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Perfectionnements aux accouplements de tuyaux.
Monsieur Frederick John Trevallon BARNES.
Cette invention concerne des perfectionnements apportés aux accouplements de tuyaux et a pour objet d'établir un accouplement de tuyaux d'une manière propre à empêcher la pénétration de matières étrangères dans les diverses parties de l'accouplement. L'invention est ainsi particulièrement applicable aux tuyauteries employées dans les brasseries pour le transport de la bière et des boissons analogues, étant donné qu'elle supprime les inconvénients des accouplements connus dans lesquels de la levure non cultivée s'accumule entre les diverses parties de l'accouplement et forme des dép8ts qui fermentent et contaminent la bière passant par le tuyau.
Selon'une'des caractéristiques de l'invention, un accouplement de tuyaux comprend, en combinaison, une.
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douille en matière élastique emmanchée sur l'extrémité de L'un ou de chacun des tuyaux et munie d'un rebord interne placé entre les extrémités adjacentes des tuyaux, et un collier entourant les extrémités des tuyaux de façon à re- tenir la douille élastique en position. La dimension ra- diale du rebord de la douille élastique est de préférence égalo A lk'épai@@our de la paroi du tuyau de façon que ce rebord affleure avec la surface cylindrique interne dudit tuyau.
Le rebord élastique, qui peut être fait de caout- chouc ou d'une autre matière convenable, obture ainsi ef- ficacement l'intervalle circonférentiel qui sépare les extrémités des deux tuyaux, de sorte qu'il est impossible ,qu'une substance quelconque passe de l'intérieur du tuyau dans l'accouplement.
Selon une autre caractéristique de l'invention, un dispositif est prévu pour comprimer la douille élasti- que dans la direction longitudinale des tuyaux. A titre d'alternative, ou en supplément, des dispositifs peuvent être prévus pour comprimer la douille radialement sur le tuyau.
Dans une construction préférée, on prévoit deux douilles à rebord élastiques séparées, une sur l'extrémi- té de chaque tuyau, et un dispositif de serrage permettant de pousser fortement les tuyaux l'un contre l'autre dans la direction longitudinale et de comprimer les douilles sur les extrémités des tuyaux. L'accouplement peut avan- tageusement être monté sur des tubesde verre ou être em- ployé pour constituer un joint entre un tube de verre et un tube de métal.
Une autre caractéristique de l'invention consis- te dans le dispositif qui sera décrit plus loin pour sup- porter un tube de verre.
On décrira maintenant à titre d'exemples plu- sieurs modes de-réalisation particuliers de l'invention, en se référant aux dessins annexés dans lesquels :
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Fig. 1 représente en coupe une disposition d'accouplement de tuyaux convenant pour le transport et la distribution de la bière.
Fig. 2 est une vue de l'extérieur de l'accouplement de fig. 1 et représente deux différents modes de réalisation d'un dispositif d'attache suivant l'invention servant.à supporter les tubes.
Fig. 3 est une coupe suivant 3-3 (fig. 2).
Fig. 4 et 5 sont respectivement une coupe verticale et une vue en élévation d'un accouplement de tuyaux avantageusement applicable aux grandes canalisations à bière d'une brasserie.
Fig. 6 et 7 sont respectivement une vue en élévation, avec coupe verticale partielle, et une vue en bout d'une autre disposition d'un accouplement de grandes dimensions, et fig. 8 représente séparément un des colliers de serrage.
Fig. 9 et 10 sont respectivement une coupe verticale et une vue en bout d'une autre disposition d'accouplement.
Fig. Il et 12 sont respectivement une vue en élévation avec coupe verticale partielle et une vue en bout d'une autre construction d'accouplement suivant l'invention.
Comme représenté d'abord dans la fig. 1, sur l'extrémité d'un tube de verre 10 est emmanchée une douille de caoutchouc 12 avec laquelle fait corps un rebord interne 14. Un tube métallique 11 est similairement équipé d'une douille de caoutchouc 13 munie d'un rebord interne 15. On voit que les rebords 14 et 15 s'étendent vers l'intérieur sur une distance telle qu'ils affleurent avec les parois internes des tubes 10 et 11.
Le bord arrière de la douille de caoutchouc 12 prend appui contre un épaulement annulaire 16 constituésur une douille filetée formant vis de serrage 17 qui
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s'étend le long des deux douilles de caoutchouc 12 et 13 et les entoure complètement. L'extrémité arrière de la douille de caoutchouc 13 prend appui contre un organe de serrage 18 muni d'un rebord externe 19 qui coopère avec un rebord interne 20 faisant corps avec une pièce taraudée formant écrou 21 vissée sur la douille filetée 17. Les pièces 17 et 21 constituent un assemblage à pas de vis et peuvent être munies de sailliés perforées 22, 23 destinées à recevoir une clé ou outil de serrage convena- ble.
