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" Procédé et dispositif d'éclairage pour véhioules".
La présente invention est relative à, un procédé et à un- dispositif d'éclairage du chemin suivi par un véhicule dirigé ' par un conducteur, ayant pour but de permettre de réaliser un éolairage intense du chemin suivi sans que le conducteur d'un véhicule circulant en sens inverse soit incommodé par cet éclai- rage.
Jusqu'à présent, on a tenté d'atteindre ce but en essayant de diriger les rayons émis par les phares d'un véhicule routier vers le sol et autant que possible exactement dans la direction suivie afin que ces rayons ne puissent pas atteindre les yeux du conducteur d'un véhicule qu'on rencontre. Les dispositifs de ce genre, dirigeant géométriquement les rayons lumineux émis, n'ent pas permis d'atteindre le résultat poursuivi.
La solution adoptée dans le dispositif suivant l'invention, au lieu d'être une solution optique géométrique du problème en est une solution optique physique.
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On sait que certaines radiations lumineuses ne sont visi- bles gue dans certaines conditions. Ainsi, par exemple, les rayons lumineux correspondant à une région donnée du spectre solaire ne sont visibles qu'à travers un écran qui laisse pas- ser ces rayons. Partant de ce fait, on a imaginé, suivant l' in- vention, d'éclairer le chemin suivi par un véhicule par une lu- mière dont la nature diffère d'après la partie de l'horizon vers laquelle on se dirige et d'observer cette lumière à travers un écran qui ne permet que le passage de la lumière qu'on utilise pour éclairer le chemin qu'on suit.
Le changement de la nature de la lumière projetée peut con- sister avantageusement en une modification de la couleur de cette lumière. Mais en principe, il pourrait être réalisé autre- ment, par exemple par changement du plan de polarisation de cette lumière.
L'écran utilisé pour observer la lumière projetée doit évidemment être choisi en fonction du changement de nature adop- té pour la lumièreprojetée. Dans le cas d'un changement de couleur, l'écran employé est un écran coloré de la même façon que la lumière projetée. Dans le cas d'un changement de polari- sation de la lumière, l'écran à employer est constitué par un analyseur.
L'invention a également comme objet un dispositif d'éclai- rage pour véhicules permettant de réaliser pratiquement ce pro- cédé par modification automatique de la nature de la lumière pro- jetée et de celle visible par le conducteur on fonction de la di- rection suivie.
Le dispositif d'éclairage suivant l'invention comporte un moyen faisant varier en fonction de la partie de l'horizon vers laquelle le véhicule est dirigé la nature de la lumière projetée par le véhicule en vue d'éclairer le chemin suivi, et de la na- ture de la lumière visible par le conducteur, et cela de façon tel- le que le conducteur voie beaucoup mieux la lumière projetée par son véhicule que toute autre lumière.
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Il comporte avantageusement un organe donnant une direction de repère/géographique fixe et des éléments juxtaposés subissant les changements de direction du véhicule et s'étendant sur des secteurs correspondant aux parties de l'horizon pour lesquelles on veut utiliser un éclairage au moyen d'une lumière d'une natu- re déterminée, la position relative des bords latéraux de ces éléments par rapport à la direction de repère fixe provoquant la modification de la lumière.
Pour faire changer la nature de la lumière utilisée, on peut avantageusement modifier la couleur de cette lumière. Dans ce oas, le moyen/susdit contrôle la nature d'un écran coloré in- terposé entre la source de lumière servant à éclairer le chemin suivi et, d'un écran coloré identique au premier, disposé devant les yeux du conducteur, les écrans colorés utilisés pour des di- rections diamétralement opposées étant choisis de façon que les radiations lumineuses qu'ils laissent passer correspondent à des régions du spectre solaire, qui sont différentes, en grande partie du moins.
