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La présente invention est relative aux lampes éclairs du type com- prenant uneanpoule contenant une substance facilement combustible distri- buée sans être serrée et un milieu favorable à la combustion, tel que l'oxy- gène, qui entre en réaction avec la substance combustible pour donner lieu à l'émission d'un éclair instantané de lumière actinique d'intensité élevée.
L'invention se rapporte plus particulièrement aux lampes éclairs de ce type, classées dans la catégorie "miniature"o
Les lampes éclairs de petites dimensions ne présentent pas seu- lement le grand avantage d'être plus facilement transportables par l'uti- lisateur, mais elles permettent aussi l'utilisation de réflecteurs de pe- tites dimensions et par conséquent moins coûteux, pour réfléchir la lumière de lp lampe sur le sujet ou la scène à photographier.
De telles lampes de petites dimensions permettent aussi une utilisation plus effective de la lumière totale engendrée par la lampe par l'utilisation de réflecteurs convenables, cette utilisation accrue ¯compensant dans une certaine mesure la réduction de la lumière totale fournie par une telle lampe éclair de pe- tites dimensions comparée à celle fournie par une lampe éclair de plus grandes dimensionso Evidemment, plus les dimensions de la lampe éclair deviennent petites, plus ces avantages sont acruso
La conception dela lampe éclair ordinaire constitue un compromis entre différents facteurs, à savoir, le plus grand débit lumineux total possible qui peut être obtenu de la lampe dans un intervalle de temps donné pour l'éclair sans danger d'explosion de l'ampoule de la lampeo Pour cette raison, il a toujours été de pratique courant jusqu'à présent,
dans la fa- brication des lampes éclairs, de maintenir la température développée et en conséquence la pression développée dans l'ampoule de la lampe lors de l'é- clair, à un niveau suffisamment bas (par la limitation de lintensité de la réaction, par la limitation de la substance combustible et de l'oxygène ou autre gaz favorable à la combustion dans l'ampoule), pour obtenir le degré désiré de sécurité contre les explosions lors d'un éclairo A cette fin, la quantité de substance combustible par unité de volume dans l'ampoule (par exemple, la concentration de substance combustible dans l'ampoule), a été maintenue jusqu'à présent à une valeur inférieure à 1-1/2 à 1-3/4 mgo par cm3 de volume dans l'ampoule.
Les lampes éclairs fabriquées jusqu'à présent sont du type à scel- lement "à bride" dans lequel un tube à bride en verre portant le filament d'allumage est scellé au col de l'ampoulée Le scellement de telles lampes du type à scellement à bride est habituel- lement réalisé sur une machine de scellement et vidange combinés, qui scelle le tube en verre dans l'ampoule, ce dernier étant placé avec le col vers le bas,
d'où il résulte que la chaleur dégagée par les opérations de scellement échauffe l'ampoule proprement diteo L'ampoule de la lampe est ensuite immédiatement remplie d'oxygène ou autre gaz favorable à la combus- tion par l'intermédiaire ou tube de vidange ordinaire lequel est ensuite pincé pour sceller hermétiquement l'ampouleo Par suite du fait que l'opé- ration de remplissage de l'ampoule par le gaz est effectuée tout de suite après l'opération de scellement, et avant que l'ampoule ne se soit refroidie, le gaz s'échauffe immédiatement après son introductiondans 1'ampoulée Il en résulte que la pression du gaz dans l'ampoule, après fermeture de l'am- poule et refroidissement de cette dernière et du gaz de remplissage à la température ambiante,
tombe à un niveau considérablement inférieur à la pression initiale.Bien qu'àvec le procédé courant de remplissage par le gaz et de fermeture de l'ampoule, habituellement utilisé dans la fabrication des lampes, la pressioninitiale du gaz de remplissage doit être maintenue en dessous de la pression atmosphérique (par exemple, à approximativement 760 mm) de manière à empêcher la dilatation et l'éclatement du tube de vidange
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en verre durant le chauffage de ce dernier lors de son obturation, la pres- sion finale maximum du gaz, que l'on peut obtenir dans l'ampoule, avec ces procédés habituels, après refroidissement de l'ampoule et du gaz de remplis- sage à la température ambiante, est d'environ 650 mm au plus.