L'accouplement représenté dans la fig. 1 s'assemble comme suit. On glisse sur le tube métallique 11 l'écrou 21, puis la pièce de serrage 28 et on glisse sur le tube 10 la douille filetée 17. On emmanche alors les douilles de caoutchouc 12 et 13 sur les extrémités des tubes 10 et 11, respectivement. On réunit les deux éléments 17, 21 de l'assemblage à pas de vis et on les assemble par rotation, ce qui a pour effet de comprimer les deux douilles de caoutchouc dans la direction longitudinale des tuyaux, de telle sorte qu'elles serrent fortement les parois externes des tuyaux et établissent un joint étanche au fluide. Pendant la rotation de l'écrou 21, l'organe de serrage 18 reste fixe angu- lairement, de sorte qu'il n'y a pas de rotation relative entre la douille de caoutchouc 13 et aucune autre partie avec laquelle cette douille entre en contact.
De même, les rebords 14 ot 15 aont comprimas ontro 3 on extrémités des tuyaux et constituent un joint hermétique tel que la matière est empêchée de pénétrer dans l'accouplement en passant soit entre ltun quelconque des tubes et son rebord, soit entre les deux rebords.
On voit que l'accouplement de fig. 1 peut être démonté par les opérations précédemment décrites réalisées dans l'ordre et en sens inverses et que, lorsque les éléments de l'assemblage à pas de vis ont été séparés l'un de
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l'autre et déplacés le long des tubes, on peut séparer ceux-ci par un mouvement latéral relatif en vue de les nettoyer, aucun mouvement de retrait longitudinal n'étant né- cessaire,
Lorsque des tubes de verre sont utilisés pour transporter des liquides de la façon précédemment décrite, les attaches métalliques ordinaires ne conviennent pas, et fig. 2 et 3 représentent deux formes d'attache convenant spécialement dans le cas de tubes faits d'une matière fragile telle que le verre ou la porcelaine.
Comme représenté à là partie supérieure de fig. 2 et dans la fig. 3, uns pièce 25 en forme de bobine, en caoutchouc vulcanisé, est fixée à une structure de support en bois 26 à l'aide dtune longue vis 27. La bobine 25 est surmontée d'une épaisse rondelle de caoutchouc 28, et une b'ande ou courroie de caoutchouc 29 est fixée par une de ses extrémités entre la bobine et le support 26, son autre extrémité étant divisée, comme représenté dans la fig. 2, pour constituer un gros oeil 30 terminé par une patte de manoeuvre 31.
La bande 29 occupant la position représentée par des traits mixtes dans la fig. 3, on amène le tube de verre 10 contre la partie concave de la bobine 25. On tend alors la bande 29 et on la tire par dessus la bobine jusqu'à ce que l'oeil 30 entre en prise avec la rondelle 28.
Des attaches de ce genre peuvent être distribuées le long du tuyau à des intervalles convenables.
Comme représenté dans la partie inférieure de fig. 2, une autre forme d'attache applicable à titre d'alternative comprend une boucle de cordon épais de caoutchouc 32 qui enveloppe le tube 12 et qu'on fixe sous tension en en accrochant .les extrémités sur deux vis 33.
Les formes d'attaches représentées dans les fig, 2 et 3 peuvent être utilisées avec des tuyaux horizontaux ou verticaux,
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Dans le mode de réalisation de ltinvention représenté dans les fig. 4 et 5, deux tuyaux métalliques 10 et 11 sont munis chacun d'une douille de caoutchouc 12, 13 présentant chacune-un rebord interne 14, 15, comme déjà décrit au sujet de fig. 1. Ces douilles de caoutchouc sont entourées par un manchon d'aluminium composé de deux parties 40 fixées l'une à l'autre par des boulons 41 passant à travers des oreilles perforées 42. Le manchon 40 est taraudé à chacune de ses extrémités pour recevoir des douilles filetées 43 qui prennent appui contre des anneaux de butée métalliques 44, ceux-ci prenant appui à leur tour contre les extrémités arrière des douilles de caoutchouc 12 et 13.
Avec cette construction d'accouplement, on peut rompre le joint en dévissant les écrous 43 à l'aide d'une clé entrant en prise avec des trous 45..On peut alors faire glisser le manchon complet 40 le long d'un des tuyaux, les douilles de caoutchouc 12 et 13 restant exposées. On peut alors déplacer les tuyaux latéralement pour les nettoyer. Pour remonter le joint, on visse les douilles filetées 43 dans les taraudages extrêmes du manchon formant écrou 40 de façon à presser fortement les anneaux 44 sur le caoutchouc, ce qui a pour effet de serrer fortement les extrémités des tuyaux et d'obturer hermétiquement l'espace qui sépare leurs extrémités adjacentes comme il a déjà été décrit au sujet de fig. 1.
Le rôle des anneaux de butée 44 est d'éviter toute rotation relative entre les extrémités des douilles de caoutchouc et les pièces métalliques adjacentes.