Suivant une forme de réalisation avantageuse, le dispositif suivant l'invention comporte, orientés d'une manière fixe par rapport au véhicule, d'une part, une source de rayons lumineux dirigés parallèlement et, d'autre part, des éléments photosensi- bles juxtaposées, un écran opaque, percé d'un petit trou, et so- lidaire de l'organe susdit étant interposé entre la source lumi- neuse et les éléments photosensibles juxtaposés, les circuits électriques des éléments photosensibles contrôlant le circuit d'alimentation d'un moteur électrique commandant la modifioation de la nature de la.lumière projetée par le véhicule,
le circuit d'alimentation susdit comportant un interrupteur contrôlé par la rotation du moteur de façon à couper l'alimentation de celui- ci dès que le moteur a provoqué la variation désirée de la natu- re de la lumière projetée par le véhicule et visible par le con- ducteur.
Dans le cas où les éléments photosensibles sont constitués,
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par des cellules photo-électriques, on emploie de préférence une anode commune pour les différentes cellules photo électrique, chaque cathode s'étendant sur un secteur correspondant sensible- ment à une partie de l'horizon suivant laquelle on désire réali- ser l'éclairage en une couleur donnée.
Si une route était dirigée à peu près suivant la ligne de séparation de deux parties de l'horizon pour lesquelles on a décidé d'employer des lumières de natures différentes, il pour- rait arriver que, suivant le trajet plus ou moins sinueux du véhicule routier sur la route, on passe rapidement un grand nom- bre de fois d'une partie à l'autre de l'horizon pour lesquelles on a choisi des éclairages de natures différentes.
Dans le but d'éviter l'inconvénient qui pourrait en résulter, on prévoit suivant l'invention, que les cathodes des différentes cellules photo-électriques soient séparées l'une de l'autre par des zones insensibles à la lumière, dont la largeur, à l'endroit où elles peuvent être touchées par le pinceau lumineux qui passe par le trou de l'écran solidaire de la boussole, est égale à un multi- ple de la largeur de ce pinceau.
Le dispositif d'éclairage suivant l'invention comporte avantageusement autant de thyratrons qu'il y a de couleurs à utiliser, la grille de chaque thyration étant réunie directement à la cathode de la cellule photo-électrique correspondante et, par l'intermédiaire d'une résistance, à l'anode de la cellule correspondante, chaque thyratron ëtant monté dans le circuit d'alimentation du moteur qui actionne les écrans colorés, en série avec un interrupteur rotatif oomnandé par la rotation du moteur et disposé de façon à interrompre le courant d'alimenta- tion du moteur dès que oelui-ci a provoqué le déplacement désiré des écrans colorés.
Pour faciliter la manoeuvre des écrans oolorés, on prévoit également, suivant l'invention, de réaliser ces écrans au moyen de liquides colorés pouvant être amenés séparément entre des
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verres transparents. Les liquides employés doivent être tels qu'ils soient incongelables aux températures auxquelles ils peuvent être soumis en service.
D'autre particularités et détails de l'invention apparai tront au cours de la description des dessins annexés au prése mémoire et qui représentent schématiquement, et à titre d'exe ple seulement, une forme de réalisation d'un dispositif d'é- clairage suivant l' invention.
Figure 1 représente schématiquement une des façons de co cevoir l'éclairage du chemin suivi par un véhicule d'après la direotion de ce chemin.
Figure 2 représente schématiquement) certaines parties en perspective et après brisures partielles, une forme de réa lisation d'un dispositif d'éclairage suivant l'invention.
Figure 3 est une coupe axiale à travers la boussole et la cellule photoélectrique du dispositif représenté à la figu@ re 2.
Figure 4 représente schématiquement au plan une variante de cellule photo-électrique convenant pour la réalisation de l'invention.
Figure 5 est une vue d'un phare dont la partie antérieure a été coupée afin de montrer l'application de l'invention.
Figure 6 est une coupe à travers le pare-brise d'une autc mobile auquel le dispositif d'éclairage suivant l'invention a é appliqué.
Figure 7 est une vue en perspective, en traits mixtes d'u véhicule automobile et en traits pleins des circuits des liquides colorés utilisés dans la forme de réalisation re- présentée à la figure 2.