Par consé- quent, pratiquement, l'utilisation du scellement à bride dans les lampes éclairs limite la quantité d'oxygène disponible dans l'ampoule pour la réaction productrice de lumière.
Il est connu, de plus, que lorsque l'ampoule d'une lampe éclair a des dimensions très petites, par exemple inférieures à 15 cm3 de volume intérieur, la distance à traverser par les particules en ignitiom de subs- tance combustible avant de rencontrer la paroi de l'ampoule, est trop courte pour permettre la combustion complète de toutes les particules en igni-- tion avant qu'elles ne viennent frapper la paroi de l'ampoule 0 Il en résul- te qu'un pourcentage appréciable de particules en ignition se refroidit de telle manière par leur contact avec la paroi de l'ampoule relativement froide, que leur combustion complète est empêchée et qu'il n'y a donc pas. complète utilisation du potentiel de production de lumière.
Les lampes éclairs employant ces ampoules de petites dimensions et du type à scelle- ment à bride qui limite la quantité d'oxygène disponible pour la réaction, n'ont donc pas un débit lumineux par unité de volume dans l'ampoule aussi élevé que celui obtenable avec les lampes éclairs de plus grandes dimen- sions ;
La substance combustible utilisée habituellement dans les lampes éclairs actuelles consiste en une certaine quantité de substance filamen- teuse distribuée dans l'ampoule sans être serrée, obtenue commercialement en découpant ou déchiquetant une mince feuille ou ruban en un métal convena- ble, par exemple en aluminium ou en un alliage aluminium-magnésium, en rubans ou brins extrêmement minces.
Jusqu'à présent, on a utilisé des brins de 20 cm de longueur environoCependant l'utilisation des brins de cette longueur dans une ampoule de très petites dimensions, par exemple d'environ 6cm3 de volume, augmente la difficulté d'obtention d'une bonne distribution des brins dans l'ampoule par les méthodes automatiques (par exemple, pneumati- ques) de charge, habituellement utilisées pour introduire les brins dans l'ampoule. Cette mauvaise distribution des brins dans l'ampoule va évidem- ment faire varier l'instant de production et la durée de l'éclair de lu- mière produit par la lampe tout en réduisant le rendement de la combustion de la substance combustible, d'où il résulte une réduction du débit lumi- neux de la lampe.
Un obtjet de la présente invention, est, par conséquent, de pré- senter une lampe éclair de dimensions totales beaucoup plus petites que celles des lampes éclairs disponibles jusqu'à présent, et pouvant produire.un éclair de lumière d'intensité suffisante pour les prises de photographies.
Un autre objet de l'invention est de présenter une lampe éclair ayant des dimensions sensiblement plus petites que celles des lampes éclairs disponibles jusqu'à présent, possédatun débit lumineux par unité de volume dans l'ampoule appréciablement plus élevé que le débit lumineux le plus élevé qu'on ait pu obtenir jusqu'à présen- dans les lampes éclairs antérieures.
Un autre objet de l'invention est de présenter une lampe éclair du type utilisant de l'aluminium déchiqueté comme substance combustible et ayant des dimensions sensiblement plus petites que celles des lampes éclairs antérieures, et possédant un débit lumineux par milligramme de subs- tance combustible sensiblement plus élevé que celui obtenu jusqu'à présent dansles lampes éclairs de type miniature comparable, de moins de 15em3 de volume de l'ampouleo
Un autre objet de l'invention est de présenter une lampe éclair
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de dimensions extrêmement petites, qui n'est pas protégée par un revêtement intérieur de laque sur l'ampoule de la lampe, mais un revêtement extérieur de laque l'empêchant néanmoins d'exploser lors de l'éclair,
ce revêtement extérieur ne se carbonisant pas sous 1 effet de la chaleur intense dégagée par la lampe lors de 1'éclaire
Un autre objet de l'invention est de présenter une lampe éclair de très petites dimensions utilisant, comme substance combustible, des brins minces métalliques suffisamment courts pour assurer une bonne distri- bution des brins dans l'ampoule lors de la charge de cette dernière par des méthodes pneumatiques et cependant suffisamment longues pour que les brins se maintiennent d'eux-mêmes dans leur position de distribution spéciale . dans l'ampoule.
