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Appareil pour télémesures multiples simultanées
L'invention, ci-dessous décrite, consiste, en prin- cipe dans l'envoi et la répétition périodique d'un certain nombre de signaux électriques, d'amplitudes déterminées, repré- sentant chacun une des grandeurs à transmettre et, dans la création, sur l'écran d'un tube à rayon cathodique servant de récepteur, de tracés fluorescents dont les coordonnées sont, dans une direction, proportionnelles au temps, la valeur maximum de cette coordonnée correspondant à la période de renouvelle- ment des signaux; et, dans une direction en général perpendiculai- re à la première, proportionnelles à l'amplitude des signaux
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émis. La période étant choisie inférieure à 1/10ème de seconde, la courbe des amplitudes apparaîtra continue, à l'oeil d'un observateur.
L'invention comporte, en outre, des moyens pour transmettre une oscillation étalon au cours de chaque période et des moyens pour le réglage automatique ou manuel de cette amplitude de contrôle à la réception afin de pouvoir rapporter les lectures des signaux reçus à des échelles de mesures fixes.
L'émission desdits signaux ainsi que celle du signal de synchronisme qui détermine la base du temps de développe- ment oscillographique au récepteur peut être effectuée avec ou sans onde porteuse. Un avantage important du système réside dans la petitesse possible de la bande de fréquence utilisée, même dans le cas d'une dizaine d'indications indépendantes simultanées.
La modulation de l'émission peut être fournie directement par les diverses grandeurs évaluées arbitrairement en volts et appliquées périodiquement à l'aide d'un distri- buteur tournant approprié dans les circuits de modulation. Il est souvent commode de passer par un intermédiaire photo-élec- trique qui permet la réalisation d'un commutateur sans contact mécanique.
La figure ttln montre à titre d'exemple un modulateur ainsi conçu.
Les différents appareils de mesure dont on veut transmettre les indications "V.W.A...." sont munis de volets, solidaires de leur axe de rotation, qui interceptent plus ou moins un faisceau lumineux "L". On pourrait imaginer une toute autre façon d'agir sur ce'faisceau. Ce dernier est projeté sur un disque analyseur rotatif "D" muni de fentes fines "F" ra- diales. A l'arrière, se trouve un système optique "O", qui pro- A
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jette sur une cellule "C" les rayons émergeant des fentes. Un amplificateur "A" est attaqué par le courant photoélectrique.
La figure "2" montre l'aspect de la projection sur le disque "D" des différentes ombres projetées par les appareils V.W.A. etc.. ainsi qu'une bande "E" de hauteur constante qui sert de signal étalon pour le repérage du récepteur.
Un "top" de synchronisation est envoyé par une deuxième cellule et par des circuits appropriés, après chaque passage d'une fente "F" devant la totalité de la projection, y compris le signal "E". Ce "toptt est introduit dans l'onde porteuse de telle façon que son amplitude soit nettement supérieure à celle de la modulation maximum des signaux de mesures; sa durée sera extrêmement courte par rapport aux signaux, ce qui est facile, le temps pris sur chaque image analysée n'excédant pas pour chacun d'eux 1/250 de seconde, dans le cas de 10 mesures simultanées.
Afin d'avoir une bonne définition de la courbe expédiée, il convient que la fente "F" soit étroite par rapport à la largeur des languettes d'ombres fournies par V.W.A...
Au récepteur, après détection et amplification, séparation des signaux de modulation du signal de.synchronisme, on applique aux plaques déviatrices horizontales d'un tube à rayon cathodique, la tension issue du système bien connu consti- tué par un condensateur qui se charge à travers une résistance élevée et qu'on décharge brusquement dans l'espace cathode anode d'une lampe à gaz commandée par une grille. Le signal de synchronisme sert précisément à créer le potentiel de déclen- chement de la grille.
On obtient ainsi un déplacement du spot cathodique proportionnel au temps et qui se renouvelle tous les 1/25 de
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seconde.
Les plaques donnant la déviation verticale sont soumises aux signaux de modulation et le spot lumineux trace ainsi une courbe qui est sensiblement homothétique à la figure "2".
On dispose sur la face "H" de l'oscillographe des échelles graduées et, comme le montre la figure "3", on aperçoit en face de chaque graduation un trait lumineux "t" horizontal, correspondant à la mesure transmise.
L'élongation horizontale est réglée à la réception de telle façon que la dernière colonne, à droite, soit celle du signal étalon "E", et un repère fixe "R" doit cacher norma- lement la trace lumineuse qui est fournie par le signal "E".
Au-dessous et au-dessus du cache "R" sont disposées les cellu- les photo-électriques C1 et C2 qui règlent la sensibilité verticale du tube cathodique par l'intermédiaire d'amplifica- teurs appropriés. Si, pour une cause quelconque le signal étalon se déplace en montant, la cathode "C" est éclairée et son action réduit instantanément la déviation verticale. L'action inverse se produit si le trait lumineux descend. Afin d'accroître l'ac- tion compensatrice des deux cathodes, on applique également les tensions de compensation aux amplificateurs de réception.
On pourrait introduire, en plus, un montage antifading fonction de l'onde incidente.
Ces compensations pourraient être réglées manuellement sans sortir du domaine de l'invention, laquelle peut se résu- mer ainsi.