Figures 8, 10 et 12 représentent en perspective différent positions des interrupteurs rotatifs dont il est question dans la forme de réalisation de la figure 2.
Figures 9, 11 et 13 représentent les positions correspon-
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dantes des manivelles nm > n + 4 --- . n - -
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1er les liquides colorés utilisés comme écrans.
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de réfé- rence désirent des éléments identiques.
Dans le procédé d'éclairage suivant l'invention, la nature de la lumière émise et de celle que le conducteur peut fvoir est différente suivant la partie de l'horizon vers laquelle on se dirige. On emploie et par exemple des lumières de couleurs différentes suivant la partie de l'horizon vers laquelle on se dirige.
Supposons à titre d'exemple, qu'on ait décidé d'éclairer différemment trois parties égales de l'horizon s'étendant cha- cune sur 120 . On a par exemple choisi pour la partie 2 (figure 1) située à droite de la direction 3 du nord une couleur orange, pour la partie 4 située à gauche de la direction 3 du nord, une couleur vert-olive et pour la partie 5 s'étendant entre les parties 2 et 4 une couleur bleu-verdâtre.
Les couleurs choisies sont telles qu'elles appartiennent à des régions différentes du spectre solaire ou du moins à des régions qui ne présentent qu'une faible partie commune.
Dans ces conditions, si un véhicule se dirige vers la par- tie 2 de l'horizon, il éclaire sa route en couleur orange. En même temps, le conducteur a devant les yeux un écran coloré en orange qui lui permet donc de voir les objets éclairés par son véhicule.
Si le véhicule se déplace par exemple suivant la direction 6, un véhicule qu' il rencontre éclaire sa route en vert-olive puisqu'il se dirige vers la partie 4'de l'horizon. Le conducteur du premier véhicule n'apergoit pas la lumière émise par les phares du second véhicule et, réciproquement, le conducteur du second véhicule, ne voit pas la lumière émise par les phares du premier véhicule puisqu'il a un écran coloré en vert-olive devant les yeux.
Un résultat semblable serait obtenu si le premier véhicule en rencontrait un second en se dirigeant suivant la direction 7.
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Il est évident qú'on pourrait diviser l'horizon en plus de trois secteurs éclairés chacun différemment sans rien chang au procédé suivant /!'invention, si oe n'est en le rendant d'un réalisation plus compliquée. De marne, on pourrait, en principe. ne'diviser l'horizon qu'en deux parties, mais dans ce cas, lori qu'un véhicule se dirigerait suivant la direction qui délimite ces deux parties, en obliquant sur la route un peu -± droite ou à gauche par rapport à cette direction, il pourrait utiliser la même couleur que celle utilisée par un véhicule qu'il renco@ tre.
L'emploi de trois secteurs évite cet inconvénient de la façon la plus simple. l,a modification de la nature de la lumière utilisée pourra en principe être commandée par le conducteur en fonction de la direction suivie qui pourrait être indiquée sur une carte ou que le conducteur lirait par rapport à une boussole par exemple
Il est toutefois beauooup plus avantageux de commander au- tomatiquement le changement de la nature de la lumière d'après la direction suivie.
Un appareil permettant d'effectuer ce changement automati- que est représenté à la figure 2. Il est réalisé pour éclairer l'horizon en trois couleurs différentes. Il comporte une source de rayons lumineux parallèles 8 constituéepar un réflecteur pa- rabolique 9 au foyer duquel se trouve un filament 10 alimenté par une batterie 11 quand un interrupteur 12 est ferme. Les rayons parallèles 8 sont arrêtés par 4-cran opaque constitué par un disque 13, en aluminium par exemple, solidaire d'une ai-
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guille aimantée 14.
D81S le but de réalis%V#w un écran présen- tant la même inertie en tous .ses points on a prévu de donner 4U 4$ U; tC;//'. 'tû. /l'y tU(. tftU#UVt.. en'raison inverser'des densités des matières qui les eonstitueni Le disque en aluminium 13 est donc, came représenté à la figu- re 3, plus épais que l'aiguille en fer 14.