Suivant une réalisation de l'invention, il est possible de fabriquer une lampe éclair ayant un débit lumineux total sensiblement plus élevé par unité de volume dans l'ampoule et un degré de sécurité contre les explo- sions plus grand que pour les lampes éclairs disponibles jusou'à présent, en utilisant une ampoule de forme généralement elliptique, de très petites dimensions, ayant un volume inférieur à 10cm3 et de préférence de l'ordre de 6cnm3 en utilisant la méthode conventionnelle de scellement bout-à-bout de la monture d'allumage dans l'ampoule pour permettre le remplissage de l'ampoule par l'oxygène, par les méthodes habituelles de remplissage et de fermeture de l'ampoule, sous une pression supérieure (de l'ordre d'au moins 700 mm) à celle obtenue par la méthode de scellement à bride des lam- pes,
employée généralement dans la fabrication des lampes éclairs, et en char- geant l' ampoule avec une substance combustible filamenteuse du type habituel sous une concentration plus grande que dans les lampes éclairs antérieures.
Un autre aspect de l'invention est 'L'utilisation de brins ou rubans métalliques finement découpés, ayant une longueur d'environ 2,5 à 13 cm, com- me susbtance combustible de remplissage pour de telles lampes de très peti- tes dimensions. Cette caractéristique assure une meilleure distribution des brins qui restent en place, condition nécessaire, ainsi qu'une combustion plus effective de la substance combustible et une production lumineuse meil- leureo
L'invention sera d'ailleurs mieux comprise en se référant à la description suivante et aux dessins qui l'accompagnent, donnés à titre d'exemples limitatifs et dans lesquels @ la fige 1 est une vue en élévation, d'une lampe-éclair conforme à la présente invention;
la figure 2 est une vue en élévation, perpendiculaire à celle de la figo 1, et représentant en coupe le culot de la lampe; la fig 3 est une vue partielle agrandie en coupe, d'une partie de la paroi de l'ampoule de la lampe; la fige 4 est un graphique illustrant la comparaison entre la lumière produite par unité de volume dans l'ampoule et par milligramme de substance combustible dans les lampes éclairs du type antérieur et la mê- me lumière dans la lampe conforme à la présente invention.
Si l'on se réfère aux dessins, on voit que la lampe éclair conforme à la présente invention comprend une petite ampoule 1 en verre ayant de préférence une forme ellipsoïdale et présentant à une extrémité un col axial 2 de petit diamètreo Suivant la présente invention, l'ampoule 2 est plus petite que les ampoules utilisées dans les lampes éclairs commerciales fa- briquées jusqu'à présent, le volume de l'ampoule étant inférieur à 10 cm3 et de préférence de l'ordre de 6 cm3 et le col ayant un diamètre extérieur
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d'environ 6 mm
Une monture 3 d'allumage de la lampe est scellée dans l'extrémité du col de l'ampoule 1, par une soudure bout-à-bout utilisée habituellement dans les lampes incandescentes miniatures.
Cette monture 3 comporte deux fils d'amenée du courant 4 qui, lors de la fabrication de la lampe sont scellés entre l'extrémité du col 2 de l'ampoule et l'extrémité alun tube 5 de vidange qui s'appuie contre ce dernier, le dit tube 5 étant ensuite pin- cé en 6, pour sceller hermétiquement l'ampoulée Les fils d'amenée 4 se pro- longent dans l'ampoule 2, dans une direction approximativement longitudi- nale par rapport à l'ampoule, les deux fils étant plus ou moins parallèles, reliés rigidement ensemble et maintenus en place par une perle de support 7 en verre ou toute autre substance isolante convenable, dans laquelle ces deux fils sont incorporés.
Ces fils se prolongent jusqu'à mi-hauteur environ de l'ampoule 1 et ils sont reliés à leurs extrémités internes par un filament d'allumage 8 constitué de préférence par une courte longueur droite de fil de tungstène, ayant de préférence un diamètre de l'ordre de 18 microns. Les extrémités internes des fils d'amenée du courant 4 sont recouverts de perles 9, en une substance convenable fulminante, qui sont en contact avec le filament 8 et s'allument lorsque ce dernier est alimenté et chauffé.
