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EXPOSE A L'APPUI D'UNE DEMANDE D'UN BREVET D'INVENTION
DE FENETRES A GUILLOTINE
Système Alphonse Grlgnet
BUT
En règle générale, dans tous les modules de fenêtres à guillotine, on n'est pas encore parvenu à réaliser une fermeture soi-disant hermétique.
La difficulté provient en grande partie à cause de la nécessité de devoir coulisser les battants avec un certain jeu pour la facilité de la manutention. Ce jeu est également nécessaire à cause de l'adhérence toujours nuisible de la peinture, il en est de même pour éviter les effets, gonflement toujours possible du bois. Pour ces raisons primordiales on ne peut donc construire une fenêtre à guillotine sans donner de l'aisance dans les emboîtements et les mouvements des battants.
Il faut donc conclure que si un certain jeu est nécessaire, on ne peut donc exécuter une fenêtre à.guillotine à fermeture hermétique sans laisser passer le vent et la poussière.
En tenant compte de cette nécessité d'aisance dans les mouvements des battants, le présent perfectionnement apporte la possibilité d'une fermeture à fenêtre hermétique au moyen de la flexibilité de lame servant de coupe-vent sur toute la hauteur et commune aux deux battants.
Cette disposition avantageuse supprime les emboîtements latéraux pour ne conserver que les emboîtements spéciaux du plafond et du seuil non coulissants.
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Pour la question des recouvrements de face des battants, elle se fait dans ce nouveau système par la poussée des battants l'un sur l'autre, pendant la fermeture grâce à la lame flexible nécessaire à la manoeuvre de la fenêtre.
D'autres avantages sont également apportés pour permettre de rabattre les deux battants sur le seuil de la fenêtre afin de pouvoir procéder facilement au nettoyage des vitres, sans devoir se risquer à l'extérieur du bâtiment. Pour cette opération qui a son importance, les câbles des contrepoids équili- breurs ont un mouvement dégagé et sans efforts de frottement.
Le mouvement à fond des contrepoids, lors du rabattement des battants est équilibré et retenu automatiquement grâce à une poulie et une butée d'arrêt qui garantit le meilleur des fonctionnements d'ouverture et de fermeture de la fenêtre.
Pour les détails de la description on appréciera également les avantages du peu d'encombrement du châssis fixe des contrepoids, de manière à donner à la fenêtre le maximum de lumière comparativement aux systèmes de fenêtres connus à ce jour.
DESCRIPTION
Pour faire connaitre le progrès réalisé par la présente invention dans la construction des fenêtres à guillotine, nous avons d'abord à décrire, dans un sens général, un type de fenêtre dans ses parties élémentaires, c'est-à-dire appartenant dans le domaine des choses connues. Ensuite, dans cet ensemble d'éléments connus, nous exposerons les choses nouvelles de la présente invention.
Le dessin annexé à'cette description présente pour la clarté de l'exposé six figures, que nous résumons avant d'en- trer dans les détails:
La figure I est une vue d'ensemble,de profil et de coupe de la fenêtre à guillotine.
Les figures II et III représentent les détails suivant des coupes A B et C D, dont la position est marquée sur la figure I .
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La figure IV représente une vue d'ensemble de profil et en coupe de la fenêtre ouverte avec une disposition des battants obliqués vers l'intérieur.
La figure V est une vue schématique en plan, indiquant le dispositif du réglage des poulies pour le contrepoids des battants .
La figure VI concerne la butée d'arrêt des contrepoids pour fin de course des battants rabattus.
Dans ses parties élémentaires, en général, une fenêtre à quillotine se compose de deux battants 1 et 2 (figure I) assem blés dans un châssis fixe, encastré dans l'ouverture de la maSonnerie du bâtiment.
Le châssis fixe est formé de quatre parties, le seuil 3 formé d'une traverse pleine, ensuite de deux boites montants 4 et d'un plafond 6.
Les boites montants tout. en formant un corps rigide du châssis, servent également à loger chacun des contrepoids 7, équilibrant le poids d'un battant 1 ou 2.
Le plafond 6, du châssis fixe, est également fait d'une boite où se trouvent deux séries de trois poulies à gorge 8 - 9 et 10 (figure I et V), chaque série est logée au-dessus des boites 4 de manière à servir de renvoi à deux câbles 11 et 12 réunissant respectivement leur battant et leur contrepoids équilibreur.
Le poids de chaque battant 1 et 2, est équilibré par un seul câble 11 ou 12, dont les deux bouts sont fixés aux côtés de leur battant. La liaison de chaque câble avec son contrepoids se fait au moyen d'une poulie 13 (figure VI), fixée à chaque contrepoids. Chaque poulie 13 a pour but d'assurer la même tension de câble à ses deux brins afin que le battant équilibré reste bien horizontal quelle que soit sa position.
Terminons la description générale en disant que les deux battants 1 et 2, ont la faculté de se présenter isolément sur le seuil de la fenêtre 6, par traction aisée des câbles, de
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manière à se rabattre à l'intérieur, en vue du nettoyage sans aucun risque.