Le disque 13 est percé d'un trou 13a par lequel un pinceau
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lumineux boa. (figure 2) Dent, ;Y\f'1 """'- ...-- -- -
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que 15 disposée du côté de l' écran 13 opposé à celui où se trouve la source de rayons parallèles.
Ala. figure 2, on a supposé que la paroi latérale de la cel- lule 15 était transparente afin de pouvoir montrer certains élé- ments intérieurs.
Le réflecteur parabolique 9, la. boussole 14 et la cellule photo-électrique 15 sont disposés dans un carter 97 supporté par une suspension à la cardai afin que le pivot de la boussole reste constamment vertical, quelle que soit l'inclinaison du vé- hicule. Cette suspension est représentée schématiquement par une fourcher 98 présentant deux douilles 98a pour des pivots solidai- res du carter 97 et perpendiculaires au/ pivot? 98b de la fourche
98, montée dans une pièce 99 solidaire du véhicule.
La cellule photo-électrique 15 comporte une anode en forme
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de grille 16 et une cathode triple 17 composée de trois secteurs ,4rA, 41., .l>aC. ekcun c4-- -4 s etend en principe sur 120*, mais pour des raisons qui apparai- tront plus loin, chaque secteur s'étend sur environ 1000 et est séparé de chaque secteur voisin par une zone s'étendant sur
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environ 20d et incapable d1limettre des électrons sous l'action d'un rayon lumineux. Ces zones/nous rappellerons ci-après ew zone insensible" sont désignées par 18,19 et 20.
En vue de ne pas compliquer inutilement la figure 2, on a représenté la celleule photo-électrique comme étant constituée par une seule anode et trois cathodes s'étendant chacune sur 100 .
En pratique, la cellule pourra être constituée comme représenté à la figure 4 par un certain nombre de petites cellules ordinaires 15' comportant ohacune une anode et une cathode, ces cellules étant alignées suivant une circonférence de rayon égal à celui qui séparé le centre du trou 13a du pivot 21 ( figure 3) de l'ai- guille aimantée. Les anodes de toutes les cellules élémentaires sont alors connectées entre elles pour former une anode commune, tandis que seules les cathodes des cellules disposées dans un même secteur sent connectées entre elles.
L'anode oomnune 16 (figure 2) est mise à la terre conne
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représenté en 22. et eonnna+.Sm è +".--- ---- - ...
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sation 23 et une résistance 24 à la grille 25a d'un thyratron 25. Un des secteurs de la cellule photo-électrique, par exemple le secteur 17a est connecté directement à la grille 25a. L'anode 16 est également connectée à travers une batterie de polarisa- tion 26 et une résistance 27 à la grille 28a d'un deuxième thy- ratron 28 et à travers une batterie de polarisation 29 et une résistance 30 à la grille 31a d'un troisième thyratrcn 31. Le secteur 17b est connecté directement à la grille 28a et le sec- teur 17d à la grille 31a.
Chaque thyratron 25, 28 et 31 comporte un outre un fila- ment désigné respectivement par 25b, 28b et 31b et une anode désignée respectivement par 25d, 28d et 31d. Les filaments sont par exemple chauffés par une batterie commune 32 quand un inter- rupteur 33 est fermé. La fermeture de l'interrupteur 33 peut être faite en même temps que la fermeture de l'interrupteur 12 dans le circuit de chauffage du filament 10 faisant partie de la source susdite de rayons lumineux parallèles. Le pôle néga- tif de la batterie 32 est mis à la terre en même temps que le pôle négatif d'une batterie 34 qui à travers un moteur 35 et un interrupteur rotatif est connecté à chacune des anodes 25d, 28d et 31d. A l'anode 25d oorrespond l'interrupteur rotatif 36, à l'anode 28d l'interrupteur rotatif 37 et à l'anode 31d l'inter- rupteur rotatif 38.