Si on le désire, les extrémités internes des fils d'amenée 4 peuvent être recourbés de manière à se prolonger latéralement et se trou- ver dans un plan transversal par rapport à l'axe de l'ampoule. Extérieure- ment à l'ampoule 1, les fils d'amenée du courant 4 sont connectés au con- tact terminal 10 en forme d'oeillet et au contact latéral de l'enveloppe
11 d'un culot 1? convenablement fixé à l'extrémité 2 du col de l'ampoule, par exemple par un anneau 13 en ciment habituel.
La substance fulminante 9 est constituée, de préférence, par des poudres de magnésium, zirconium, perchlorate de potassium liées par un liant convenable tel qu'une solution à 2-5% de nitrocellulose dans de l'acétate d'amyle. Pour de meilleurs résultats cependant, et particulière- ment lorsque le filament d'allumage 8 a un diamètre de l'ordre de 18 microns, il est préférable que les proportions revives des ingrédients pulvérulents susmentionnés soient les suivants : de 60 à 90% de zirconium, de 1 à 8% de magnésium et de 9 à 35% de perchlorate de potassium.
Pour renforcer l'ampoule 1 et la rendre sensiblement incassable lors de-l'éclair, un revêtement 14 de laque protectrice (figa 3) est appli- qué à la surface extérieure de l'ampoule, la surface intérieure de celle-ci étant laissée nue, c'est-à-dire non protégée par une laque.
De préférence; comme représenté à la fig 3, le revêtement extérieur 14 de laque est cons- titué d'une double couche consistant en deux films de laque distincts et superposés, un revêtement de base 15 et un revêtement extérieur 16 Le re- vêtement de base 15 est ,une laque possédant de bonnes propriétés d'absorp- tion de la chaleur suffisantes pour assurer l'absorption requise de la cha- leur engendrée dans la lampe lors de l'éclair, de manière à éviter la car- bonisation et l'affaiblissement qui en résulte du revêtement extérieur 160 Ce dernier est constitué en une laque de grande résistance à la traction, structuralement renforçante.
Dans les buts cités précédemment, le revête- ment de base 15 peut être constitué par une résine polyvinylique telle qu'un acétate de polyvinyle, un acrylate de polyvinyle, et des polyméthacry- lates tels que l'éthylméthacrylate, le méthyl méthacrylate, le butylméthacry late, l'isobtutylméthoacrylate et les copolymères et les mélanges de ces poly- méthacrylates. La Société Demanderesse a trouvé que les polyméthacrylatescon- venaient particulièrement pour constituer le revêtement 15, et, parmi les différents polynéthacrylates qui viennent d'être mentionnés, l'isobutyl- méthacrylate a donné'les meilleurs résultats.
Le revêtement extérieur 16 peut être constitué par toute laque' convenable possédant une résistance
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à la traction suffisante, par exemple 560 à 700 kg/om2, pour renforcer struoturalement l'ampoule durant l'éclair. La Société Demanderesse a trouvé que l'acétate de cellulose et le butyrate acétate de cellulose conviennent particulièrement à cette fin.
L'ampoule 1 contient une certaine quantité d'oxygène ou autre gaz favorable à la combustion et une certaine quantité de substance fila- menteuse combustible 17 donnant de la lumière; lors de l'allumage par le filament 8 et les perles 9 constituant les éléments d'allumage de la lampe, cette substance filamenteuse combustible 17 entre en réaction avec le gaz de remplissage pour produire un éclair momentané de lumière actinique de forte intensité-convenant à la photographie. La substance combustible
17 est en aluminium ou en un alliage aluminium-magnésium sous forme fila- menteuse telle que du fil fin de diamètre de l'ordre de 40 microns ou moinso
De préférence, cependant, la substance combustible 17 se présente sous la forme de fins brins coupés d'une feuille d'aluminium mince,
par exemple de tels brins ayant une largeur et une épaisseur de l'ordre de 25 microns ou moinso La substance filamenteuse 17 est distribuee dans l'ampoule, sans être tassée, aussi uniformément que possible, de manière à assurer les con- ditions de combustion les plus favorables de la dite substance.
jusqu'à présent, les brins individuels de feuille déchiquetée habituellement utilisés dans la fabrication des lampes éclairs ont une longueur de l'ordre de 20 cmo Bien que des brins d'une telle longueur con- viennent parfaitement dans les lampes éclairs plus grandes, dans le cas des ampoules auxquelles se rapportent l'invention c'est-à-dire des ampou- les ayant un volume de moins de 10 cm3), la Société Demanderesse a trouvé qu'une meilleure distribution et qu'un meilleur allumage des brins sont obtenus en limitant leur longueur à 13 cm ou moinso En d'autres termes, les brins individuels sont limités de préférence à une longueur telle que le rapport de leur longueur en cm au périmètre intérieur en cm de l'ampoule dans un plan axial (longitudinal) par rapport à cette dernière, n'est pas supérieur à approximativement 2.
