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Société : FERDINAND SUSS
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ETABLISS11JMIjJN.'l' POUR LA 1!ffiCANJ;9.UI!J DE PRECISION ET L' O.P U.9JLEJ.. !. BUDAPEST.
BREVET D'INVENTION. INSTRUMENT SERVANT A ESTAMPILLER A CHAUD LES TIMBRES, CACHETS ET DOCUMENTS .
Il existe des outils à marquer ou estampiller à chaud que l'on utilise en les chauffant dans un foyer et en les appliquant à la main sur la peau des animaux ou sur la surface d'objets pour la brûler en y créant ainsi la marque ou estampille désirée. Dans ces outils connus, il n'est pas possible, après qu'ils ont été appliquée à la main sur l'objet, de régler la force ainsi que la durée de l'impression, de sorte que ces outils ne peuvent pas être utilisés pour estampiller des matières très sujettes à brûler, par exemple des documents.
Une autre raison pour laquelle ces outils ne peuvent être utilisés pour marquer ou estampiller des documents est que le contact
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entre le cachet ou corps présentant les caractères d'impression et la surface à marquer n'est pas parfait et qu'il se forme en quelques pointe entre les deux surfacesen contact un matelas d'air, qui à cette température élevée est susceptible de provoquer l'inflammation du papier.
L'instrument marqueur suivant l'invention présente sur les dispositifs connus de ce genre cet avantage, d'une part, que la durée du contact entre le cachet et la surface à estampiller peut être exactement réglée à l'aide d'une minuterie à mouvement d'horlogerie oud'un autre dispositif de réglage de temps, de sorte que l'action de l'instrument marqueur est absolument indépendante du temps plus ou moins long pendant lequel l'opérateur tient à la main l'organe de manoeuvre de l'instrument, etd'autre part, que le cachet touche l'objet à estampiller par toute sa surface, ce qui exclut l'air et permet ainsi l'apposition d'une marque ou estampille à chaud sur toutes aortes de matières, si minces et si combustibles soient elles, sans risque de les détériorer.
La marque ainsi créée à chaud sur le document est indestructible et ne peut pas être éliminée par lavage, ni par voie chimique. En regard des timbres perforateurs, l'instrument marqueur suivant l'invention offre l'avantage que le, papier n'est pas abimé et que l'impression obtenue est propre, facile à lire et régulière.
Trois modes de réalisation de l'invention sont représentés à titre d'exemple aux dessins annexés : la figure 1 est une coupe longitudinale d'un instrument à marquer à chaud qui est muni d'un dispositif permettant de régler la durée du contact, ce dispositif étant actionné par un mouvement d'horlogerie; la figure 2 est la vue en plan de l'instrument selon la figure I, après l'enlèvement de la plaque de fermeture du boîtier renfermant l'instrument et du bras de support reposant sur cette plaque ;
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une coupe transversale et une vue en plan du cachet ou corps portant les caractères marqueurs ; la figure 8 est une coupe longitudinale d'un mode de ré- alisation dans lequel le cachet et le corps chauffant sont mobiles dans une direction verticale ;
la figure 9 est une coupe longitudinale d'un mode de réali- eation d'un instrument à marquer à chaud* dans lequel le règlage de la durée de contact est réalisé à l'aide d'un électro-aimant qui est actionné.par un bras bimétallique.
L'instrument: marqueur suivant l'invention comprend es- sentiellement deux organes, savoir un cachet, ou corps portant les caractères d'impression, et une plaque de support, qui peuvent être rapprochés ou éloignés l'un de l'autre dans un guide, à l'aide d'un dispositif élévateur, et maintenue automatiquement pressés et en contact par leurs surfaces pendant un temps préalablement déterminé, un de ces organes étant muni d'un corps chauffant à l'aide duquel il peut être porté à la température voulue.
Le dispositif élévateur est renfermé à l'intérieur d'un boîtier 1 sur lequel ne font saillie que le corps chauffant, le cachet relié à ce corps et la plaque de support.
Les figures 1,2 et 9 représentent un instrument dans lequel le cachet est, destiné à être chauffé et la plaque de support peut être rapporchée du cachet fixe, tandis que la figure & représente un instrument dans lequel le cachet destiné 4 être chauffé peut être rapproché de la plaque de support fixe. L'instrument pourrait encore être construit de telle sorte que le corps chauffant soit prévu non pas sur le cachet mais sur la plaque de support, auquel cas lesparties brûlées du document ou autre pièce à estam- piller seraient situées autour des caractères et les lettres ou oignis, non brûlés, ressortiraient sur un fond brûlé.