Chaque interrupteur rotatif 36,37 et 38 est constitué par un disque conducteur, désigne respectivement par 36a, 37a et 38a, et par une plage isolante, désignée respec- tivement par 36b, 37b et 38b, pouvant passer au cours de la ro- tation au-dessous d'un contact frottant, désigné respectivement par 40, 41 et 42, connecté à l'anode 25d, 28d ou 31d. Les plages isolantes 36b, 37b et 38b sont déphasées de 90 en arrière l'une par rapport à l'autre. A la figure 2, on a représenté la conne- xion entre les disques 36a, 37a et 38a et le moteur 35 comme étant effectuée par des contacts frottants 43, 44 et 45 connec- tés au moteur 35.
En pratique, ces disques peuvent être réunis électriquement entre eux par l'intermédiaire d'un arbre 46 sur
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lequel il sont calés et dont la rotation est commandée par le moteur 35 en passant par un réducteur de vitesse 47 et éventuel- lement. d'autres transmissions mécaniques telles que les engre- nagesconiques 48, l'arbre 49 et les engrenages coniques 50.
Le moteur 35 entraîne également, par l' intermédiaire du ré- ducteur de vitesse 47 un vilebrequin 51 à trois manivelles 51a, 51b et 51d. Chacune de celles-ci entraîne par l' intermédiaire d'une bielle désignée par 52, 53 ou 54 un piston 55, 56 ou 57 mobile dans un cylindre 58,59 ou 60. L'enceinte 58a entre le piston 55 et un des fonds 58b du cylindre 58 est remplie d'un liquide coloré, par exemple de couleur orange. Dans le fond 58b débouche une conduite 61 débouchant d'autre part à la partie inférieure de l'espace 64 compris entre deux verres transparents 62 et 63 (figure 5) disposés devant les phares 65.
L'enceinte 58d (fig.2) entre le piston 54 et l'autre fond 58f est remplie d'air et est en communication par une conduite 66 qui débouche dans ce fond avec le dessus d'un espace 67 (fig.6) compris entre deux verres transparents 68 et 69 disposés devant le pare-brise.
Les espaces 64- et 67 sont en outre reliés entre eux par une conduite 70 qui débouche à la partie supérieure de l'espace 64 et à la partie inféijieure de l'espace 67.
Le piston 55 est constitué par un plateau 55a solidaire d'une tige 55b et par une membrane déformable 55d fixée au cylin- dre 58. Les dimensions du piston 55 et sa course sont déterminées pour que pendant le dernier quart de tour pendant lequel la manivel- le 51a provoque le refoulement du liquide coloré contenu dans l'enceinte 58a, ce liquide soit refoulé dans les espaces 64 et 67.
La manivelle 51b est calée à 90 en arrière par rapport à la manivelle 51a. Le piston 56 qu'elle déplace dans le cylindre 59 joue un rôle semblable à celui du piston 55 dans le cylindre 58. Il en est de même du piston 57 dans le cylindre 60 et qui est commandé par la manivelle 51d à 90 en arrière par rapport à la manivelle 51b.
Aux enceintres 58a et 58b correspondent les enceintes 59a-60a et 59b-60b, aux fonds 58b-58d
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71 et 72, à l'espace 64, les espaces 73 et 74, aux verres transparents 62-63/les verres transparents 63"'75 et 75-76, à la conduite 66,les conduites 77 et 78, à l' espaoe 67, les espaces 79 et 80, aux verres transparents 68-69, les verres transparents 69-81 et 81-82, à la. conduite 70, les conduites
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83 et 84, au plateau 55a, les plateaux 56a et 57a, à la tige <.-!<4-<..
55b, les tiges 5etc et 57b, à la membran<²55d)les membranes dé- formables 56d et 57d.
Les dimensions des pistons 56 et 57 sont également déterminées pour que, pendant le dernier quart de tour de la manivelle correspondante commandant le refoulement des liqui- des colorés contenus dans les enceintes 59a et 60a, ces liqui- des soient refoulés respectivement dans les espaces 73-79 et 74-80. L'enceinte 59a est supposée contenir un liquide vert-olive et l'enceinte 60a un liquide bleu-verdâtre.