L'utilisation de ces brins plus courts présente l'avantage de fournir un plus grand nombre d'extrémités lâches servant de points d'allumage pour un poids donné de feuille déchiquetée dans l'ampoule de la lampe, ce qui facilite l'allumage des brins de la maniè- re qui produit un débit lumineux utile accruo Cependant, si les brins de feuille déchiquetée sont trop courts, ils ne vont pas se maintenir en pla- ce dans l'ampoule suivant une distribution uniforme mais ils vont tomber ber dans.13 fond de 1'ampoulée Pour éviter ce phénomène, il est nécessaire de maintenir les brins individuels au-dessus d'une certaine longueur mini- mum.
Ainsi, dans les lampes éclairs de très petites dimensions de l'inven- tion, utilisant des ampoules dont le volume est inférieur à 10 cm3, la lon- gueur des brins doit être au moins de l'ordre de 2,5 cm, ou, en d'autres termes, cette longueur doit être telle qi le rapport de la longueur du brin individuel en cm au diamètre maximum de l'ampoule en cm, doit être au moins égal à approximativement 1,30
Comme le scellement des lampes du type à scellement bout-à-bout telles que la lampe éclair de l'invention est réalisé habituellement sur une machine qui scelle la monture 3 dans 1 ampoule 1 pendant que cette der- nière est maintenue le col vers le haut, la chaleur dégagée par les soudu- res ne tend pas à chauffer fortement l'ampoule proprement dite.
De plus, dans ce procédé l'introduction de gaz dans l'ampoule n'est pas réalisée immédiatement après le scellement mais est réalisée normalement sur une machine séparée après écoulement d'une période de temps appréciable du- rant laquelle l'ampoule peut se refroidir à la température ambianteo Il en résulte que l'oxygène ou autre gaz de remplissage introduit dans l'am- poule ne s'échauffe pas et ne se dilate pas dans l'ampoule, avant fermetu-
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re de cette dernière, ce qui donnerait lieu à une contraction appréciable et à une réduction subséquente de la pression du gaz de remplissage dans l'ampoule. Par conséquent la pression du gaz de remplissage dans de telles lampes à scellement bout-à-bout reste approximativement égale à la pression initiale de remplissage.
L'utilisation de la construction à scellement bout-à-bout permet donc de produire des lampes éclairs avec des pressions finales d'oxygène matériellement supérieures à celles pouvant être obtenues avec les procédés standards de fabrication, dans les lampes éclairs à scel- lement à brides connueso Ainsi,il est possible d'obtenir, par l'utilisation des méthodes de fabrication habituelles, des lampes éclairs à scellement bout-à-bout avec des pressions d'oxygène de l'ordre de 700 mm de mercure et plus. Il en est donc ainsi dans la lampe éclair conforme à la présente invention.
Comme mentionné précédemment, dans la fabrication antérieure des lampes éclairs, la quantité de substance combustible par unité de volume de l'ampoulA a été maintenue à une concentration de moins de 1-1/2 à 1-3'4 mg environ par cm3 de volume dans l'ampoule, de manière à limiter l'inten- sité de la réaction dans l'ampoule lors d'un éclair, et de là, la pression développée dans l'ampoule, à un niveau suffisamment bas pour donner le de- gré requis de sécurité contre les explosions.
Par suite de cette limitation imposée pour des considérations de sécurité, et aussi parce que la substan- ce combustible ne subit pas une combustion complète dans une ampoule de pe- tites dimensions, et parce que la pression de l'oxygène est limitée -dans les ampoules des lampes du type à scellement à brides lorsqu'on utilise les méthodes de fabrication commerciales, le débit lumineux par unité de volume dans l'ampoule, produit par les lampes éclairs du type antérieur, utilisant des petites empoules de moins de 15 cm3 de volume, a été sensi- blement inférieur au débit lumineux par unité de volume des lampes éclairs de plus grandes dimensions.
