<Desc/Clms Page number 1>
est prolongée de quatre années.
ART. 2. - La prolongation est accordée sous condition du paiement, dans le mois de son octroi, de la taxe spécialeprévue à l'art. 6 de l'arrêté-loi du 8 juillet 1946 précité.
ART. 3. - Le présent arrêté sera annexé au titre du brevet. @ a pu être exploité , par suite de l'état de guerre, pendant une période équivalent à quatreannées d'exploitation normale ;
Considérant, d'autrepart, que le maximum de prolongation prévu par l'arrêté-loi du 8 juillet 1946 est fixé à cinqans;
<Desc/Clms Page number 2>
Bien que l'aluminium se trouve parmi les métaux facilement étirables et laminables, on n'a pu l'utiliser dans les lampes à éclat comme matière émettrice de lumière actinique que laminé en feuilles très minces.
Si l'on veut utiliser dans ce but un fil d'aluminium, même de diamètre très faible, par exemple de 50 microns, on ne peut l'allumer facilement ni par l'envoi d'un courant électrique dans ce fil ni au moyen d'une matière d'allumage explosive.
Les feuilles d'aluminium laminées ne sont inflammables que lorsqu'elles ont une épaisseur extrêmement faible, par exemple de 2 microns. Le magnésium, par contre, se trouve parmi les métaux qu'on considérait jusqu'ici comme incapables d'être étirés Lampe à éclat.
<Desc/Clms Page number 3>
au moyen de filières ou seulement étirables dans des conditions très spéciales, mais capables dans ce dernier cas d'être allumés à un diamètre de 300 microns et même au-delà. Il est, par ailleurs,très difficile d'amincir fortement par laminage de larges bandes de magnésium.
C'est pourquoi on a cherché à produire une matière émettrice de lumière actinique au moyen d'alliages d'aluminium et de magnésium, ce qui présente des avantages sur l'emploi d'aluminium ou de magnésium isolément. Des recherches ont montré que les alliages d'aluminium et de magnésium dont la teneur en magnésium est comprise entre 13 et 85 pour cent en poids ne sont nullement propres à la production d'une matière émettrice de lumière actinique sous une forme convenable, par exemple de fils, de bandes ou de feuilles, du fait que leur travail mécanique qui serait nécessaire dans ce but offre de sérieux inconvénients.
Par contre, on a constaté que l'emploi d'alliages dont la teneur en magnésium est inférieure à 13% ou supérieure à 85% présente* en fait des avantages sur celui de chacun des constituants isolément.
En ce qui concerne la série d'alliages contenant jusqu'à 13% de magnésium, on obtient déjà par une addition relativement faible de magnésium à l'aluminium un alliage dont l'allumage est sensiblement plus facile et qui peut être travaillé mécaniquement avec la même facilité. La facilité d'allumage augmente.déjà sensiblement par l'addition de 1% seulement de magnésium à l'aluminium.
On obtient déjà de très bons résultats avec un alliage contenant 95% en poids d'aluminium et 5 % en poids de magnésium. Cet alliage s'allume facilement et est, en outre, facile à étirer à froid, même à des vitesses de 100m par minute,
<Desc/Clms Page number 4>
avec une décroissance de diamètre allant, si on le désire, jusqu'à 20% d'une filière à l'autre. Pour qu'elle présente la même facilité d'allumage qu'une feuille d'aluminium, il n'es.t pas nécessaire qu'une feuille de l'alliage soit amincie par laminage dans une mesure aussi élevée.
Cependant, plus la teneur en magnésium est élevée, plus la durée d'émission de lumière actinique est courte. Ainsi, par exemple, un alliage d'aluminium contenant 7 à 8% de magné- sium a déjà une durée d'émission sensiblement égale à celle du magnésium pur.
En ce qui concerne la seconde série d'alliages dont la teneur en magnésium n'est pas inférieure à 85%, il y a lieu de faire remarquer qu'on peut les étirer en choisissant une dé- croissance relativement faible des filières, la diminution de la circonférence ne dépassant pas, de préférence, 6% par fi- lière, et par chauffage de la zone de déformation de la filière à une température d'environ 350 C, le,fil étant, de préférence, chauffé préalablement, aussi longtemps que son épaisseur dépas- se encore 300 microns, à une température d'environ 450 C avant qu'il n'arrive à l'ouverture d'étirage. Les alliages mention- nés en dernier lieu présentent sur le magnésium, comme matière émettrice de lumière actinique, l'avantage qu'une quantité plus faible en poids suffit pour développer la même quantité de lu- mière.