Supposons que le véhicule se dirige dans la. direction désignée par 7 à la figure 1. Le pinceau lumineux 8a forme un spot lumineux 8b sur la cathode 17a. Les électrons émis par la cathode provoquent le passage d'un courant dans la. résistance 24 et la chute de tension dans celle-ci rend l'extrémité rac- cordée à la grille 25a du thyratron 25 positive par rapport à l'autre extrémité. Si cette chute de tension est suffisante (ce qui peut toujours être réalisé par construction) la grille 25a qui était à un/potentiel négatif devient suffisamment posi- tive et le courant peut passer dans le thyratron 25.
Un thyratrm peut, cornue on le sait, laisser passer un courant suffisamment important pour faire démarrer un petit moteur électrique tel que le moteur 35. Celui-ci, en faisant tourner le vilebrequin 51 dans le sens de la flèche X, provoque après un quart de tour de la manivelle 51a, le refoulement du liquide oreang dans les espaces 64 et 67.
Pendant le même temps, l'arbre 46 tourne également d'un
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quart de tour mais dans le sens de la flèche Y. A la fin de ce quart de tour, la plage isolante 36b de l'interrupteur ro tatif 36 vient au-dessous du contact frottant 40 et interrompt le circuit d'alimentation du moteur.
Les interrupteurs rotatifs sont alors dans la position re- présentée à la figure 8 et le vilebrequin 51 dans la position représentée à la figure 9.
Si le véhicule change d'orientation et s'il passe par exemple de la direction 7 à la direction 85, (figure 1), la zone insensible 18 (figure 2) qui sépare les cathodes 17a et 17b passe au-dessous du pinceau lumineux 8a avant que la cathode 17b soit éclairée par ce pinceau.
Pendant le passage de ia zone insensible 18 au-dessous du pinceau 8a, la grille 25a du thyratron redevient négative mais cela ne modifie en rien le fonctionnement de l'appareil puisque le thyratron 25 est déjà mis hors service depuis que la plage 36b est au-desous du contact frottant 40. Tout se passe donc à ce moment comme si la zone insensible 18 faisait partie de la cathode 17a.
Lorsque la cathode 17b arrive au-dessous du pinceau lumi- neux 8a, le deuxième thyratron 28 commence à fonctionner parce que la grille 28a devient suffisamment positive et que le con- tact frottant 41 appuie sur le disque conducteur 37a (figure 8).
Le passage du courant dans le moteur 35 a lieu jusqu'au moment où les arbres 46 et 51 ont tourné d'un nouveau quart de tour.
En effet, après ce nouveau quart de tour, les interrupteurs ro- tatifs sont dans la position représentée à la figure 10 pour laquelle la plage isolante 37b est au-desscus du contact frot- tant 41. Les manivelles 51a, 51b et 51d sont alors dans les posi- tions représentées à la figure 11. Le liquide orange a été aspiré dans l'enceinte 58a, tandis que le liquide vert-olive a été refoulé de l'enceinte 59a. Le liquide bleu-verdâtre a déjà subi/
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un commencement de refoulement mais son- niveau supérieur n'a pas encore atteint le niveau inférieur des phares.
Si le véhicule passe ensuite de la direction 85 à la direction 86 (figure 1) c'est la cathode 17d qui est éclairé par le pinceau lumineux 8a. Le courant passe alors dans le thyratron 31 jusqu'à. ce que les interrupteurs rotatifs 36, 37 et 38 et les manivelles 51a,51b et 51d occupent les posi- tions représentées respectivement aux figures 12 et 13.
Si, en étant dirigé suivant la dirention 85 (figure 1) le véhicule repasse à la direotion 7, pendant que la zone insensible 18 passe au-dessous du pinceau lumineux 8a, tout se passe comme si cette zone insensible 18 faisait à ce
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aie¯ moment partie, non plus de la. cathode 1.7a., mais dans la catho 17b.
.Bien que les zones insensibles jouent dans ces ciruconstan ces le même rôle que l'une ou l'autre des cathodes qu'elles séparent, elles présentent cependant l'avantage d'éviter des passages successifs d'une lumière à l'autre à une cadence ra- pide, dans le cas où. le véhicule s'écarterait légèrement à gat che, puis à droite de la direction d'une route dirigée exac- tement suivant une des directions choisies pour séparer deux parties de l'horizon à éclairer différencient.