La fenêtre étant ainsi décrite dans ses parties élémentaires, examinons maintenant ce qui fait le progrès de la présente invention.
L'objectif principal de l'invention constitue une fermeture de fenêtre à guillotine pratiquement hermétique; les autres objectifs ont des buts secondaires représentant également des avantages importants.
Joints à recouvrement.- Pour entrer dans les détails de la fermeture examinons les figures II et III, représentant respectivement les coupes AB et CD dont leur position de coupe sont indiquées à la figure I.
Chacune de ces figures montre comment on réalise le joint hermétique, c'est-à-dire au moyen d'une lame 15 dont la flexibilité fait ressort simultanément sur les deux battants 1 et 2, sur toute la hauteur de la fenêtre.
La lame flexible 15 est encastrée et fixée solidement par une latte 16, vissée sur le montant de la boite 4, de gauche et de droite du châssis fixe.
On remarquera que la latte 16 avec les contours extérieurs des parties de la boite 4, constituent déjà un premier recouvrement formant coupe-vent ordinaire, en laissant entre les parties élémentaires du joint un jeu nécessaire à la facilité des mouvements d'ouverture et de fermeture de la fenêtre.
Sans nuire à cet avantage la lame 15 par sa flexibilité complè- te très simplement et d'une manière pratique le joint hermétique recherché. Quelle que soit la pression du vent venant de l'extérieur, ce joint n'a que plus de fermeture, cette pression agissant elle-même contre cette lame 15.
Bloquage de la fenêtre.- Il reste à démontrer par d'autres détails, comment on peut bloquer les battants 1 et 2, lorsque la fenêtre est complètement fermée (figure I).
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lame 15 s'appuyant sur les battants 1 et 2 se manifeste sur une certaine course, et pour le moins égale au jeu existant entre les parties élémentaires du joint entre les battants entr@ eux ou avec l'encadrement du châssis fixe. Il est donc facile de bloquer par une poussée gagnant tout le jeu du joint, cette poussée mettant à fond de course la flexibilité de la lame 15.
Cela est d'autant plus facile à réaliser du fait que cette lame présente un plan vertical commun aux deux.battants 1 et 2.
Le bloquage du jeu des joints de la fenêtre se fait, d'une part, à mi hauteur, au moyen de la poussée d'une crémone 17 fixée sur le haut du battant inférieur 2 ; d'autre part, une poussée aux extrémités par un emboîtement à rotule du battant 2 virant au seuil du châssis et par un emboîtement conique du battant 1 au plafond du même châssis.
Dans ces conditions le bloquage des doux battants de la fenêtre sur l'encadrement complet du châssis fixe est parf ait.
Le passage du vent et de la poussière vers l'intérieur est matériellement impossible. ouverture de la fenêtre.- Le mouvement se fait premièrement par l'ouverture de la crémone 17, tout en tirant horizontalement vers soi le battant inférieur 2, de manière à faire sortir les verroux 18 (figure I) fixés aux côtés du battant, hors de la rainuré20, dans laquelle les verroux et les pivots 21 coulissent vers le haut du châssis avec le battant. Le recouvrement de ce battant 2 forme avec le battant 1, c'est-à- dire, sur une demi épaisseur seulement, constitue un déboîtement d'autant plus facile qu'il est favorisé par la poussée de la lame flexible 15.
Pour le peu que le déplacement horizontal de ce battant 2 s'effectue, il entre immédiatement dans le plan vertical de la traction du câble 12, due à son contrepoids 7.
L'ouverture du battant supérieur 1, se fait simplement par la traction verticale, suivant une rainure 22 servant de guide à un verrou 23 et un pivot 24 fixés à chaque côté de ce battant.
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Rabattement des battants.- Pour procéder au nettoyage des battants sans aucun risque, ils sont rabattus à l'intérieur dans le bas de la f enêtre.
Apres avoir ouvert la crémone 17 fixée au battant 2, on ouvre les verroux 18 pour les dégager des rainures 2o et on fait pivoter le battant sur ses pivots 21, vers l'intérieur.
Les pivots 21 sont retenus dans le bas de la rainure 20, le câble 12 retient latéralement le battant dans sa position horizontale.
Dans la présente invention, le battant supérieur se rabat également avec la même facilité. Cet avantage a d'autant plus de valeur que le nettoyage de ce battant, à l'extérieur, est plus dangereux que l'autre.
Pour procéder à ce nettoyage, on fait descendre le battant supérieur dans le bas du châssis fixe mais au préalable le battant inférieur 2 aura été remonté dans l'arrière et le haut de la fenêtre, suivant sa rainure 20. Le battant supérieur 1 étant descendu, on ouvre également ses verroux 23 pour les faire sortir des rainures 22 et on fait pivoter le battant sur ses pivots 24 pour l'amener dans la position horizontale vers l'intérieur. Ltéquilibre s'établit comme pour le battant 2, lorsqu'il est à la même place.
Faculté d'obliquer les deux battants.- On peut ouvrir partiellement la.fenêtre, en obliquant, vers l'intérieur, le dessus des battants (Figure IV).