Dans le mode de réalisation selon les figures 1 et 2, 1 désigne un boîtier sur le fond duquel est Rixe un
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bras de support 2 portant à son extrémité un corps chauffant circulaire,, chauffé électriquement ou d'une au- tre manière. A ce corps est fixé une monture métallique annulaire 3 dans laquelle est monté,:de façon interchangea- ble et fixé à l'aide d'un assemblage à baïonnette, le cac- het ou corps 4 portant les caractères d'impression. Le bras de support 2 est creux et le conducteur 10 amenant le courant au corps de chauffage électrique passe à l'inté- rieur de ce bras.
Le bras 2 est isolé de telle sorte qu'il ne s'échauffe pas lorsque le courant électrique passe dans le circuit; ou bien on dispose autour de ce bras un manchon grillagé protecteur approprié, non représenté.
Au dessous du corps chauffant, le fond du récipient I présente un évidement dans lequel est disposé un disque de support 12 muni d'une garniture d'amiante molle II résis- tant à la chaleur et dont le centre est situé sur l'axe de la monture 3. Au centre du disque 12 est fixé un poussoir 13 qui est dirigé vers le bas et est guidé par un manchon 14. A l'intérieur du bottier I est supporté un arbre trans- vereal 15 soumis à l'action d'un ressort 26 et sr lequel est claveté un levier à deux bras 16. Un des bras de ce le- vier attaque le poussoir 13 par une tête 19 qui contient une plaque de rebondissement 17 soumise à l'action d'un ressort 18.
Sur l'arbre 15 sont montés fous deux flasques 20 de même forme et à une certaine distance l'un de l'autre formant un levier à deux bras et reliée par un axe 21 à un bras 22, lui-même relié de façon pivotante, à l'aide artore d'un axe 24, à un bras 23 calé sur un transversal 25.
Cet arbre est soumis à l'action d'un ressort 27 et son ex- trémité, qui saille hors du bottier I, porte un levier de manoeuvre 49.
Dans l'espace séparant lesdeux flasques 20 est disposé un cliquet agissant comme un levier à deux bras 28, 29, (figures 3 et 4) pivotant, par un axe 31, sur les deux
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un ressort 30 auxdites flasques 20 et tendant à faire pivoter le cliquet dans le sens de la flèche I de la figure 3. Le bras 29 de ce cliquet possède la forme d'un crochet et repose contre un taquet 32 faisant saillie sur l'arbre 15.
Entre les deux flasques du levier 20 est en outre monté un levier à deux bras 34, 35 qui pivote sur lesdites flasques autour d'un axe 35 et dont un des bras 35 possède la forme d'un crochet contre lequel bute l'extrémité du bras 28 du cliquet.' La force qu'exerce un ressort 36 reliant le bras 35 au levier 20 tend à faire pivoter ce bras dans le sens de la flèche II de la figure 3.
A l'intérieur du récipient I est disposé un boîtier 37 renfermant un mouvement d'horlogerie ou un autre dispositif approprié de réglage du temps. A un arbre 38 faisant saillie hors du boîtier 27 (figures I et 3) est fixé un levier coudé 39 dont 1'extrémité libre porte un galet 40. Sur le levier coudé 39 fait saillie une goupille 43, un ressort 42 étant tendu entre cette goupille et un bras 41 claveté sur léarbre 15. Au bras 41 est fixé une tige 44 dont la partie extrême s'applique contre le bras 39 et présente une fente de guidage longitudinale 45 recevant une goupille 46 portée par le bras 39.
Pour règler la durée du travail du mouvement d'horlogerie ou dispositif analogue renfermé dans le boîtier 37 on a prévu une manette 47 (figure I) disposée dans un renfoncement formé dans la paroi du boîtier I, dépression qui est cachée de l'extérieur par un couvercle qu'on peut le ver.