L'angle sur lequel s'étend chaque zone insensible peut évidemment varier dans d'assez larges limites, pourvu qu'à l'endroit où le pinceau lumineux 8a touche la dite zone, celle- ci présente une largeur égale au moins à un multiple de la largeur du dit pinceau.
Si, au moment où on allume les phares, on est précisément orienté suivant une direotion telle que le pinceau lumineux 8a tombe sur une zone insensible, l'appareil tel qu'il vient d'être décrit ne permet pas de provoquer la variation requise de la lumière d'après l'orientation du véhicule à ce moment.
Pour éviter cet inconvénient, on a complété l'appareil
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en délaçant les cathare ,..,,,,on -'#
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angle au-dessous du pinceau .Lumineux au moment de @ allu- mage, cet angle étant plus grand que celui occupé par une zone insensible.
A cet effet, la cellule photo-électrique 15 est dé- placée angulairement quand un levier 87 appuyant contre une butée 88 qu'elle porte, bascule dans le sens de la flèche Z sous l'action d'un électro-aimant 89 parcouru par un courant un peu après que le filament 10 de la source de rayons paral- lèles est alimenté. Cet électro-aimant est alimenté par une batterie 90 quand un interrupteur 91 est fermé. L'interrupteur 91 fait partie du même interrupteur multiple que l'inter- rupteur 12. Cet interrupteur multiple est construit de façon que la fermeture de l'interrupteur 12 ait déjà lieu un peu avant la fermeture de l'interrupteur 91.
La cellule photo-électrique 15 est soumise à un ressort de rappel 92 agissant en sens inverse du levier 87 pendant le passage du courant dans l'électro-aimant 89.
La cellule photo-électrique 15 en étant déplacée comme il vient d'être dit au moment où le courant est lancé dans l'électro-aimant entraîne avec elle les cathodes 17a, 17b et 17d. Il suffit, pour la réalisation de l'invention, que seules ces cathodes soient déplacées à ce moment mais pour la simpli- cité de la construction, on a préféré rendre l' armature dans laquelle elles sont montées solidaires du reste de la paroi extérieure de la cellule et déplacer complètement celle-ci.
Ce déplacement pourrait également être réalisé en prin- cipe sous l'action du ressort 92 si le courant passait dans l'électro-aimant pendant que le dispositif ne fonctionne pas et était coupé immédiatement après l'allumage du filament 10.
On peut, dans certaines circonstances, désirer un éclai- rage en lumière blanche. Cet éclairage peut être réalisé à l'aide de l'appareil représenté à la figure 2, grâce à un in- terrupteur rotatif 93 et à un interrupteur 94 qui permet de fermer le circuit d'alimentation des lampes des phares 65
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dans deux positions différentes.
Dans la position représentée en trait plein, l'interrupteur 94 ferme le circuit des lampes 65 alimentées par une batterie 95 pendant que le filament de la source de rayons parallèles,
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les filaments des trairons et 7.'éleatro-a3mant 89 sont alimentés. Pour cette position, un des liquides colorés se trouve devant les phares et devant le pare-brise comme il a été expliqué plus haut. Dans la position représentée en traits interrompus, l'interrupteur 94 ferme également le circuit d'ali- mentation des lampes des phares 65, tandis que les circuits d'alimentation des filaments des trairons et de 1'électro- aimant susdit sont ouverts.,Pour cette nouvelle position, l'in- terrupteur 91 ferme également le circuit d'alimentation du moteur 35 si l'interrupteur rotatif 93 avec lequel il est monté en série est fermé.
L'interrupteur 93 consiste en un disque conducteur 93a calé sur l'arbre 46 et dans lequel o est ménagée une plage isolante 93b pouvant passer au-dessus d'un contact frottant 96. Un autre contact frottant 97 appuyant constamment centre le disque 93a. connecte électri- quement celui-ci à une des bornes du moteur 35. La plage isolante 93b est déphasée de 90 en arrière par rapport à la plage 38b.