Le battant inférieur 2 s'oblique déjà de lui-même, dans la position initiale de l'ouverture de la fenêtre; les pivots 21 restent dans le bas de la rainure 2o et les verroux 18 restent fermés dans la même rainure.
La faculté d'obliquer le battant supérieur 1 est chose nouvelle, propre à la présente invention. Cette obliquité s'obtient, en ouvrant les verroux 23, pour. les faire sortir de leur rainure 22 et les refermer pour les faire entrer dans la rainure d'arrière 20. Le degré d'inclinaison du battant supé-
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telle obliquité' peut varier à des niveaux quelconques dans le haut de la fenêtre. Dans ces positions le contrepoids 7 con- tinue à jouer un rôle d'équilibreur de la charge de ce battant
Suspension centrée des contrepoids.- La variation des fenêtres à guillotine, en largeur oblige à modifier le poids des contrepoids. Il est très souvent difficile de modifier les dimensions de cette charge en hauteur, celle-ci étant très limitée.
L'épaisseur de la fenêtre restant la même pour des mêmes murs, il faut donc normalement, modifier la section des contrepoids en largeur avec celle de la fenêtre.
Cette modification des contrepoids en largeur empêche dans certains cas de fixer convenablement le crochet d'attache au centre de la section du contrepoids. Cette lacune produit des frottements du câble ou des contrepoids contre sa boite.
La fenêtre est alors difficile à manipuler.
Pour remédier à cette lacune, la figure V représente une disposition des trois poulies servant de renvoi des câbles, des contrepoids à leur battant respectif. Ces poulies 8 - 9 et 10 ont l'avantage de prendre peu d'encombrement et de pouvoir se placer dans le plafond 6, formant boite supérieure du châssis fixe.
Les poulies à gorge 8 et 9 servent de renvoi pour un même câble et d'un même battant. La position de la poulie 8 est fixe ; elle renvoie d'un côté le câble à la poulie 13 du contrepoids et de l'autre côté, elle renvoie verticalement également le câble à l'attache du battant immédiatement à côté de la boite du contrepoids. La poulie 9 reçoit l'autre brin de câble venant de l'attache opposée du même battant pour renvoyer ce câble à la poulie 13 du contrepoids 7.
La position de la poulie 8 étant invariable, la position du câble renvoyé au contrepoids par cette poulie, est également invariable, c'est le point (a). Il en résulte que pour des situations du centre des contrepoids b b2 et b3 variant avec les largeurs de masses plus lourdes que le brin du câble de la poulie 13 de ce contrepoids devra occuper la position
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des points C1 C2 C3 d'où. la poulie 9 devra recevoir le câ- ble avec des positions variantes de manière à bien centrer l'attache du crochet de la poulie 13. On conçoit que la poulie 13, de diamètres différents suivant les cas précités, sera l' objet de nouvelles pièces; les dimensions de la boite 4 le permettant facilement.
En conséquence, le réglage de la position de la poulie 9 en rapport avec le déplacement de la section du contrepoids, doit se faire par le déplacement de la poulie 9 quelles que soient les dimensions de la fenêtre, c'est ce que réalise très pratiquement la disposition des poulies et des câbles de la présente invention.
Butée d'arrêt pour câble.- Dans les systèmes de fenêtres à guillotine avec le rabattement des battants à l'intérieur, il existe un manque de stabilité lorsque le battant est avan- tageusement équilibré avec seul contrepoids. Les butées d'arrêt sont fixées ordinairement aux deux brins du câble, ce qui a pour effet de limiter leur longueur. Pour des causes multiples pendant l'usage, les allongements de ces brins de câble sont de longueurs différentes ce qui a pour résultat, lors du rabattement du battant, de n'être plus de niveau. En ce cas le battant se coince et le nettoyage peut donner lieu à un bris de glace.
Cette lacune se résoud dans la présente invention, en produisant l'arrêt de fin de course du battant 1 ou 2, non pas aux brins du câble, mais par l'armature 14 de la poulie 13
La figure VI représente la poulie 13 et son armature 14 formée de deux flasques reliant l'axe de la susdite poulie et l'axe pour le crochet du contrepoids 7. La partie supérieure de l'armature 14 possède des rebords de butée pour produire l'arrêt contre la planche du plafond 6 au châssis fixe.
Dans ce dispositif les deux bouts du câble étant fixes aux côtés du battant, les brins de ce câble à la poulie 13 sont libres pour permettre à leur longueur de faire compensa-
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pendant l'usage de la fenêtre. Le réglage des deux brins de câble se faisant automatiquement, la fenêtre doit rester toujours de niveau soit pour l'ouverture ou le rabattement des battants.
REVENDICATIONS ----------------
1.- Fermeture hermétique de fenêtres à guillotine, latéralement et de face, au moyen d'une lame soit métallique, fixée sur les caisses à contrepoids, en ce sens que cette lame étant flexible, assure un contact permanent par pression des battants entre eux et sur le châssis fixe, pendant la fermeture de la fenêtre.