Les recherches dont il est question plus haut ont con- duit à la présente invention qui a trait à une lampe à éclat contenant comme matière émettrice de lumière actinique un des alliages d'aluminium et de magnésium contenant une quantité en poids de magnésium inférieure à 13% ou supérieure à 85%.
L'intensité lumineuse de la lumière à éclat des lam- pes conformes à l'invention peut facilement être augmentée sen- @ siblement.
<Desc/Clms Page number 5>
La matière émettrice de lumière actinique conforme à l'invention peut être utilisée, en mélange ou non avec des matières oxydantes connues en elles-mêmes, telles que le chlorate de potassium., soit à l'air libre, soit, de préférence, dans une ampoule. Pour obtenir une courte durée d'émission de lumière actinique, il convient, lorsqu'on utilise un fil ou une bande étroite, que la périphérie en soit inférieure à 300 microns.
On entend par "durée d'émission actinique" le temps pendant lequel la lumière détermine pratiquement sur la matière photographique sensible un noircissement qui apparait après développement.
Suivant un mode de réalisation particulier de l'invention,on charge la lampe à éclat d'une quantité de gaz à réaction actinique, tel que l'oxygène ou l'oxyde d'azote, qui est, de préférence, supérieure à celle nécessaire théoriquement pour la transformation de l'alliage. En général, la durée de combustion ne diminue pas sensiblement par suite de cet excès et ce dernier présente l'avantage de permettre d'obtenir une transformation complète du fil.
L'invention évite de devoir laminer l'aluminium en feuilles très minces du fait que d'une part, suivant l'invention, un fil d'alliage étiré d'un diamètre de, par exemple, 100 microns est déjà allumable et d'autre part,pour une feuille d'alliage il n'est pas nécessaire de pousser l'amincissement par laminage dans une mesure aussi grande que pour l'aluminium.
Par ailleurs, le montage et le maniement d'un fil ou d'une bande en alliage sont plus faciles que ceux d'une feuille très mince. En outre, les risques de combustion du produit émetteur de lumière actinique lors du scellement de l'ampoule par fusion, sont bien moindres pour un fil en alliage de magnésium
<Desc/Clms Page number 6>
et d'aluminium ou une feuille relativement épaisse que pour une feuille d'aluminium très mince.
Suivant une variante de réalisation de l'invention on peut produire une lampe à éclat en disposant un fil ou bande en alliage de magnésium et d'aluminium d'épaisseur convenable, comme le filament des lampes à incandescence électrique, de manière à pouvoir allumer la lampe à éclat par l'envoi d'un courant électrique dans ce filament. Le filament peut ë'tre un fil droit ou une hélice ou encore une hélice double. On utilise une lampe de ce genre, de préférence, pour les tensions assez élevées, par exemple de 110 ou 220 volts.
Il est possible de rendre la lampe à éclat également propre à être allumée par des tensions plus basses, par exemple inférieures à 10 volts. On peut obtenir ce dernier résultat en garnissant l'ampoule de la lampe à éclat, en un ou plusieurs points, d'un petit filament permettant de produire l'allumage même à des tensions assez basses. A cet effet, on peut charger la lampe d'un mélange de gaz explosif réagissant avec émision de lumière actinique ou non et provoquant ainsi l'allumage par suite de la chaleur dégagée lors de cette explosion. Comme mélanges de gaz explosifs, on peut mentionner des mélanges de sulfure de carbone et d'oxygène, de sulfure de carbone et d'oxyde d'azote ou bien de sulfure de carbone et de gaz hilarant.