Si le disque 93a est dans l'une ou l'autre des positions représentées aux figures 8,10 ou 12, et si on amène l'inter- rupteur 91 dans la position représentée en traits interrompus,
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le moteur 35 se met à tourner jusqu'à ce que la plage isolante 93lY soit au-dessous du contact frottant 96 comme représenté à. la figure 2. A chôment, les manivelles 51a, 51b et 51d sont dans une position telle qu'aucun des trois liquides colorés ne se trouve devant le pare-brise ni devant les phares.
Les liquides colorés employés ne doivent évidemment pas pouvoir être congelés aux températures auxquelles ils peuvent
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être soumis en service. 0' est pourquoi, ils contiennent avan- tageusement une quantité relativement importante d'alcool méthylique.
Des colorations qui sont agréables à l'oeil et qui correspondent à des régions du spectre qui se recouvrent peu sont obtenues de la manière suivante:
On dissout 7 grammes de bichromate de potassium dans
250 centimètres cubes d'eau distillée. On ajoute ensuite à cette solution 70 centimètres cubes d'alcool méthylique. La solution ainsi obtenue que nous appellerons solution I, présente une belle coloration orange et est employée pure pour former un des écrans.
On dissout également 4 grammes de sulfate de cuivre dans
250 centimètres cubes d'eau distillée. On ajoute ensuite à cette solution 15 centimètres cubes d'eau ammoniacale, puis
70 oentimères cubes d'alcool méthylique. Nous appellerons la solution ainsi obtenue, solution II.
Si on mélange 1 partie en volume de la solution I avec deux parties en volume de la solution II, on obtient une nouvelle solution présentant une belle coloration vert-olive et qui est employée pour former un deuxième écran.
Si on mélange 1 partie en volume de la solution I avec
25 parties en volume de la solution II, on obtient une nou- velle solution présentant une belle coloration bleu verdâtre et qui est employée pour former un troisième écran.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée à la forme de réalisation qui vient d'être décrite et qui est représentée aux dessins et que bien des modifications peuvent être.effectuées sans sortir de la portée du présent brevet. Il est évident, par exemple, qu'au lieu de modifier la couleur de la lumière employée pour éclairer le chemin suivi, on pourrait modifier une autre caractéristique de cette lumière et notamment changer sa polarisation en
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fonction de la direction suivie. On pourrait également em- ployer, au lieu d'une boussole, un autre organe donnant une direction de repère géographique fixe, par exemple un gyro- compas.
Les écrans colorés employés ne doivent pas nécessaire- ment être constitués par des liquides. Des écrans en verre coloré pourraient être utilisés également.
On pourrait aussi employer des phares différents dont les lampes seraient allumées/sous le oontrôle de la direc- tion suivie.
On pourrait employer d'autres liquides colorés que ceux décrits ci-dessus. Quel que scit le liquide employé, on pourrait utiliser d'autres pompes que celles décrites et notamment des pompera simple effet.
Au lieu d'une oellule photo-électrique, on pourrait également utilisér d'autres cellules photosensibles, par exemple des cellules du type photoconducteur telles que les cellules au sélénium, des cellules photovoltaïques, des cellules à barrage du type Grondahl. On pourrait également utiliser des cellules qui, au lieu d'engendrer un courant électrique sous l'influence de la lumière, engendreraiént un courant électrique sous l'influence d'une autre radiation dirigée. On pourrait par exemple utiliser des piles thermo- électriques. Quelles que soient les cellules employées, les courants qu'elles engendrent peuvent agir sur le circuit d'alimentation du moteur, autrement que par l'intermédiaire de thyratrons. On pourrait notamment faire agir ces cou- rants par l'intermédiaire d'amplificateurs ou de relais élec- tromagnétiques.
Bien que l'invention soit spécialement applicable à l'éclairage de véhicules routiers, elle pourrait également être appliquée à l'éclairage des navires et des mobiles aériens.