L'apposition de marques ou d'estampilles à l'aide de cet instrument s'effectue de la façon suivante :
La durée du contact avec le cachet marqueur varie selon la matière à marquer et on règle préalablement en mettant en position correspondante la manette 47, le temps de travail du mouvement d'horlogerie ou dispositif analoque que renferme le boîtier 37. On fixe alors le cachet correspondant 4 dans la monture 3 du corps chauffant
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que renferme le bras de support 2, puis, dans le cas présent d'un chauffage électrique, on fait passer le courant au moyen de l'interrupteur 48 pour chauffer le corps chauffant.
Après &ohauffement du corps chauffant et par contéquent du cachet, on place le document à estampiller sur le disque de support, puis on abaisse le levier de manoeuvre 49 monté sur l'extrémité de l'arbre 25 faisant saillie hors du boîtier I, dans le sens de la flèche III de la figure I. Ceci a pour effet de faire tourner l'arbre 25 contre l' action du ressort 27 et, par suite, à l'aide du bras 23 claveté sur cet arbre et de la biellette 22 reliant ce bras au levier à flasques 20, de faire tourner l'arbre 15 dans le sens de la flèche 1 des figures 1 et 3. Pendant cette rotation, les leviers 28,29 et 34,35 se meuvent avec le levier à flasques 20, étant donné qu'ils sont reliés à ce dernier par les axes 31,33, respectivement.
Le bras 29 bute pendant la rotation qu'il effectue avec le levier 20 contre le taquet 32 de l'.arbre 15 et entraîne cet arbre, de sorte que ce dernier tourne également dans le sens de la flèche I. @
Avec l'arbre 15 tourne aussi le bras 41 calé sur cet arbre, lequel bras, par 1'intermédiaire du ressort 42, fait tourner le bras 39 autour de l'arbre 38. Le bras 39 se meut dans le sens de la flèche IV de la figure 3, jusqu'au moment ou ce bras vient buter contre le bras 34.
L'arbre 15 fait toutefois tourner non seulement le bras 41 mais aissi le levier 16, ce qui a pour effet que la plaque de rebondissement 17 disposée à l'extrémité de ce levier pousse verticalement vers le haut le poussoir 13 coulissant dans le manchon 14, de sorte que l'ensemble du disque 12 muni de la garniture d'amiante II et du document ou autre pièce placé sur ce disque est pressé contre le cache 4 qui brûle lesparties du do cument avec legsquelles il entre en contact. Le disque de support et le
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cachet 4 jusqu'au moment ou l'arbre 15 est rappelé à sa position initiale. Ceci a lieu lorsque le galet 40 orté par l'extrémité du bras 39 vient heurter le bras 34 (fi- gure 4).
Sous le choc, le levier 34, 35 pivote autour de l'arbre 33 dans le sens de la flèche II et les bras 35 et 28 se séparent l'un de l'autre, Le bras 28 est alors amené par son ressort 30 à la position de la figure 4, de sorte que le bras 29 s'éloigne du taquet 32 et libè- re l'arbre 15.
L'arbre 15 est alors brusquement ramené à sa position initiale sous l'action du ressort 26 et pendant le mou- vement de retour de cet arbre, le levier coudé 39 por- tant la goupille 46 engagée dans la fente 45 de la bar- re 44 est ramené par ladite barre à sa position initia- le. Aprèsle retour de l'arbre 15, l'extrémité du levier 16 se sépare du poussoir 13, de sorte que le disque 12 retomba* par son propre poids à sa position initiale. L'ar- bre 25 est ramené à sa position initiale par le ressort 27, lorsqu'on lâche le levier de manoeuvre 49.
La durée du contact entre la pièce à marquer et le cac- het dépend dans du temps que met le mouvement d'horlo- gerie ou dispositif analogue à amener le levier coudé 39 à la position dans laquelle son galet 40 vient heur- ter le bras 34. Ce temps peut être déterminé par un règ- lage à la seconde du mouvement d'horlogerie et est en- tièrement indépendant du temps pendant lequel le levier de manoeuvre 49 actionnant le levier 16 a été maintenu abaissé. Par suite du guidage du disque 12 dans la di- rection verticale, ce disque et le cachet se touchent exactement par toutes leurs surfaces, et le ressort 18 logé dans la tête 19 agit de telle sorte que quelle que soit l'épaisseur du documenta estampiller, ce document est uniformément pressé contre le cachet.