Ceci est clairement illustré par la courbe A de la fig 4 représentant le débit lumineux par cm3 de volume dans l'ampoule de plusieurs lampes éclairs actuellement dans le commerce,la courbe in- diquant clairement que les lampes éclairs dont l'ampoule a un volume de 15 cm3 ou moins ont un débit lumineux plus faible par cm3 dans l'ampoule que les lampes éclairs dont l'ampoule a un volume d'environ 25 à 30 cm3 qui, avant la présente invention, étaient les meilleures à ce point de vue.
Cependant, suivant la présente invention, un tube éclair du type à scelle- ment bout-à-bout employant une ampoule de très petites dimensions, dont le volume est inférieur à 10 cm3 environ, remplie d'oxygène sous une pression d'au moins 750 mm de mercure environ, et contenant une certaine quatité de substance combustible filamenteuse distribuée sans être serrée suivant une concentration supérieure à 1-3/4 mg par cm3 de volume dans l'ampoule, produira un débit lumineux plus grand par unité de volume dans l'ampoule (c'est-à-dire, sera un meilleur générateur de lumière pour une ampoule de volume donné), tout en présentant en même temps un degré plus élevé de sécurité entre les explosions lors de l'éclair, que dans les lampes éclairs connues jusqu'à présent.
Ainsi, tandis que le débit lumineux le plus élevé par unité de volume dans l'ampoule, pour les lampes éclairs con- nues jusqu'à présent, a été de l'ordre de 650 lumen-secondes par cm3 de vo- lume dans l'ampoule, le même débit pour la lampe éclair conforme à la pré- sente invention est de l'ordre de 710 lumen secondes ou plus par cm3 de vo- lume de l'ampoule, comme représenté par le point P sur le graphique de'-- la fig.
4, ce qui nereprésente pas seulement une augmentation d'environ 15% par rapport au 'débit lumineux le plus élevé par cm3 de volume dans l'ampou- le de toute lampe éclair du type miniature, connue jusqu'à présent, ayant une ampoule de moins de 15 cm3 de volume, et une augmentation d'environ 30% par rapport au débit lumineux par cm3 de volume dans l'ampoule qui serait obtenu normalement par extrapolation de la courbe A, pour une gran-
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deur comparable (par exemple, un volume d'ampoule de 6 cm3) de tube éclair, mais représente aussi une augmentation d'environ 10% par rapport au débit le plus élevé par cm3 de volume dans l'ampoule de toute lampe écliare des types connus jusqu'à présent, sans tenir compte des dimensions de l'ampouleo De plus,
des tubes éclairs convenablement fabriqués suivant la présente in- vention ont fait la preuve d'une sécurité contre les explosions lors des éclairs,pratiquement égale à 100% De plus grande importance, cependant est le fait que les lampes éclairs conformes à la présente invention n'explosent pratiquement jamains lors d'un éclair même si, par suite d'une construction défectueuse ou de détérioration postérieure, des entrées d' air se produisent dans la lampe. Ceci contraste fortement avec les tubes éclairs précédents qui, dans des circonstances similaires, explosaient souvent.
Pour ces raisons le tube éclair suivant l'invention est lé moins sujet aux explosions lors d'un éclair, parmi toutes les lampes éclairs connueso
La lampe éclair suivant la présente invention, en plus de son dé- bit lumineux par cm3 dans l'ampoule plus élevé que pour les lampes éclairs connus jusqu'à présent, produit aussi un débit lumineux considérablement plus élevé par mg d'aluminium combustible que le même débit lumineux d'une lampes éclair ordinaire de mêmes dimensions employant la même substance com- bustible. Ceci est illustré par la courbe B de la figo 4 représentant le débit lumineux par mgo de combustible des lampes éclairs des différents types comuerciaux connus utilisant de l'aluminium pur déchiqueté comme sub- stance combustibleo On voit,
par l'examen de cette courbe B, que le débit lumineux par mgo de susbtance combustible diminue ordinairement lorsque les dimensions de l'ampoule diminuent,cette diminution résultant de ce que plus les dimensions de l'ampoule sont petites, plus est grande la dif- ficulté d'obtention d'une -combustion complète et effective de toute la substance combustible.