Dans la construction modifiée d'accouplement représentée dans les fig. 6 et 7, les extrémités des tuyaux 10 et 11 sont légèrement évasées vers l'extérieur comme on le voit en 46, et les douilles de caoutchouc 12 et 13 sont façonnées de façon à épouser la surface externe des tuyaux, des rebords internes 14 et 15 étant
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prévus comme précédemment. Dans cette construction, les douilles de caoutchouc sont entourées par un manchon d'aluminium 47 qui est composé de deux parties assemblées par des :boulons (non représentés) traversant des bossages perforés 48. Dans les extrémités taraudées du manchon 47 se vissent des colliers de serrage filetés 49, dont l'un est représenté dans la fig. 8. Chaque collier 49 est composé de deux parties assemblées par des boulons traversant des bossages perforés 50.
Un autre bos- sage 51, prévu sur un ou chacun des éléments du collier, est destiné à être actionné à l'aide d'un outil pour faire tourner le collier.
Dans la construction de fig. 6, 7 et 8, les deux moitiés de chaque collier 49 peuvent être resserrées, après que le collier a été vissé dans le manchon 47, de sorte que le collier serre fortement le tuyau et constitue une butée empêchant tout mouvement longitudinal relatif entre les tuyaux.
Dans la construction modifiée des fig; 9 et 10, des viroles 52 et 53 munies de surfaces externes dentelées sont assujetties aux extrémités des deux tuyaux métalliques 10 et 11. Sur ces viroles sont emmanchées des douilles de caoutchouc 12 et 13 façonnées similairement.
La douille de caoutchouc 12 prend appui contre un rebord interne d'une pièce tubulaire 53 munie de bossages perforés 54 destinés à recevoir des boulons 55. Ces .boulons sont munis de têtes 56 qui entrent en prise avec des bossages en forme de crochet 57 portés par une pièce tubulaire plus petite 58 dont l'extrémité Interne prend appui contre l'extrémité externe de la douille de caoutchouc 13, de sorte que, lorsqu'on serre les boulons 56, les douilles de caoutchouc sont comprimées de la façon déjà décrite.
Cette disposition de joint peut se démonter comme suit : On desserre les boulons 56 et l'on fait tourner
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la pièce tubulaire 58 vers la gauche, en regardant la: fig. 10, de façon que les bossages 57 se dégagent des boulons. On peut alors séparer les deux pièces 53 et 58 en les faisant coulisser le long des tuyaux, puis séparer ceux-ci par un mouvement latéral, comme il a déjà été expliqué.
Dans l'accouplement des fig. 11 et 12, chaque tuyau 10 et 11 est muni respectivement d'une douille de caoutchouc 12, 13 et chaque douille présente un rebord externe 60 en plus du rebord interne 14,15. Chaque douille de caoutchouc est entourée par un collier de serrage (voir fig. 12) qui comprend deux moitiés 61 et 62 assemblées par des boulons 63 passant à travers des bossages perforés 64. Les deux colliers complets sont mutuellement assemblés par des boulons 65 entrant en prise avec des bossages 66.
Avec cotto forme d'accouplement, il suffit d'enlever les boulons 65 pour rompre le joint. On peut alors faire mouvoir les tuyaux latéralement l'un par rapport à l'autre.
On se rend compte que les extrémités des tuyaux peuvent recevoir toute forme désirée pour entrer en prise avec les douilles de caoutchouc, qui reçoivent une forme correspondante. Par exemple, le tuyau de verre de fig. 1 peut être muni à son extrémité d'un bourrelet destiné à s'engager dans une creusure correspondante de la douille de caoutchouc environnante. A titre d'alternative, l'extrémité du tuyau peut être évasée coniquement comme représenté en 46 dans la fig. 6.
Lorsque l'invention est appliquée à des accou- plements'assez petits tels que celui de fig. 1, il n'est pas nécessaire que les pièces soient faites de métal. Par exemple, les éléments 17 et 21 de l'assemblage à pas de vis de fig. 1 pourraient être faits d'une résine synthétique telle que celle vendue sous la marque de fabrique
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"Bakelite"
On voit que les accouplements de tuyaux précédemment décrits empêchent efficacement toute substance de passer de l'intérieur du tuyau dans les parties du joint. Un autre avantage de l'invention est qu'une canalisation établie avec des joints tels que ceux précédemment décrits est plus ou moins flexible.
.-: REVENDICATIONS :-
1. Accouplement de tuyaux comprenant, en com-. binaison, une douille en matière élastique emmanchée sur l'extrémité de l'un ou de chacun des tuyaux et munie d'un rebord interne qui remplit l'intervalle longitudinal entre les extrémités adjacentes des tuyaux, et un collier de serrage entourant les extrémités des tuyaux de façon à retenir la douille élastique en position.
2. Accouplement de tuyaux d'après la revendication 1, dans lequel la dimension radiale du rebord est égale à l'épaisseur de la paroi du . tuyau, de façon que ce rebord affleure avec la surface cylindrique interne dudit tuyau.