Le cachet lui-même est composé d'un disque circulaire 4 sur la périphérie duquel font saillie les ergots 5,
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servant à fixer le cachet dans la monture 3 et sur la surface plane duquel font eaillie les caractères d'impression 6 (figure 6). Pour permettre de changer les caractères se rapportant à l'année, aux mois et aux jours, le cachet présente dans sa partie centrale un couloir 7 s'étendant dans une direction diamétrale et recevant les chiffres ou lettres interchangeables 8 qui sont maintenus dans leur position par une plaque coulissante en forme de fourche 9 qui est inséré dans le couloir 7 et dont chacune desbranches s'ajustent dans une rainure prévue de part et d'autre du corps des caractères 8.
Il n'est pas indispensable que le dispositif élévateur actionnant le cachet ou le disque de support soit un levier.
Ce dispositif pourrait par exemple consister en un excentrique qui serait actionné à la main ou à l'aide d'un moteur et qui maintiendrait également en contact les surfaces du cachet et du disque de support un certain temps.
De même, le dispositif de règlage du temps pourrait au lieu d'un mouvement d'horlogerie, être tout autre dispoqitif approprié tel qu'un dispositif mécanique ou un dispositif actionné par une pression d'air ou un courant électrique.
Le mode de réalisation représenté dans la figure 8 ne se distingue de celui des figures I et 2 que par le fait que le disque de support 13 muni de la garniture d'amiante II est fixé à demaure dans l'appareil et que le corps ohauffant ( ou le cachet 4 porté par ce corps) est déplaçéble dans une direction verticale. A cet effet, sur le bâti du corps chauffant pivotent des bras de guidage parallèles 50, ces bras pivotant d'autre part sur la paroi du boîtier I. Le poussoir 13 fait saillie non pas hors du disque de support mais hors de la boite du corps chauffant et l'extrémité 19 du levier 16 est montée sur ce poussoir.
Le ressort 18 est disposé entre la tête du levier 16 et le boîtier du corps chauffant et entoure le poussoir 13.
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mouvement sont les mêmes que dans le mode de réalisation selon les figures 1 et 2.
Le mode de réalisation sebn la figure 9 nese distingue de la construction selon les figures 1 et 2 que par le fait que le mouvement d'horlogerie est actionné électriquement. A cet effet, le levier coudé 39 tournant autour de l'axe 38 et portant un galet 40 constitue l'armature en fer doux d'un électro-aimant 51. Sur le circuit de cet électro-aimant est intercalée une paire de contacts 52 qui est actionnée par un bras bimétallique 53 de construction connue. Ce bras est relié électriquement par l'intermédiaire d'une résistance 54 à une paire de contacts 55. Le bras 23 représenté aussi dans les figures I et 2 possède un prologement 23' faisant aussi saillie sur l'arbre 25, et un des éléments de la paire de cont- tacte 55 est fixé à ce prolongement.
En ce qui concerne les autres détails, le dispositif de commande intercalé entre le bras 39 et le disque de support 12 est le même que dans la construction selon lesfigures 1 et 2.
Lorsqu'on fait tourner le levier de manoeuvre 49 vers le bas, le disque de support 12 est poussée de la manière déjà décrite contre le cachet 4 et ferme le circuit du bras matéllique 53 par l'intermédiaire descontacts 55.
Le bras métallique chauffé se recourbe, par suite de sa propriété connue, autour de son point 56 et applique l'un contre l'autre les contacte 52, ce qui ferme le circuit de l'électro-aimant 51. Cet électro-aimant attire alors le levier 39 et pousse le galet 40 porté par ce bras contre le bras 34, libérant ainsi l'arbre 15 de la manière déjà décrite, de sorte que le disque de support 12 revient à sa position antérieure. Aussitôt que le circuit est coupé entre les contacta 55, le courant cesse aussi de passer dans le bras 53 qui se+refroidit et se redresse verticalement. Ceci coupe aussi le circuit de l'électroaimant 51 à l'endroit des contacte 52; de sorte que le
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levier 39 revient à sa position initiale.
Lee divers organes peuvent être rappelée à leur position initiale par des ressorts connus, non représentés. La durée du contact entre le cachet et la matière à marquer peut être règlée par un réglage correspondant de la résistance 54, qui permet de déterminer le temps que met le bras 53 à s'échauf- fer et par conséquent, à actionner la paire de contacte 52.