On peut aussi allumer la lampe à basse tension, sans gaz explosif, en garnissant ledit petit filament d'une pâte d'allumage constituée par un mélange d'un métal.en poudre,d'un oxydant et d'un liant. Le métal en poudre peut être le zirconium ou l'aluminium. Comme oxydant, on peut se servir de peroxyde de plomb, de bioxyde de manganèse, de chlorate de potassium ou d'oxyde de praséodyme, tandis que le liant peut
<Desc/Clms Page number 7>
être de la nitrocellulose ou du verre soluble. Dans ce cas, on peut utiliser avec succès une atmosphère gazeuse constituée par de l'oxygène ou par un gaz contenant de l'oxygène.
Dans le même but, il est également possible de garnir le filament d'un petit morceau de feuille d'aluminium ayant, par exemple, un poids de 2 à 1 mg et une épaisseur de 1 micron.
Pour que les lampes aptes à être utilisées pour les basses tensions par exemple inférieures à 10 volts, puissent être utilisées également pour des tensions plus élevées, par exemple de 110 ou de 220 volts, il convient de disposer dans la lampe un ou plusieurs coupe-circuits, par exemple en fil de constantan, ce qui peut s'effectuer facilement en constituant un des fils d'amenée de courant, à l'intérieur de la lampe ou du pied de la lampe, par un fil fusible.
. On peut agir sur les propriétés photographiques de la lumière émise en utilisant une ampoule colorée ou bien des ampoules très perméables à la lumière ultraviolette ou infrarouge. Si on le désire, on peut appliquer sur l'alliage des sels de nature à agir sur les propriétés photographiques de la lumière actinique. Comme sels de ce genre, on peut mentionner, à titre d'exemple, des sels de strontium, de calcium, de sodium et mercure.
On peut aussi utiliser des sels du genre de KClO3 qui à la fois influencent la lumière et sont producteurs d'oxygène.
Pour plus de clarté, il y a lieu de faire remarquer encore qu'on entend ici par alliages de magnésium et d'aluminium les alliages qui contiennent comme éléments principaux le magnésium et l'aluminium, de sorte qu'ils peuvent contenir en outre, par exemple, quelques pour cent de zinc ou des dixièmes pour cent de manganèse. Les additions de ce genre n'exercent
<Desc/Clms Page number 8>
presqu'aucune influence sur l'action actinique de l'alliage.
Sur la figure 1, une ampoule en verre 1 est munie d'un pincement 2 auquel sont fixés, par fusion, des fils d'arrivée de courant 3 qui sont reliés entre eux par une petite hélice à incandescence 4. Un fil en alliage de magnésium et d'aluminium 6 est tendu sur un cadre 5. L'hélice à incandescence 4 est garnie d'une petite feuille d'aluminium 7.
Sur la figure 2, une ampoule en verre 8 est munie d'un pincement 9 auquel sont fixés, par fusion, des fils d'arrivée de courant 10 qui sont reliés entre eux par un filament 11 portant une matière explosive 12. Un fil en alliage de magnésium et d'aluminium 13 est disposé en pelote librement dans l'ampoule.
Sur la figure 3, une ampoule en verre 14 est munie d'un pincement 15 auquel sont fixés, par fusion, des fils d'arrivée de courant 16, un fil en alliage de magnésium et d'aluminium 17 étant disposé de la même manière que les filaments des lampes électriques à incandescence et étant relié électriquement aux fils d'arrivée de courant 16.
Sur la figure 4, une ampoule en verre 18 est munie d'un pincement 19 auquel sont fixés par fusion, des fils d'arrivée de courant 20, un fil en alliage de magnésium et d'alu- minium 21 enroulé en hélice étant connecté électriquement aux fils d'arrivée de courant 20.
Sur la figure 5, une ampoule en verre 22 est munie d'un pincement 23 auquel sont fixés, par fusion, des fils d'arrivée de courant 24 et 25. Ce dernier fil comprend un coupe circuit 26. Un fil en alliage de magnésium et d'aluminium 27 est disposé en pelote à la manière de celui de la figure 2 et les fils d'arrivée de courant 24 et 25 sont connectés à un fi- lament 28 garni de pâte d'allumage.
<Desc/Clms Page number 9>
Dans les cas où l'on utilise des feuilles d'alliage comme matière émettrice de lumière actinique, on peut avoir recours à la construction connue pour les lampes à éclat à feuilles d'aluminium.