires distincts/formant le fil, se chargent d'électricité nar suite du frottement qu'ils subissent lors de leur passage sur les organes de guidage et s'écartent, du fait, les
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uns des autres par .répulsion mutuelle, ce qui provoque a son tour une rupture de filaments distincts sous l'effort de traction lors du guipage.
On sait que certaines matières, comme l'eau, la glycérine, etc,
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additionnées , l'air des locaux de fabrication, ou aux matières à traiter, sont susceptibles de diminuer la capacité des fils, ou des produitsfilés, de se charger d'électricité, et on se sert déjà quelquefois de ce fait dans certaines branches de l'industrie textile. Cependant l'emploi de telles matières, ou l'essai de leur emploi, dans la fabrication entièrement différente des con- ducteurs électriques guipés, dans laquelle il s'agit de diviser le fil en ses filaments capillaires constitutifs distincts et de placer ces derniers les uns distinctement à côté des autres sur le fil conducteur, n'était pas connu jusqu'. présent.
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Ceci est d'autantlus compréhensible, que les matières de cet- te espèce doivent 'être qualifiées dans la branche industrielle mentionnée en dernier lieu, de toute autre manière que par exemple
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dans le tissage. Ainsi, par eX'?i,,:ple, l'hllillectatiol1 , l'eau de l'air des locaux de fabrication,- sans parler des difficultés de la réa- lisation pratique, des frais en résultant et des effets antisani- '.-aires sur les ouvriers travaillant dans ces locaux,- est ici im-
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-.^.ra-e, parce qre tous les appareils et nièces d'appareils en fer so---, attaqués et détruits les valeurs d'eau.
D'un autre côté l'i:--:0"':'éf::nation, ou l'hu...eota.tion, des fils au moyen de liquides :"6roscopiues, tels que la glycérine et analogues, n'entre pas non plus en liSne de compte, parce que toutes ces matières,- préci- 3éi:.ent a cause de leur conductibilité électrique, et aussi à cause de leur action dé4ùé-icra-iite sur les métaux,- n'osent nas rester dans les produits finis, mais doivent en être éliminées, ce qui n'est réalisable,- sans détérioration des produits finis, - qu'avec
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grandes difiicultés et moyennant des procédés de travail très lents.
Or, conformément , la nrésente invention il a été trouvé,
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qu'en era;7layant des matières a""":o).'iée'3 out. relut empêcher d'une
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conducteurs guipés au moyen de soie artificielle, l'éoartement des filaments capillaires les uns des autres par suite de leur répul- sion mutuelle, et du fait leur rupture. En qualité de telles matières entrent en ligne de compte avant tout leshydrooarbures, surtout ceux de provenance minérale, tels que la benzine à point d'ébullition élevé, l'huile de paraffine, la paraffine, et aussi les xylols et analogues. Ces matières ne sont pas hygroscopiques; de plus elles n'attaquent pas les métaux.
Ce qui est surprenant c' est, qu'étant elles marnes non conductrices d'électricité, elles :ne, vent servir à contre le chargement électrique :ies fils de guipage. Grâceà leur pouvoir isolant, elles peuvent rester sans inconvénient dans le guipage, pour autant qu'on ne les laisse pas s'évaporer des conducteurs guipés ou des produits en résultant.
L'humectation ou l'imprégnation aux hydrocarbures peut s'o- pérer sur les fils bobinés, par exemple par immersion, ou elle peut aussi être réalisée par le fait que les fils, pris avantageusement en faisceaux, sont, par exemple, aspergés avec les hydrocarbures liquides, ou fondus, ou dissouts, ou sont passés au travers d'eux, ou sur des supports, par exemple en feutre et analogue, imbibés des hydrocarbures. Les hydrocarbures solides, comme la paraffine, peuvent être appliqués sur les fils, ou sur les faisceaux de fils, par le fait, que les fils ou faisceaux de fils sont enduits de ces hydrocarbures, ou sont passés sur ces derniers avec une légère pression.
Il est toutefois plus simple d'appliquer les hydrocarbures solides sous forme de solutions, pour lesquelles on peut employer les solvants volatils ;Les plus divers qui n'attaquent pas de manière inadmissible ni la soie artificielle, ni les fils conducteurs.
Avantageusement on emploie en qualité de solvants également deshy- drocarbures. Comme mentionné plus haut, on peut opérer l'imprégna- tion soit sur les fils distincts, soit sur des faisceaux de fils; mais dans des cas appropriés on peut 1'.opérer également sur les filaments capillaires distincts.
De plus, contrairement à l'encollage connu des fils textilop, pratiqué avant le tissage, dans le but et avec le résultat de réunir les filaments constitutifs distincts d'un fil par collage en un @
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tout,- en employant dans ce but entre autre également de la pa- raffine,- un tel collage ne doit pas se produire suivantle procédé faisant l'objet de la présente invention. Car, dans le guinage des fils conducteurs les filaments canillaires distincts doivent être disposés en un plan et être enroulés parallèlement entre eux autour des fils conducteurs, cela a été déjà indiqué plus haut.
En effet ce n'est qu'ainsi qu'il de-rient possible d'obtenir au moyen d'un guipage mince, normalement double, une isolation sans interstice, des fils conducteurs, tandis que les filaments canillaires et les fils collés en cordes auraient une épaisseur indésirable et donneraient, malgré cela, une couche isolante de- venant facilement imparfaite.
Par conséquent les agents d'humecta- tion et d'imprégnation suivant la présente invention doivent être appliqués sur les fils seulement en quantités et de manière telles, qu'après élimination éventuelle des ajents dissolvants ou diluants, ou d'un excès d'hydrocarbures, les filaments distincts puissent s'enrouler autour des fils conducteursen se plaçant en un plan, sous forme de ruban.De plus, contrairement aux ma- tières d'encollage connues, les matières appliquées suivant la présente invention peuvent rester dans les produits finis, pour autant qu'en vertu de leur volatilité elles ne s'évaporent pas d'elles mêmes avec le temps.
Le présent procédé, se prête à la fabrication des conduc- teurs guidés au soies artificielles les plus diverses, telles qu'en esters de cellulose,éthers de cellulose, hydrate de cellulose, avec ou sans addition d'agents plastifiants anpio- priés. Soit encore donné un exemple de réalisation du présent procédé :
Exemple
Des fils de soie artificielle en triacétate de cellulose, @'environ 36 filaments distincts 1,2 Denier (1 Denier= au poids, en grades, d'un fil de 9000 m de longueur), sont passés, avanta- geusement à l'état non tor@u, par une solution, d'environ 2,5%, .:le paraffine dans de la benzine, et sont enroulés, après ou durant
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au guipage. De ces bobines spéciales la soie artificielle est ,guipée autour d'un fil en cuivre, au moyen des dispositifs appropriés à cet effet. L- paraffine, représentant environ 5% du poids des fils du guipage, reste dans les fils guipés finis.