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Mode de chauffage par voie chimique des appareils à faire l'ondulation permanente des cheveux.
On utilise pour le chauffage des cheveux, dans le procédé d'ondulation permanente, des produits chimiques, qui dégagent, par un processus chimique approprié, de la chaleur qui agit sur les cheveux et remplace les chauffages électriques ou autres usuels dans d'autres cas.
Mais les produits chimiques utilisés jusqu'à présent, par exemple le CaO, présentent l'inconvénient qu'ils sont très volumineux. En conséquence, d'une part, leur utilisation rend le travail manuel plus difficile pour le coiffeur,
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puis, d'autre part, elle est très gênante pour la femme à onduler. Si, pour remédier à ces difficultés, on n'utilise que de très petites quantités de ces produits, la très faible quantité de chaleur dégagée ne suffit plus à la production d'une ondulation permanente irréprochable. Pour ces raisons, on n'obtient que des résultats insuffisants.
Un autre inconvénient est que ces produits de chauffage foisonnent ou se gonflent très fortement au cours de la réaction en prenant alors un volume multiple de leur volume originel, qu'il a déjà fallu prévoir grand pour assurer le dégagement de chaleur nécessaire. Ce fait impose une construction peu maniable des chauffeurs ou générateurs de chaleur chimiques utilisés jusqu'à présent, qui rend aussi presque inévitable, dans la pratique, que les vapeurs chaudes dégagées exercent une action nuisible.
Un autre inconvénient est que même des traces d'eau, telles que celles qui existent fatalement par suite de l'humidité de l'air, exercent une action nuisible sur la masse destinée à la réaction. En effet, la réaction envisagée est déclenchée prématurément et de façon successive ; le produit peut même d'ailleurs être rendu complètement inefficace s'il a dû être gardé un certain temps en magasin.
Enfin l'utilisation d'eau pour provoquer la réaction postule cet autre inconvénient qu'on ne peut pas régler le dégagement de chaleur de la façon désirable.
Etant donné qu'il n'est pas possible d'éviter ces in- convénients par des façons d'opérer qui soient du ressort de l'homme du métier, on fait appel, selon l'invention, pour chauffer les appareils ou instruments destinés à faire
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chlorate de sodium ou de chlorate de potassium ou d'un mélange de ces deux chlorates sous une forme pulvérisée, ce mélange dégageant une grande quantité de chaleur et répondant à tous desiderata, même en quantité relativement faible, lorsqu'on le fait attaquer par des réactifs appropriés, par exemple une très faible quantité d'acides minéraux ou organiques dilués ou de leurs sels acides, seuls ou en mélange.
La température de réaction, qui est supérieure à 120 C, est maintenue pendant un temps suffisamment long, pour obtenir l'effet nécessaire à la production de l'ondulation permanente même dans les cas les plus difficiles.
Par suite du plus grand poids spécifique du produit de réaction que prévoit l'invention, il suffit, pour loger la quantité nécessaire de produit, d'une fraction du volume dont on avait besoin avec les produits de chauffage par voie chimique utilisés jusqu'à présent, par exemple avec le CaO.
De plus, une très petite quantité du mélange selon l'invention permet déjà d'atteindre la température de réaction caractéristique d'environ 124 C. Cette température caractéristique est engendrée nécessairement du fait qu'il s'agit d'un processus dirigeable sur base traitée par oxydation, contrairement aux processus d'hydratation, par exemple de CaO, utilisés jusqu'à présent. La réaction sur laquelle l'invention est basée, s'effectue même pratiquement à une température de 124 C environ.
Ceci présente encore l'avantage particulier que cette température ne peut pas être dépassée même en utilisant de plus grandes quantités de matière. On évite ainsi d'endommager les cheveux.
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Etant donné qu' il ne se produit pratiquement pas d'augmentation de volume de la masse soumise à la réaction, le dégagement de chaleur peut se faire dans un petit espace fermé et être rendu utilisab le de là de façon particulièrement économique en utilisant les conditions de construction des appareils (chauffage intérieur et extérieur) les plus avantageuses permises par l'invention, ce qui n'était pas possible avec les produits de chauffage par voie chimique connus jusqu'à présent, par exemple le CaO.
Alors qu'avec des mélanges de chauffage basés sur l'hydratation tels que le CaO, un dégagement de chaleur se produisait même par suite de simples traces d'eau, telles que celles qui se trouvent dans l'air, il ne se produit pas de dégagement de chaleur par addition d'eau avec le présent procédé.
L'intervention d'un réactif selon la présente invention permet un réglage poussé du cours de la réaction.
Suivant la concentration utilisée dans chaque cas et la nature du réactif, on peut en effet retarder ou accélérer le commencement ou le cours du dégagement de chaleur.
C'est là un avantage manifeste, car il devient ainsi possible d'adapter sur une vaste échelle le dégagement de chaleur à la nature des appareils et aux autres nécessités.
On indiquera ci-après un exemple de l'utilisation de ce mélange : -Le mélange est constitué par du fer réduit (ferrum reductum) et par du chlorate de sodium, Ce chlorate de
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potassium, ou bien on peut mélanger au fer réduit un mélange de chlorate de sodium et de chlorate de potassium en proportions convenables quelconques. Il suffit pour dégager la chaleur d'une quantité re lativement faible d'un réactif, par exemple d'acide minéral ou organique dilué ou de ses sels acides, seuls ou en mélange.
La proportion de mélange des matières solides peut être choisie quelconque, On peut par exemple mélanger deux parties du chlorate avec une partie du fer, mais le rapport peut être modifié dans un sens ou dans l'autre suivant les résultats désirés dans chaque cas.