Cependant, une lampe éclair miniature construite conformément à la présente invention, même si le volume de l'ampoule est égal à 50% ou moins de celui des ampoules des lampes éclairs du type miniature connues (dont l'ampoule a un volume de 15 cm3 ou moins) et utilisant de l'aluminium pur déchiqueté comme substance combustible, produira néanmoins un débit lu- mineux plus grand par mg. de substance combustible que celui produit par les lampes éclairs d'un autre type et constitue par conséquent un généra- teur de lumière plus efficient pour un poids donné d'aluminium déchiquetée Ainsi, alors que le débit lumineux par mg de substance combustible pour tout type connu jusqu'à présent de lampe éclair dont l'ampoule a un volume inférieur à 15 cm3 et utilisant de l'aluminium déchiqueté comme substance combustible,
a été de l'ordre de 350-360 lumen secondes par mg de substan- ce combustible, le même débit pour la lampe éclair conforme à l'inention est de l'ordre de 390 lumen secondes par mg de substance combustible, ou plue., comme représenté par le point Q sur la figo 4, qui ne représente pas seu- lement une augmentation de l'ordre de 30% par rapport au débit lumineux par mg de substance combustible qui serait normalement obtenu par extra- polation de la courbe B, pour une lampe éclair de dimensions comparables (par ex. un volume d'ampoule de 6 cm3) utilisant de l'aluminium déchiqueté, mais représente aussi une augmentation d'environ 10% par rapport au débit lumineux par mg.
de substance combustible de toute lampe éclair du type an- térieur ayant un volume d'ampoule inférieur à 15 cm3 et utilisant de l'a- luminium déchiqueté comme substance combustible.
A titre d'exemple non limitatif, une lampe éclair conforme a la présente invention comprend une ampoule elliptique 1 ayant un volume de 6 cm3 environ et contenant de l'oxygène sous une pression d'envirion 700 m de mercure. L'ampoule 1 est remplie d'approximativement 11 mg d'aluminium
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déchiqueté 17 distribué dans l'ampoule sans être serré, les brins indivi- duels d'aluminium ayant une longueur d'approximativement 10 cm, une largeur d'approximativement 20 microns, et une épaisseur d'approximativement 14 mi- crons.
Les perles 9 sont constituées par un mélange de poudres fines (par exemple, de l'ordre de 325 mailles ou plus fine, ce qui correspond à une largeur de maille d'au plus 0,044 mm) constituéepar approximativement 7% en poids de poudre de magnésium, environ 64% en poids de poudre de zirco- nium grade n 3, et approximativement 29% en poids de poudre de perchlora- te de potassium, liées ensemble par une solution à 2% de nitrocellulose dans de l'acétate d'amyle. Le filament d'allumage 8 consiste en une courte lon- gueui (1,6 mm environ) de fil droit de tungstène de 18 microns de diamè- tre.
La surface interne de l'ampoule 1 est laissée nue, c'est-à-dire non recouverte par une laque protectrice tandis oue la surface extérieure est recouverte d'un revêtement endeux couches de laque, la couche de base con- sistant en au moins 200 mg de méthacrylate isobutyle et la couche extérieu- re en au moins 250 mg d'acétate de cellulose.
Les lampes éclairs construites de cette manière produisent un éclair momentané de lumière d'approximati- vement 4250 lumen-secondes avec une intensité de pointe variant entre 5500000 et 600.000 lumens, et qui, par le contrôle des dimensions des perles 9, a une durée totale de moins de 25 millisecondes, la pointe d'intensité se produisant à environ 15 millisecondes, après la fermeture du circuit é- lectriquepar le filament d'allumage 8 de la lampe.Une telle lampe éclair ayant les caractéristiques qui viennent d'être décrites convient excellem- ment comme source de lumière à utiliser avec les appareils photographi- ques ordinaires, peu coûteux, non munis de moyens de synehronisation, l'é clair étant déclenché dans ce cas durant l'intervalle pendant lequel le diaphragme est dans la position ouverte.
De plus, une telle lampe éclair convient particulièrement comme source de lumière à utiliser avec les films photographiques extrêmement sensibles introduits récemment sur le marché, tels que par exemple ceux connus commercialement sous le nom de East-man Royal Pan et Dupont Superior Pan Prose,, type 446.